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Le guide pour réussir son bilan de compétences avec le CPF en 2026

Le bilan de compétences n’a pas échappé à la réforme du CPF en vigueur depuis février 2026. Il revêt désormais un costume plus strict taillé sur mesure par les décrets n°2026-126 et n°2026-127 sur les conditions de son financement.

Cet article détaille, sous toutes les coutures, ce qu’il faut savoir en 2026 sur l’outil incontournable qui permet de faire le point sur sa carrière et les conditions pour mobiliser ses droits CPF , revus à la baisse.

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Qu’est-ce qu’un bilan de compĂ©tences ?

Les nouvelles règles de financement en 2026

Les conditions de réalisation du bilan

Comment s’inscrire Ă©tape par Ă©tape avec la plateforme CPF ?

Nos formations liées au sujet

Nos articles pour explorer l’environnement CPF

Comment s’inscrire Ă©tape par Ă©tape avec la plateforme CPF ?Qu’est-ce qu’un bilan de compĂ©tences ?

Le bilan de compĂ©tences est une dĂ©marche de gestion d’Ă©volution de carrière qui permet de plonger dans une rĂ©flexion introspective. C’est un outil stratĂ©gique dans plusieurs situations:

  • La reconversion professionnelle pour identifier les compĂ©tences transfĂ©rables et la validitĂ© du projet
  • L’évolution interne pour inventorier les acquis et identifier les leviers de mobilitĂ©.
  • Le retour Ă  la vie professionnelle après une longue absence sur le marchĂ© du travail pour faire un Ă©tat des lieux des compĂ©tences et attentes du marchĂ© en termes d’emploi, et Ă©laborer un plan d’action.
  • La crĂ©ation d’entreprise pour Ă©valuer les compĂ©tences nĂ©cessaires Ă  la gestion d’entreprise, la motivation et valider la cohĂ©rence du projet.

Le parcours du bilan de compétences

Il est structuré en trois étapes clés :

  • La phase prĂ©liminaire : elle pose le cadre et sert Ă  dĂ©finir des objectifs SMART, c’est Ă  dire SpĂ©cifiques, Mesurables, Ambitieux, RĂ©alisables, Temporels avec un consultant.
  • L’investigation : elle focalise sur l’exploration de soi en termes de motivations, de valeurs, de personnalitĂ©, et sur l’exploration du marchĂ©. Elle s’articule autour de tests comme le Strong et le modèle RIASEC et d’enquĂŞtes mĂ©tiers et d’une confrontation du projet avec la rĂ©alitĂ© Ă©conomique.
  • La conclusion : elle valide un plan d’action avec la remise d’un document de synthèse.

Les nouvelles règles de financement en 2026

Le dĂ©cret de fĂ©vrier 2026 redĂ©finit l’usage du CPF pour financer le bilan de compĂ©tences. Trois nouvelles règles sont dĂ©sormais en vigueur.

Règle n°1 : le plafond de 1 600 €

DĂ©sormais, quel que soit le montant disponible sur le compte CPF, la Caisse des DĂ©pĂ´ts ne financera le bilan de compĂ©tences qu’Ă  hauteur de 1 600 € maximum.

Exemple : si le tarif proposé est de 1 900 €, les 300 € supplémentaires sont à la charge du stagiaire. L’entreprise peut abonder le financement dans le cas d’une évolution interne, France travail également dans le cas d’une recherche d’emploi.

Règle n°2 : le délai de carence de 5 ans

Désormais, il faut attendre 5 ans entre deux bilans de compétences réalisés grâce au CPF.

Règle n° 3 : le ticket modérateur

Le financement du bilan de compĂ©tences, mĂŞme s’il ne dĂ©passe pas les 1600 euros, impose nĂ©anmoins la participation forfaitaire obligatoire de 150 € (103,20 € prĂ©cĂ©demment) lors de l’inscription sur la plateforme mon compte formation.

Les conditions de réalisation du bilan

Pour être éligible au CPF en 2026, le bilan doit respecter des conditions de réalisation et de qualité strictes :

  • DurĂ©e minimale : l’accompagnement effectif par le prestataire doit ĂŞtre d’au moins 13 heures. Le travail personnel (par exemple les recherches en autonomie) ne peut pas ĂŞtre facturĂ© au CPF.
  • DurĂ©e maximale : le bilan ne peut pas excĂ©der 24 heures au total.
  • Certification Qualiopi : l’organisme qui rĂ©alise le bilan de compĂ©tences doit impĂ©rativement possĂ©der la certification Qualiopi.

Comment s’inscrire Ă©tape par Ă©tape avec la plateforme CPF ?

Sur le site www.moncompteformation.gouv.fr , accédez au solde de votre compte CPF.

  • C’est la première fois que vous utilisez la plateforme ? Vous devez crĂ©er votre compte avec le numĂ©ro de sĂ©curitĂ© sociale et la crĂ©ation d’un mot de passe.
  • Vous avez dĂ©jĂ  ouvert un compte ? Vous y accĂ©dez grâce au numĂ©ro de sĂ©curitĂ© sociale et Ă  un mot de passe ou via France Connect.

L’identitĂ© numĂ©rique de la poste : pour s’inscrire Ă  une formation

Depuis octobre 2022, il est obligatoire de détenir un compte France Connect+ avec l’identité numérique de la poste. Ce dispositif sécurise le parcours d’achat des formations et lutte contre l’usurpation d’identité.

Pour créer son identité numérique La poste, trois procédés sont possibles :

Choisir son organisme de formation pour le bilan de compétences

Une fois connecté, vous avez accès au détail et à l’historique de vos droits et pouvez vérifier votre solde.

  • Recherchez un prestataire certifiĂ© Qualiopi parmi une liste proposĂ©e. N’hĂ©sitez pas Ă  contacter l’organisme pour vĂ©rifier s’il convient Ă  vos attentes.
  • Ensuite, vous pourrez valider votre dossier : l’organisme de formation choisi met en ligne le devis sur votre espace CPF et vous rĂ©glez le ticket modĂ©rateur pour finaliser l’inscription.

Vous pouvez également choisir de suivre un bilan de compétences à distance en visio ou bien en présentiel.

A savoir :

  • L’organisme choisi a 2 jours pour approuver et fournir un devis.
  • Si le dossier est acceptĂ©, vous avez alors 4 jours pour valider votre inscription effective Ă  la formation.

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Résumé

La rĂ©forme du CPF 2026 encadre de manière plus stricte le bilan de compĂ©tences avec un plafond de financement Ă  1 600 euros, un dĂ©lai de carence de 5 ans imposĂ© entre deux bilans et une durĂ©e d’accompagnement minimale fixĂ©e Ă  13 heures et maximale de 24h. Pour ĂŞtre Ă©ligible, l’organisme doit ĂŞtre certifiĂ© Qualiopi.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

un salarié avec billets de banques et un ordinateur

Mon CPF et moi : comment financer sa formation en 2026 ?

La récente réforme du CPF redéfinit la liberté d’action des salariés pour leur stratégie de montée en compétences. Depuis le plafonnement à 1 500 € pour les certifications aux Répertoires Spécifiques (RS), financer sa formation exige de mobiliser des leviers complémentaires. Désormais, il faudra compter sur un tiers et justifier de l’utilité d’une formation.

Cet article dresse un panorama des financements possibles d’une formation dans quatre contextes prĂ©cis : salariĂ© en emploi, reconversion professionnelle, demandeur d’emploi et travailleur indĂ©pendant. Ces modalitĂ©s de financements, assorties d’exemples concrets, ont pour optique un reste Ă  charge rĂ©duit au ticket modĂ©rateur de 150 € (prĂ©cĂ©demment 103,20 €).

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Salariés en emploi : les 3 leviers via l’entreprise

La reconversion professionnelle avec Transition Pro

Les demandeurs d’emploi : France Travail et les conseils régionaux

Le FSE+ : l’investissement europĂ©en pour l’avenir des compĂ©tences

Les travailleurs indépendants

Quelques articles pour approfondir le sujet

Salariés en emploi : les 3 leviers via l’entreprise

Le plafond de verre de 1 500 euros concernent les formations inscrites au répertoire spécifique telles que le management, la gestion du stress,la process com, les langues, la bureautique… Pour les financer au-delà des 1 500 €, il faudra compter sur une aide de son employeur à travers trois modalités d’abondement :

  • Le plan de dĂ©veloppement des compĂ©tences
  • Les OPCO des branches professionnelles
  • Le co-financement directement sur la plateforme Mon Compte Formation

Le plan de dĂ©veloppement des compĂ©tences Ă  l’initiative de l’employeur

Le plan de dĂ©veloppement des compĂ©tences constitue la rĂ©ponse prioritaire au plafonnement du CPF. L’employeur pilote ce dispositif pour garantir l’adaptation des salariĂ©s aux nouveaux outils de travail.

  • DĂ©finition : c’est un programme de formation interne pilotĂ© par l’employeur. Il assure l’adaptation des salariĂ©s Ă  leur poste de travail et veille au maintien de leur capacitĂ© Ă  occuper un emploi.
  • Le mĂ©canisme : l’initiative vient de l’employeur. La formation est intĂ©gralement financĂ©e par l’entreprise, et le temps passĂ© en formation est considĂ©rĂ© comme du temps de travail effectif avec maintien du salaire

Ce plan permet de financer sa formation sans puiser dans ses droits personnels. Les RH peuvent donc utiliser cet outil pour contourner la limite des 1 500 € imposée aux certifications RS.

  • Cas concret : vous ĂŞtes comptable dans une PME de 60 salariĂ©s. Votre entreprise installe un logiciel de gestion pour automatiser les factures. Ce changement imposĂ© par l’employeur justifie que l’entreprise paie l’intĂ©gralitĂ© de la formation. Vous n’utilisez pas un seul euro de votre compte CPF.

Les OPCO : le levier des petites structures

Les OPCO (Opérateurs de Compétences) soutiennent le financement de la formation professionnelle, notamment pour les TPE et PME.

  • DĂ©finition : ce sont 11 organismes agréés par l’État qui collectent et redistribuent les fonds de la formation professionnelle pour le compte des entreprises d’une mĂŞme branche (exemple : Atlas pour le conseil, Akto pour les services, etc.)
  • MĂ©canisme : les OPCO peuvent financer les formations prĂ©vues dans le Plan de dĂ©veloppement des compĂ©tences, particulièrement pour les entreprises de moins de 50 salariĂ©s. Ils interviennent Ă©galement pour valider et financer des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation.
  • Cas concret : vous travaillez dans une agence de communication de 10 personnes. Vous souhaitez vous spĂ©cialiser en gestion des rĂ©seaux sociaux. L’agence contacte son OPCO (Afdas ou Atlas) qui prend en charge les frais pĂ©dagogiques car cette compĂ©tence est prioritaire. L’OPCO peut rĂ©gler directement l’organisme de formation.

L’abondement : le co-financement sur Mon Compte Formation

L’abondement permet de dĂ©passer le plafond de 1 500 € directement sur la plateforme Mon Compte Formation pour financer une formation de manière agile.

  • DĂ©finition : c’est un mĂ©canisme de « pacte » financier oĂą l’entreprise et le salariĂ© unissent leurs moyens pour un projet commun.
  • MĂ©canisme : la plateforme « Mon Compte Formation » permet Ă  l’employeur de verser des complĂ©ments financiers (abondements) directement sur le compte du salariĂ©. Cela permet de couvrir le delta si le prix de la formation dĂ©passe le plafond de 1 500 € ou le solde disponible du salariĂ©.
  • Cas concret : vous voulez suivre une formation de management d’équipe Ă  plus de 1500 euros. En 2026, le CPF est plafonnĂ© Ă  1 500 € car c’est une formation inscrite au rĂ©pertoire spĂ©cifique. Si votre employeur accepte de co-financer le projet, il verse le surplus sur la plateforme et vous n’aurez mĂŞme pas Ă  payer le ticket modĂ©rateur de 150 € du fait qu’il y ait un co-financement.

La reconversion professionnelle avec Transition Pro

Transition Pro gère le projet de transition professionnelle (PTP). Pour qu’une formation soit Ă©ligible au PTP, elle doit ĂŞtre certifiante et enregistrĂ©e soit au RNCP (RĂ©pertoire National des Certifications Professionnelles), soit au RĂ©pertoire SpĂ©cifique.

