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comment accompagner former salaries IA

Comment accompagner et former les salariés à l’IA

Vos salariés utilisent peut-être déjà Chat GPT ou Claude sans attendre que votre entreprise ait fixé des règles. Faut-il les laisser expérimenter, encadrer les usages ou les former ?

Sommaire

Les salariés utilisent parfois l’intelligence artificielle avant même que leur entreprise ait défini des règles précises. Pour une PME, la priorité est donc d’identifier les usages existants, de fixer un cadre et de former les collaborateurs en fonction de leurs métiers.
L’AI Act demande aux entreprises qui fournissent ou utilisent des systèmes d’IA dans leur activité de prendre des mesures pour développer la maîtrise de l’intelligence artificielle des personnes qui les utilisent pour leur compte. Il n’impose toutefois ni formation identique pour tous, ni certification obligatoire.
En France, l’employeur doit également accompagner les salariés dans leur maintien à leur poste et veiller à leur capacité à occuper un emploi face à l’évolution des technologies.
Concrètement, une PME peut commencer par quatre actions : identifier les usages de l’IA, définir les outils et données autorisés, former les salariés sur des cas métier et vérifier ensuite les résultats obtenus.

Pourquoi encadrer l’utilisation de l’IA par les salariés ?

Un commercial peut demander à ChatGPT de préparer un rendez-vous.
Un responsable marketing peut générer des idées de contenus avec Claude.
Un manager peut utiliser Gemini pour synthétiser une réunion.`

L’utilisation de l’intelligence artificielle peut faire gagner beaucoup de temps. Mais elle soulève une question majeure :

Que se passe-t-il si un salarié copie dans un outil public la liste de vos clients, un contrat confidentiel ou des informations personnelles ? Et s’il reprend sans vérification une information inventée par l’IA ?

Pour un dirigeant de PME ou un manager, l’enjeu est désormais très concret : permettre aux équipes de tirer profit de l’IA sans exposer l’entreprise à de nouveaux risques.

L’accompagnement des collaborateurs est donc essentiel afin de répondre à cette problématique.

Est-il obligatoire de former ses salariés à l’intelligence artificielle ?

Il existe désormais une véritable responsabilité de l’entreprise, mais cela ne signifie pas que vous devez inscrire demain tous vos salariés à la même formation.

Depuis 2025, l’AI Act demande aux entreprises qui fournissent ou utilisent des systèmes d’IA dans leur activité de prendre des mesures pour développer la maîtrise de l’IA des personnes qui les utilisent pour leur compte.

Et cela ne concerne pas uniquement les entreprises qui créent des logiciels d’IA. Une PME qui utilise des outils d’intelligence artificielle dans son activité peut, elle aussi, être concernée.

Par exemple, une agence immobilière utilisant une IA pour rédiger ses annonces, une agence d’intérim utilisant un outil dans ses processus de recrutement ou une entreprise dont les collaborateurs utilisent un assistant IA professionnel.

La Commission européenne précise que les entreprises concernées doivent prendre des mesures pour développer la maîtrise de l’IA de leurs équipes, sans imposer une formation identique ou un niveau déterminé à chaque salarié.

En clair : vous devez vous assurer que vos collaborateurs qui utilisent l’IA comprennent suffisamment le fonctionnement de ces outils, leurs limites et les risques associés afin de les utiliser correctement.

Il existe également une deuxième raison de s’en soucier.

Le Code du travail, à l’article L6321-1, impose à l’employeur d’adapter les salariés à leur poste et de veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi, notamment face à l’évolution des technologies.

Si l’IA transforme réellement le travail de vos équipes, la montée en compétences devient donc un sujet RH à part entière.

D’autant plus qu’une étude publiée en septembre 2026 par l’Université de Constance réalisée auprès de 1.105 salariés interrogés indique que 38% déclarent utiliser l’intelligence artificielle dans leur travail. Mais surtout, seuls 55 % d’entre eux indiquent que l’outil qu’ils utilisent le plus souvent a été officiellement mis à leur disposition par leur employeur.

Autrement dit, les salariés n’attendent pas toujours la feuille de route de l’entreprise pour commencer à expérimenter.

Par où commencer pour accompagner ses salariés face à l’IA ?

Il n’est pas nécessaire de lancer immédiatement un grand programme de transformation.

Pour une PME, quatre étapes permettent déjà de reprendre la main :

  1. Demandez à vos équipes comment elles utilisent déjà l’IA. Vous découvrirez souvent des pratiques dont la direction ignorait l’existence.
  2. Fixez quelques règles simples. Quels outils sont autorisés ? Quelles données ne doivent jamais être copiées ? Quand faut-il vérifier ou faire valider une réponse ?
  3. Formez à partir des métiers. Un commercial, un comptable et un responsable RH n’ont pas besoin des mêmes usages.
  4. Mesurez ensuite ce qui change. Temps gagné, qualité des productions, erreurs évitées ou nouveaux usages : la formation doit améliorer le travail, pas simplement comment rédiger des prompts.

Cette approche est souvent plus efficace qu’une grande formation théorique sur l’intelligence artificielle en général.

Quels salariés faut-il former en priorité à l’IA ?

Il n’est pas nécessaire de commencer par tous les collaborateurs. Regardez d’abord qui utilise déjà l’IA et dans quel but. Les salariés qui utilisent régulièrement ces outils constituent évidemment une première cible.

Viennent ensuite les métiers dont les pratiques évoluent rapidement : marketing, commercial, RH, fonctions administratives, management, communication…

Enfin, une attention particulière doit être portée aux collaborateurs qui manipulent des informations sensibles ou utilisent l’IA pour des décisions importantes.

Le manager joue ici un rôle essentiel. Comment peut-il encadrer une équipe utilisant quotidiennement l’IA s’il ne comprend lui-même ni son fonctionnement ni ses limites ?

Pour aller plus loin : Pourquoi le manager doit-il impérativement s’approprier l’IA ?

Quelles compétences IA développer chez les salariés ?

Un salarié n’a pas besoin de devenir expert en intelligence artificielle. Il doit surtout apprendre à faire quatre choses :

  • Utiliser l’outil pour une tâche pertinente.
  • Vérifier ce qu’il produit au lieu de lui faire confiance aveuglément.
  • Protéger les informations de l’entreprise.
  • Et surtout savoir quand ne pas utiliser l’IA.

C’est probablement cette dernière compétence qui distingue le plus un utilisateur débutant d’un utilisateur réellement autonome.

Une bonne formation ne doit donc pas se limiter à montrer comment rédiger un prompt. Elle doit permettre au salarié d’intégrer l’IA dans son métier sans abandonner son esprit critique.

Comment intégrer l’IA au plan de formation de l’entreprise ?

Une fois les besoins identifiés, inutile de traiter l’IA séparément de toute la politique RH.
Posez-vous simplement ces questions :

• Quels métiers vont être les plus transformés ?
• Quelles compétences manquent aujourd’hui ?
• Quelles formations doivent être prioritaires ?

Vous pourrez alors intégrer ces besoins au plan de développement des compétences de l’entreprise et prévoir progressivement les budgets nécessaires.

Former ses salariés à l’intelligence artificielle : ce qu’il faut retenir

Vos collaborateurs n’attendront probablement pas que votre stratégie IA soit parfaitement finalisée pour tester ces nouveaux outils. Certains ont même sans doute déjà commencé.

Pour une PME, la priorité n’est donc pas de rédiger immédiatement une politique « intelligence artificielle » de cinquante pages. Commencez plus simplement en découvrant les usages qui existent déjà, en fixant quelques règles, en identifiant les métiers concernés et en formant vos équipes sur des cas concrets.

L’enjeu n’est pas de transformer tous vos salariés en spécialistes de l’intelligence artificielle. Il est de leur permettre de profiter de ses avantages sans mettre l’entreprise en difficulté.

Et plus tôt cette montée en compétences sera organisée, plus vite vous tirerez profit des atouts de l’intelligence artificielle au sein de votre entreprise.

Prénom et nom

Questions fréquentes sur la formation des salariés à l’IA

Est-il obligatoire de former ses salariés à l’IA ?

Il n’existe pas de formation IA unique et obligatoire pour tous les salariés. En revanche, l’AI Act impose aux fournisseurs et aux entreprises qui déploient des systèmes d’IA de prendre des mesures pour développer la maîtrise de l’IA des personnes qui les utilisent pour leur compte. Le Code du travail impose également à l’employeur d’adapter les salariés à l’évolution de leur poste et des technologies.

Une PME qui utilise ChatGPT ou Claude est-elle concernée par l’AI Act ?

Elle peut l’être. Dans l’AI Act, une entreprise qui utilise sous sa propre autorité un système d’IA dans le cadre de son activité peut être considérée comme un « déployeur ». Le règlement ne concerne donc pas uniquement les entreprises qui développent des logiciels d’intelligence artificielle.

L’AI Act impose-t-il une formation ou une certification particulière ?

Non. L’AI Act n’impose ni durée minimale de formation, ni programme standard, ni certification spécifique. Les mesures doivent être adaptées aux connaissances des salariés, aux systèmes utilisés et aux risques liés aux usages.

Quels salariés faut-il former en priorité à l’IA ?

Commencez par les collaborateurs qui utilisent déjà régulièrement des outils d’IA et ceux dont les métiers évoluent rapidement. Une attention particulière peut être portée aux salariés qui manipulent des informations sensibles ou utilisent l’IA pour préparer des décisions importantes.

Que doit apprendre un salarié lors d’une formation à l’IA ?

Il doit notamment apprendre à utiliser l’IA dans son métier, vérifier les réponses produites, protéger les informations confidentielles et identifier les situations dans lesquelles une validation humaine reste nécessaire.

Comment intégrer la formation IA au plan de développement des compétences?

Commencez par identifier les métiers concernés, les compétences qui vont évoluer et les écarts avec les compétences actuellement disponibles. Les actions prioritaires peuvent ensuite être intégrées au plan de développement des compétences et budgétées pour l’année à venir.

Comment financer formation webmarketing CPF

Comment financer une formation webmarketing avec le CPF

Découvrez les modalités pour faire prendre en charge une partie de sa formation certifiante en webmarketing avec le Compte personnel de formation (CPF).

Sommaire

• Quelles formations webmarketing sont éligibles au CPF ?
• Quelle formation webmarketing CPF propose Audavia ?
• Combien financer une formation webmarketing avec son CPF ?
• Comment financer le reste à charge de sa formation webmarketing ?
• Comment s’inscrire à une formation webmarketing avec son CPF ?
• À qui s’adresse la certification webmarketing RS7076 ?
• Quelles compétences développer avec une formation en webmarketing ?
• Peut-on suivre une formation CPF sur son temps de travail ?
• Comment choisir sa formation webmarketing CPF ?
• CPF, reste à charge et webmarketing : vérifiez le coût réel avant de vous inscrire
• Questions fréquentes sur les formations webmarketing CPF

Une formation webmarketing peut être financée par le CPF lorsqu’elle prépare à une certification active éligible au dispositif. La certification visée doit notamment être enregistrée au RNCP ou au Répertoire spécifique. Dans le cas d’une certification inscrite au Répertoire spécifique, le parcours proposé sur Mon Compte Formation doit préparer à l’intégralité des compétences mentionnées dans la fiche de certification.
Audavia prépare notamment à la certification « Développer son activité avec le webmarketing », inscrite au Répertoire spécifique de France compétences.
Depuis le 26 février 2026, le montant des droits CPF mobilisables pour une action sanctionnée par une certification inscrite au Répertoire spécifique est plafonné à 1 500 €, hors exceptions prévues par les textes. En parallèle, une participation financière obligatoire de 150 € s’applique dans de nombreux cas depuis le 1er avril 2026.

Quelles formations webmarketing sont éligibles au CPF ?

Toutes les formations en marketing digital ou en webmarketing ne sont pas automatiquement finançables avec le CPF. Une formation peut être pertinente professionnellement sans pour autant être éligible au dispositif.

Pour être proposée comme formation certifiante sur Mon Compte Formation, elle doit préparer à une certification active enregistrée au RNCP ou au Répertoire spécifique, et l’organisme doit respecter les conditions de référencement applicables. Pour une certification inscrite au Répertoire spécifique, le parcours doit préparer à l’ensemble des compétences figurant dans la fiche de certification.

C’est donc la certification préparée et la conformité du parcours, et non simplement la présence du mot « webmarketing » dans son intitulé, qui déterminent l’éligibilité. Le CPF n’est d’ailleurs qu’un des dispositifs permettant de financer la formation professionnelle continue.

Quelle formation webmarketing CPF propose Audavia ?

Audavia propose une formation certifiante « Développer son activité avec le webmarketing » préparant à la certification RS7076.

Cette certification s’adresse aux indépendants et aux dirigeants de TPE et PME ainsi qu’à leurs collaborateurs souhaitant mettre en place une stratégie webmarketing pour développer leur activité.

Elle vise notamment la conception d’une stratégie webmarketing, l’élaboration d’un plan d’action, le référencement naturel, la communication sur les réseaux sociaux et le pilotage des résultats.

Le positionnement est donc plus large qu’une simple formation à un outil : l’objectif est d’apprendre à structurer une stratégie de visibilité et d’acquisition digitale cohérente avec les objectifs de l’entreprise.

Combien financer une formation webmarketing avec son CPF

Depuis le 26 février 2026, les titulaires du CPF peuvent mobiliser au maximum 1 500 € de leurs droits CPF pour financer une action sanctionnée par une certification inscrite au Répertoire Spécifique.

Prenons un exemple. Vous disposez de 3 000 € sur votre CPF et souhaitez suivre une formation préparant à une certification d’un coût de 2 000 €. Même si votre compte affiche 3 000 €, vous ne pourrez pas mobiliser 2 000 € de droits CPF pour cette action : le montant mobilisable sera plafonné à 1 500 €. Il restera donc 500 € à financer autrement.

Pour approfondir les changements intervenus cette année, vous pouvez également consulter l’article Audavia « Mon CPF et moi : comment financer sa formation en 2026 ? ».

Faut-il ajouter 150 € de participation obligatoire ?

Pas nécessairement. Depuis le 1er avril 2026, la participation financière obligatoire est fixée à 150 €. Mais si votre reste à payer personnel dépasse déjà 150 €, cette participation est intégrée à ce reste initial : elle ne vient pas s’ajouter une seconde fois.

Dans l’exemple précédent, avec 500 € restant à financer personnellement, vous ne devez donc pas calculer automatiquement 500 € + 150 €. À l’inverse, si une formation coûte 1 000 € et que vos droits CPF sont suffisants pour la couvrir intégralement, Mon Compte Formation illustre le mécanisme ainsi : 850 € de droits sont mobilisés et 150 € restent à régler par le titulaire.

Les demandeurs d’emploi sont toutefois exonérés de cette participation. Des exonérations existent aussi dans certaines situations de cofinancement par l’employeur, un OPCO ou dans d’autres cas prévus par le Code du travail. Les cas d’exonération sont détaillés sur Mon Compte Formation.

Comment financer le reste à charge de sa formation webmarketing ?

Un solde CPF insuffisant ou le plafond de 1 500 € applicable aux certifications du Répertoire spécifique ne signifie pas nécessairement que vous devez financer seul toute la différence. Plusieurs solutions peuvent être étudiées selon votre statut et votre projet.

L’employeur peut-il compléter le CPF ?