  • DĂ©finition : c’est un rĂ©seau paritaire, gĂ©rĂ© par les syndicats et le patronat, prĂ©sent dans chaque rĂ©gion. Anciennement connu sous le nom de Fongecif, c’est l’organisme de rĂ©fĂ©rence pour la reconversion professionnelle.
  • MĂ©canisme : l’acceptation se fait sur l’étude d’un dossier solide prouvant le sĂ©rieux du projet de changement de mĂ©tier. S’il est acceptĂ©, Transitions Pro finance les frais pĂ©dagogiques et prend en charge votre salaire pendant la durĂ©e de la formation.

Transition Pro s’adresse à divers profils avec plusieurs dispositifs:

  • Le salariĂ© en poste qui doit demander un projet de transition professionnelle
  • Le salariĂ© dĂ©missionnaire qui doit obtenir l’accord de Transition Pro avant de dĂ©missionner pour avoir droit aux allocations chĂ´mage.
  • Les salariĂ©s en CDD et intĂ©rimaires.
  • Cas concret : vous ĂŞtes vendeur depuis 10 ans et vous souhaitez devenir infirmier. Vous dĂ©posez un dossier de PTP auprès de Transition Pro qui valide la viabilitĂ© du projet. Transition Pro paie les frais de scolaritĂ© et vous recevez votre salaire chaque mois pendant les trois ans d’Ă©tudes.

Les demandeurs d’emploi : France Travail et les conseils régionaux

France Travail et les conseils rĂ©gionaux interviennent pour financer une formation en cas de recherche d’emploi.

France Travail et l’AIF

L’Aide Individuelle Ă  la Formation (AIF) complète le solde du CPF. Cette aide est accordĂ©e pour les projets validĂ©s par un conseiller France Travail.

  • MĂ©canisme : si les droits CPF sont insuffisants pour financer une formation nĂ©cessaire au retour Ă  l’emploi, il faut dĂ©poser une demande d’AIF (Aide Individuelle Ă  la Formation) directement depuis l’application Mon Compte Formation. Le conseiller valide le projet s’il est cohĂ©rent avec la recherche d’emploi.
  • Cas concret : vous ĂŞtes demandeur d’emploi et vous souhaitez passer le permis B, indispensable pour pouvoir accepter un poste. Le CPF est dĂ©sormais plafonnĂ© Ă  900 euros. L’AIF va couvrir le montant restant Ă  charge.

Les conseils régionaux

Les Régions abondent les comptes CPF pour les métiers dans des secteurs en tension, par exemple dans les domaines du numérique, de l’artisanat ou de la santé.

  • MĂ©canisme : ils financent, auprès de la caisse des dĂ©pĂ´ts (gestionnaire du CPF), des “blocs d’abondements” pour des filières spĂ©cifiques en tension dans la rĂ©gion et oĂą le recrutement est actif. Si la formation choisie fait partie d’une liste « prioritaire » Ă©tablie par la rĂ©gion, l’abondement est souvent automatique.
  • Cas concret : Vous souhaitez faire une formation en cybersĂ©curitĂ© de 3 000 €. Le CPF est plafonnĂ© Ă  1 500 €. Votre rĂ©gion abonde pour la filière numĂ©rique. Lorsque vous sĂ©lectionnez cette formation sur la plateforme Mon Compte Formation, celle-ci dĂ©tecte votre Ă©ligibilitĂ©.

Le FSE+ : l’investissement europĂ©en pour l’avenir des compĂ©tences

Le Fonds social européenest “le principal instrument de l’Union européenne pour investir dans le capital humain […] dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, du développement des compétences et de l’inclusion sociale. ” 

  • DĂ©finition : le FSE+ subventionne des programmes collectifs pour rĂ©duire le coĂ»t final de la formation pour l’apprenant. Ces programmes sont rattachĂ©s Ă  des thĂ©matiques prĂ©cises dĂ©finies en amont et liĂ©es par exemple Ă  des mĂ©tiers en tension ou en devenir. Cette aide europĂ©enne s’adresse Ă  tous les profils : salariĂ©s, demandeurs d’emplois, jeunes et sĂ©niors. Le FSE+ couvre tout ou partie des coĂ»ts selon les cas.

La liste des projets financés par les programmes FSE+ compte notamment l’inclusion sociale, l’accès à l’emploi des jeunes, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, etc.

  • MĂ©canismes : les entreprises portent le projet et doivent constituer un dossier consĂ©quent afin de justifier, entre autres, l’utilitĂ© d’une formation, l’éligibilitĂ© Ă  un thème, par exemple le bien-ĂŞtre au travail, les compĂ©tences relationnelles en management et RH, la transformation numĂ©rique et les compĂ©tences digitales. Ce sont les opĂ©rateurs de compĂ©tences (OPCO) qui instruisent le dossier et donnent leur aval.

Cependant, les investissements du FSE sont ératiques : les budgets alloués aux opérateurs de compétences varient dans le temps, les répartitions sont variables et les thèmes peuvent être modifiés d’une année sur l’autre. Rien n’est acquis et une veille en temps réel est donc nécessaire.

  • Cas concret : Audavia a mobilisĂ© le FSE+ pour le compte d’une entreprise de conserverie de produits de la mer dont les points de vente sont prĂ©sents sur des lieux très touristiques. L’objectif Ă©tait de former les responsables de boutique en anglais et en allemand afin que la langue ne soit pas une barrière mĂ©tier face aux touristes.

Comment en bénéficier concrètement en tant qu’individu ?

En tant qu’individu, vous ne demandez pas directement le financement au FSE+. Vous bĂ©nĂ©ficiez de son action en vous inscrivant Ă  une formation portĂ©e par une RĂ©gion, un OPCO ou France Travail, dont le coĂ»t est rĂ©duit ou entièrement pris en charge si l’Europe a subventionnĂ© le programme en amont.

La constitution des dossiers pour la mobilisation du FSE+ incombe donc aux entités professionnelles, dont les entreprises, qui doivent porter le projet en leur nom.

Les travailleurs indépendants

Les travailleurs non-salariĂ©s ou TNS dĂ©pendent de fonds d’assurance formation spĂ©cifiques ou FAF. Au mĂŞme titre qu’un salariĂ©, les indĂ©pendants sont crĂ©ditĂ©s de 500 euros par an sur leur compte CPF. Pour financer une formation au-delĂ  de 1500 euros ils devront faire appel au co-financement de leur FAF.

Quelques articles pour approfondir le sujet

En résumé

Face à la réforme de 2026 du CPF, financer sa formation nécessite de mobiliser des leviers complémentaires comme le Plan de Développement des Compétences, les OPCO, Transition Pro, etc. Malgré la rigidification règlementaire, adopter une vision optimiste doit pouvoir garder intactes nos motivations et nos missions : la nécessité de co-construction financière imposée par l’érosion du CPF peut recréer une dynamique de dialogue social et professionnel entre toutes les parties prenantes autour d’ingénierie financière et au plus près, espérons-le, des intérêts des individus et de leurs compétences.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

un salarié la tête entre les mains dubitatif pour utiliser son CPF en 2026

Réforme CPF 2026 : y a-t-il péril en la demeure ?

Depuis son lancement, le Compte Personnel de Formation (CPF) soutenait la « libertĂ© de choisir son avenir professionnel ». L’ambition Ă©tait claire : dĂ©velopper et faciliter l’accès Ă  la formation en le centrant sur les initiatives et les besoins des individus.
L’étude parlementaire de 2018 titre ainsi sa première partie “Vers une nouvelle sociĂ©tĂ© de compĂ©tences” suivie d’un chapitre criant d’optimisme “Renforcer et accompagner la libertĂ© des individus dans le choix de leur formation”. Cependant, avec l’entrĂ©e en vigueur de nouvelles règles de plafonnement le 26 fĂ©vrier 2026, le CPF se durcit et le monde de la formation professionnelle accuse le choc. Entre promesse d’Ă©quitĂ© et contraintes budgĂ©taires, l’Ă©quilibre semble plus fragile que jamais.

A ce stade, faire des prédictions serait présomptueux. En revanche pour Audavia, comme pour l’ensemble de la profession de la formation professionnelle, constater, poser un regard critique et chercher des axes stratégiques d’agilité, quand tout semble s’écrouler, est une nécessité absolue…pour continuer à accompagner les millions de salariés qui perdent des possibilités sur le pilotage et le développement de leurs compétences professionnelles. D’ailleurs, où peut bien se situer l’équité ?

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Le CPF “c’était mieux avant “ ?

Un peu d’histoire avant la chute

Plafond de verre du CPF 2026 : « Vers une sociĂ©tĂ© d’incompĂ©tences » ?

L’inĂ©galitĂ© des chances face au ticket modĂ©rateur du CPF

L’impact pour les organismes de formation

Axes stratégiques pour la survie des apprenants et des OF !

Quelle liberté de choix pour 1 500 € ?

Le CPF “c’était mieux avant “ ?

Jusqu’à aujourd’hui, le CPF visait à instaurer une véritable autonomie pour les salariés dans le choix de leur trajectoire professionnelle.

Selon l’article L. 6111-1 du code du travail, chaque personne dispose d’un droit Ă  la formation dès son entrĂ©e sur le marchĂ© du travail et jusqu’Ă  la retraite, indĂ©pendamment de son statut. Cette approche a rompu avec celle de l’ancien DIF (Droit Individuel Ă  la Formation), qui plaçait le salariĂ© sous la dĂ©pendance de son employeur, pour faire du CPF un droit Ă  l’initiative exclusive de l’individu.

Ainsi, oui, on peut se risquer à dire que c’était mieux avant. Mais depuis la réforme de février 2026, il devient légitime de se poser les questions suivantes :

  • nous dirigeons-nous vers une nouvelle sociĂ©tĂ© d’incompĂ©tences ?
  • L’Ă©galitĂ© des chances est-elle encore envisageable ?
  • Les salariĂ©s les moins bien nantis financièrement restent-ils des individus libres de leur dĂ©veloppement professionnel ?
  • Les entreprises reprendront-elles leur costume de souveraines tenant sous leur joug une partie des salariĂ©s ?
  • Comment les organismes de formations, les deuxièmes dindons de la farce, pourront-ils Ă©quilibrer qualitĂ© et rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques ?
  • Et enfin, pour 1500 euros, quelles formations continues sont encore accessibles Ă  tous ceux qui ne peuvent assumer un reste Ă  charge consĂ©quent ?

Un peu d’histoire avant la chute

  • La formation professionnelle continue en France trouve ses racines dans la loi Delors de 1971, instaurant une obligation de formation pour les entreprises.
  • Ce système a Ă©voluĂ© vers le DIF en 2004, avant de se transformer en CPF en 2014 pour suivre chaque individu tout au long de sa carrière.
  • En 2019, le CPF est monĂ©tisĂ© en euros pour les salariĂ©s du privĂ© (500 € par an, 800 € pour les moins qualifiĂ©s ou en situation de handicap). L’application « Mon Compte Formation » (MCF), gĂ©rĂ©e par la Caisse des dĂ©pĂ´ts, a simplifiĂ© l’accès Ă  des formations qualifiantes et certifiantes de manière dĂ©matĂ©rialisĂ©e.

Plafond de verre du CPF 2026 : « Vers une sociĂ©tĂ© d’incompĂ©tences » ?

Depuis le 26 fĂ©vrier 2026, le CPF bascule d’un budget mobilisable librement vers une logique de plafonnement par action.

  • Le RNCP et la VAE restent Ă©pargnĂ©s,
  • Les formations du RĂ©pertoire SpĂ©cifique (RS) deviennent limitĂ©es Ă  une prise en charge fixĂ©e Ă  1 500 € et les bilans de compĂ©tences Ă  1 600€.

Tout cela ressemble Ă  un nivellement par le bas… La durĂ©e ou la complexitĂ© d’une compĂ©tence (comme le management de projet) ne sont plus prises en compte par le financement public.
Loin de l’idĂ©e de faire primer la qualitĂ©, ce plafonnement risque de rĂ©duire les formations RS Ă  des formats « low-cost » pour rester sous la barre des 1 500 €.
La qualité des formations au RS sera-t-elle donc réservée à ceux qui pourront supporter le reste à charge ou aux entreprises qui abonderont pour “aider” leurs salariés ?