Oui. Un employeur peut participer au financement du projet de son salarié grâce à une dotation volontaire versée sur son CPF. La documentation officielle précise que cette dotation peut soutenir un projet identifié et qu’elle est utilisée en priorité lors de l’achat de la formation.

Pour maximiser vos chances d’obtenir ce financement, mieux vaut présenter votre demande sous l’angle du besoin professionnel. Au lieu de demander simplement une « formation webmarketing », expliquez les axes de compétences que vous allez développer (stratégie digitale, référencement, acquisition de prospects, conversion ou mesure des performances…).

Pour un employeur, ce besoin peut également être intégré au plan de développement des compétences de l’entreprise.

L’OPCO peut-il participer au financement ?

Dans certains cas, oui. Mon Compte Formation indique que des financements complémentaires, notamment proposés par certains OPCO, peuvent apparaître dans le parcours de financement en fonction de critères tels que le statut du bénéficiaire, la formation choisie ou les règles du financeur.

Les possibilités ne sont toutefois pas identiques pour tous les bénéficiaires. Elles dépendent notamment de la branche professionnelle, de l’OPCO et des règles applicables au moment de la demande. Il faut donc vérifier sa situation avant l’inscription.

France Travail peut-il financer le reste ?

Si vous êtes demandeur d’emploi et que vos droits sont insuffisants, vous pouvez, sous certaines conditions, demander un financement complémentaire à France Travail directement depuis Mon Compte Formation. La décision dépend du projet et de l’étude du dossier.

Les conditions et délais pouvant évoluer, il est préférable de vérifier les modalités affichées sur la plateforme au moment où vous constituez votre dossier.

Peut-on payer personnellement la différence ?

Oui. Après déduction des droits CPF et des éventuels financements complémentaires, le reste à payer peut-être réglé sur la plateforme. Mon Compte Formation recommande le paiement par carte bancaire ; un virement peut être demandé en cas d’impossibilité de payer par carte. En revanche, le paiement en plusieurs fois n’est pas accepté.

Comment s’inscrire à une formation webmarketing avec son CPF ?

La démarche doit être réalisée depuis la plateforme officielle Mon Compte Formation. Avant de valider votre inscription, vérifiez le nom exact de la certification, son numéro RS, son statut actif, le contenu du programme et le montant restant réellement à votre charge.

Pour le parcours proposé par Audavia, la certification à rechercher est « Développer son activité avec le webmarketing » – RS7076. Le montant de droits CPF mobilisables et les éventuels financements complémentaires sont ensuite pris en compte dans le parcours d’achat.

Avant toute validation, prenez également le temps de vérifier que la formation correspond réellement à votre besoin professionnel.

À qui s’adresse la certification webmarketing RS7076 ?

France compétences indique que la certification s’adresse aux dirigeants de TPE et PME ainsi qu’à leurs collaborateurs directs lorsqu’ils souhaitent mettre en place une stratégie webmarketing afin de développer l’activité de leur entreprise. Mais elle peut également s’adresser à des travailleurs indépendants.

Cette formation sera donc particulièrement pertinente si vous devez structurer une stratégie digitale complète.

Si votre objectif consiste uniquement à apprendre quelques fonctionnalités d’un réseau social ou d’un logiciel, un parcours plus spécialisé peut être préférable.

Quelles compétences développer avec une formation en webmarketing ?

La certification RS7076 ne consiste pas à apprendre une succession d’outils numériques. Son référentiel vise notamment la capacité à concevoir une stratégie webmarketing, élaborer un plan d’action, travailler le référencement naturel d’un site, mettre en œuvre une communication sur les réseaux sociaux et construire un dispositif de pilotage des résultats.

Cette approche globale répond à une problématique fréquente : une entreprise peut être présente sur plusieurs canaux digitaux sans disposer pour autant d’une véritable stratégie. La formation doit donc aider à relier les actions aux objectifs, à la cible, aux canaux et aux indicateurs de performance.

Si votre priorité concerne spécifiquement Google et le référencement naturel, Audavia propose également une formation certifiante dédiée au SEO.

Le passage de la certification est-il obligatoire ?

Dans le cadre du parcours Audavia préparant à RS7076 et financé via le CPF, le stagiaire s’engage à passer l’examen préparant à la certification, comme l’indique la présentation de la formation webmarketing Audavia.

Cette logique est cohérente avec les règles du CPF : pour une certification inscrite au Répertoire spécifique, le programme proposé doit préparer à l’intégralité des compétences de la certification. La certification ne doit donc pas être considérée comme un simple bonus ajouté à une formation classique.

Peut-on suivre une formation CPF sur son temps de travail ?

Oui, mais les règles diffèrent selon le moment choisi. Lorsque la formation se déroule entièrement en dehors du temps de travail, l’accord de l’employeur n’est pas requis. Lorsqu’elle se déroule en totalité ou en partie pendant le temps de travail habituel, son accord est nécessaire.

La demande d’autorisation doit être effectuée au moins 60 jours calendaires avant le début d’une formation de moins de six mois et 120 jours avant le début d’une formation de plus de six mois. L’employeur dispose ensuite de 30 jours calendaires pour répondre. À défaut de réponse dans ce délai, la demande est considérée comme acceptée.

Lorsque la formation CPF se déroule pendant le temps de travail, le salarié continue de percevoir sa rémunération habituelle.

Comment choisir sa formation webmarketing CPF ?

Le montant disponible sur votre CPF ne devrait jamais être le seul critère. Commencez par votre objectif professionnel : souhaitez-vous construire votre stratégie digitale dans son ensemble, développer l’acquisition de prospects, améliorer votre référencement naturel, renforcer votre présence sur les réseaux sociaux ou mieux piloter votre performance marketing ?

Si le besoin porte sur plusieurs de ces dimensions, une certification webmarketing généraliste peut être cohérente. Si votre principal problème est la visibilité sur Google, un parcours spécialisé en SEO sera probablement plus pertinent.

Vérifiez ensuite la certification préparée, son statut sur France compétences, le programme, les modalités pédagogiques, les conditions d’évaluation et l’adéquation du parcours avec votre projet.

Enfin, ne vous demandez pas seulement combien votre CPF peut financer : demandez-vous ce que vous saurez réellement faire à l’issue de la formation.

CPF, reste à charge et webmarketing : vérifiez le coût réel avant de vous inscrire

Le CPF reste un levier intéressant pour financer une formation en webmarketing, mais les règles ont sensiblement évolué ces dernières années. Pour une certification inscrite au Répertoire spécifique, il faut désormais raisonner avec un maximum de 1 500 € de droits CPF mobilisables, puis prendre en compte le prix réel du parcours, la participation financière éventuellement applicable et les possibilités de cofinancement.

Employeur, OPCO, France Travail ou financement personnel peuvent, selon votre situation, compléter le dispositif. L’enjeu n’est donc plus simplement de consulter le solde affiché sur votre compte : il faut déterminer combien votre CPF peut réellement financer, combien il vous restera à payer et surtout si la formation correspond au résultat professionnel recherché.

Vous souhaitez vérifier si le parcours correspond à votre projet ? Consultez la formation webmarketing certifiante Audavia ou contactez-nous afin d’étudier les modalités de formation et de financement.

Prénom et nom

Questions fréquentes sur les formations webmarketing CPF

Toutes les formations webmarketing sont-elles éligibles au CPF ?

Non. Pour être financée comme formation certifiante, l’action doit préparer à une certification active inscrite au RNCP ou au Répertoire spécifique et respecter les règles d’éligibilité de Mon Compte Formation.

Combien peut-on utiliser de CPF pour une formation webmarketing ?

Cela dépend de la certification préparée. Depuis le 26 février 2026, une action sanctionnée par une certification du Répertoire spécifique est soumise à un plafond de 1 500 € de droits CPF mobilisables, hors exceptions prévues par les textes.

La formation webmarketing Audavia est-elle éligible au CPF ?

Oui. Audavia propose un parcours préparant à la certification RS7076 « Développer son activité avec le webmarketing », actuellement active au Répertoire spécifique.

Faut-il toujours payer 150 € ?

Non. La participation financière obligatoire de 150 € s’applique en principe en 2026, mais plusieurs cas d’exonération existent. Lorsqu’un reste à payer personnel supérieur à 150 € existe déjà, la participation est comprise dans ce montant et ne s’ajoute pas une seconde fois.

L’employeur peut-il compléter le financement ?

Oui. Il peut notamment verser une dotation volontaire au CPF du salarié afin de soutenir un projet de formation.
Pour aller plus loin sur les nouvelles règles, lire également Réforme CPF 2026 : y a-t-il péril en la demeure ?

Prise de parole d'un manager devant une caméra

Prise de parole des leaders face caméra : comment rester charismatique ?

À l’heure du management hybride, s’exprimer face caméra pour un webinaire, une vidéo marketing ou un message institutionnel est un exercice de haute voltige qui, pour beaucoup, s’apparente à une épreuve stressante. En effet, dans ce contexte, la prise de parole face à la caméra n’a rien de comparable à celle d’une réunion Teams interactive. Savoir parler seul, face à un objectif, est une compétence clé.

Nous avons demandé à Frédérick Guillaud – Acteur & Metteur en scène · Consultant Formateur Coach en Performance Communication depuis 2005 – un diagnostic assorti de conseils pour parvenir (sans trop de stress) à capter l’attention d’une audience à travers un objectif.

Produire une vidéo sans interaction autre que son propre reflet dans l’objectif de la caméra nous fait souvent perdre nos moyens. Comment faire pour déstresser ? »

D’abord, se rassurer sur un point : ce stress est totalement normal, même les acteurs les plus aguerris le ressentent avant une prise. La caméra, c’est un œil sans retour, sans sourire, sans hochement de tête — et notre cerveau déteste ça, il a l’impression de parler dans le vide.

Ma première astuce, inspirée du sport de haut niveau, l’un de mes 4 leviers pédagogiques : on ne rentre jamais sur le terrain à froid, sans s’être échauffé ! Créez-vous un rituel de mise en condition : cohérence cardiaque (technique la plus fiable pour s’apaiser ou se dynamiser), activation vocale (à voix haute, surarticuler quelques phrases, vos messages clefs par exemple ou vos séquences introduction et conclusion) et engagement physique (l’idée ici est de se « déverrouiller », quelques exercices d’étirement – ancrage, regard, sourire, …). Grandissez-vous, rappelez-vous l’objectif de votre intervention, le pourquoi de votre présence ici… et amusez-vous (oui, le jeu – en prise de parole est indispensable) !

Ces techniques d’échauffement sont aussi celles de l’acteur, le 2e univers qui inspire ma méthodologie, et là je pense à un réflexe essentiel d’acteur : ne jamais parler à la caméra, mais parler à travers elle, à quelqu’un de précis. On y revient juste après, c’est la clé de tout.

Un objectif caméra n’est pas une équipe de collaborateurs. Comment assurer une véritable connexion aux autres ?

C’est LE nœud du problème. Un objectif de caméra, c’est froid, rond, muet. Notre cerveau ne sait pas quoi en faire.
Une fois encore, inspirez-vous du travail d’acteur face caméra, il fait appel à une forme de substitution mentale : choisissez un visage. Un vrai visage, celui d’une personne précise de votre équipe — pas « les collaborateurs » en général, mais untel, avec son sourire, sa façon d’écouter. Logez ce visage juste derrière l’objectif, dans votre imaginaire, et parlez-lui à ce collaborateur. Immédiatement, le regard s’adoucit, le ton devient conversationnel, l’objectif de la caméra disparaît, et l’objectif de votre prise de parole, quant à lui, réapparaît !

Si on fait appel à la virtuosité de la publicité, mon 3e univers d’inspiration pédagogique, c’est exactement ce que font les publicitaires quand ils écrivent un message : ils ne s’adressent jamais à « une cible, en général », ils tentent de s’adresser à une seule personne, très incarnée.

Deuxième niveau, plus technique : travaillez le point de fixation. L’œil doit viser un point précis plein cadre ou à quelques centimètres au-dessus de l’objectif par exemple — c’est ce petit détail optique qui fait la différence entre un regard qui « capte » car il sait où il va, et un regard qui se perd.

Quels sont les pires tics physiques ou « micro-signaux » de stress qu’un manager ne remarque pas, mais qui sautent aux yeux des collaborateurs sur leur écran ?

Le cadre serré agit comme une loupe. Déjà il faut choisir la bonne distance par rapport à la caméra, ni trop loin et surtout pas trop prêt ! Astuce très simple, cadrez pour que l’on voit vos mains. Pensez à la mise en scène du JT ou d’un talkshow, et pourquoi pas inspirez-vous de votre animatrice ou de votre animateur Tv préféré.

Le corps parle toujours plus fort que les mots. C’est un principe que je fais travailler : avant même de corriger un tic, on en prend conscience par le visionnage à froid — se filmer trente secondes, couper le son, et observer uniquement le corps. C’est souvent le meilleur diagnostic, plus efficace que n’importe quel conseil théorique.

Maintenant, quand vous y serez, sur scène ou face caméra, la solution est de ne plus penser à soi, mais de penser à vos interlocuteurs, de vous mettre « à leur service », d’être celle ou celui qui s’engage – allez-y avec enthousiasme, attitude positive, partage et écoute, la générosité de l’oratrice, de l’orateur est toujours récompensée.

Comment gérer au mieux la parole ? Si les silences sont une solution, comment les appréhender également ?

La vitesse, c’est la fuite. On parle vite pour « en finir », inconsciemment. Le problème, c’est que la vitesse tue l’incarnation : plus on va vite, plus la voix devient plate, monocorde, « robot » — exactement le symptôme évoqué au début.

Deux outils très concrets pour réguler ça : en entraînement quotidien – l’articulation et en situation (et en répétition, cela est évident n’est-ce pas ?) – les pauses ! Les exercices d’articulation sont la gymnastique la plus efficace de la parole. Les acteurs s’entraînent à avoir une « parole musclée ». Les pauses sont indispensables dans vos prises de parole : laissez vos interlocuteurs respirer, comprendre et assimiler vos messages. Faites des pauses ! Et profitez-en pour vous-même, aussi, respirer, juste avant de démarrer une phrase importante. Ça oxygène le discours, ça ralentit le débit, ça redonne de l’épaisseur à la voix, et surtout ça assoit votre confiance, votre légitimité.

Par manque de pratique, le silence fait peur. Parce qu’on l’associe à une perte de contrôle. Or au théâtre, c’est l’inverse : le silence, c’est un pouvoir. Il capte l’attention, il donne du poids aux mots qui suivent.
Mon conseil très concret : imposez-vous un silence délibéré après chaque idée forte — comptez mentalement « un, deux » avant d’enchaîner. Ça paraît long pour vous, mais à l’image, c’est juste… percutant. C’est un outil de gestion du stress, le 4e univers d’inspiration de ma méthodologie, déguisé en outil de style : en vous forçant à ralentir, vous respirez, et le stress redescend mécaniquement.

Comment peut-on utiliser ses imperfections pour paraître plus humain et plus accessible ?

C’est un des grands paradoxes que j’aime travailler : la perfection lisse crée de la distance, l’imperfection maîtrisée crée du lien. En publicité, on appelle ça un « signal de vérité » : un petit détail imparfait qui rend tout le reste crédible.
Un léger sourire après un lapsus, une main qui se pose sur le cœur pour appuyer une conviction sincère, une hésitation assumée avant un mot important — ce sont des respirations d’humanité.

Les meilleurs communicants ne cachent pas leurs failles, ils les habitent. C’est une technique d’acteur à part entière, celle du lâcher-prise contrôlé : jouer vrai, en acceptant que l’accident fasse partie du jeu.
Pour un dirigeant, ça change tout : on arrête de vouloir être impeccable, on choisit d’incarner. C’est justement votre authenticité, pas la perfection, qui donnera envie à votre public de vous suivre.

On ne s’adresse pas de la même manière à une foule qu’à un collègue. Existe-t-il une technique pour modifier sa cible mentale et retrouver un ton adapté ?

Oui, et c’est une technique que les acteurs pratiquent en permanence, celle de l’intention de jeu : on ne joue jamais « la salle », on joue une intention précise envers un partenaire précis, même face à mille spectateurs.

Concrètement, je fais définir 4 incontournables en communication — à qui je m’adresse vraiment (un visage, encore lui), qu’est-ce que je veux qu’il retienne (le « think »), qu’est-ce que je veux qu’il ressente (le « feel »), et qu’est-ce que je veux qu’il fasse après m’avoir écouté (le « do »).
C’est le même mécanisme que la visualisation mentale utilisée par les sportifs avant une épreuve : on se projette précisément dans la situation avant de la vivre (et mieux encore on la répète « en situation », comme si on y était) !
Cela recalibre instantanément le ton : on ne parle plus « en général », on parle « à quelqu’un, pour un objectif précis ».

Comment gérer l’espace souvent réduit au champ caméra, en termes de posture corporelle, sans saboter inconsciemment son autorité managériale ?

Le cadre caméra coupe le corps, et souvent, on compense mal : on se recroqueville, ou à l’inverse on fige les épaules pour « faire sérieux » — ce qui, à l’image, se lit comme de la raideur, voire de l’inconfort. Ma règle vient tout droit de l’entraînement des acteurs : l’ancrage se joue dans le bas du corps, l’expressivité dans le haut.

Un exercice simple avant de démarrer : sentir consciemment son poids réparti sur les deux appuis au sol, genoux légèrement déverrouillés, bassin stable — c’est de l’ancrage postural, emprunté à la préparation mentale sportive, et même invisible à l’écran, ça se ressent immédiatement dans la voix, plus posée, plus grave.
Et au-dessus, on garde de l’amplitude : les mains peuvent exister dans le cadre, un buste légèrement mobile évite l’effet « portrait figé ». L’autorité managériale à l’écran, ce n’est jamais l’immobilité. C’est la stabilité doublée de vie.

Comment réussir à être percutant et inspirant sans donner l’impression de surjouer, autrement dit qu’elle est la bonne dose d’énergie à mettre en action ?

C’est LA question que je reçois le plus souvent, et la réponse tient en une image que j’emprunte au sport de haut niveau : c’est une question de dosage d’effort, pas d’intensité brute.
Face caméra, l’écran amplifie tout. Une énergie qui semblerait juste « normale » en réunion paraît souvent plate à l’écran ; à l’inverse, ce qui semble « un peu trop » en direct passe généralement très bien filmé. Donc contre-intuitivement : osez monter un cran au-dessus de ce qui vous semble adapté en présentiel.

Un repère technique que j’utilise en accompagnement, emprunté à la publicité : la règle des premières secondes. Votre introduction, c’est là que se joue l’attention — un départ légèrement plus habité que le reste du propos capte immédiatement, puis l’énergie peut redescendre sur un rythme plus stable. Et même astuce pour votre conclusion, « montez les curseurs » pour embarquer.

Le surjeu, ce n’est pas l’intensité, c’est l’incohérence. Tant que l’énergie sert une intention sincère et reste connectée à ce qu’on ressent vraiment, elle ne sonne jamais faux. Le surjeu, c’est de l’énergie sans intention derrière. L’expression juste, c’est de l’énergie au service d’un propos qui a du sens.

Finalement, face caméra on retrouve les même enjeux CORPS + VOIX + CONTENU que face public, sauf qu’il est indispensable de s’engager avec encore plus de précision pour que la performance traverse l’écran !

CORPS « Soyez toujours au service du visuel »

  1. Ancrage, regard, sourire
  2. Caméra dans l’axe du regard
  3. Faites entrer vos mains dans le cadre / jouez avec votre gestuelle

VOIX « Désirer avoir une belle voix »

  1. Enthousiasme vocal
  2. Volume
  3. Pauses

CONTENU « Avoir encore plus d’impact »

  1. Structuré
  2. Clair, Concis, Concret
  3. Vocabulaire positif

Si vous aviez un seul exercice à faire faire à un dirigeant 3 minutes avant qu’il n’appuie sur « enregistrer », ce serait lequel ?

Un exercice tout simple, que j’appelle « le visage et le souffle », qui combine trois outils vus plus haut. Debout, on pratique une minute de cohérence cardiaque. Puis, yeux fermés, on visualise très précisément le visage de la personne à qui on va s’adresser, comme en préparation mentale sportive. On lui sourit avant d’ouvrir les yeux.
Les yeux ouverts, on ancre son poids sur ses deux appuis au sol, on regarde l’objectif comme si ce visage y était logé, et on appuie sur « enregistrer » dans la foulée, sans laisser le mental reprendre le dessus.
Trois minutes, un souffle, un visage, un ancrage. C’est simple à dire, mais c’est exactement le genre de réflexe qu’on installe durablement en travaillant ensemble — parce que la vraie aisance face caméra, c’est un entraînement.

Quelques formations pour être à l’aise devant la caméra

Quelques articles pour approfondir le sujet

En résumé

La prise de parole face caméra est un exercice exigeant qui peut générer du stress et une perte d’impact chez les managers. Frédérick Guillaud propose d’appliquer les techniques de l’acteur pour dompter cette inamicale caméra : échauffement du corps et de la voix, visualiser un interlocuteur précis derrière l’objectif, accepter ses imperfections et maîtriser les silences avec une bonne préparation et une intention sincère derrière chaque discours, il est alors possible de captiver son audience avec charisme.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Trois salariés qui consultent les réseaux sociaux

Comment bien gérer la marque employeur sur les réseaux sociaux ?

Chaque publication diffusée par une entreprise sur un réseau social est appréhendée par tous les profils d’individus : salariés, futurs collaborateurs certes mais aussi clients, partenaires, investisseurs, fournisseurs, concurrents ou encore étudiants. Que ce soit sur LinkedIn, Instagram, Tik Tok ou Facebook, chacun y évalue la crédibilité, l’attrait de l’organisation avant de partager sans retenue à son réseau.

A l’heure actuelle, la médiation de la confiance est un défi majeur, selon le baromètre de confiance Edelman. Les réseaux sociaux y ont un grand rôle à jouer à condition de définir une bonne stratégie.

Comment bien choisir son ou ses réseaux ? Quels leviers internes sont exploitables ? Quels contenus marchent le mieux ? Dans cet article, nous vous proposons de faire le point sur les bonnes pratiques de gestion de la marque employeur avec Virginie Billault – community manager indépendante.

Définir la proposition de valeur employeur (PVE)

La proposition de valeur employeur est la pierre angulaire de la marque employeur. La PVE répond donc à la question cruciale : « Qu’est-ce qui rend l’entreprise unique et attractive pour les employés actuels et futurs ? ».

LA PVE doit être claire, cohérente et surtout crédible et s’incarner dans la réalité terrain.

Identifier ses personas : que cherchent-ils ?

Toutes les cibles ne recherchent pas les mêmes éléments. La communication doit donc être adaptée selon les profils.
Par exemple, un développeur informatique peut être sensible à l’autonomie, aux outils utilisés ou au télétravail. Un responsable logistique sera attentif à l’organisation, aux perspectives d’évolution ou à la stabilité de l’entreprise.

Concrètement, une PME industrielle peut publier des vidéos montrant les équipements utilisés et les formations internes proposées pour attirer de nouveaux candidats. Une agence marketing cherchera plutôt à valoriser la créativité de ses équipes et sa culture collaborative.

Miser sur le storytelling incarné

Vos lecteurs repèrent rapidement les discours artificiels. Dire que l’entreprise est “humaine” ou “innovante” ne suffit plus. La communication doit être incarnée par le terrain : Il faut donc montrer des situations concrètes.

Par exemple, un onboarding réussi, un retour d’expérience collaborateur, une journée de formation, un projet mené collectivement.

Dans ce contexte, les témoignages spontanés des salariés sont souvent plus efficaces qu’un discours institutionnel.

“Aujourd’hui, les contenus qui inspirent confiance et qui génèrent le plus d’engagement sont les contenus axés sur l’humain. Montrer les coulisses d’une entreprise ou mettre en avant un collaborateur ou un dirigeant, communiquer sur des actions RSE sont des leviers puissants. Un de mes clients a soutenu financièrement un club sportif local afin qu’il puisse participer à un tournoi régional. L’information relayée sur LinkedIn a eu un fort impact sur l’engagement des internautes. L’authenticité partagée crée un lien émotionnel plus fort car les cibles sont plongées dans la vraie vie de l’entreprise !” – Virginie Billault

Développer les contenus publiés par les collaborateurs

Les salariés sont les premiers ambassadeurs de l’entreprise. Leur donner la possibilité de publier en leur nom impose tout même de mettre en place une charte de contenu de l’entreprise en amont afin de fixer des limites. Les salariés ambassadeurs représentent un réel gage d’authenticité et d’honnêteté de l’entreprise pour les candidats.

Ils peuvent ainsi partager leur propre vision de leur métier, leur engagement envers l’entreprise, les projets et actions, leurs apprentissages et montées en compétences…

  • un chef de projet peut raconter les coulisses d’un lancement client,
  • un commercial peut expliquer une réussite terrain,
  • un alternant peut partager son intégration.
  • un candidat recruté peut relayer son onboarding

Choisir le réseau social adéquat

Lors de l’étude de vos cibles, bien entendu, il faudra déterminer quelles sont leurs habitudes de consommation en matière de réseaux sociaux et définir impérativement vos principaux objectifs de communication : augmenter votre croissance, recruter de nouveaux talents pour tel ou tel métier, créer un vivier de candidats, vendre vos produits.

 » Le choix d’un réseau social doit répondre à deux critères, la présence de votre cible et l’adéquation avec votre objectif de communication. Si les talents que vous recherchez ne sont pas sur LinkedIn, ce réseau professionnel, auquel on pense en premier lieu, cela ne sera pas forcément la plateforme idéale pour recruter. Si on regarde la stratégie de la marque de cosmétique Respire, elle communique sur ses produits via Instagram et mise sur LinkedIn et le storytelling pour partager l’histoire de sa fondatrice et ses valeurs.”

Idéalement, la marque employeur devra être présente sur au moins deux types de réseaux sociaux :

  • Un réseau social professionnel (LinkedIn, X)
  • Un réseau social grand public (Instagram, TikTok, Facebook)

Le classement des réseaux sociaux en France

Le rapport annuel du Digital Report dresse un état des lieux précis du paysage numérique français en 2026 et notamment le classement des réseaux sociaux (incluant les plateformes de messagerie)

  • 1 – Facebook : 70,2 %
  • 2 – WhatsApp : 66,1 %
  • 3 – Instagram : 55,4 %
  • 4 – Messenger : 51,3 %
  • 5 – YouTube : 45,5 %
  • 6 – TikTok : 38,3 %
  • 7 – Snapchat : 37,8 %
  • 8 – Pinterest : 27,9 %
  • 9 – iMessage : 24,9 %
  • 10 – LinkedIn : 23 %

Quel contenu pour quelle plateforme ?

Chaque plateforme a son format privilégié en matière de contenu. Cela influence donc d’une part le sujet de la publication et la manière dont vous concevez le contenu.

  • Instagram = visuel. Privilégiez des images de haute qualité, de courtes vidéos et des illustrations accrocheuses qui captent l’attention. Les Réels y sont rois et offrent le plus de visibilité bien devant les vidéos classiques.
  • TikTok = contenus courts et qui misent sur l’authenticité.
  • LinkedIn = texte et image. Partagez des informations, réalisations, expertises.
  • X = discussion. Utilisez des messages concis qui invitent votre audience à interagir.
  • Facebook = texte, images, vidéos. Tout est permis pour créer un contenu qui renforce la communauté et incite aux discussions.

SMO : le SEO des réseaux pour être trouvé, vu et adopté

Les réseaux sociaux fonctionnent comme des moteurs de recherche. Les internautes utilisent LinkedIn ou autre pour rechercher des informations et des preuves sociales sur un métier, une entreprise, un produit, etc.

La visibilité dépend donc aussi de l’optimisation des contenus : il faut utiliser les bons mots-clés !

Ainsi les descriptions d’entreprise, les biographies et les publications doivent intégrer des termes précis selon l’objectif visé.

Focus sur les hashtags

Les hashtags sont de l’histoire ancienne. Si certains les utilisent encore, l’algorithme ne se base plus sur eux pour le référencement des publications.

“La visibilité des publications se gère aujourd’hui comme celle des sites internet. Le référencement repose, tout comme le SEO, sur l’utilisation de mots-clés. Par exemple, une entreprise locale va miser sur la zone géographique, le secteur d’activité ou encore le nom de métier sur lequel elle recrute. Ceux-ci sont à insérer dans les légendes de la publication.” – Virginie Billault.

Les outils de suivi de performance : mesurer les bons indicateurs

Beaucoup d’entreprises évaluent encore leur présence sociale uniquement à travers les likes. Pourtant, ces indicateurs restent insuffisants pour mesurer l’efficacité d’une marque employeur.

En amont, il faut clairement définir les objectifs à atteindre en fonction de la stratégie initiale. Ce peut-être tout ou partie des indicateurs suivants :

  • Le nombre d’abonnés
  • Le nombre de vues
  • L’engagement ou interactions : likes, commentaires, partage

“L’indicateur le plus fort est celui de l’engagement. Ce dernier n’est pas restreint aux likes. Il relève aussi des commentaires et des partages. Le nombre d’abonnés est également souvent brandi comme un indicateur de performance. Or, à lui seul, il ne veut rien dire. Si vous avez 1000 abonnés et 2 likes, c’est qu’il y a un réel manque de performance. D’ailleurs l’achat d’abonnés par les créateurs est un biais pour essayer de tromper l’algorithme et l’internaute ! Ce qui rend visible une publication c’est le taux de likes et de commentaires. L’algorithme perçoit l’intérêt à travers ces deux indicateurs et décide alors de rendre visible la publication à un plus grand nombre d’utilisateurs.” – Virginie Billault

Toutefois, dans ce paysage digital impitoyable, le bon sens reste votre meilleur allié. Par exemple, si vous recrutez en publiant une offre d’emploi, une publication avec peu de vues ou de likes mais consultée par des profils qualifiés peut avoir beaucoup de valeur !

Quelques formations social media

Quelques articles pour approfondir le sujet

En résumé

La marque employeur sur les réseaux sociaux influence directement la capacité d’une entreprise à attirer, recruter et fidéliser les talents. Ces derniers recherchent des preuves concrètes : équipes visibles, projets réels, managers engagés et culture d’entreprise assumée. Construire une marque employeur forte sur les réseaux sociaux demande donc une approche qui remplace les discours standardisés par des contenus incarnés, utiles et authentiques.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Formateur IA avec trois apprenants dans une salle

Formation IA CPF : restez compétitif pour les années à venir

Aujourd’hui, l’intégration d’une formation en intelligence artificielle est un moteur de compétitivité indispensable pour les organisations. En effet, les leaders et leurs équipes doivent unifier leurs pratiques préalablement ancrées dans une stratégie IA maîtrisée. Pour les décideurs, dirigeants et managers, l’objectif est le pilotage averti des collaborateurs déjà utilisateurs de l’IA. Pour les collaborateurs, il convient de leur apporter des pratiques sécurisées et collégialement admises comme fiables.