L’inĂ©galitĂ© des chances face au ticket modĂ©rateur du CPF

Jusqu’ici, le CPF Ă©tait un succès dĂ©mocratique. La rĂ©forme 2026 introduit un double obstacle financier :

  • Le plafond de 1 500 € pour les actions de formation et 1 600€ pour les bilans de compĂ©tences.
  • Le ticket modĂ©rateur (participation financière obligatoire) est rĂ©cemment passer Ă  150 € (prĂ©cĂ©demment 103,20 €).

Dans un contexte de tension actuelle sur le pouvoir d’achat, ce reste Ă  charge peut devenir prohibitif. Le risque est de voir le CPF redevenir un outil pour les « bien nantis » capables d’autofinancer le surplus, ou de replacer le salariĂ© sous la dĂ©pendance de l’employeur via la recherche d’abondements indispensables pour couvrir les frais.

L’impact pour les organismes de formation : des dindons de la farce.

Les organismes de formation vont devoir faire face à une concentration des budgets sur des formations « moins nombreuses et régulées ».

  • Contraction de l’offre : les formations premium au RS deviennent invendables en direct.
  • Pression administrative : Il faudra dĂ©sormais jongler avec les cofinancements (entreprises, OPCO, RĂ©gions) pour compenser le plafonnement.

La réforme du CPF nous impose donc de repenser les stratégies pour équilibrer survie économique et bénéfices rendus sans concession pour la qualité. C’est un vaste chantier de reconstruction sur des sables mouvants…

Axes stratégiques pour la survie des apprenants et des OF !

Engagé pour la réussite de tous, Audavia a toujours fait le choix de la qualité notamment avec des programmes de formation sur mesure.

Aujourd’hui, nous devons trouver des remèdes internes, comme le ferait un organisme vivant face à un virus menaçant son équilibre biologique.

  • Il va falloir repenser l’ingĂ©nierie financière et pĂ©dagogique en ajustant les formats et les prix pour Ă©viter un effet « reste Ă  charge dissuasif » pour les clients.
  • MaĂ®triser l’accompagnement des stagiaires sur les cofinancements et maĂ®triser les circuits de cofinancement (rĂ©gions, France Travail, Opco, employeurs) pour aider les stagiaires Ă  combler les dĂ©passements de plafonds.
  • SĂ©curiser la conformitĂ© et la qualitĂ© : assurer la conformitĂ© stricte du cadre lĂ©gal comme, par exemple, pour le bilan de compĂ©tences oĂą seules les heures de face-Ă -face pĂ©dagogique avec un prestataire certifiĂ© NDA sont dĂ©sormais finançables.
  • Prouver le retour sur investissement : l’argumentaire de vente doit se concentrer sur « CPF et utilité », en dĂ©montrant un lien direct avec le retour Ă  l’emploi ou l’Ă©volution professionnelle.

Quelle liberté de choix pour 1 500 € ?

Avec ce nouveau plafond, seules certaines formations restent 100% finançables avec toutefois le reste à charge nouvellement institué de 150 €.

Voici une liste accessible à la seule initiative des individus qui ne peuvent assumer un reste à charge au-delà du ticket modérateur de 150 € :

En dehors de ces thématiques, pour accéder à des programmes plus onéreux et/ou plus avancés en termes de compétences, il faudra compter sur le co-financement de son employeur.

Ainsi certaines entreprises avaient déjà mis en place une stratégie de formation au bénéfice de leurs salariés. Audavia accompagne un de ses clients qui a fait le choix d’une stratégie 50/50 pour le financement de formation en anglais de ses salariés : 20h financées par l’entreprise et 20h financées par le CPF des stagiaires.

Puisque le salarié est maintenant privé de sa liberté de choix, l’implication agile des entreprises et des OF est désormais incontournable pour valoriser les compétences au sein des organisations, retenir les talents et renforcer l’image de marque employeur.

En résumé

La rĂ©forme de 2026 transforme le CPF d’un droit Ă  l’initiative du salariĂ© en un système contraint par des plafonds financiers rigides pour le RĂ©pertoire SpĂ©cifique. Ce tournant risque de fragiliser l’Ă©galitĂ© des chances en imposant un reste Ă  charge prohibitif aux salariĂ©s les moins aisĂ©s.
Pour les organismes de formation, l’enjeu est dĂ©sormais de conjuguer agilitĂ© financière et excellence pĂ©dagogique afin de prĂ©server l’utilitĂ© rĂ©elle des parcours.
Les entreprises vont également devoir repenser leurs approches pour préserver leur attractivité et leurs performances.
La liberté de se former ne doit pas devenir un luxe, mais rester un moteur de progression accessible à tous.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

deux salariés qui se remotivent en claquant leurs mains

6 actions concrètes pour remotiver un salarié démobilisé en 2026

Aujourd’hui, alors que le rapport au travail a profondĂ©ment mutĂ© vers une quĂŞte de sens et de flexibilitĂ©, voir un talent s’éteindre est un luxe que peu d’entreprises peuvent se permettre. Le taux d’engagement des salariĂ©s en France stagne autour de 7 %, et le coĂ»t du dĂ©sengagement est estimĂ© Ă  environ 13 250 € par an et par salariĂ©. Ă€ l’inverse, une Ă©quipe motivĂ©e gĂ©nère jusqu’Ă  23 % de rentabilitĂ© supplĂ©mentaire.

Comment remotiver un collaborateur « en retrait » ? A quel moment la séparation est inéluctable ? Nous avons interrogé Olga Pakhomova, coach professionnelle certifiée sur les actions concrètes et actionnables pour agir rapidement et efficacement.

“Quand on se sent démotivé, on peut avoir l’impression qu’il ne sert plus à rien de lutter, d’agir, que rien ne changera de toute façon. C’est comme si on marchait tout droit vers un cul-de-sac en se disant que, de toute façon, c’est la seule voie disponible. Et si, en regardant autour de soi, on apercevait une porte cachant une autre voie ?”

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Le diagnostic : Identifier pour mieux remotiver

6 actions concrètes pour relancer la machine

Situations de remotivation avec Olga Phakomova

Nos formations anti-démotivation

Quelques articles pour approfondir le sujet

Le diagnostic : Identifier pour mieux remotiver

Avant d’agir, il faut comprendre. La dĂ©mobilisation peut venir d’un manque de reconnaissance, d’un flou sur les missions ou d’un dĂ©sĂ©quilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Mais attention, la responsabilitĂ© est partagĂ©e car motivation et engagement sont l’affaire de tous.

  • Les dirigeants donnent la vision
  • Les managers l’incarnent
  • Les salariĂ©s doivent communiquer leurs besoins

Comment différencier une simple fatigue passagère d’un décrochage ?

Le tout premier signe à diagnostiquer est la durée dans le temps. Comportement changeant, mutisme, lassitude, Olga Phakomova nous éclaire.

“Ce qui permet de distinguer une simple fatigue d’un décrochage, c’est avant tout la durée dans le temps. Un comportement négatif qui perdure, une attitude qui change, un certain laisser-aller qui s’installe, tout cela est signe de décrochage. Les managers disent parfois, dans ces cas-là, que le collaborateur a « levé le pied ». Un collaborateur qui a décroché laisse couler, accepte sans lutter, ne partage plus ses difficultés, ne montre plus ses émotions, fait le strict minimum. Ce n’est plus seulement une baisse d’énergie, c’est un retrait. Quand il s’agit de fatigue passagère, un salarié a malgré tout la volonté de fournir un bon résultat : on sent qu’il y a un effort pour bien faire, même s’il n’y parvient pas toujours. Il peut exprimer sa lassitude, demander de l’aide ou reconnaître ses difficultés.“

Le rôle du manager : introspection et capacité à diagnostiquer

Pour remotiver un salarié, faut-il que les managers soient eux-mêmes engagés. Selon le rapport Gallup, seulement 27% des managers se disent engagés. L’introspection est alors indispensable avant même de pouvoir identifier la démotivation et aider son équipe.

“Lors de mes séances de coaching, j’ai remarqué que chaque personne a sa façon de retrouver la motivation : il n’y a pas de méthode universelle. Il est donc important de commencer par s’écouter, par prendre le temps de faire une introspection. Qu’est-ce qui fait que je me sens désengagé aujourd’hui ? Qu’est-ce qui a changé par rapport à la période où je me sentais motivé ? Qu’est-ce qui a nourri ma motivation tout au long de ma carrière ? Aujourd’hui, qu’est-ce qui ne dépend pas de moi dans cette situation ? Sur quoi puis-je agir ? Quelles petites actions puis-je mettre en place pour commencer à retrouver ma motivation ?” -Olga Phakomova

Avant d’aider son Ă©quipe, le manager doit s’assurer de son propre niveau d’engagement. Il doit briser son isolement, Ă©changer avec ses pairs et identifier ce sur quoi il a le contrĂ´le pour retrouver son propre Ă©lan.

“Pour sortir de sa léthargie, il faut commencer par chercher des portes qui ouvrent la perspective vers un nouveau mode de fonctionnement.”

6 actions concrètes pour relancer la machine

1. L’entretien de « re-onboarding »

Repartir de zĂ©ro comme si le collaborateur venait d’arriver : redĂ©finir sa fiche de poste, ses aspirations et ses outils. Parfois, une simple mise Ă  jour des attentes suffit Ă  dissiper les malentendus.

Si la perte de motivation fait suite à un échec (objectifs non atteints, promotion refusée), le manager doit s’évertuer à redonner du sens.

« La transparence et l’échange sont des éléments clés pour maintenir la motivation d’un salarié. Dans cette situation, il serait judicieux de demander au salarié de quoi il a besoin. Dans le cas d’une promotion refusée, vous pouvez lui poser la question « Pour compenser ce refus, qu’est-ce que je pourrais te proposer ? ». Dans le cas d’objectifs non atteints, « De quoi as-tu besoin pour améliorer ta performance ? ». Il pourrait demander, par exemple, une formation, davantage de responsabilités, la possibilité de participer occasionnellement à des salons professionnels pour briser la routine, ou encore d’avoir des contacts directs avec des clients afin de se sentir plus utile et impliqué.”

2. Le « Job Crafting » et les micro-objectifs

Le job crafting consiste à modifier son poste de travail en fonction de ses compétences et préférences en termes de conditions de travail et d’environnement. Cela inclut de remodeler une partie de ses missions. Par exemple si un collaborateur aime l’organisation mais déteste le reporting, peut-être peut-il échanger certaines tâches avec un collègue…

Le job crafting couplé à la mise en place de micro-objectifs permet alors d’endiguer l’installation d’un stress intense au travail et le sentiment que la montagne est bien trop haute à gravir. L’enjeu est alors de réduire la charge mentale sans freiner la productivité et d’instaurer un sentiment de progression, premier moteur de la dopamine au travail !

Dans cette perspective, le manager doit faire la différence entre ce qui est réellement « urgent » et ce qui est « important » et anticiper les demandes avec des délais réalistes pour soulager la pression et transformer les objectifs annuels en victoires hebdomadaires.

“Il faut élargir le champ d’action des salariés, leur laisser plus d’autonomie et davantage de souplesse dans la façon de réaliser leurs tâches. Le manager ou dirigeant doit aussi faire la différence entre ce qui est urgent et ce qui est important. Par exemple, demander des actions, même importantes, en amont et non au dernier moment, en précisant des délais réalistes. Avant de demander qu’une action soit faite de toute urgence, se demander s’il s’agit vraiment de quelque chose d’urgent ou s’il s’agit simplement d’une envie de voir cette action accomplie.”

3. La reconnaissance des efforts avant les résultats

Valoriser l’initiative et pas seulement le rĂ©sultat final ! La reconnaissance augmente l’engagement de 69% et elle s’incarne mieux dans un “merci” spĂ©cifique que dans une prime anonyme en fin d’annĂ©e. La reconnaissance est avant tout la mise en valeur de l’individu.

“Quand on parle de reconnaissance, on pense avant tout à une récompense, à quelque chose de l’ordre du cadeau. En réalité, ce que j’observe lors de mes coachings, c’est que la reconnaissance, c’est avant tout le fait de connaître la personne, c’est-à-dire la remarquer, la voir en tant que personne avec ses besoins, ses forces et ses faiblesses, et non en tant qu’élément interchangeable d’une chaîne de production. […] L’analyse transactionnelle inclut parmi les signes de reconnaissance le fait de dire bonjour et au revoir, de demander comment ça va !”