Cet article fait le point sur le contenu et les bénéfices de la formation IA certifiante désormais éligible au CPF. Ce programme de 21 h vise à transformer les méthodes de travail et les stratégies tout en garantissant une utilisation éthique et sécurisée des outils numériques. En maîtrisant l’IA, le manager devient un stratège augmenté capable de piloter la performance globale de ses équipes.

L’acculturation technologique : pourquoi choisir une formation IA ?

Aujourd’hui, s’approprier l’IA n’est plus une option. La transformation digitale implique l’évolution du rôle des leaders et des collaborateurs. Cette mutation suppose maintenant de réussir l’intégration de l’IA aux processus de l’entreprise et de mettre en action une orchestration hybride performante et concertée.

Intégrer l’intelligence artificielle, dans le but de développer son activité, ne peut se faire que par la prise en main des outils et l’expérimentation concrète en situation, afin de passer de la théorie à une mise en pratique réellement rentable pour l’entreprise.

Puisque l’IA est présente au cœur des process de nombreux corps de métiers, il est essentiel de réussir à la déployer de manière efficace dans sa stratégie digitale globale.

L’acculturation IA via la formation ainsi a pour objectif :

  • De mesurer l’importance et la puissance de l’IA au sein des process, pour ceux qui sont encore éloignés de cette technologie. –
  • De sensibiliser les équipes aux bénéfices de l’IA sur l’ensemble des fonctions concernées (web, marketing, service clients…) –
  • De permettre la maîtrise des différentes étapes de mise en œuvre de la stratégie.
  • De mettre en place un projet sur l’ensemble des thématiques métiers de l’activité de l’entreprise
  • De mesurer la part de l’IA dans les retombées de cette stratégie et l’impact global de celle-ci sur l’activité et les process.

Formation IA certifiante : une méthode structurée

Audavia propose un parcours certifiant sur mesure : « Développer son activité avec l’Intelligence Artificielle » d’une durée de 21 heures. Ce programme complet s’adresse directement aux dirigeants de TPE, PME et à leurs collaborateurs.

  • Il s’appuie sur l’activité professionnelle de l’apprenant comme sujet d’étude
  • Il permet de valider en temps réel une stratégie d’intégration
  • Il assure un passage à l’action immédiat à la fin du parcours certifiant

Les 5 piliers de la formation

La formation IA permet d’acquérir des compétences clés pour le déploiement d’une stratégie IA au sein de son activité :

  1. Opportunités d’intégration : comprendre les risques et les opportunités d’intégration de l’IA dans les processus clés de l’entreprise. Cartographier les outils IA, les objectifs, les processus à optimiser et mettre en place une veille technologique.
  2. Plan d’intégration sur mesure : construire une feuille de route intégrant les contraintes organisationnelles et techniques de l’entreprise, identifier les ressources à mobiliser à travers des cas d’usages concrets par domaines métiers (marketing, RH, commercial…)
  3. Implémentation des outils : configurer les solutions IA et maîtriser le prompt engineering dans le respect strict de la règlementation (RGPD, IA Act européen).
  4. Accompagner le déploiement auprès des équipes : organiser la formation des collaborateurs aux outils IA, intégrer des solutions d’accessibilité, élaborer une charte d’utilisation éthique et sécurisée des données.
  5. Évaluation des performances : définir et analyser des indicateurs de suivi (KPIs) pour mesurer le succès de la démarche et optimiser en continu la valeur ajoutée apportée à l’entreprise.

Notre approche pédagogique sur mesure

Un formateur Audavia dédié, expert en IA, vous accompagne tout au long de la formation, développée pour s’ajuster à votre niveau de connaissance et maîtrise du sujet, à vos enjeux et objectifs concrets.

La formation est éligible au CPF et rentre dans le cadre des nouvelles règlementations de financement de 2026. Elle peut aussi être financée au travers d’une prise en charge OPCO étant donné qu’Audavia est certifié Qualiopi et collabore déjà avec l’ensemble des OPCO.

Quelques articles pour approfondir le sujet

En résumé

Se former pour intégrer l’IA dans les pratiques professionnelles doit aujourd’hui être accessible à tous. La maîtrise de la technologie, la compréhension des enjeux et l’acquisition d’une posture éthique conditionnent le travail de demain en termes d’employabilité des talents d’une part, et de capacité d’innovation et de performance des entreprises d’autre part.

Découvrez nos formations sur mesure . Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Visage humain face à visage de robot IA

Comment rester visible sur le web : la suprématie de l’humain sur l’algorithme

La visibilité web connaît une véritable crise d’adolescence. Ainsi pour ne pas rompre le lien entre contenus et présence en ligne, les créateurs de contenus doivent aujourd’hui savoir murmurer à l’oreille des IA qu’ils sont dignes de confiance. L’objectif est de prouver leur fiabilité et de faire autorité pour mériter d’être cités. Mais comment faire entendre sa voix dans un écosystème complexe et saturé de contenus ?

Mériter d’être visible sur les IA génératives se résume en deux mots :

  • GEO (Generative Engine Optimization) : prolongement du référencement naturel classique (SEO)
  • Humain : clé d’entrée et source d’inspiration indispensable et suprême pour les grands modèles de langages comme Gemini, ChatGPT et autres.

Au côté de Yohan Ammouri – expert en Social Media, fondateur de l’agence Melya – et de Sandrine Laborde – expert en création de contenus web, fondatrice de Jim Cricket – Audavia examine les stratégies de visibilité digitale du web 3.0 pour émerger et atteindre ses cibles.

Menu

L’homme, l’algorithme et le web
La visibilité digitale à l’ère du search 2.0 : on veut des réponses !
Les principes de la visibilité sur le web 3.0
L’humain ou comment référencer son contenu sur Gemini ou ChatGPT
Interview : L’avènement des réseaux sociaux, 300% centrés sur l’humain

Nos formations en digital
Ressources sur la visibilité digitale et les IA
Nos articles connexes

L’homme, l’algorithme et le web

Le web a été conçu par des humains pour des humains, afin de rendre accessible au plus grand nombre, quasi instantanément, une innombrable quantité d’informations. Aujourd’hui, l’arrivée de l’intelligence artificielle ébranle nos repères avec la crainte qu’elle ne s’empare de nos prérogatives humaines et nous relègue au second plan.
Pourtant, le web reste ce qu’il a toujours été, un espace de recherche, de connexion, qui relie les hommes et où, aujourd’hui plus que jamais, « les gens veulent parler aux gens ».

« L’IA nous hurle la douce vérité que l’humain est sa seule raison d’être. En effet, elle est en quête d’informations qu’elle ne pourra jamais produire, c’est-à-dire des contenus expérientiels témoins de notre nature humaine, de nos interactions sociales, de nos émotions et de nos actions. » – Sandrine Laborde

Dans ce nouveau paysage, comment une entreprise peut-elle émerger, maintenir sa pertinence et toucher son audience ?
Aujourd’hui, la visibilité digitale exige une stratégie unifiée sur les moteurs de recherche, les moteurs de réponse (IA) et les réseaux sociaux. Mais par-dessus tout, le facteur décisif pour le succès à long terme est un retour en fanfare à l’essentiel : l’humain dans la création de contenu.

L’IA rebat les cartes de la « livraison d’information » à l’internaute : le passage d’une liste de liens bleus (moteurs de recherche classiques comme Google) à une réponse unique et directe (moteurs de réponses des IA génératives).
Avec l’avènement de la SGE (Search Generative Experience), l’utilisateur ne veut plus chercher, il veut trouver ! Il attend une réponse fiable, qui inspire confiance avant tout passage à l’action. Les Gemini, ChatGPT, Perplexity et autres moteurs de réponses recherchent donc exactement la même chose, leur but étant de satisfaire avant tout l’utilisateur.

Sandrine Laborde rappelle le périmètre de confiance qui doit émerger de la relation entre l’internaute et l’entreprise :

« La confiance passe par la preuve de l’expertise et de l’expérience. C’est encore plus vrai avec l’arrivée de l’intelligence artificielle. Les internautes recherchent avant tout des témoignages, des cas concrets exposés par les entreprises et dans un contexte donné. Ils veulent identifier l’humain derrière un service ou un produit pour pouvoir se projeter. Le bénéfice direct est une connexion immédiate, émotionnelle et potentiellement engageante. Pour l’entreprise, c’est un gain d’autorité et de fiabilité.»

Les principes de la visibilité sur le web 3.0

Apparaître dans les moteurs de recherche ne suffit plus. S’y restreindre prive les entreprises d’un grand nombre de cibles potentielles sur les IA. Par exemple, Search GPT représente environ 37,5 millions de recherches mensuelles , selon les chiffres publiés par le site de référence français Abondance. Ce trafic potentiel est donc bon à prendre, aux côtés de celui sur les moteurs de recherche classiques. En effet, Google et ses liens bleus ont toujours le vent en poupe avec plus de 5 000 milliards de recherches en 2024.

Le parcours client évolue

Le parcours linéaire est mort. Le client moderne est omnicanal et imprévisible. Il lance une recherche sur Google, les IA et les réseaux sociaux. Ainsi, 91 % des utilisateurs consultent désormais plusieurs sources avant de prendre une décision, selon une étude récente menée par Yext.

« C’est un triple système symbiotique. Ces trois canaux vivent ensemble et se nourrissent les uns des autres. Ce nouveau parcours révèle que les utilisateurs veulent une vision complète sur une requête donnée. Des suggestions, des résumés, des approfondissements, des retours d’expérience, des comparaisons, des témoignages. Ils veulent être rassurés, obtenir des preuves et voir qu’il y a de la cohérence à tous les niveaux. Les entreprises doivent donc être présentes sur tous les points de contact avec authenticité et transparence.» – Sandrine Laborde

Plus que jamais, les entreprises doivent développer le don d’ubiquité avec des contenus adaptés aux grands modèles de langage des LLMs (IA génératives), aux moteurs de recherche classiques et au réseaux sociaux avec des contenus natifs spécifiques pour chaque plateforme.

L’humain ou comment référencer son contenu sur Gemini ou ChatGPT

Apparaître sur les moteurs de recherche ne suffit plus quand on sait qu’en France, selon Yext, la confiance accordée à l’IA (51% des utilisateurs) dépasse aujourd’hui celle pour les moteurs de recherche (45%).

Aujourd’hui, le contenu doit être structuré et optimisé pour la découverte par l’IA. On parle alors de GEO pour Generative Engine Optimization. Cette technique regroupe l’ensemble des techniques visant à optimiser un contenu non seulement pour les algorithmes de recherche traditionnels, mais aussi et surtout pour qu’il soit sélectionné, compris et mis en avant par les intelligences artificielles génératives.

Repositionner l’humain au centre du contenu

L’intelligence artificielle est en quête perpétuelle de la seule chose qu’elle ne peut produire : le vécu. L’humain est donc son terreau fertile voire sa seule raison d’être.

Pourquoi l’humanisation du contenu est une clé ?

Dans un océan de contenus « synthétiques », l’humanité devient le luxe ultime.

  • En effet, il devient urgent d’échapper à l’approche générique d’un sujet. L’IA excelle pour créer du contenu générique, standardisé et neutre. L’avantage concurrentiel réside dans une voix unique, des imperfections, de la sensibilité et une perspective singulière.
  • L’approche expérientielle est immédiatement corrélée à l’humanisation. L’IA peut compiler des connaissances sur un sujet mais ne peut pas raconter ce que l’on vit et ressent. C’est cette nuance que les algorithmes recherchent désormais.

« L’IA puise ses données auprès des sites web référencés sur les moteurs de recherche classiques. Ce sont ses sources pour rédiger une réponse à une requête. Or l’IA ne source que des contenus qui font autorité et qu’elle estime donc fiables. Pour les entreprises, difficile de concurrencer lefigaro.fr ou Wikipédia. Dans ce contexte, produire des contenus expérientiels reste l’arme la plus efficace pour faire autorité. Il faudra cependant prendre des sujets très nichés pour se démarquer de la concurrence et séduire les moteurs de réponse avec un contenu qui n’existe nulle part ailleurs. »

Comment créer du contenu fertile pour l’IA

Pour que l’IA vous repère, nourrissez-la de ce qui lui manque.

  • Sujet terrain : n’inventez pas vos sujets. Utilisez les vraies questions, les plaintes et les conversations de vos clients. C’est la matière brute la plus précieuse.
  • Contenu expérientiel : partagez des études de cas réelles, des témoignages, des retours d’expérience, des interviews et des histoires de fondateurs ou de collaborateurs.
  • Transparence et incarnation : montrez les visages. L’anonymat est l’ennemi de la confiance. Humaniser votre marque crée un lien émotionnel impossible à cloner et d’une grande richesse pour l’IA.

« Pour faire autorité sur les moteurs de réponse, rien de tel que le personal branding. Mettre en avant les figures emblématiques de l’entreprise, ses experts à travers des situations concrètes est un vrai sésame. Prenons les forums comme Reddit ou les plateformes participatives comme Quora qui ont le vent en poupe et sont très prisées des IA : il n’y a que du vécu, des points de vue, et bien sûr du partage de connaissance. D’ailleurs, les IA sont en partie entraînées sur les données de ces plateformes… » – Sandrine Laborde

L’humanisation des contenus n’est pas une fin en soi. Dans le paysage du référencement web, ces contenus doivent répondre à des optimisations techniques intrinsèques et s’inscrire dans des stratégies connexes : relations presse digitales, campagnes d’emailing, newsletters, etc.

Créer un contenu « couteau suisse » SEO et GEO

Aujourd’hui, pour se qualifier et apparaître dans les réponses générées par l’IA, les critères EEAT (Expertise, Expérience, Autorité, Fiabilité) du SEO traditionnel deviennent le sésame indispensable.

« Face au volume indécent de contenus sur le web, faire entendre sa voix demande de créer du contenu ‘caviar’. Cela passe, d’une part, par la mise en avant de l’humain, de l’expérience concrète et unique pour valider ce fameux critère d’’EEAT. D’autre part, maîtriser la rédaction web SEO classique est un prérequis qui doit maintenant s’enrichir des techniques imposées par le GEO pour les IA.» – Sandrine Laborde

Quelles techniques de rédaction web pour séduire une IA ?

La rédaction SEO reste la fondation, mais elle s’affine pour faciliter l’accès aux moteurs de réponse de l’intelligence artificielle. Les principales techniques en rédaction « augmentée » sont :

  • Démontrer une expérience pratique et une expertise réelle sur le sujet : par exemple un article sur « comment choisir un appareil photo » mentionnera les caractéristiques de plusieurs appareils photo. Elles seront complétées par des photos prises personnellement, une biographie de l’auteur et des anecdotes personnelles sur l’utilisation de chaque appareil dans des conditions réelles.
  • Structurer le contenu de manière claire et concise : les IA doivent comprendre rapidement la structure et les informations clés de la page web. Au menu, titres hiérarchisés, listes à puces, tableaux, paragraphes indépendants les uns des autres, pour être facilement extractibles, mais articulés dans une suite logique.
  • Un style direct et conversationnel si possible sur le mode question-réponse.
  • Le balisage des données structurées : ce sont les codes html des « schema markup » tels que FAQPage, HowTo, Article… Ils sont très importants car ils aident les moteurs de recherche à comprendre le contexte du contenu.
  • Cibler des mots-clés de longue traîne : en effet, les requêtes des utilisateurs sur les IA sont de plus en plus longues et spécifiques. Ce sont ces questions complexes que la SGE cherche à résoudre.

Interview : l’avènement des réseaux sociaux, 300% centrés sur l’humain

Yohan Ammouri – fondateur de l’Agence Melya, agence spécialisée en stratégies social media et acquisition rentable pour les entreprises – partage sa vision et sa pratique pour assurer la visibilité des marques sur les réseaux sociaux et placer l’humain au cœur des stratégies.

Les réseaux sociaux sont des moteurs de recherche à part entière. Comment assurez-vous la visibilité de vos clients ?

« Chez Melya, on travaille cette visibilité comme sur un moteur de recherche : on part des intentions de recherche de la cible, puis on crée du contenu qui répond précisément à leurs questions. L’objectif n’est pas de « faire du bruit », mais d’être trouvé au bon moment par les bonnes personnes. Quand une entreprise devient la réponse naturelle aux questions que se posent ses prospects, la visibilité suit toute seule. »

Quels contenus performent aujourd’hui ?

« Les formats qui performent le mieux aujourd’hui sont généralement les contenus utiles, très concrets, avec un rythme clair : les carrousels pédagogiques, des vidéos courtes qui montrent les coulisses ou encore des posts qui clarifient l’offre. »

Comment valorisez-vous l’aspect humain dans les contenus et l’authenticité pour faire barrage à la méfiance ?

« On valorise l’humain en ramenant toujours l’entreprise à ce qu’elle est vraiment : des personnes, des valeurs, une manière unique de travailler. On utilise des contenus concrets : UGC (User Generated Gontent), témoignages filmés, retours d’expérience clients, prises de parole spontanées des équipes… pas du storytelling forcé, mais du vrai ! Aujourd’hui, l’authenticité est ce qui casse la méfiance : les gens veulent voir qui est derrière la marque et pourquoi elle fait ce qu’elle fait. Quand une entreprise assume son ton, ses convictions et sa manière de faire, elle crée naturellement de la confiance. »

Quelle est la valeur ajoutée de l’IA dans la gestion des Réseaux sociaux ?

« L’IA nous aide surtout à gagner du temps sur les tâches répétitives : analyse de données, veille, idées de formats, optimisation des heures de publication. Mais la vraie valeur, c’est qu’elle nous permet de nous concentrer sur ce qui fait la différence : la stratégie, la créativité et la compréhension humaine des clients. On l’utilise comme un accélérateur, pas comme un substitut. Dans une agence comme la nôtre, l’IA est un outil… la vision reste 100 % humaine. »

Dans un média où les avis et commentaires font foi, comment la publicité sert la communauté ?

« La publicité doit servir la communauté, mais elle doit aussi servir l’entreprise : on reste orienté performance et ventes. On crée des messages sensibles, créatifs, personnalisés… mais toujours avec un objectif clair : générer des actions mesurables et rentables.
L’hyperpersonnalisation permet justement d’éviter la pub « agressive » et de proposer une offre pertinente au bon moment. Quand la publicité est utile, ciblée et pensée pour convertir, elle apporte de la valeur aux utilisateurs et du chiffre à la marque. »

Nos formations en digital

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En résumé

La visibilité digitale repose désormais sur le tryptique « technique SEO irréprochable, optimisation pour les réponses de l’IA (GEO), présence sociale engageante ». Mais la clé de voûte de ce tableau reste l’humain.
Investir dans des contenus expérientiels est le meilleur ROI possible. C’est une manière efficace de murmurer à l’oreille des IA pour qu’elles se fassent l’écho d’une voix. Les marques qui domineront la visibilité digitale de demain seront celles capables d’utiliser l’IA pour amplifier leur capital humain, tout en structurant techniquement leurs données pour être comprises de tous les algorithmes.

« Dans l’écosystème digital de demain, la visibilité ne sera pas une question de volume, mais une question de valeur et de vérité humaine. » Sandrine Laborde

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Ecran d'ordinateur avec interface ChatGPT IA générative

Travailler avec les différentes IA : outils publics ou personnalisés.

Il existe deux manières de travailler avec les différentes IA. La première est d’utiliser les IA génératives publiques (Saas) sur le web comme Gemini, Chat-GPT, Notion AI, etc. La deuxième est de s’appuyer sur une IA créée sur mesure pour les besoins spécifiques de l’entreprise.
Le choix se fait selon 2 étapes simples : l’analyse des data de l’entreprise puis des besoins métiers qui permettent d’identifier la solution la plus adaptée.

Aux côtés de Lenny Daho – ingénieur solutions IA no-code – cet article vous guide pour choisir le meilleur outil IA. Vous y trouverez : critères de sélection, fonctionnalités, outils disponibles et retours d’expérience.

Menu

  1. Etapes pour choisir entre IA en ligne et IA personnalisée
  2. Les différentes IA et leurs fonctionnalités
  3. Les 7 catégories d’IA disponibles
  4. Réussir le déploiement d’une solution d’IA
  5. Comparatif entre IA publique(Saas) et IA personnalisée
  6. Cas d’usage : Interview avec Lenny Daho
  7. Ressources : quelques outils en ligne de différentes IA
  8. Nos articles qui peuvent vous intéresser

1. Deux étapes pour choisir entre IA en ligne et IA personnalisée

Le choix d’une solution IA est déterminé par le type de données de l’entreprise et les besoins métiers.

  • Etape 1 : déterminer le niveau de sensibilité des données. Les données sensibles (données clients par exemple) nécessitent de personnaliser l’IA pour assurer la sécurité, le RGPD et la souveraineté.

  • Etape 2 : identifier le besoin métier. Un besoin spécifique et unique (lié à des processus internes par exemple) oriente vers une solution d’IA sur mesure. Un besoin générique (par exemple la rédaction d’emails, la création d’images) dirige vers une IA publique (Saas) qu’elle soit gratuite, ou payante pour des systèmes pro plus avancés.
infographie pour choisir entre différentes IA : IA publique Saas ou IA personnalisée

Source : infographie réalisée avec Gemini

« Les IA génératives publiques, comme Gemini, ChatGPT ou DALL-E peuvent être suffisantes pour débuter si elles correspondent aux besoins métier identifiés et qu’un cadre de travail est mis en place par l’entreprise. Il faut dans ces cas-là faire attention de ne pas partager de données sensibles avec les IA. » – Lenny Daho

2. Les différentes IA et leurs fonctionnalités

L’intelligence artificielle fonctionne grâce à de volumineuses bases de données. Pour faire simple, voici les différences :

  • IA personnalisée : entraînée avec les données spécifiques de l’entreprise.

  • IA en ligne : entraînée avec des données très variées issues de sources ouvertes. (site web, vidéos en lignes, documentations, etc)
    La fonction d’une IA est liée à la manière dont se construit l’apprentissage à savoir le Machine Learning ou Deep Learning.

Machine Learning ou Deep Learning, quelle différence ?

Imaginons un élève en classe. Il apprend par l’exemple et l’identification de données précises, nommées (étiquetées) pour trouver des modèles de résolution. C’est le Machine Learning. Un élève plus doué est lui aussi entraîné mais parvient à trouver des modèles de résolutions par lui-même, à partir de nouvelles données non étiquetées, car il fait des connexions plus profondes entre les données. C’est le Deep Learning, une version plus avancée du Machine Learning.

Machine LearningDeep Learning
Apprentissage– Avec de grandes quantités de données explicites (étiquetées).
Par exemple, une image de chat sera étiquetée dans la catégorie chat.

– Apprend à identifier des modèles.

– Prend des décisions de manière autonome.
– Avec de très très grandes quantités de données (millions).

– Utilise des neurones artificiels calqués sur le fonctionnement du cerveau humain.

– Crée des connexions plus profondes entre les données.

– Crée des représentations plus abstraites et complexes.
Par exemple, l’IA découvre par elle-même quelles sont les caractéristiques importantes à analyser pour identifier un chat.
ExempleUn logiciel de tri d’emails

– Entraîné à partir d’emails spams et non spams.

– Apprend à reconnaître lui-même les spams lors de nouveaux emails.
La reconnaissance vocale d’un smartphone

– Le système est nourri de millions d’échantillons de voix

– Il extrait lui-même les caractéristiques sonores et les associe à des mots et des phrases même si vous parlez avec un accent ou une voix différente.

Il faut donc retenir de tout cela que la fonction d’une IA dépend de l’objectif visé. Par exemple, les IA génératives sont conçues sur le Deep Learning car elles ont un objectif de création (à partir du langage naturel). Elles doivent posséder une capacité d’analyse et déduire des modèles à partir de nouvelles données non étiquetées. Ceci nécessite un fonctionnement proche du cerveau humain.

3. Les 7 catégories d’IA à disposition des entreprises

Les IA peuvent être classées en 7 catégories de fonctions, basées sur le Machine Learning ou le Deep Learning. Il existe également des IA hybrides qui combinent plusieurs fonctions.

« Il est tout à fait possible de créer des agents IA qui centralisent diverses IA aux fonctions différentes. On peut par exemple relier sur une seule interface IA des applications comme Gemini, DALL-E, WhatsApp et Gmail pour envoyer par exemple des rapports. » – Lenny

Par exemple, pour un service client, le Machine Learning peut classifier et analyser le sentiment d’un e-mail entrant (positif, négatif, urgent), puis l’AI générative peut rédiger une réponse appropriée et personnalisée, en se basant sur la classification effectuée en amont.

Les 7 fonctions des différentes IA

Les IA se répartissent en 7 grandes fonctions :

  1. IA de classification
  2. IA prédictive
  3. IA de regroupement
  4. IA générative
  5. IA de traitement du langage naturel
  6. IA de vision par ordinateur
  7. IA de reconnaissance vocale
Infographie sur les sept grandes fonctions des différentes IA pour travailler

Source : infographie réalisée avec Gemini

Cette classification des IA montre l’importance de déterminer l’objectif final visé par l’entreprise, les données dont elle dispose ainsi que les ressources financières et humaines afin de choisir l’outil approprié.

4. Réussir le déploiement d’une solution d’IA

Il est impératif de suivre un cadre de décision méthodique en plusieurs étapes.

Etape 1 : identifier l’objectif métier

La première question ne doit pas porter sur la technologie, mais sur le problème à résoudre.

  • Si l’objectif est d’optimiser, de prévoir ou de classifier un processus existant, le Machine Learning est la meilleure solution.

    Par exemple ; prévoir les futures ventes. L’IA analyse les données historiques des ventes, la saisonnalité et les tendances de consommation.
  • Si la finalité est de générer du contenu, d’innover ou de transformer un processus créatif, l’IA Générative est plus adaptée.

    Par exemple, accélérer la R&D d’une entreprise. L’IA explore des milliers de solutions de conception possibles et génère de multiples concepts et prototypes virtuels.

Etape 2 : évaluer la qualité des données

La nature des données est le facteur déterminant de la faisabilité du projet.

  • Si les données sont structurées et étiquetées : les modèles de Machine Learning traditionnels sont un choix pertinent.
  • Quand l’entreprise dispose de vastes ensembles de données non structurées (texte, images…) et que l’étiquetage serait trop coûteux, l’IA générative est plus efficace.

Etape 3 : évaluer les ressources

Il est crucial de déterminer si l’entreprise possède les talents nécessaires pour développer une solution en interne ou bien si financièrement elle peut faire appel à un consultant extérieur.
Dans de nombreux cas, il est plus judicieux de recourir à une solution en ligne SaaS, prête à l’emploi ou à une API pour réduire les coûts initiaux et le temps de mise sur le marché.

5. Comparatif entre IA publique (Saas) et IA personnalisée

Si le besoin est général et les données ne sont pas confidentielles, une IA publique SaaS est la meilleure option.

Si le besoin est très spécifique
, les données sont sensibles alors une solution IA personnalisée est la voie à suivre.

Ce tableau comparatif entre les différentes IA met en avant les principales forces et faiblesses de chacune pour un choix éclairé.

IA publique (SaaS)IA personnalisée
Spécificité du besoin métierTâches génériques et non-spécifiques.

Exemple : rédiger un email
Problématique unique à un domaine métier.

Exemple : détection de fraudes spécifiques à un système bancaire
Confidentialité et sécurité des donnéesLes données soumises peuvent potentiellement être utilisées pour entraîner le modèle.Hébergée sur l’infrastructure de l’entreprise (ou dans un cloud privé) et entraînée exclusivement avec ses propres données.
Coût et complexitéAbordable et rapide à mettre en œuvre.Investissement conséquent en temps et en argent.
Contrôle et évolutivitéDépendance totale au fournisseur.Contrôle total et fonctions évolutives.

6. Cas d’usage de deux différentes IA : Interview avec Lenny Daho

Lenny Daho, ingénieur en solutions IA et automatisation no-code, développe des solutions IA pour les entreprises dans des secteurs variés comme la santé ou le marketing.

Pouvez-vous nous donner un cas d’usage (anonyme si besoin) basé sur le Machine Learning ?

« La création d’une IA personnalisée dans le secteur de la santé. L’IA devait répondre au besoin de classification de la pathologie de la Covid19. A partir d’échographies pulmonaires, l’IA devait pouvoir classer les cas patients en quatre taux de gravité, de 0 à 3. La solution développée a été intégrée à un système d’échographie avec aide au diagnostic du taux de sévérité en temps réel. Les compétences du Machine Learning ont suffi pour classer et diagnostiquer. L’IA générative par exemple n’avait pas sa place ici. »

A l’inverse, avez-vous un cas d’usage avec une IA générative ?

« Toujours dans le domaine de la santé pour optimiser le traitement des tumeurs en radiothérapie. L’objectif était de délimiter le plus précisément possible la zone tumorale à cibler par les rayons. Pour cela, il y a besoin d’une image IRM et d’une image scanner qui doivent être superposées et donner une image unique très précise. Dans ce cas, l’IA générative a permis de créer cette image de synthèse finale. Elle a été entraînée en Deep Learning à partir de banques d’images anonymisées de patients.»

7. Ressources : quelques outils en ligne de différentes IA

Texte & rédaction : ChatGPT incontournable

  • pour la majorité des besoins en rédaction professionnelle.
  • Version gratuite efficace.
  • Polyvalent : tous les formats et tons : courriels formels, articles de blog, scripts vidéo, descriptions de produits, etc.

Image et design : Gemini banana Imagen et Runway Gen-2

  • Gemini nano banana : pour les retouches d’image (comme photoshop)
  • Imagen : génération d’image à partir d’un prompt textuel
  • Runway Gen-2 : génération de vidéos à partir de textes ou images

Productivité et bureautique : Notion AI, Google Gemini

  • Notion AI : rédaction de notes, résumé, génération de contenu interne.
  • Google Gemini : génération et résumé dans Google Workspace.
  • Microsoft Copilot (Word, Excel, Outlook) : aide bureautique intelligente.

Cette liste d’outils IA est non exhaustive. La plupart de ces solutions IA publiques sont gratuites avec une limite de fonctionnalité ou sous forme de crédits limités à utiliser.

Pour prendre en main certains de ces outils, Audavia vous accompagne avec des formations sur mesure pour mieux prompter et être à l’aide à l’écrit.