4. Instaurer le feedback informel

C’est une manière de donner le pouvoir au collaborateur et de lui laisser une place pour s’exprimer et exposer ses besoins sans jugement. Au-delĂ  de l’entretien annuel classique, instaurer des « conversations continues » entre le manager et le salariĂ© est une bonne pratique anti-dĂ©motivation.

“Je recommande des échanges réguliers et informels, sans cadre strict, par exemple autour d’un café ou d’un repas, de manière spontanée. Pour que la confiance s’installe, il est important de laisser le salarié s’exprimer librement, sans se sentir jugé ni contraint. S’il se sent écouté avec bienveillance et reçoit un feedback sincère, il partagera de plus en plus de choses spontanément.”

5. L’accès Ă  une formation « passion »

La formation continue est un moteur essentiel de motivation. Mettre en place une formation courte sur un sujet qui “anime” un collaborateur (mĂŞme indirectement liĂ© Ă  son poste) montre que l’entreprise mise sur son avenir Ă  long terme.
Rappeler au salarié qu’il doit être acteur de la solution et qu’il peut exprimer ses besoins en toute confiance.

“Au lieu d’exposer simplement son problème, le salarié doit proposer une ou plusieurs solutions. Par exemple, partager le fait de s’ennuyer et expliquer comment le manager pourrait y remédier concrètement. Faire la demande d’une formation, et proposer de réfléchir ensemble aux perspectives d’évolution, expliquer en quoi il pourrait être plus utile sur un autre poste ou suggérer comment son poste actuel pourrait évoluer grâce à telle ou telle de ses compétences.”

6. Le projet transverse

Confier un projet transverse avec un budget limité et une autonomie totale, en accord avec les aspirations du collaborateur est l’occasion pour lui de se revaloriser en dehors du cadre habituel de ses missions.

“Se fixer des challenges personnels et s’améliorer chaque jour permet de s’automotiver quand on se sent désengagé. Non pas pour être remarqué par sa hiérarchie, mais pour le plaisir personnel de se sentir encore plus performant jour après jour.”

Situations de remotivation avec Olga Phakomova

Comment un manager dĂ©motivĂ© a-t-il pu agir sur son propre engagement avant d’essayer d’aider son Ă©quipe ?

“J’ai l’exemple d’une manager qui a retrouvé sa motivation après avoir arrêté de copier la façon de manager de sa N+1. Cette manière très autoritaire et directive ne lui convenait pas et démotivait également son équipe. Lors de notre coaching, elle a réalisé que sa force résidait dans sa capacité à communiquer, à faire preuve d’empathie et à être à l’écoute. Elle a alors commencé à poser des questions à ses collaborateurs pour recueillir leurs besoins et comprendre leurs difficultés. Ses échanges, basés sur la transparence et l’écoute, ont transformé sa relation avec l’équipe et ont redonné de la motivation à la manager.”

Avez-vous un cas concret d’action de reconnaissance non financière qui a eu un impact fort sur la motivation d’un salarié ?

“Oui, une coachée a retrouvé son élan après avoir été écoutée par sa DRH, qui a entendu ses besoins et ses difficultés. Le fait d’avoir pu partager ce qu’elle vivait sur son poste, notamment la relation tendue avec sa N+1, lui a permis de faire redescendre la pression. Elle a changé physiquement, s’est redressée. Ses besoins ont été entendus, reconnus et respectés : on lui a accordé ce qu’elle demandait, c’est-à-dire une formation, un coaching et des réunions hebdomadaires avec sa N+1. Alors que le comportement de cette dernière nourrissait, au contraire, un grand mal-être, car ma coachée n’obtenait aucun « signe de reconnaissance » de sa part.”

D’après votre expérience personnelle, comment s’automotiver quand on s’est senti désengagé ?

“Tout d’abord, comprendre pourquoi on reste si l’on n’est plus motivé. À quel besoin répond ce job, cette entreprise ? Ensuite, valoriser les petits plaisirs et les bénéfices obtenus. Par exemple : je termine à l’heure, je déjeune avec des collègues sympas, je bénéficie de formations, j’apprends des choses qui me permettront d’évoluer vers un poste plus intéressant, je me sens valorisé par les retours des clients. Enfin, accepter que la vie professionnelle ne puisse pas répondre à tous les besoins. En revanche, elle permet de financer des projets passionnants en dehors du travail : une activité associative, des voyages, des études, un projet entrepreneurial, un hobby.”

Nos formations anti-démotivation

Quelques articles pour approfondir le sujet

En résumé

Remotiver un salariĂ© aujourd’hui relève d’un vĂ©ritable partenariat entre l’entreprise et l’individu. Comme le cite Olga Pakhomova, la clĂ© rĂ©side dans la capacitĂ© Ă  sortir du « cul-de-sac » pour explorer de nouvelles voies, qu’il s’agisse de job crafting, de feedback informel, ou simplement d’une Ă©coute sincère oĂą les salariĂ©s en difficultĂ© se sentent lĂ©gitimes pour exprimer leurs besoins et leurs solutions.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

mains en trains de dessiner des concepts grâce à la facilitation graphique

Communication visuelle : stratégie et cas d’usage à l’ère de l’ultra-technologie

Entre avalanche d’images et boulimie consommatrice, les entreprises doivent se montrer crĂ©atives, sortir du lot et soigner l’impact de leur image de marque. La communication visuelle est ainsi leur premier levier de crĂ©dibilitĂ© et d’efficacitĂ© marketing. Le graphisme est un langage Ă  part entière qui, au-delĂ  du branding et du marketing, s’invite mĂŞme jusque dans les rĂ©unions internes dans l’entreprise sous le nom de facilitation graphique.

D’un cĂ´tĂ©, la communication de marque et l’identitĂ© publique de l’entreprise. De l’autre, la facilitation graphique, un outil de travail collaboratif et cognitif.

Cet article explore les codes de la création visuelle, entre expertise métier et outils technologiques, sous le regard éclairé de Floriane Couture – designer graphique et illustratrice – Studio Flou.

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L’identité de marque : le socle du marketing

Les outils de création graphique : autonomie et limites

L’IA et le graphisme : le regard de Floriane Couture

La facilitation graphique, un levier cognitif puissant pour communiquer

Nos formations en création et communication visuelle

L’identité de marque : le socle du marketing

Qui dit avalanche d’images, dit haute concurrence visuelle. L’agilité en termes de communication par l’image est donc une priorité pour séduire, se différencier et rassurer ses clients par une image forte qui porte les valeurs et les promesses d’une marque. L’identité visuelle, socle du marketing, ne se résume pas à un simple logo. C’est un système cohérent qui permet à l’audience de vous identifier en une fraction de seconde, que ce soit sur un écran de smartphone ou lors d’un salon professionnel.

La force du déploiement multicanal : IA ou humain ?

Si la technologie augmentée peut convenir dans un premier temps pour créer soi-même de petits supports comme un logo ou un flyer, voire tout un site web, elle ne suffit pas pour concevoir une stratégie et une architecture visuelle déclinable sur tous les supports de communication. Du logo à l’habillage de stand, en passant par le site internet, il y a un véritable gap technique.

Les limites de l’identité graphique DIY

Si les technologies avancées permettent de se débrouiller seul, en termes de supports, de qualité d’image et de stratégie de communication visuelle, Floriane Couture rappelle qu’elles présentent rapidement des limites.

“L’IA est un super outil qui aide réellement les entreprises qui débutent à avoir une base pour leur communication. Selon moi, utiliser l’IA pour créer son logo par exemple, ne permet pas un résultat sur mesure et entièrement personnalisé. Aussi, la qualité n’est pas toujours idéale car aujourd’hui, les IA fournissent la plupart du temps des « images » et non des fichiers vectoriels. Cela limite donc leur utilisation et il sera compliqué d’utiliser le fichier sur un grand format par exemple. Et enfin, on peut aussi retrouver un manque de cohérence entre les divers supports créés par l’IA.”

UI designer et création de site web : au-delà des modèles clé en main

Les systèmes de création et de gestion de contenus comme WordPress sont des solutions performantes mais qui peuvent manquer de personnalisation pour les non aguerris. La valeur ajoutée d’un graphiste designer UI est d’adapter les modèles proposés en fonction des besoins client.

“L’avantage de travailler avec un UI designer pour la création de son site web, c’est, une fois de plus, la personnalisation. Le template peut être une base de travail mais l’intérêt de travailler avec un UI designer est que ce dernier va créer les maquettes en fonction de l’objectif du site web, il va pouvoir personnaliser les icônes, les formes, les éléments graphiques de manière générale.”

La valeur ajoutée de l’illustration sur mesure

En termes d’identitĂ© visuelle, l’illustration personnalisĂ©e est une arme de diffĂ©renciation massive. Elle apporte une touche humaine, de la poĂ©sie ou une note d’humour. L’identitĂ© de marque devient alors plus Ă©motionnelle avec un message visuel unique, renforçant l’originalitĂ© du positionnement marketing.

Les outils de création graphique : autonomie et limites

Aujourd’hui, nul besoin d’être designer graphique et de maîtriser indesign ou illustrator pour créer son logo ou son support visuel. L’autonomie est à portée de main. Freelances et TPE peuvent, au démarrage de leur activité, faire l’impasse sur une charte graphique et une stratégie de cohésion visuelle et se lancer avec des outils opensource dopés à l’IA.

Dans ce contexte, des outils comme Canva (https://www.canva.com/) ou Scribus (https://scribus.fr/) ont révolutionné leur quotidien. Ils peuvent nécessiter une courte formation pour les exploiter efficacement. Ils permettent alors une autonomie précieuse pour :

  • CrĂ©er des posts pour les rĂ©seaux sociaux.
  • Mettre en page une prĂ©sentation commerciale rapide.
  • RĂ©aliser des visuels simples pour un blog.

Quelles limites au « Do It Yourself » ?

Si l’autonomie est un atout au dĂ©marrage, elle rencontre vite des obstacles dès que l’entreprise grandit :

  • Les limites techniques : difficultĂ© Ă  gĂ©rer la colorimĂ©trie pour l’impression (CMJN), absence de fichiers vectoriels pour les grands formats, ou manque de hiĂ©rarchisation de l’information.
  • Limites stratĂ©giques : l’utilisation de modèles prĂ©conçus appauvrit l’identitĂ© de marque qui finit par ressembler Ă  celle de la concurrence. L’intervention d’un professionnel devient alors nĂ©cessaire pour redonner de la cohĂ©rence et de la profondeur Ă  la marque.

L’IA et le graphisme : le regard de Floriane Couture

L’intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative transforme les processus crĂ©atifs. Pour mieux comprendre cette mutation, Audavia a interrogĂ© Floriane Couture – designer graphique – pour comprendre comment, aujourd’hui, l’humain et l’IA cohabitent pour construire des identitĂ©s visuelles singulières.

Comment intĂ©grez-vous l’IA gĂ©nĂ©rative dans vos projets de crĂ©ation graphique au quotidien ? Quels en sont les avantages ?

“J’utilise les IA conversationnelles pour parfois enrichir mes idées. L’échange va me permettre d’explorer des pistes graphiques auxquelles je n’aurais peut-être pas songé, au même titre que je peux échanger avec d’autres professionnels de mon secteur. Cela m’aide à structurer mes pensées avant de passer à la création pure. J’utilise également les outils IA intégrés dans la suite Adobe pour une retouche photo par exemple, et de manière générale pour m’aider dans certaines tâches administratives. Tout cela me permet de gagner du temps et de me concentrer sur mon cœur de métier : la création.”

Selon vous, quelle compĂ©tence humaine l’IA ne pourra-t-elle jamais automatiser ?

“Pour moi, il y a deux réponses. Je pense que l’IA ne pourra jamais automatiser l’écoute attentive. En effet, j’essaye toujours de bien comprendre le besoin de mon client avant de commencer à créer. J’échange, je prends des notes, je pose des questions…et cette écoute là est indispensable pour répondre de manière précise à la demande. Aussi, même si l’IA me permet de brainstormer, et génère des idées, je suis convaincue qu’elle ne sera jamais plus créative qu’un humain.”