8. Nos articles qui peuvent vous intéresser

En résumé :

Le Machine Learning et l’IA générative ne s’opposent pas mais se complètent. Le premier est idéal pour optimiser et prédire, le second pour innover et créer. Selon les dispositions financières des entreprises, l’intégration de l’IA passe par l’utilisation de solutions publiques ou personnalisées aux besoins spécifiques des organisations.

L’avenir de l’IA au travail repose sur des solutions hybrides combinant plusieurs technologies. Le véritable enjeu n’est pas le choix d’un type d’IA, mais la capacité de l’entreprise à aligner les différentes IA sur ses besoins métiers et à les intégrer intelligemment dans sa stratégie.

Nos remerciements à Lenny Daho pour sa participation.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

femme avec ordinateur dans un environnement très coloré d'intelligence artificielle

Oser l’IA en entreprise : comment préparer ses pratiques professionnelles d’ici 2030 ?

D’ici 2030, le gouvernement français entend faire de l’IA en entreprise un outil accessible, concret et utile pour tous. Avec le plan « Osez l’IA », l’Etat souhaite accélérer l’entrée de cette technologie, en particulier dans les PME et les entreprises intermédiaires.

Aux côtés de Lenny Daho – ingénieur en solutions IA et automatisation no-code – Nicolas Roty –Data & Innovation Manager – et Fanny Chalard – Product Owner data – cet article vous guide pour prospérer avec l’IA en termes d’accompagnement, de formation professionnelle, de management, de mise à niveau des compétences techniques et personnelles au sein de l’entreprise.

Menu

  1. Bientôt, l’IA sera dans toutes les entreprises françaises
  2. Comment organiser et maîtriser son projet IA
  3. Comment formaliser son projet IA
  4. Interview d’experts et retours d’expérience
  5. Décryptage du plan « Osez l’IA » en entreprise
  6. Sélection de formations pour se préparer
  7. Ressources complémentaires

Bientôt, l’IA sera dans toutes les entreprises françaises

Dans 5 ans, l’intelligence artificielle aura transformé massivement nos modes de travail, nos compétences et l’organisation des entreprises. Comment, dès aujourd’hui, organiser ce changement et se préparer efficacement ?

L’IA en France : ambitions, investissements et état des lieux

La France a pour objectif de devenir un leader mondial de l’IA en entreprise d’ici 2030. Elle investit 2,5 milliards d’euros dans le cadre du plan France 2030 et comptait déjà plus de 600 startups spécialisées en 2023. Cette dynamique témoigne de l’importance que le pays accorde à cette technologie qu’est l’intelligence artificielle.
Pour les individus et les organisations, ce projet impose deux grands pôles de réflexion et d’adaptation.

Préparer les individus à travailler avec l’IA en entreprise

  • Identifier les compétences à développer
  • Sélectionner les formations
  • Mettre en place des programmes spécialisés de formation en transition digitale

Préparer les entreprises à gérer des équipes « humains – machine »

  • Adapter le leadership et le management
  • Structurer l’usage de l’IA
  • Investir dans la formation et la mise à niveau des compétences
  • Opter pour des accompagnements pour intégrer l’IA tels que le coaching, la consultation d’experts, les aides du plan « osez l’IA »

Comment organiser et maîtriser son projet IA en entreprise

L’IA s’accompagne d’une demande croissante en profils ayant des compétences techniques, managériales et émotionnelles. Organiser son projet IA et l’intégrer dans les pratiques professionnelles dépend :

  • de la taille de l’entreprise
  • des compétences présentes dans l’entreprise et de l’identification de celles qui manquent
  • des objectifs en termes de productivité et des tâches à confier à l’IA
  • des capacités financières à allouer au développement de solutions IA

Recruter les nouveaux talents experts IA

Data scientistIngénieur IAPrompt engineerExpert de l’éthique de l’IAConsultant IAResponsable transformation digitaleSpécialiste en cybersécurité IA
interprète des données pour entraîner les modèles d’IA.

construit des algorithmes

développe des solutions sur mesure.
conçoit des instructions claires et efficaces pour les IA génératives.garantit une utilisation responsable de l’IA.

définit la stratégie IA d’une entreprise.

sert d’interface de gestion entre équipes techniques, équipes métier et direction
gère les technologies digitales dans l’ensemble de l’entreprise
conçoit des systèmes de défense cybernétique utilisant l’IA

détecte, analyse et contre les menaces de manière proactive.

Former ses équipes pour une montée en compétences

Pour les talents en entreprise, l’agilité est la compétence essentielle pour prendre le grand virage professionnel de l’IA. La formation continue des salariés permet de donner aux experts métiers la possibilité d’intégrer l’IA dans leur pratique quotidienne. En effet, l’expertise métier et l’analyse critique sont indispensables dans la collaboration humain-IA en entreprise.

Quelles formations pour se préparer à l’IA ?

  • Formation techniques et process : compétences en transformation digitale, formation à l’IA générative et au prompt.
  • Formation management : compétences en méthodes agiles, en conduite du changement et leadership et en techniques de co-développement.
  • Formation en développement personnel : compétences en intelligence émotionnelle, communication interpersonnelle, gestion du stress, gestion des conflits.
  • Formation en responsabilité sociale des entreprises (RSE): compétences pour identifier les enjeux et impacts de l’IA, ainsi que projeter sa stratégie.
  • Le coaching professionnel est un outil essentiel pour les leaders qui souhaitent adapter leur style de management à l’ère de l’IA.

Comment formaliser son projet IA en entreprise : les bonnes pratiques

L’intégration de solutions IA repose sur 7 grandes étapes, pour améliorer les processus et gagner en productivité.

  1. Structurer sa démarche : bien définir les cas d’usage et prioriser ceux à forte valeur ajoutée pour bien choisir les solutions IA. Lister les étapes clés pour passer à l’action.
  2. Définir un processus intégrant l’IA : analyser les transformations des process, lister les impacts techniques, organisationnels et humains, identifier les défis à relever.
  3. Concevoir une solution : monter une équipe projet dédiée, analyser les différents types de solutions IA, identifier les critères clés pour décider ce qui est confié à l’IA.
  4. Anticiper les risques de sécurité : mettre en place des mesures de sécurisation du système d’information de l’entreprise.
  5. Accompagner les collaborateurs au changement : identifier les freins dans les équipes, identifier les pratiques d’acculturation à l’IA.
  6. Formaliser une gouvernance IA : établir des politiques et des procédures pour superviser le développement et l’utilisation en termes de risques, de protection des données et de conformité aux réglementations.
  7. Evaluer et ajuster : utiliser des indicateurs de performances quantitatifs ou qualitatifs. Identifier les points forts et faibles et déployer des évolutions correctives.

Interview d’experts et retours d’expérience

Audavia a recueilli les témoignages de trois experts dans trois domaines d’expertises complémentaires : développement de solutions IA, management d’équipe et enfin product owner data.

Développement de solutions IA en entreprise : Lenny Daho

Leny Daho, ingénieur solutions IA, vous éclaire sur les attendus et les bonnes pratiques pour une solution efficiente.

Quelles étapes mettez-vous en place avec vos clients pour développer vos solutions IA ?

Réponse : 3 étapes pour une solution IA utile et performante

« La première étape concerne le recueil du besoin client et l’analyse. Ensuite, de la création au livrable, des ateliers permettent de définir les process à mettre en place, de faire le diagnostic technique, de cadrer l’accès aux bases de données clients et documents. La dernière étape est la phase de développement de la solution. Je trie les données clients, les structure, crée les agents IA et met en place l’interface utilisateur. »

Comment assurez-vous l’utilité et la performance de votre agent IA ?

Réponse : la phase de test tout au long de la chaîne de développement

« Lors du développement de l’IA sur-mesure, je crée un serveur client pour tester régulièrement et valider pas à pas jusqu’au produit fini. »

Pouvez-vous donner un cas client ?

« Par exemple, une entreprise en mécanique et électricité avait besoin de créer une base de données IA avec l’ensemble de tous leurs documents techniques qui n’étaient ni triés ni structurés. L’objectif était de pouvoir accéder aux données juste avec un prompt. Pour ce cas précis, nous avons créé la base données et un module IA qui permet d’obtenir des résultats rapide via un prompt. »

Quels sont les bénéfices apportés par l’IA dans ce cas d’usage ?

Réponse : gain de temps et autogestion

« Le gain de temps est la grande valeur ajoutée grâce à un accès complet et rapide à l’ensemble des données. L’autogestion est un autre bénéfice. Toute nouvelle documentation intégrée à la base de données est automatiquement structurée et classée par l’IA au bon endroit. »

Quels conseils ou astuces pouvez-vous donner à vos clients ?

Réponse : une gouvernance de données propre

« Tout projet d’IA impose une gouvernance de données sérieuse. Il faut bien réfléchir à leur organisation et leur protection, notamment définir qui a accès au sein de l’entreprise. A ce propos, la signature d’une charte de confidentialité avec le client est essentielle. »

Justement, comment gérez-vous la sécurité des données et la transparence pour les clients, face aux enjeux éthiques et règlementaires ?

Réponse : devops et serveur interne

« La sécurisation des données et des accès est gérée par le devOps lors du développement opérationnel. De plus, pour qu’un client garde la souveraineté de ses données, il est essentiel d’implémenter l’IA sur son propre serveur. »

Management d’équipes et intégration de l’IA- Nicolas ROTY

Nicolas Roty, data & innovation manager, nous raconte la manière dont il gère l’arrivée de l’IA dans ses équipes avec une démarche pragmatique et flexible.

En tant que manager, comment préparez-vous ou avez-vous préparé vos équipes à intégrer l’IA dans leurs pratiques ?

Réponse : montrer l’exemple

« En tant que data scientist de formation, j’ai pris l’habitude de montrer à mes équipes des cas d’usage concrets de l’IA, soit pour ouvrir le champ des possibles, soit pour améliorer leur quotidien. J’ai aussi la chance de travailler dans une entreprise qui a très vite compris les bénéfices de l’IA, et qui a donc mis en place une politique globale de formation et de sensibilisation. Cela facilite beaucoup l’adhésion et crée un climat positif autour de l’innovation. »


Quels freins avez-vous identifié dans vos équipes. Si aucun, quelle a été l’attitude qui a permis une approche positive ?

Réponse : une approche par expérimentation et autodétermination

« Notre équipe est composée d’experts en data automobile, avec des niveaux très différents dans la maîtrise des outils bureautiques ou de gestion de données et donc d’intelligence artificielle. Mon approche est pragmatique : je les encourage à tester certains outils d’IA en ligne, tout en leur rappelant les précautions nécessaires, notamment sur les informations qu’ils partagent avec le moteur choisi. Ensuite, je les laisse expérimenter pour voir si ces solutions leur permettent de gagner en efficacité ou de répondre plus vite à une demande. »


L’intégration de l’IA a-t-elle modifié vos pratiques managériales ? Si oui, à quels niveaux ?

Réponse : dans le pilotage et les prises de notes

« Oui, notamment dans le pilotage et la prise de notes. J’utilise aussi les LLM comme sparring partner : par exemple, je leur demande des conseils sur des postures managériales à adopter, ou je leur soumets l’objet d’une réunion pour qu’ils me challengent et m’aident à anticiper les questions à venir. Cela me permet d’être mieux préparé et plus efficace. »

Selon vous, quelles sont les leviers à activer pour une adoption réussie de l’IA pour vos équipes et pour vous-même ? Quel conseil donneriez-vous aux entreprises ?

Réponse : monter pour motiver

« Pour moi, le levier le plus efficace reste la démonstration par l’exemple : ça a tout de suite donné confiance à mon équipe et les a motivés à tester. »

Selon vous, de quelles formations les managers ont-ils besoin pour piloter efficacement des projets intégrant l’IA ?

Réponse : bénéfices et limites de l’IA, divers outils et cas d’usage

« Tout dépend bien sûr de l’activité des équipes que le manager encadre. A titre personnel, je pense qu’une formation utile pour un manager serait d’abord d’apprendre à identifier les bénéfices et les limites des IA. Ensuite, une formation comparative sur les différents outils, car chacun a ses forces et ses faiblesses selon les usages. L’objectif n’est pas que le manager devienne expert technique, mais qu’il puisse orienter ses équipes et piloter les projets en connaissance de cause. »

Avez-vous entendu parler du plan de l’Etat « Osez l’IA » ? Qu’en pensez-vous ?

Réponse : une bonne initiative

« Je trouve que c’est une initiative intéressante pour structurer et accélérer l’adoption de l’IA, surtout pour les entreprises qui n’ont pas encore les ressources internes. »

Gestion de projet avec l’IA – Fanny Chalard

Fanny Chalard, Product Owner Data, témoigne de sa prise en main de l’IA dans sa pratique métier entre fascination, appréhension et mise en place d’un cadre de travail.

Quelle a été votre approche face à l’arrivée de l’IA dans votre quotidien professionnel ?

Réponse : des échanges de pratique entre collègues

« Ma première réaction a été une certaine fascination. Je n’avais aucune connaissance préalable dans le domaine, ce qui rendait le sujet un peu intimidant au départ. L’échange avec mes collègues plus expérimentés m’a beaucoup aidé à en comprendre progressivement les usages possibles. »

Comment avez-vous dépassé votre appréhension ?

Réponse : définir les besoins, les objectifs et suivre les résultats concrets

« Plus j’en apprends, plus je réalise à quel point le champ des possibles est vaste. Cela peut être impressionnant, voire susciter un peu d’appréhension, mais je considère que c’est plutôt une source d’opportunités. Pour dépasser cette appréhension, j’ai pris le temps de bien définir les besoins, poser des objectifs clairs et suivre régulièrement l’avancement du projet. Ça aide à transformer quelque chose qui peut sembler flou ou compliqué en projets concrets, qui avancent bien et donnent des résultats motivants. »

Quels ont été les blocages concrets et les solutions adoptées ?

Réponse : où s’arrêter sans se perdre grâce à un cadre de travail clair.

« Le principal blocage a été de savoir où s’arrêter. Avec l’IA, on peut tester sans fin pour chercher à améliorer les résultats, et il est facile de se perdre dans les essais. La solution a été de poser un cadre clair dès le
départ : définir un temps maximum pour les tests et un niveau de satisfaction des résultats qui nous semble suffisant pour valider la solution. Cela nous a permis d’avancer sans rester bloqués dans une quête de perfection infinie. »

Quels bénéfices avez-vous tiré dans votre pratique métier ? Pouvez-vous partager vos cas d’usage?

Réponse : gain de temps, projets et résultats optimisés

« L’IA contribue non seulement à apporter des solutions à nos clients mais aussi permet un gain de temps conséquent. Par exemple, les scores de prédiction d’achat que l’on propose, entrainés et éprouvés grâce à des modèles algorithmiques, ont donné lieu à des résultats probants chez nos clients.
Au quotidien, l’IA m’aide aussi sur des tâches plus simples mais chronophages : elle corrige du code, propose des améliorations et facilite la rédaction d’e-mails, ce qui me permet de me concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée. »

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui doivent intégrer l’IA dans leur pratique ?

Réponse : agilité, curiosité

« Ce serait d’aborder l’IA avec agilité et curiosité. Il faut rester flexible, s’adapter aux résultats que l’IA propose et accepter que le besoin évolue en cours de route. Un bon cadrage est essentiel : définir des objectifs clairs, poser des limites pour éviter de s’éparpiller et savoir à quel moment considérer qu’une solution est “assez bonne” pour être déployée. Enfin, prioriser et bien préparer le terrain : plus la préparation est solide, données, objectifs, attente, plus le projet a de chances d’aboutir rapidement et efficacement. »

Décryptage du plan « Osez l’IA » : accompagnements et aides de l’Etat d’ici 2030

Le défi d’adoption de l’IA en entreprises françaises est lancé, ces dernières n’ont plus qu’à le relever ! L’Etat vous donne les moyens d’y parvenir à travers son plan « Osez l’IA » depuis le 1er juillet 2025. Voici un tableau décrypté des quatre solutions qui vous sont proposées selon quatre grands axes.

Aide 1Aide 2Aide 3Aide 4
AxeSensibiliser et favoriser l’adoption de l’IAFormer tous les publicsIdentifier les solutions IA pertinentes pour les entreprisesLes aides financières
de l’état
ObjectifExpliquer aux entreprises comment passer à l’action15 millions de professionnels formés en 2030 : apprentis, demandeurs d’emploi, salariés et dirigeants.Permettre d’identifier les besoins IA d’une entrepriseFaciliter et accélérer le passage à l’action
RessourcesRéseau d’ambassadeurs IA : CCI, France Num, Bpifrance et divers réseaux sur le territoireAcadémie de l’IA fin 2025 : plateforme digitale avec tutoriels et formationsExperts Bpifrance mandaté pour le compte de l’étatParticipations financières et prêts garantis pas l’état
MoyensRencontres d’affaires mensuelles avec les porteurs de solutions IA

Journée annuelle «AI Business Day»
Formations à tous les niveaux

Dispositif
« Compétences et métiers d’avenirs »
Diagnostics data IA : état des lieux technique et opérationnel, priorisation des solutions.

Prise en charge des coûts à hauteur de 40%

Mise à disposition d’un catalogue de solutions et cas d’usage sur Académie de l’IA
Financement à hauteur de 40 % du coût du diagnostic des expert Bpifrance

Prêts financiers pour les PME porteuses de projet IA à valeur ajoutée nécessitant des investissements conséquents.

Ce programme de l’Etat apporte également son soutien à la création de nouvelles solutions, notamment à travers un programme d’accélération et des appels à projets.

Le programme accélération IA en entreprise

  • Pour les entreprises à plus fort potentiel
  • Pour les projets dont l’impact est le plus important.
  • Accompagnement : 18 mois
  • Formations collectives
  • Immersion dans des entreprises déjà engagées dans l’IA

Appel à projets pour déployer l’IA et l’innovation

  • France 2030 « Accélération des usages de l’IA générative » : 10 projets en cours retenus dans divers domaines : santé, droit, industrie, énergie, éducation…
  • Appel à projets « Pionniers de l’IA » : à venir, pour soutenir l’innovation de rupture via des projets d’IA les plus ambitieux et transformateurs, dans des secteurs clés comme l’industrie, la santé, la transition écologique ou la sécurité.

Partenariats avec l’INRIA, Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique

L’objectif est de mobiliser la recherche publique comme levier de compétitivité. Initié avec une vingtaine de grandes entreprises impactées par l’IA, ce partenariat s’étendra aux PME avec un objectif de 10 nouveaux partenariats par an.

Notre sélections de formations pour vous préparer à travailler avec l’IA


Selon les profils des talents en présence dans l’entreprise, d’autres formations spécifiques en management et développement personnel peuvent être envisagées. Audavia vous accompagne dans l’identification de vos besoins et la mise en place de programme sur-mesure pour votre montée en compétence face à l’intelligence artificielle.

Notre sélection d’articles et de ressources

En résumé

Grâce à l’éclairage de nos experts, se préparer à l’IA demande de définir son ou ses objectifs pour mettre en place une solution IA puis de cadrer le projet à divers niveaux. Tout d’abord technique, avec un expert consultant IA qui va déterminer l’utilité de l’IA pour l’objectif visé. Ensuite la gouvernance des données, la confidentialité et l’installation technique pour assurer la sécurité. Enfin, la posture managériale et celle des équipes orientées sur l’agilité, l’expérimentation et la mise en confiance.

De nombreux outils sont aujourd’hui à disposition soit en accès libre sur le web (Saas) soit par la création d’agents IA personnalisés aux besoins spécifiques de l’entreprise. Pour accompagner les entreprises dans leur choix et leur prise en main de l’IA, le plan du gouvernement « Osez l’IA » propose de nombreuses aides et solutions dès maintenant.

Nos remerciements à Lenny Daho, Nicolas Roty et Fanny Chalard chez AAA-DATA pour leur participation.


Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

visage mi humain mi robot sur fondréseaux de neurones IA

Le guide IA réconfortant pour la démystifier, la comprendre et l’adopter.

Comprendre l’IA est la condition nécessaire pour ne plus en avoir peur. Avec une multitude d’IA génératives et de tâches liées, de plateformes comme ChatGPT, Gemini, DeepSeek, etc, il est légitime de se sentir submergé et perdu. L’appréhension et l’anxiété liées à l’intelligence artificielle viennent d’une méconnaissance de son fonctionnement et d’un manque d’approche simple et constructive.

Ce guide IA (qui se veut réconfortant) est coécrit avec Lenny Daho – ingénieur en solutions IA et automatisation no-code. Il vous aide à démystifier l’IA, comprendre d’où elle vient, comment elle fonctionne. Découvrez les leviers pour une adoption pro-active et sereine.

Au menu

  1. Le contexte de l’IA : entre peurs et opportunités
  2. Connaître l’IA et la démystifier : qui est-elle ?
  3. L’IA dans le quotidien : elle est présente depuis bien longtemps
  4. Comment adopter une approche offensive sereine ?
  5. L’avis de l’expert : Lenny Daho
  6. Ressources et outils pour adopter l’IA
  7. Conclusion : se préparer et oser l’IA

1. Le contexte de l’IA : entre peurs et opportunités

La peur de l’IA est un mécanisme normal et humain face à une technologie inconnue. De plus, elle est alimentée culturellement par d’innombrables récits de science-fiction depuis la nuit des temps. Ces histoires cultivent l’idée que les machines puissent un jour remplacer l’homme et le dominer.

Quand l’IA générative déferle en 2019 auprès du grand public, les inquiétudes se cristallisent : menace sur l’emploi, menace de domination de la technologie sur l’homme, transhumanisme, etc. Une des grandes craintes est celle d’une capacité à prendre des décisions imprévisibles et autonomes. Le développement (ultra rapide) de l’IA augmente ses propres performances et les risques d’échapper au contrôle humain.

L’utilisation et le déploiement de cette technologie doit donc se faire selon une éthique et des lois règlementées. Telle est la mission de l’IA ACT à l’échelle européenne.

L’histoire rassurante de l’homme et des technologies

Un peu de philosophie positive : l’histoire nous prouve que l’humanité a toujours su s’adapter et dominer ses inventions. L’homme déploie des technologies pour améliorer ses conditions de vie et la société. Bien sûr, ces évolutions ont profondément modifié l’organisation sociale, les rapports entre des hommes entre eux et avec le travail.
Fut un temps où allumer des réverbères était un métier, celui de « falotier ». Il a disparu avec l’avènement de l’éclairage électrique ! Et pourtant l’homme est toujours là, la société a évolué et la qualité de vie avec elle. Ainsi l’homme est fondamentalement actif, créatif et capable de s’adapter et de contrôler ses propres inventions technologiques.

« L’histoire montre que l’homme a su développer dans le passé une triple capacité à s’adapter au changement technique, à savoir la capacité à trouver de nouvelles solutions aux problèmes qu’il pose, la capacité à appliquer ces solutions et la capacité à en tirer les conséquences » – sources Cairn.info – article de Faranak Farzaneh et André Boyer.

Deux approches face à l’IA : défensive et offensive

  • Défensive : l’homme a un rôle passif qui se résume à affronter les changements engendrés par l’intelligence artificielle. Face à cette technologie qui repousse sans cesse les limites de ce qu’elle peut faire, cette approche n’est actionnable qu’à court terme, épuisante, et ne génère aucun bénéfice pour l’homme et la société.
  • Offensive : cette approche met l’accent sur les capacités d’adaptation et de prise de contrôle de l’homme. Elle permet d’identifier des mécanismes pour s’emparer de l’IA et la dominer plutôt que la subir.

2. Comprendre l’IA et la démystifier : définition et fonctionnement de l’IA ?

L’IA est définie comme la capacité d’un ordinateur (ou d’un robot contrôlé par un ordinateur) à effectuer des tâches associées à l’intelligence humaine et de manière plus rapide.

Pour faire simple, l’apprentissage d’une IA (Deep Learning et Machine Learning) est une discipline qui crée des systèmes de réseaux de neurones et de traitement de données pour reproduire nos facultés cognitives.

« C’est une imitatrice des compétences cognitives de l’homme avec une analyse plus rapide. Dans l’apprentissage Deep Learning, le rôle de l’humain est central. Il garde le contrôle de la machine. » – Lenny Daho

Histoire chronologique de l’IA : les grandes dates

  • 1943 : 1er modèle mathématique pour la création de neurones (par les scientifiques Warren McCullough et Walter Pitts)
  • 1950 : 1er ordinateur à réseau de neurones (par Marvin Minsky et Dean Edmonds à Harvard).
  • 1950 : 1er test d’évaluation des IA (Turing Test), encore utilisé de nos jours. Il pose les fondations de l’intelligence artificielle d’aujourd’hui.
  • 1956 : naissance de l’IA telle qu’on la connait en 2025 : ses fondements, sa vision, ses objectifs (conférence « Dartmouth Summer Research Project on Artificial Intelligence » de John McCarthy).
  • 1959 : invention du terme Machine Learning (IBM Arthur Samuel).
  • 1989 : premier réseau de neurones capable de reconnaitre des chiffres manuscrits (Yann Le Cun) à l’origine du Deep Learning.
  • 1997 : 1er système de jeu d’échec qui a battu Garry Kasparov (Deep Blue).
  • 2000 : arrivée des assistants personnels intelligents (Apple Siri, Google assistant, Microsoft Cortana, Amazon Alexa).
  • 2009 : le Deep Learning s’impose dans de nombreux domaines dont la reconnaissance vocale, la traduction, la reconnaissance d’images.
  • 2019 : Arrivée des IA générative pour le grand public (programme GPT-2 Open AI).

Portrait-robot et principes de l’IA

  • L’IA n’est pas consciente : elle fonctionne sur des algorithmes et des données. Elle ne pense pas par elle-même et n’a pas d’émotions.
  • Elle ne cherche pas à dominer le monde. Cassons le mythe d’un terminator destructeur.
  • L’IA est un outil au service de l’humain qui détermine sa finalité et la programme.
  • Elle est « étroite »*, c’est-à-dire qu’elle réalise une seule tâche de manière quasi parfaite pour accélérer ou automatiser un processus. C’est le modèle le plus utilisé aujourd’hui au service du grand public.
  • Elle a trois types de compétences distinctes : la classification, la reconnaissance vocale, l’analyse/réflexion.
  • Elle permet trois types d’interactions utilisateur : exécuter une tâche (selon des règles très précises), discuter avec l’homme (chatbot), générer des réponses en exploitant des sources externes en temps réel, comme NoteBook LM de Google (RAG ou génération à enrichissement contextuel)

*IA générale ou profonde : réalise plusieurs tâches cognitives comme un humain (hypothétique pour l’instant) – IA forte ou superintelligence : signes de conscience, raisonnement philosophique (impossible à créer de nos jours)

3. L’IA dans le quotidien : les algorithmes ce n’est pas nouveau !

Il n’y a rien de nouveau concernant l’IA. Elle est présente dans notre quotidien depuis bien longtemps en termes d’algorithmes, de traitement de données et de restitution : des technologies pour faciliter la vie.
Voici une liste non exhaustive d’applications IA:

  • IA et divertissement : les algorithmes de recommandation (Netflix, Spotify, etc)
  • IA au travail : les filtres anti-spam. Une boîte mail utilise les algorithmes et le traitement de données pour identifier et bloquer les courriers indésirables avant qu’ils n’arrivent dans votre boîte de réception.
  • IA à la maison : les assistants vocaux. Siri, Google Assistant ou Alexa utilisent des technologies d’IA pour comprendre vos commandes et vous fournir des réponses ou accomplir des tâches.
  • IA et santé : elle aide les médecins à diagnostiquer plus rapidement certaines maladies en analysant des images médicales.
  • IA et traduction automatique : des outils comme Google Translate s’appuient sur l’IA pour traduire des textes en temps réel.

4. Comment adopter une approche IA offensive et sereine

Adopter une approche offensive face à l’IA, c’est se donner les moyens de la maîtriser et de l’utiliser pour faire progresser la société humaine. L’histoire et la philosophie nous enseignent que l’être humain est par nature « politique » et agit collectivement pour façonner son environnement. La création de l’intelligence artificielle s’est donc faite dans une intention d’améliorer la condition humaine et de répondre à des attentes sociales. L’objectif final est bien d’adapter l’IA à la société humaine et non l’inverse.

L’avènement de l’IA depuis 2019, accessible à tous, mène aujourd’hui à une surenchère fulgurante de solutions : Gemini, chat-GPT, DALL-e, DeepSearch, etc… Comment s’y retrouver parmi tous ces outils et les adopter de manière contrôlée et sereine ?

Quels mécanismes pour s’emparer de l’IA ?

Utiliser l’IA avec une approche offensive comprend trois phases progressives.

  1. Apprendre à travailler avec l’IA : c’est une phase d’adaptation à ce nouveau contexte de travail. Une étape où l’identification des compétences et la formation sont nécessaires (apprendre à prompter par exemple).
  2. S’approprier l’IA : une étape de collaboration homme-machine où l’utilisation de l’outil avec la supervision de l’homme redessine les solutions proposées par les organisations (innovations).
  3. Maîtriser la machine : cette phase est celle où l’IA sert les interactions sociales, où les rapports sociaux sont redéfinis, et où l’IA devient secondaire voire banale. Par analogie, Whatsapp a par exemple façonné de nouvelles façons d’interagir au service du collectif et s’est imposé dans toutes les sphères : étudiants, familles, recrutement … pour devenir une norme de communication sociale.

Les compétences professionnelles utiles pour s’approprier l’IA

La réalisation de ces étapes offensives suppose dès maintenant d’identifier dans les entreprises, les compétences nécessaires pour une interaction avec l’IA réussie :

  • compétences managériales projets et leadership
  • compétences créatives
  • compétences en stratégie et communication
  • compétences en gestion du changement et des conflits
  • compétence en stratégie RSE

5. L’avis de notre expert Lenny Daho, ingénieur solutions IA

Lenny Daho- ingénieur spécialisé IA & automatisation no-code, développe des solutions IA pour les entreprises dans des secteurs variés comme la santé ou le marketing.

Qu’est-ce qu’une IA techniquement ?

Réponse : un raisonnement statistique et de corrélation.

« L’IA est un système de raisonnement statistique basé sur les mathématiques. Plus on lui donne de données plus elle doit les corréler avec ce qu’elle a déjà appris. Elle apprend statistiquement. Elle crée des expériences qu’elle finit par reconnaître et qu’elle valide.»

Qu’est-ce que le Deep Learning pour les non experts ?

Réponse : un entrainement à partir de données précises

« Le Deep Learning consiste à entrainer les IA et les réseaux de neurones avec des bases de connaissances (données) en leur assignant un rôle très précis. C’est comme un enfant qui apprend à lire. Il faudra plusieurs lectures d’un même mot pour qu’il le comprenne. Cette répétition permet aux neurones d’identifier et de valider. Un neurone IA (un peu moins complexe qu’un neurone biologique humain) suit le même schéma. Plus il voit une donnée, plus il la reconnaît facilement et peut alors s’en servir. »

Quel est le rôle de l’homme dans l’apprentissage d’une IA ?