Quels sont les risques pour une entreprise qui utilise du 100% IA ?

“Une entreprise qui l’utiliserait à 100% pour la création de ses supports de communication risque vite de se heurter à des problèmes de qualité, dès lors qu’il s’agisse de supports imprimés en assez grand format. Elle peut aussi manquer de cohérence visuelle et donc perdre sa cible avec un style différent à chaque support. Aussi, l’IA étant entraînée par des images existantes, il peut être fréquent de se retrouver avec des visuels qui ressemblent fortement à ceux déjà existant dans le secteur d’activité de l’entreprise, voire à frôler la reproduction illicite de quelque chose d’existant.”

Pour quelles raisons, les clients délaissent l’IA et le DIY pour se tourner vers votre expertise ?

“La plupart de mes clients aiment mon approche sur mesure et à l’écoute réelle du besoin. En effet, ils ne retrouvent pas cela avec une IA. Ils apprécient aussi simplement le contact humain, le fait de pouvoir échanger avec moi avec des mots simples. Mon métier consiste à traduire visuellement les idées de mes clients et souvent, il est plus facile de communiquer des idées à un humain plutôt que de rédiger LE prompt qui va capter tout de suite ce que l’on souhaite. De plus, certaines entreprises viennent me voir car après avoir débuté avec un logo créé à l’aide de l’IA par exemple, elles se retrouvent bloquées lorsqu’il s’agit de créer des supports plus grands formats.”

Là où la technologie peut montrer des limites, comment créez-vous une communication visuelle plus sensorielle, plus émotionnelle, plus humaine ?

“Je vais me répéter, mais je pense que l’écoute est essentielle. En captant les émotions, les valeurs que souhaitent transmettre les clients dans leurs projets, je peux plus facilement le retranscrire visuellement. Je pense également qu’il y a une histoire de « patte créative ». J’ai développé, au fil des années, un certain style et les personnes qui souhaitent travailler avec moi viennent vers moi aussi pour cela. “

Quel conseil donneriez-vous Ă  ceux qui pensent que l’IA rend le designer graphique obsolète ?

“Je dirais que l’IA est un bon outil mais que la créativité reste le fruit du travail de l’humain. N’oublions pas que l’IA s’entraîne à partir de contenus aujourd’hui beaucoup créés par l’IA elle-même et donc, petit à petit, les contenus s’appauvrissent. J’espère qu’avec toutes les manières qui existent de développer sa créativité au quotidien, l’humain surpassera toujours l’IA dans ce domaine.”

La facilitation graphique, un levier cognitif puissant pour communiquer

La communication visuelle ne se limite pas au marketing externe. En interne, lors de formations, de rĂ©unions d’équipes ou de gestion de projets complexes nĂ©cessitant le partage de savoirs, la facilitation graphique s’impose comme un outil de productivitĂ© efficace.

Ici, le dessin n’est plus un objet esthĂ©tique pour vendre, mais un levier cognitif pour simplifier des concepts complexes, former des Ă©quipes et libĂ©rer l’intelligence collective en interne.

Pourquoi ça marche ?

Le cerveau traite les images 60 000 fois plus vite que le texte. Ainsi, la facilitation graphique permet de :

  • Simplifier des concepts complexes : rendre accessible une nouvelle stratĂ©gie d’entreprise ou un processus technique par exemple.
  • Favoriser la mĂ©morisation : un schĂ©ma dessinĂ© en direct lors d’une rĂ©union marque plus durablement les esprits qu’un rapport textuel de 10 pages.

Décryptage de la facilitation graphique avec Floriane Couture

Faut-il savoir dessiner pour utiliser la facilitation graphique ?

“Non pas nécessairement. La facilitation graphique est selon moi une nouvelle manière de prendre des notes et de synthétiser des choses. Il s’agit donc davantage de texte que de visuels et tout le monde est en mesure de dessiner des bonshommes bâtons !”

Comment l’intégrer dans son quotidien ? Y a-t-il des situations plus propices que d’autres ?

“Depuis que j’ai découvert et me suis formée à cette méthode, je trouve qu’elle peut être applicable à tellement de situations…écrire une recette, prendre des notes lors d’une réunion, synthétiser un sujet complexe, les utilisations sont, je pense, infinies ! “

Avez-vous un cas d’usage concret à partager ?

“En ce début d’année, j’accompagne une personne qui souhaite expliquer le principe de psychobiologie à des patients. C’est une notion qui n’est pas forcément simple à comprendre et l’idée est d’en faire un support très visuel qu’elle pourra avoir avec elle afin d’expliquer le concept de manière imagée et plus schématique. “

Nos formations en création et communication visuelle

Quelques articles pour aller plus loin

En résumé

La technologie offre des outils puissants, mais la vĂ©ritable communication visuelle rĂ©side dans l’intention. Que ce soit Ă  travers un logo stratĂ©gique, une illustration habitĂ©e ou une sĂ©ance de facilitation graphique, l’humain reste le garant du sens et de la personnalisation des messages visuels.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

salariés motivés dans salle de formation continue

Pourquoi la formation est le premier moteur de motivation et de rétention ?

Le rapport Future of Job 2025 du World Economic Forum pointe du doigt l’obsolescence et la transformation de 39% des compĂ©tences actuelles d’ici 2030. Une projection qui peut s’avĂ©rer perturbante aussi bien pour les entreprises que les salariĂ©s. Comment rester motivĂ© et engagĂ© si l’avenir ne fait pas figure de sĂ©curitĂ© ? La formation professionnelle est ainsi la première rĂ©ponse pour sĂ©curiser la performance. Aujourd’hui, c’est le premier levier de la reconnaissance et de la motivation pour les salariĂ©s qui voient l’apprentissage continu au travail comme un levier aussi crucial que le salaire ou le sentiment d’utilitĂ©.

“Globalement, les employeurs prĂ©voient que 39 % des compĂ©tences fondamentales des travailleurs Ă©volueront d’ici 2030. Si cela reprĂ©sente une Ă©volution significative des compĂ©tences, ce chiffre est en baisse par rapport aux 44 % enregistrĂ©s en 2023. Ce constat pourrait s’expliquer notamment par l’importance accrue accordĂ©e Ă  la formation continue […]” souligne le rapport Futur of Job.

Cet article met en lumière l’identité remarquable de la formation professionnelle continue tant au niveau de l’engagement des talents qu’au niveau de la vitesse d’efficacité opérationnelle des compétences acquises.

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La montée en compétences : le carburant de la motivation du salarié

Interview : retour terrain

10 compétences essentielles pour l’employabilité

Apprendre dans le flux de travail 

Nos articles pour aller plus loin

La montée en compétences : le carburant de la motivation du salarié

L’employabilité grâce à l’acquisition de compétences transférables est, de nos jours, l’enjeu premier de la formation continue. Mais au-delà, quand une entreprise offre la possibilité de monter en compétences, les salariés le perçoivent comme une preuve de reconnaissance, source de motivation et d’engagement.

  • 98 % des salariĂ©s considèrent la mise Ă  jour de leurs compĂ©tences comme un enjeu clĂ© (Edflex – Baromètre de la formation professionnelle 2025)
  • 94 % des salariĂ©s resteraient plus longtemps dans une entreprise qui investit dans leur dĂ©veloppement (LinkedIn Learning)

La formation est une preuve de reconnaissance 

Investir dans la formation d’un collaborateur est un message fort de reconnaissance existentielle. C’est la preuve que l’employeur reconnaĂ®t la valeur du salariĂ© et son potentiel, tous deux mĂ©ritant l’investissement dans la montĂ©e en compĂ©tences. Ainsi, en offrant des perspectives d’Ă©volution, l’entreprise transforme la peur de l’insĂ©curitĂ© et de l’obsolescence (notamment face Ă  l’IA) en une dynamique de confiance, de motivation et d’engagement.

Apprendre pour s’engager

Le lien entre apprentissage et bien-ĂŞtre n’est plus Ă  prouver. Psychologiquement, l’accès Ă  la maĂ®trise de nouveaux outils ou Ă  l’acquisition de nouvelles compĂ©tences personnelles comme le leadership, la communication impactante, rĂ©duit considĂ©rablement le stress liĂ© Ă  l’insĂ©curitĂ©, au sentiment d’incompĂ©tence. L’apprentissage est un vĂ©ritable moteur de confiance en soi et de motivation engageante.

Interview : retour terrain

Nous avons recueilli la vision et l’opinion de Michel J., directeur Customer Sucess Europe au sein d’un grand groupe, concernant les bĂ©nĂ©fices de la formation sur son dĂ©veloppement de carrière. Il souligne notamment un engagement renforcĂ©, une plus grande confiance en soi, et une meilleure capacitĂ© d’adaptation aux transformations.

Enfin si pour Michel, la formation n’est pas un critère à lui seul de fidélité à son entreprise, elle joue néanmoins un rôle essentiel dans l’engagement et la sécurisation de son développement professionnel.

De quand date votre dernière formation et quel impact a-t-elle eu sur votre quotidien professionnel ?

“Depuis 2021, je suis une formation continue en anglais, toujours en cours. Elle m’a permis d’être beaucoup plus à l’aise dans la prise de parole et les échanges, notamment dans un contexte international depuis le rachat de l’entreprise, où le top management communique en anglais. Cela a amélioré ma confiance, la qualité de mes interactions, ma performance et mon engagement, tout en facilitant la collaboration avec les équipes globales et en réduisant le stress lié aux échanges en anglais.”

Vous sentez-vous plus en confiance et plus motivé depuis ? Comment cela se manifeste concrètement ?

“Oui, clairement. Je me sens plus en confiance et plus motivé, notamment dans les interactions avec des interlocuteurs internationaux. Concrètement, je prends plus facilement la parole en réunion, je participe davantage aux discussions stratégiques et je suis plus à l’aise pour challenger ou présenter des sujets en anglais. Cela se traduit aussi par des échanges plus fluides avec le top management et les équipes globales, une meilleure collaboration et un engagement renforcé dans mon rôle.”

Quels types de formations trouvez-vous les plus utiles dans le monde professionnel actuel pour se sentir en sécurité en termes d’employabilité ?

“Les formations en langues, notamment en anglais, ainsi que les formations en management me paraissent aujourd’hui parmi les plus utiles pour renforcer son employabilité. Dans un environnement de travail de plus en plus international et en constante évolution, la capacité à communiquer efficacement, à collaborer avec des équipes multiculturelles et à piloter des équipes ou des projets est essentielle. Ces compétences permettent de s’adapter plus facilement aux transformations des organisations, de saisir de nouvelles opportunités et de rester performant dans la durée.”

La possibilité de se former est-elle pour vous un critère de fidélité à votre entreprise actuelle ?

“Pas nécessairement, dans la mesure où un salarié peut aujourd’hui se former de manière autonome, notamment via le CPF. La possibilité de se former n’est donc pas, à elle seule, un critère de fidélité à mon entreprise actuelle. En revanche, cela reste un avantage important lorsqu’une entreprise encourage activement le développement des compétences et facilite l’accès à des formations pertinentes, car cela contribue à l’engagement et au développement professionnel sur le long terme.”

Pensez-vous que le manque de formation puisse être une source de stress ou de désengagement de nos jours ?

“Oui, tout à fait. Le manque de formation peut clairement être une source de stress et de désengagement, notamment lorsque l’environnement évolue rapidement. Par exemple, si je n’avais pas renforcé mon niveau d’anglais, je me serais senti en difficulté dans l’organisation actuelle, surtout dans un contexte international. Au début du rachat, j’étais d’ailleurs stressé à chaque réunion, ce qui montre à quel point l’accompagnement et le développement des compétences sont essentiels pour rester serein et engagé.”

Comment percevez-vous l’investissement de votre employeur dans votre dĂ©veloppement des compĂ©tences ?

“Je le perçois à la fois comme une obligation et comme une marque de reconnaissance. Je suis reconnaissant de la chance que la société m’offre de pouvoir me former, d’autant plus que ces formations sont directement liées à mon rôle, dans un contexte économique qui n’est pas toujours simple. Cela montre un véritable engagement envers le développement des collaborateurs.”

Selon vous, dans un contexte d’obsolescence rapide des compĂ©tences actuelles, face aux transformations dues aux technologies IA, quelle place doit avoir la formation professionnelle continue ?

“Je pense que la formation professionnelle continue doit occuper une place centrale, en complément de l’apprentissage autonome. Dans un contexte d’évolution rapide des compétences, notamment avec l’essor de l’IA, il est essentiel de se former régulièrement pour rester pertinent, s’adapter aux nouvelles façons de travailler et continuer à créer de la valeur. La combinaison entre initiatives individuelles et accompagnement de l’entreprise permet de sécuriser l’employabilité tout en soutenant la performance et l’innovation.”

10 compétences essentielles pour l’employabilité

Parmi la liste des 10 compĂ©tences de base attendues par les employeurs, recensĂ©e par le rapport Futur of Job, la motivation et la conscience de soi figurent au top 5 des core skills : l’Ă©tat d’esprit du salariĂ© est donc devenu une compĂ©tence professionnelle Ă  part entière.

  1. Pensée analytique : elle est considérée comme essentielle par 7 entreprises sur 10.
  2. RĂ©silience, flexibilitĂ© et agilitĂ© : des compĂ©tences d’adaptation pour savoir naviguer au coeur du changement.
  3. Leadership et influence sociale : souligne le besoin de collaboration et de capacité à guider les autres.
  4. Pensée créative.
  5. Motivation et conscience de soi.
  6. Littératie technologique : capacité à comprendre et utiliser la technologie.
  7. Empathie et écoute active.
  8. Curiosité et apprentissage tout au long de la vie
  9. Gestion des talents
  10. Orientation service et service client.

Apprendre dans le flux de travail 

La formation professionnelle revêt donc une identité remarquable : elle est le pont entre la nécessité de performance des entreprises et l’impératif de quête de sens et de motivation des salariés. Elle doit être pensée pour devenir un flux constant agile et épouser le flux de travail, comme le souligne Michel J. dont la formation a été initiée en 2021 et continue d’être effective.

Le time to skill, ou vitesse à laquelle une compétence apprise devient opérationnelle, est le nouvel enjeu : Il s’agit alors de penser des formats de formation intégrés dans le flow de travail, pensés sur-mesure en concertation avec les entreprises pour former les bonnes personnes, au bon moment dans une perspective d’opérationnalité et de performance à court et moyen terme.

A long terme, dans un monde professionnel, économique et social où les compétences doivent sans cesse s’actualiser pour sécuriser l’emploi, une seule vérité demeure, celle énoncée par l’un des grands industriels du XXème siècle, Henry Ford : « La réelle sécurité qu’un homme puisse avoir en ce monde, c’est une réserve de connaissances, d’expériences et d’aptitudes. »

Nos articles pour aller plus loin

En résumé

Aujourd’hui, les entreprises envisagent la motivation des salariés comme une véritable compétence professionnelle de base. Elles savent également que leur performance est étroitement liée à la fidélisation et rétention des talents en investissant dans leur montée en compétences.
La formation professionnelle continue est aujourd’hui intégrée dans une culture d’apprentissage permanent. Elle doit être fluide, quotidienne, valorisée et au cœur des stratégies pour construire des entreprises humaine et performantes.

Découvrez nos formations sur mesure . Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Hommes et femmes qui brandissent des panneaux de bulles de BD communication impactante

Communication impactante : 3 exemples d’échanges performants

Entre collaborateurs, avoir une communication impactante permet de transformer une interaction difficile en expĂ©rience positive pour l’ensemble des interlocuteurs. Loin d’être une simple technique oratoire, c’est une stratĂ©gie neuro-compatible d’un individu Ă  un autre, Ă  l’image du modèle SCARF du neuroscientifique David Rock.
Si tout le monde est concerné, les managers sont en première ligne ! Ils ont nécessité de pratiquer une communication adéquate pour minimiser les stress et maximiser l’engagement.

Dans cet article, nous avons exploré les mécanismes d’une communication non violente à travers 4 cas d’usage pour transformer de potentiels conflits en sécurité psychologique et en dynamique de collaboration.

Psychologie de l’impact : la rĂ©sonance neurologique

Sous la surface des mots, la communication impactante est une gestion stratĂ©gique de la charge cognitive et de la rĂ©ponse Ă©motionnelle. Pour la psychologie cognitive, un message n’est « impactant » que s’il parvient Ă  franchir le filtre de l’amygdale — le gardien de notre cerveau qui dĂ©tecte les menaces.

Lorsqu’une communication est floue, autoritaire ou incohĂ©rente, elle dĂ©clenche une rĂ©ponse de stress (cortisol), plaçant l’interlocuteur en mode dĂ©fense ou retrait.

A l’inverse, une communication impactante utilise des leviers comme l’empathie cognitive et la clartĂ© intentionnelle pour stimuler le lien social et la confiance.

La sécurité psychologique

C’est l’Ă©tat dans lequel le cerveau n’est plus en mode survie au moment de l’interaction. Il est alors totalement disponible pour traiter l’information et collaborer.

Communiquer avec impact, c’est donc en premier lieu apaiser le cerveau Ă©motionnel puis parler directement au cerveau rationnel.

Le modèle SCARF de David Rock (neuroscientifique)

Le modèle SCARF est un cadre neuroscientifique identifiant cinq domaines sociaux : Statut, Certitude, Autonomie, Appartenance, Équité. Ils déclenchent, selon les situations, des réactions de « menace » ou de « récompense » dans notre cerveau.

Pour qu’une communication soit impactante, elle doit activer les zones de « rĂ©compense » du cerveau et Ă©viter de dĂ©clencher ses zones de « menace ». Concrètement :

  • Une communication non brutale (Statut)
  • Une communication qui ne menace pas en public le statut de l’interlocuteur (Statut)
  • Une communication claire et prĂ©cise, non Ă©vasive (Certitude)
  • Une communication ouverte non autoritaire (Autonomie)
  • Une communication qui crĂ©e le lien, non froide (Appartenance)
  • Une communication transparente, jamais injuste (EquitĂ©)

Le modèle SCARF est une feuille de route qui permet ainsi aux managers, en adaptant leur communication, de créer un environnement de travail sécurisant, collaboratif et motivant.

Trois cas pratiques de communication Ă  la rescousse de situations difficiles

Trouver les mots justes au bon moment permet d’ouvrir des portes de résolution d’une situation dans l’intérêt et le respect de toutes les parties prenantes. En voici 3 illustrations ci-dessous.

Cas d’usage n°1 : annoncer une décision difficile

Imaginez une Ă©quipe de collaborateurs qui travaille depuis 8 mois sur un gros projet. Le manager doit annoncer l’annulation immĂ©diate sur ordre de la direction. Dans ce scĂ©nario, il doit gĂ©rer une rupture de l’engagement Ă©motionnel (sĂ©curitĂ© psychologique) avant de communiquer sur une fin de tâche technique (cerveau rationnel).

Ce qu’il ne faut pas dire« C’est comme ça, c’est une dĂ©cision stratĂ©gique. On n’y peut rien, c’est le choix de la direction. On se met sur d’autres projets pour ne pas perdre de temps. »
Pourquoi ça ne marche pas– 8 mois de travail reprĂ©sentent une part d’identitĂ© et de valeur professionnelle individuelle

– Le message implicite : « votre temps et votre expertise n’ont aucune valeur ». Cela attaque directement l’estime de soi.

– Ignore les Ă©motions, crĂ©e de la dette Ă©motionnelle et du dĂ©sengagement Ă  venir

– Le manager « botte en touche » en accusant la direction, il fragilise la sĂ©curitĂ© psychologique. L’Ă©quipe perd confiance en sa capacitĂ© Ă  la protĂ©ger ou Ă  donner du sens Ă  son travail.
Communication impactante« Je sais combien vous vous ĂŞtes investis et je mesure votre dĂ©ception et votre frustration aujourd’hui. Prenons un moment pour dĂ©briefer sur ce que nous avons appris de cette expĂ©rience avant de nous projeter sur la suite. »
Pourquoi ça marche– L’Ă©coute active et la reformulation.

Validation de l’Ă©tat Ă©motionnel de l’Ă©quipe au lieu de le nier.

– Nomme l’émotion : en reconnaissant la dĂ©ception, il prend soin du besoin de reconnaissance du travail fourni ce qui permet de passer plus vite Ă  autre chose.

Sépare l’échec de la valeur des individus.

Renforce la loyautĂ© et la rĂ©silience de l’Ă©quipe face aux crises.

Cas d’usage n°2 : recadrer un collaborateur

Un collaborateur arrive systĂ©matiquement en retard aux rĂ©unions. Cette habitude dĂ©sorganise et ralentit le travail du groupe. Qu’il s’agisse d’un dĂ©sengagement ou d’un problème d’organisation non-dit, le manager doit chercher Ă  comprendre la rĂ©alitĂ© de l’autre afin d’envisager une solution.

Ce qu’il ne faut pas dire« Tu es encore en retard, c’est un manque de respect total pour tes collègues. Si ça continue, je prendrai des mesures. »
Pourquoi ça ne marche pas– Position de persĂ©cuteur
– Attaque l’individu plutĂ´t que l’acte
– Touche l’estime de soi
– Provoque un mĂ©canisme de dĂ©fense immĂ©diat.
Communication impactante« J’ai remarquĂ© tes retards rĂ©pĂ©tĂ©s. Cela impacte la fluiditĂ© de nos Ă©changes et nous oblige Ă  recommencer les points dĂ©jĂ  abordĂ©s. Qu’est-ce qui t’empĂŞche d’ĂŞtre Ă  l’heure ? Est-ce un problème d’organisation ou une surcharge ? Comment peut-on s’organiser pour que cela change ? »
Pourquoi ça marche– Le manager reste sur les faits (l’explicite)
Aucun jugement de valeur personnelle
– Evite le rĂ´le de victime chez le collaborateur
– Place le collaborateur en acteur de la solution

Cas d’usage n°3 : négocier des ressources pour une mission

Un chef de projet doit gérer une mission ambitieuse. Or, il n’a pas de budget ni de ressources humaines supplémentaires. La négociation pour obtenir ce dont il a besoin est un enjeu de pouvoir à deux niveaux : aura-t-il gain de cause et pourra-t-il mener sa mission ?

Ce qu’il ne faut pas dire« D’accord, je vais essayer de me dĂ©brouiller tout seul, je ne veux pas faire d’histoire. »
Pourquoi ça ne marche pas-Position de victime ou de sacrifice
– StratĂ©gie de soumission
– Acceptation d’une mission impossible
– Acceptation par avance d’une dĂ©gradation de l’estime de soi
Communication impactante« Je suis ravi de porter ce projet ambitieux. Toutefois, au vu de l’enjeu, ma crĂ©dibilitĂ© et la rĂ©ussite de la mission dĂ©pendent de l’obtention de ressources spĂ©cifiques. Quels sont les moyens Ă  disposition pour les dĂ©bloquer ? »
Pourquoi ça marche– StratĂ©gie d’affirmation
– Valide l’importance du projet
– Renforce la crĂ©dibilitĂ© et l’image de soi
– Protège l’intĂ©gritĂ©
– Met en lumière les risques et la nĂ©cessitĂ© technique (et non l’exigence personnelle)
– Engage Ă  la co-responsabilitĂ© avec la hiĂ©rarchie : intĂ©rĂŞt commun Ă  la rĂ©ussite
– Ouvre la discussion sur la recherche de solutions adaptatives

L’impact d’une communication se mesure Ă  la qualitĂ© du lien qu’elle crĂ©e ou prĂ©serve.

Une communication interpersonnelle efficace doit permettre :

  • De pouvoir s’exprimer sans peur du jugement
  • De dire les choses difficiles et d’éradiquer les non-dits toxiques
  • De s’assurer que le “message envoyé” correspond au “message reçu”

Boîte à outil : désamorcer un conflit avec des phrases “pare-feu”

La phrase pour reconnaître l’émotion

Nommer l’émotion de son interlocuteur sans juger : « J’ai l’impression que tu trouves cette situation [injuste / frustrante], est-ce que je me trompe ? »
L’impact ? Vous créez un lien de “complicité” sur l’analyse d’une problématique commune.