Réponse : classer les données et vérifier l’intégration par l’IA

« Lors de l’entraînement, on définit une base de données. Puis par la suite, on intègre des nouvelles données et on doit vérifier qu’il y a bien une corrélation avec la base déjà apprise. Dans ce processus, l’humain doit classifier en amont puis vérifier que l’IA a bien classé et intégré les nouvelles données. Il garde un contrôle sur toute la chaîne d’apprentissage. »

Quelle est la plus grande idée totalement fausse sur l’intelligence artificielle ?

Réponse : la connaissance absolue

« Croire que l’IA est une source de connaissance absolue. Ce n’est pas vrai. Elle ne connait que les données qu’on lui intègre. De plus, elle répond de manière statistique et non en conscience. »

Pourquoi l’IA fait-elle peur ?

Réponse : les révolutions font peur et sont perçues comme une menace

« C’est légitime, ce qu’on ne connait pas fait peur. Les révolutions technologiques comme l’électricité, l’ordinateur, internet, le nucléaire ont toujours eu mauvaise presse au départ. Mais l’homme s’adapte. Quand il apprivoisera l’IA, sa peur disparaitra. L’IA peut être envisagée comme une menace potentielle sur l’existence humaine, comme le nucléaire. Mais aujourd’hui, on en est loin, même si le Center for AI Safety la considère comme une priorité mondiale en terme de régulation, de réglementation et d’éthique. L’IA Act à l’échelle européenne en est une illustration et une nécessité d’utilité publique. »

Quels conseils donner à un novice qui souhaite travailler avec l’IA ?

Réponse : s’entraîner, tester, se former, prompter.

« Avant de prendre en main un outil dans un contexte professionnel, il faut avoir une connaissance métier approfondie. C’est indispensable pour superviser, analyser et valider les réponses d’une IA. Ensuite, il faut s’entraîner, tester et ne pas hésiter à poser des questions basiques sur l’utilisation. Enfin, maîtriser le prompt est essentiel pour cadrer les réponses dans un objectif métier précis. »

Quelles sont les compétences à déployer pour travailler avec l’IA ?

Réponse : expertise métier, organisation, analyse critique et autocritique

« Quand on travaille avec l’IA, il faut en amont maîtriser son sujet et savoir être organisé dans ses idées. Si vos idées sont floues, les réponses de l’IA le seront aussi. Il faut bien définir ses objectifs et ce que l’IA peut apporter pour les atteindre. Puis il faut rechercher les outils IA qui correspondent à nos objectifs et besoins. Une capacité d’analyse critique des réponses est ensuite indispensable. En ce qui concerne les hallucinations et les biais cognitifs, l’autocritique est également un pilier car l’IA ira toujours dans le sens qu’on lui impose. Elle ne nous contredit pas ! Elle est déjà censurée sur les biais cognitifs sexuels et raciaux par exemple. »

Comment voyez-vous l’évolution de l’IA dans les 5 à 10 prochaines années ?

Réponse : intégrée, contrôlée et banalisée

« Les entreprises implémentent de plus en plus l’IA dans leur systèmes. Elle sera bientôt banalisée et on l’intègrera au quotidien sans s’en rendre compte. Comme on l’a fait avec les ordinateurs. L’être humain finit toujours par s’adapter, s’approprier et contrôler les technologies. Dans cette perspective, le contrôle de l’IA sur l’alignement est un travail mené pour faire en sorte que l’intelligence artificielle fasse ce qu’on lui demande dans le respect des lois et de l’éthique. »

Sur le terrain, comment les entreprises s’emparent-t-elles de l’IA ?

Réponse : attentes orientées résultats immédiats ou orientées process.

« Il y a deux grands types d’approche auxquels j’ai été confronté. La première, un dirigeant qui ne comprend rien à l’IA et ne cherche pas à comprendre en détail. Il cherche du résultat immédiat et de la productivité en automatisant les tâches. Il a confiance en l’outil IA développé car sa capacité d’analyse critique lui permet de juger de la pertinence et de l’efficacité des résultats donnés par l’IA.
L’autre approche est celle d’un client qui souhaite utiliser une solution IA à laquelle ils pourront implémenter des documents techniques internes pour obtenir des résultats tangibles, sans avoir à consulter ces documents. Cette stratégie suppose de former deux équipes internes. Les administrateurs de l’agent IA pour pouvoir le modifier et le faire évoluer, et les ingénieurs pour l’utiliser efficacement. »

Une phrase d’encouragement pour s’y mettre en toute confiance ?

« C’est le premier pas qui compte. Testez, faites votre analyse critique et voyez ce que vous en tirez. »

6. Ressources et outils pour adopter l’IA

L’arrivée de l’IA massive dans les entreprises impose d’investir dans le développement de nouvelles compétences humaines en formant les salariés. Dans une idée d’approche offensive, les formations en transition digitale, management, conduite du changement, RSE et développement personnel sont incontournables.

Compétences techniques et digitalesInformatique et IAPrompt EngineeringAnalyse de donnéesSEO et réseaux sociaux
Maîtriser les bases de l’IAAppendre à communiquer efficacement avec l’IAApprendre à utiliser des outils de gestion de données (Power BI par exemple)Apprendre à rester visible en ligne avec l’IA
Compétences managériales et humainesManagement et leadershipGestion des risquesRSEDéveloppement personnel
Gérer le changement et animer une équipeIdentifier et anticiper les défis liés à l’IAIntégrer la responsabilité sociale dans l’utilisation de l’IAGérer les conflits, motiver les équipes, favoriser la communication

Notre sélection de formations pour s’approprier l’IA

Compétence digitales :

Compétences managériales

Compétences en développement personnel

Notre sélection d’articles IA pour pousser la réflexion

En résumé : se préparer et oser l’IA

L’Intelligence Artificielle, malgré des inquiétudes légitimes concernant l’emploi, la régulation et l’éthique, offre une opportunité pour l’évolution de la société humaine. Loin d’une approche défensive et passive, l’histoire nous enseigne la capacité de l’homme à s’adapter, à s’approprier et à maîtriser ses innovations technologiques.
Une approche offensive en trois phases – apprendre, s’approprier et maîtriser l’IA – abordée collectivement et orientée vers les besoins sociaux, est alors un levier de progrès, de liberté et de bien-être.
L’IA est un outil que l’homme peut utiliser pour son propre bénéfice dans un cadre éthique et réglementé. Dans ce contexte galopant, le plan « Osez l’IA » de l’Etat a été lancé en juillet 2025 pour accélérer la diffusion de l’intelligence artificielle dans toutes les entreprises françaises.

Nos remerciements à Lenny Daho pour sa participation.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

ordinateur et smartphone avec données graphiques

Big Data et IA : le duo gagnant pour faire passer votre entreprise à la vitesse supérieure ?

Les 1er et 2 octobre prochains, le salon Big Data & AI Paris réunira les acteurs clés de la transformation numérique à la Porte de Versailles. Une occasion idéale pour faire le point sur un sujet devenu incontournable : comment les entreprises peuvent tirer parti de la donnée pour créer de la valeur concrète ?

Aujourd’hui, les entreprises sont submergées de données qui affluent de toutes parts : outils métiers, applications, capteurs, interactions clients… Mais comment passer de la donnée brute à des décisions utiles et efficaces ? L’association du Big Data (la collecte et l’organisation de volumes massifs d’informations) et de l’intelligence artificielle (leur traitement intelligent et automatisé) s’impose de plus en plus comme un levier stratégique de compétitivité.

Dans cet article, Edouard Stevenini, expert en transformation Data & IA, décrypte les bonnes pratiques pour structurer sa démarche, éviter les pièges courants, et transformer les données en avantage concurrentiel durable.

Le paysage actuel du big data

Dans un monde où l’IA, l’automatisation et les objets connectés génèrent des données en continu, le volume d’informations explose. Chaque année, la quantité de données produites dans le monde augmente de plus de 20 % (source : Siècle Digital).

Et pourtant, près de 8 entreprises sur 10 accusent un retard dans l’adoption des outils big data. Résultat : elles peinent à transformer cette richesse en valeur, laissant la place à des concurrents plus agiles et mieux armés pour innover, anticiper et décider vite.

Les 4 V du Big Data : des repères utiles, mais loin d’être suffisants

Le Big Data repose classiquement sur quatre grands principes :

  • Volume : des masses de données qui explosent chaque jour
  • Variété : des formats très divers (textes, images, vidéos, capteurs, etc.)
  • Vélocité : une génération de données en continu
  • Véracité : la nécessité de s’assurer de la qualité et de la fiabilité des données

Mais attention, accumuler des données n’a jamais suffi à créer de la valeur comme le rappelle Edouard Stevenini :

« La vraie question n’est pas ‘combien de données j’ai ? Mais quelle valeur métier je peux en tirer ? »

Aujourd’hui, une large part des données collectées reste dormante : stockées, mais jamais analysées ni utilisées. Cela peut concerner des journaux techniques, des historiques de navigation, ou encore des données issues de capteurs jamais connectées à des usages concrets.

« On collecte beaucoup, mais on exploite peu. Il faut apprendre à prioriser les données qui servent vraiment les décisions, les opérations ou l’innovation. »

Pourquoi investir dans l’analyse de données ?

Avant même de parler d’IA, une entreprise doit se poser une question simple : « À quoi vont me servir mes données, concrètement ? »

Sans objectif métier identifié, impossible de justifier les efforts humains, techniques et financiers nécessaires à une démarche data.

« Il existe des milliers de cas d’usage, souligne Edouard Stevenini. Prenons l’exemple des Ressources Humaines. Les données RH peuvent faire bien plus que suivre les absences des collaborateurs : elles permettent d’identifier des talents pour optimiser des parcours internes, de prédire des risques de turn-over, de piloter la masse salariale. Cependant, sans cadre clair ni gouvernance, ces opportunités ne peuvent être exploitées.»

Le premier défi est avant tout humain : faire en sorte que tous les services partagent une même définition des données. Sans ce langage commun, impossible de collaborer efficacement ni de tirer le plein potentiel des informations collectées.

Autre frein courant : les silos. Chaque équipe travaille avec ses propres outils, ses propres fichiers, ses propres définitions. Résultat : une vision éclatée, des données redondantes ou contradictoires, et des décisions bancales.

Investir dans la data, ce n’est pas accumuler des tableaux de bord. C’est créer une base solide, fiable, alignée sur les vrais besoins du terrain.

Pas de Data, pas d’IA

Avant de rêver d’IA performante et d’analyses prédictives bluffantes, il faut revenir à l’essentiel : la qualité des données.

Sans données propres, fiables, structurées, aucun algorithme ne peut produire de résultats utiles.

« L’IA n’est jamais meilleure que les données qu’on lui fournit. Si l’entrée est brouillée, la sortie le sera aussi. » — Edouard Stevenini

Ce travail invisible — souvent long et complexe — repose sur les équipes data : nettoyage, structuration, harmonisation, documentation… C’est ce qu’on appelle la gouvernance de la donnée.

En résumé : pour que l’IA réponde bien, il faut lui poser la bonne question avec les bonnes données.

Être Data Driven est-il réservé aux grands groupes ?

On pourrait croire que seules les grandes entreprises ont les moyens humains, financiers et techniques pour devenir data-driven. Pourtant, la réalité est plus nuancée.

« Les grands groupes ont massivement investi dans la donnée… mais les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Trop souvent, les cas d’usage peinent à créer de la valeur, freinés par des systèmes complexes et des données mal qualifiées. À l’inverse, certaines PME, plus agiles, réussissent à avancer plus vite. »

Ce qui fait la différence, ce n’est donc pas la taille de l’entreprise, mais la capacité à sensibiliser les équipes, à partager une vision commune et à déployer les bonnes compétences.

Bien pilotée, une stratégie data, même modeste, permet déjà de mieux comprendre, mieux anticiper, et surtout, mieux décider. Et c’est là que se joue l’impact.

Une approche data-driven pragmatique pour les PME

Pas besoin d’un data center ou d’une armée d’experts pour devenir data-driven. Pour les PME, tout commence par une approche simple, concrète et bien ciblée :

  • Partir d’un besoin clair : identifier un enjeu métier précis, comme améliorer l’efficacité des campagnes marketing ou mieux comprendre le parcours client.
  • Cadrer les options : quelles solutions existent ? Quels outils sont déjà disponibles dans l’entreprise ?
  • Valoriser vos talents : détectez ceux qui ont l’envie d’explorer l’IA, formez-les, et faites-en des relais d’innovation au cœur de vos équipes.
  • Valoriser l’existant : inutile d’aller chercher des données complexes. Celles issues d’un CRM, de Google Analytics ou de votre logiciel de facturation sont souvent largement suffisantes pour commencer.
  • S’appuyer sur des outils accessibles : un fichier Excel bien structuré peut faire des merveilles. Des solutions comme Power BI, déjà intégrées dans de nombreuses licences Microsoft, permettent d’aller plus loin sans complexité technique.

« Il ne faut pas vouloir à tout prix mettre de l’IA pour mettre de l’IA : mieux vaut une solution simple bien utilisée qu’un modèle complexe mal compris et mal déployé et non utilisé. »

La recette ? Tester, mesurer, apprendre… et ajuster en continu. C’est cette agilité qui fait la force des PME bien orientées data.

Audavia vous accompagne avec ses formations sur-mesure Power Bi, Excel pour démarrer ou développer votre stratégie data.

Quelles compétences développer pour devenir une entreprise « data driven » ?

Selon Edouard Stevenini, cinq compétences transversales sont essentielles pour ancrer une culture data solide :

  • Compréhension des fondamentaux de la donnée : savoir d’où viennent les données, comment elles sont collectées, et ce qu’elles permettent ou non de dire.
  • Maîtrise des outils métiers orientés data : former les équipes aux outils d’analyse adaptés à leur rôle (Power BI, CRM, tableaux de bord…), sans viser l’expertise technique.
  • Culture d’apprentissage continu sur l’IA : sensibiliser les collaborateurs aux enjeux de l’IA et à ses limites pour en faire un levier pertinent, pas un mirage.
  • Développement de l’esprit critique : apprendre à questionner les chiffres, à détecter les biais et à challenger les recommandations automatiques.
  • Capacité à partager et vulgariser les insights : transformer des analyses en décisions utiles grâce à une communication claire et adaptée aux différents publics.

En résumé

L’IA ne fait pas tout. Dans un projet de transformation data, seulement 10 % relève de l’algorithmie. En réalité, au moins 20 % concerne la tech et la qualité des données, et environ 70 % relève de la conduite du changement, des usages et de l’humain.

L’IA peut certes accélérer et amplifier la gouvernance des données, mais seulement si cette dernière a été solidement construite en amont. Elle n’est pas une baguette magique, mais un levier au service d’une stratégie claire. Intégrée dans des outils comme Power BI, elle permet de mieux exploiter des volumes croissants de données et de gagner en réactivité, à condition d’être guidée par les bons objectifs.

Comme le résume si bien Edouard Stevenini :

 » L’IA n’est pas une solution miracle. Avant tout, il faut des données fiables, une vision claire et la volonté de transformer… »

Nos remerciements à Edouard Stevenini pour sa participation à la rédaction de cet article.

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