La phrase de validation

Reconnaître la perception de l’autre sans forcément être d’accord : « Je vois tout à fait ton point de vue sur [fait précis], et je comprends pourquoi c’est un point critique pour toi. »
L’impact ? Vous nourrissez le besoin de reconnaissance et désamorcez l’agressivité.

La phrase pour ouvrir les perspectives

Inviter à co-construire une solution : « Que peut-on mettre en place pour que tu sentes que nous avançons dans la bonne direction ? »
L’impact ? Vous entrez dans la résolution à deux et redonner de l’autonomie à votre interlocuteur.

Quelles formations pour acquérir une communication impactante ?

Plusieurs domaines de formation peuvent mettre en jeu des modules sur la communication impactante. Voici une petite sélection.

En management de projet :

En management d’équipe :

En développement personnel :

Quelques articles pour aller plus loin

En résumé

La communication impactante est l’art d’aligner l’intention du message avec l’Ă©motion de l’interlocuteur afin de crĂ©er un Ă©change constructif, coopĂ©ratif et donc moteur. C’est Ă©galement une Ă©thique de la relation qui consiste Ă  traiter les enjeux symboliques comme l’image de soi, les Ă©motions en tenant compte des biais de perception propres Ă  chacun.
Au- delà de l’impact individuel (reconnaissance, respect), la communication doit libérer les enjeux opérationnels en faveur de la performance et des objectifs fixés. Ainsi une communication bienveillante et juste a le pouvoir d’engager l’autre, individuellement et professionnellement, dans un projet de réussite commun.

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hommes et femmes reliés par des cordons colorés symbole agilité relationnelle des managers

L’agilité relationnelle est-elle une solution au désengagement managérial ?

Le rapport Gallup “État des lieux du monde du travail en 2025 “ dénonce le désengagement des managers (+30%) et donc de leurs équipes (70%). Parmi les causes identifiées, celle du manque de formation en termes de gestion humaine et de savoir-être. Propulsés sur la scène du leardership et de l’agilité relationnelle, de nombreux managers se retrouvent ainsi démunis (56% n’ont aucune formation à la prise de poste) et viennent renforcer les chiffres du Quiet Quitting (démission silencieuse).

Nous avons interrogĂ© Hubert Myon – formateur et coach en intelligence relationnelle et Ă©motionnelle, et comĂ©dien– sur l’impact des techniques théâtrales pour renforcer l’agilitĂ© relationnelle et permettre une meilleure pratique managĂ©riale. Trouver une posture professionnelle plus fluide et plus valorisante pour renforcer l’engagement et amĂ©liorer la qualitĂ© de vie au travail.

Qu’est-ce que l’intelligence et l’agilité relationnelles

L’intelligence relationnelle permet de développer l’agilité relationnelle : ce sont deux notions complémentaires.

  • L’intelligence relationnelle est la capacitĂ© cognitive et Ă©motionnelle Ă  comprendre les dynamiques entre individus. Elle s’appuie sur une intelligence Ă©motionnelle forte pour dĂ©coder les besoins, les motivations et les craintes d’autrui.
  • L’agilitĂ© relationnelle, quant Ă  elle, est la mise en mouvement de cette compĂ©tence. C’est la capacitĂ© de passer d’une posture Ă  une autre avec souplesse, d’ajuster son discours en temps rĂ©el et de transformer un conflit potentiel en une opportunitĂ© de dialogue.

Et si le dĂ©sengagement Ă©tait l’Ă©quivalent d’un acteur qui rĂ©cite son texte sans aucune intention comme s’il Ă©tait seul et dĂ©connectĂ© des autres ?

« Il est illusoire de croire qu’on peut réussir seul. L’agilité relationnelle est une soft skill indispensable pour bien jouer et réussir avec un objectif collectif. Un acteur ne joue jamais seul, il est toujours en lien avec les autres comédiens mais aussi et surtout avec le public. Sans public, il n’y a pas de spectacle ! »

L’art de la scène théâtrale : l’expression du leadership

Transposer les codes du théâtre au service du leadership et de la performance en entreprise est une approche pédagogique ludique et efficace pour exercer et développer son agilité relationnelle. Et si être manager relevait d’un rôle à jouer tel un comédien ?

Le management relationnel, qui ne consiste plus à imposer un script, exige de savoir improviser avec justesse dans un cadre défini, , comme sur la scène théâtrale.

Définir la bonne partition à jouer avant de manager

Un manager souhaite que ses collaborateurs adhèrent à une décision, un dirigeant veut que sa stratégie soit comprise. Ces objectifs ne doivent pas être confondus avec les besoins individuels pour les atteindre.

Si les objectifs sont souvent similaires d’un individu à un autre, les besoins réels dépendent de chaque profil.

« Je distingue la demande du besoin. Le besoin correspond au travail à effectuer pour atteindre l’objectif de la demande. Par exemple, être à l’aise avec ses émotions, avoir une communication impactante, savoir créer une relation intelligente avec l’autre sont des exemples de besoins individuels pour atteindre un objectif précis.” – Hubert Myon

Cette approche transforme la formation : on ne cherche plus seulement Ă  « transmettre », mais Ă  crĂ©er les conditions d’une adhĂ©sion volontaire en travaillant la communication et la posture comme le font les comĂ©diens sur scène.

L’entreprise comme scène de théâtre : le rôle de chacun

Dans une troupe de théâtre, comme dans une Ă©quipe, la clartĂ© est le moteur de l’action pour un rĂ´le donnĂ©. Hubert Myon utilise la mĂ©taphore du « travail Ă  la table » pour illustrer cette nĂ©cessitĂ© :

« Chacun a un rĂ´le Ă  jouer pour que tout se dĂ©roule correctement et personne ne joue le rĂ´le de l’autre. Au théâtre, il y a une phase appelĂ©e ‘le travail Ă  la table’ : on dĂ©couvre la pièce, on cherche Ă  comprendre son personnage… c’est la mĂŞme chose en entreprise. Quand la mise en scène est claire, identifiĂ©e et partagĂ©e, il est plus facile de jouer son rĂ´le et de l’investir avec confiance. »

Dans ce contexte, le manager devient un metteur en scène. Son rôle ? S’assurer que chaque collaborateur dispose de la partition et des ressources nécessaires pour « bien jouer » sa partie au sein du collectif.

Le paradoxe de la sincérité : « bien jouer » pour être vrai

Jouer un rĂ´le, c’est endosser la responsabilitĂ© de comportements et d’actions qui n’est pas forcĂ©ment celle pour laquelle l’individu Ă  un penchant innĂ©. Ainsi, les managers peuvent se trouver dĂ©munis face Ă  leur rĂ´le :

  • quelle posture adopter ?
  • Quel niveau d’adaptation avoir ?
  • Comment avoir l’air naturel et authentique ?
  • Comment obtenir l’adhĂ©sion sans manipuler ?

« Certains apprenants en formation ont peur de manquer de naturel en jouant un rĂ´le. Ils me disent : ‘je n’ai pas envie de jouer un rĂ´le, je veux ĂŞtre sincère’. Justement, ĂŞtre sincère est la première condition qui permet de bien jouer son rĂ´le. » – Hubert Myon

Ainsi jouer son rĂ´le avec agilitĂ© relationnelle n’est pas une manipulation, c’est l’art d’investir pleinement sa fonction avec authenticitĂ© pour crĂ©er un impact rĂ©el sur son auditoire. Dans ce contexte, le manager est un vĂ©ritable metteur en scène qui doit s’assurer :

  • que son rĂ´le est clairement dĂ©fini
  • de la capacitĂ© des autres (son Ă©quipe) Ă  bien jouer leur rĂ´le Ă©galement
  • de poser un cadre clair dans lequel personne ne joue le rĂ´le de l’autre

L’improvisation : l’école de l’engagement

Une fois le cadre posĂ©, les rĂ´les de chacun identifiĂ©s et la posture adoptĂ©e, le manager doit savoir jongler avec l’imprĂ©vu. C’est dans ce contexte que l’agilitĂ© relationnelle trouve toute sa justification. GĂ©rer le stress, les conflits… comment rester engagĂ© et maĂ®tre de la pièce Ă  jouer ?

“L’improvisation est une Ă©cole de l’engagement et de l’implication. MĂŞme dans un rĂ´le dĂ©terminĂ©, il y a une part d’improvisation face Ă  une situation inhabituelle, par exemple un public qui ne rĂ©agit pas ou un acteur qui oublie sa rĂ©plique. En milieu professionnel, c’est la mĂŞme chose. L’outil de l’improvisation théâtrale est une vraie philosophie du “oui”. Il faut savoir dire oui Ă  ce qui se passe, Ă  une proposition inattendue pour surfer dans le flow de l’autre, dans le respect de chacun et du cadre commun bien sĂ»r. Cette agilitĂ© doit servir l’objectif de rĂ©ussite du projet !” – Hubert Myon

Trois outils du comédien au service de l’agilité relationnelle

Comment acquérir concrètement cette agilité ? Hubert Myon transpose trois leviers du théâtre à la formation professionnelle liée au management et à la communication.

  • L’ancrage corporel avec un travail sur la posture
  • La respiration pour la contrĂ´ler et mieux transmettre ses Ă©motions et ses intentions
  • La gestion des regards et des silences pour asseoir sa prĂ©sence.

Concrètement, lors d’une formation, Hubert Myon pointe l’importance de la pédagogie essai/erreur. En effet, il accompagne les participants pour mieux apprendre et s’exercer sans conséquence(s) préjudiciable(s).

“ Les stagiaires jouent leur propre rĂ´le Ă  travers la pièce de l’entreprise et des mises en situation. Je les accompagne pour oser, essayer, se tromper… tout cela sans consĂ©quence(s). J’incarne un personnage qui permet au stagiaire de lever les blocages, par exemple un interlocuteur exigeant ou un collaborateur en conflit. Cela permet d’ouvrir tous les champs des possibles et d’expĂ©rimenter des solutions Ă  des situations de blocage comme oser dire non Ă  son chef.”

Pour Audavia, la formation des managers en leadership mais aussi des collaborateurs sur des thématiques en développement personnel, pour lutter contre le désengagement et le mal être au travail, est un moment qualifié pour avancer sur des terrains “minés” et dans un cadre sécurisé.

Quelques formations pour développer son agilité relationnelle

Nos articles Ă  lire pour aller plus loin

En résumé

Si l’agilitĂ© relationnelle est une soft skill incontournable aujourd’hui, c’est parce qu’elle rappelle une vĂ©ritĂ© essentielle : la rĂ©ussite est une Ĺ“uvre collective.

« L’objectif est de jouer une pièce qui embarque un public. L’acteur joue avec le public, ses rires, ses respirations. Sans public, on ne joue pas. »

Le prisme de l’acteur, de l’intention, et de l’agilitĂ© posent un regard unique sur la situation actuelle dans le monde du travail : le dĂ©sengagement est-il le rĂ©sultat d’un collaborateur qui ne trouve plus sa place dans la « pièce Ă  jouer » ? L’absence d’agilitĂ© relationnelle du management condamne-t-elle l’acteur Ă  jouer devant une salle vide ?

En redonnant aux managers les outils du metteur en scène et aux collaborateurs le plaisir du jeu sincère, l’entreprise ne se contente pas de former : elle rĂ©engage le dialogue et redonne vie Ă  la scène collective.

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table avec cartes de jeu pour formation gamifiée

Pourquoi et comment la gamification est un moteur de performance en formation professionnelle ?

Aujourd’hui, le principal défi des entreprises n’est pas l’accès à l’information, mais l’engagement de l’apprenant et la performance d’apprentissage. La gamification au service de la pédagogie, ou ludopédagogie, est un levier puissant d’enseignement à condition qu’elle soit réellement conçue pour répondre aux objectifs de l’entreprise et aux profils des apprenants. Elle transforme un parcours linéaire d’apprentissage en expérience narrative dynamique. Alors, le jeu en vaut-il la chandelle ?

Cet article explore les mécanismes du jeu dans les apprentissages et les bénéfices de la gamification à travers le témoignage d’Hélène Morice – ingénieure en formation et psychologue du travail, intervenante pour Audavia.

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Une très brève histoire du jeu

En 1938, Johan Huizinga, grand historien néerlandais du XXe siècle, théorisait dans son ouvrage « Homo Ludens » que le jeu est le fondement même de la culture humaine au-delà d’une approche biologique et psychologique. Il dira alors que le jeu est une tâche sérieuse.

« Le jeu est une action ou une activitĂ© volontaire, accomplie dans certaines limites fixĂ©es de temps et de lieu, suivant une règle librement acceptĂ©e mais absolument impĂ©rative, pourvue d’une fin en soi, accompagnĂ©e d’un sentiment de tension et de joie, et d’une conscience d’être « autrement » que dans la vie courante. » – Johan Huizinga.

Historiquement, le monde professionnel s’en est emparĂ© par Ă©tapes

  • 1985 : Le premier business game est imaginĂ© par Jean Lochard, enseignant en gestion et finance Ă  l’IFG (Institut Français de Gestion), avec la programmation d’un jeu d’entreprise interactif sur Minitel qui pourrait simuler la vie d’une entreprise. Il voit le jour en 1992 sous le nom SEAGEM, simulation de l’activitĂ© d’une compagnie maritime, avec ses porte-conteneurs et ses cargos, sur des lignes AmĂ©rique du Sud -Europe.
  • 2002 : L’arrivĂ©e des serious games avec America’s Army, le premier jeu conçu par les forces armĂ©es des États-Unis afin d’amĂ©liorer l’image de l’US Army et d’inciter les gens Ă  s’engager.

Interview : le point de vue d’Hélène Morice

Hélène Morice conçoit des parcours d’apprentissages ludiques clés en main destinés aux entreprises et à leurs besoins spécifiques. Ces formats personnalisés sont ensuite déployés en interne, auprès des collaborateurs, par des facilitateurs internes ou externes à l’entreprise. Hélène Morice intervient ainsi également dans la formation de ces facilitateurs qu’elle nomme les maîtres du jeu.

« Chaque projet de création ludopédagogique intervient après une analyse fine des besoins, des publics, des compétences et de l’environnement. En effet, ce sont des jeux créés sur mesure. »

En dehors de ces kits clé en mains spécifiques, intégrez-vous systématiquement la gamification dans les formations classiques ?

« Je l’ai toujours fait naturellement. Pour des sessions de formation en Process Com par exemple, je peux m’appuyer sur des séances de jeu si j’estime que cela est adapté. »

Quels types de supports de jeu créez-vous ?

« Je crée des outils qui rassemblent les individus pour expérimenter le jeu ensemble dans un lieu physique, c’est très important pour la cohésion. Je ne développe rien en ligne qui soit du domaine virtuel. Ces outils peuvent être des jeux de plateau ou de cartes, des jeux de piste, des puzzles ou des énigmes type escape game par exemple.»

Pouvez-vous donner un exemple de thème de parcours gamifié ?

« Un client voulait déployer les valeurs du groupe à l’ensemble des collaborateurs à travers ses diverses entreprises. Ici, le jeu est bien plus efficace qu’une circulaire ou des affichages dans les points stratégiques des locaux ! Le bénéfice du jeu c’est l’implication immédiate de tous. En interne, l’équipe RH a ensuite déployé le jeu. »

Peut-on intégrer la ludopédagogie dans toutes les thématiques de formations ?

« La ludopédagogie s’applique à tous les sujets de formation et s’adapte à tous les besoins pour créer un environnement émotionnel positif et joyeux où il est plus facile d’initier des transformations. Se former ç’est changer, or changer suppose d’en avoir envie, ce n’est pas le cas pour tout le monde, ce qui peut freiner l’apprentissage. Le jeu doit créer une bulle d’oxygène où apprendre lève subtilement tous les freins personnels. C’est un cercle vertueux sur lequel s’appuyer. »

Quelle est la place du jeu dans le développement des compétences ?

« Le développement des compétences des apprenants repose sur la base d’un parcours pédagogique d’apprentissage qui permet le développement des compétences. Ce parcours s’établit suite à l’analyse des besoins du client et son environnement soit 80% du travail. La ludopédagogie arrive ensuite, en tant que méthode, pour optimiser ce parcours. »

En quoi le jeu est-il un facilitateur d’apprentissage ?

« Le premier objectif, quelle que soit la méthode, est l’apprentissage. Or, on apprend plus facilement lorsque l’on prend du plaisir. Le jeu implique le plaisir. En effet le cerveau fonctionne mieux quand la joie est au rendez-vous. L’émotion est donc un facteur très important dans l’ancrage des apprentissages. »

Quelle est la place du droit à l’erreur dans le jeu ?

« L’erreur est plus qu’un droit, c’est un devoir. On doit se tromper quand on apprend. C’est ce qu’offre le jeu, un espace où l’on peut tout tenter et se « planter avec brio ! ». Cela n’a aucune conséquence si ce n’est de gommer la peur de l’échec, et de contribuer à renforcer les apprentissages grâce à un climat positif. »

Comment l’expérience de jeu renforce la mémorisation ?

« La mémorisation est toujours au cœur du processus. Ce qui est intéressant à travers l’expérience du jeu est que chacun mobilise sa propre technique de mémorisation pour apprendre. En effet, certains sont plus dans l’intellect, d’autres dans la manipulation ou le visuel. Le jeu peut offrir toutes ces possibilités de mémorisation, et les techniques sont toujours choisies en fonction du public cible et de son histoire avec l’apprentissage. »

A vos yeux, quelle est la part d’innovation aujourd’hui en ludopédagogie ?

« Pour moi l’innovation en ludopédagogie vient tout simplement dans le fait d’oser mettre du fun au cœur des entreprises en termes de formation. En effet, très peu de donneurs d’ordre demandent explicitement des formations orientées ludopédagogie. Cela représente un tiers seulement des demandes. Les plus enclins à l’innovation sont les ressources humaines tandis que les freins viennent plutôt des sphères managériales et de direction. Pourtant, le jeu apporte plus de performance d’apprentissage. »

Quels sont les freins justement pour les entreprises ?

« Les freins sont en lien avec les croyances limitantes selon lesquelles jouer n’est pas sérieux. Ainsi le jeu n’aurait pas vraiment sa place dans le monde professionnel. »

Quels sont les retours d’expérience de vos clients ?

« J’ai toujours des retours positifs et enthousiastes des facilitateurs car c’est avec eux que je suis en contact direct. En termes de retours sur investissement le constat est unanime : les choses sont bien plus et mieux intégrées. »

Y’a-t-il un profil type pour être le facilitateur d’un jeu en entreprise ?

« Oui, être volontaire. L’envie est le seul prérequis pour devenir maître du jeu. Souvent ce sont des formateurs internes ou des RH. Mais tout le monde peut y prétendre. »

Pourquoi le cerveau a besoin de jeu : l’Ă©clairage des neurosciences

Pourquoi apprenons-nous mieux en jouant ? Comme le souligne Stanislas Dehaene, neuroscientifique spĂ©cialisĂ© en psychologie cognitive, l’engagement actif est l’un des quatre piliers de l’apprentissage oĂą le jeu n’est pas une distraction, mais un moteur de feedback indispensable Ă  la plasticitĂ© cĂ©rĂ©brale.

« L’engagement actif est un prérequis à l’apprentissage : un organisme passif n’apprend pas. […] Le jeu augmente la motivation et l’attention, tout en fournissant un retour sur erreur immédiat, ce qui est le signal d’apprentissage par excellence pour nos circuits neuronaux. »

Que se passe-t-il alors dans le cerveau en situation de jeu :

  • Le shoot de dopamine : le jeu active le circuit hormonal de la rĂ©compense, ancrant l’information dans la mĂ©moire Ă  long terme.
  • Le droit Ă  l’erreur : le jeu abaisse le niveau de cortisol (stress). L’apprenant ose tester, Ă©chouer, et donc progresser sans crainte du jugement.
  • L’Ă©tat de flow : le flow est le point d’Ă©quilibre entre dĂ©fi et compĂ©tence oĂą la concentration est totale. En 1975, le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi thĂ©orise le concept de flow comme l’état entièrement centrĂ© sur la motivation interne, selon lequel un individu est modifiĂ© intrinsèquement s’il effectue une activitĂ© simplement pour le plaisir qu’elle lui procure.

La ludopédagogie au secours des formations complexes et techniques

La gamification de thématiques comme la finance brise la résistance cognitive face à des sujets qui peuvent être perçus comme complexes et arides.
Des sujets où des concepts plus abstraits sont abordés, comme les valeurs d’une marque employeur, les stratégies RSE ou le management, peuvent trouver dans la ludopédagogie un réel soutien d’ancrage facilitant le passage de la théorie à la pratique.

En résumé

Le jeu est un levier puissant pour maximiser l’engagement et l’ancrage des connaissances acquises dans la mĂ©moire. Loin d’être l’apanage de l’enfance, le jeu transforme les apprentissages linĂ©aires en expĂ©riences immersives. Il met en action les mĂ©canismes neurocognitifs propices au dĂ©veloppement et Ă  l’intĂ©gration de nouvelles compĂ©tences dans un espace oĂą Ă©motions et plaisir sont le terreau le plus fertile.

« Le plaisir apparaĂ®t Ă  la frontière entre l’ennui et l’anxiĂ©tĂ©, quand les dĂ©fis sont juste au bon niveau pour les capacitĂ©s de la personne. » – Extrait du livre Vivre : La psychologie du bonheur (Ă©d. française 2004), Mihaly Csikszentmihalyi

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Strong : l’inventaire puissant pour réorienter sa carrière

La reconversion professionnelle est vue par 84% des actifs comme une étape normale dans la vie professionnelle. Une étude IFOP consacrée « au regard des salariés » révèle que 44% souhaitent changer de métier radicalement. Or 71% d’entre eux n’osent pas franchir le cap car ils trouvent cela trop difficile. Pour plus de la moitié d’entre eux, ils souhaitent être accompagnés par un professionnel (57%) ou les RH de leur entreprise (55%).

Audavia détaille les forces de l’inventaire d’intérêts professionnels Strong®, aux côtés d’Amandine Carrierconsultante en évolution de carrière et certifiée Strong – et liste les accompagnements disponibles pour ceux qui souhaitent se réorienter professionnellement.

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Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong
Interview : explication détaillée par Amandine Carrier
Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion
Suggestions de formations selon les profils RIASEC
Nos articles pour aller plus loin

Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong

83% des actifs estiment que la reconversion professionnelle est possible Ă  tout âge. Mais un des nombreux freins est le manque de confiance et la peur du saut dans l’inconnu. Ainsi se faire accompagner est essentiel : première Ă©tape avec le bilan de compĂ©tences au cours duquel le test Stong est souvent utilisĂ© pour rĂ©soudre les problĂ©matiques d’orientation et de repositionnement professionnel.

Qu’est-ce que l’inventaire Strong ?

Le Strong est plus qu’un simple questionnaire de personnalité ; c’est un puissant outil d’évaluation des intérêts professionnels qui permet de mettre en parallèle ces derniers avec les traits de personnalité.
S’appuyant sur près de 90 ans de recherches, cette méthode garantit des résultats fiables et réalistes grâce à des mises à jour régulières basées sur les métiers actuels et des méthodes psychométriques strictes.

A quels profils d’individus est destiné le Strong ?

La force de l’outil Strong rĂ©side dans sa polyvalence : il s’adresse Ă  tous les profils souhaitant identifier des secteurs d’activitĂ© inspirants tels qu’un Ă©tudiant indĂ©cis, un salariĂ© souhaitant Ă©voluer en interne, ou encore une personne envisageant une rĂ©orientation radicale.

Interview : explication détaillée par Amandine Carrier

En quoi l’inventaire Strong se distingue-t-il des bilans de compétences ou des tests de personnalité pour se concentrer spécifiquement sur les intérêts ?

Le strong est un outil souvent utilisé en bilan de compétences car il apporte un éclairage sur notre personnalité et nos centres d’intérêts professionnels. Il peut être passé seul, en dehors d’un bilan, afin de permettre à une personne, qui serait en recherche d’emploi sans chercher à changer de métier, d’identifier de nouveaux secteurs professionnels ou des missions à développer. Son but est de répondre à la question de « Qu’est-ce qui m’intéresse dans le travail ? ». Cet inventaire permet de résoudre les problématiques de (re)positionnement et d’orientation professionnels

Il est reconnu comme un outil puissant par rapport à d’autres tests plus généraux ? Sur quoi cela repose-t-il ?

L’inventaire Strong repose sur un modèle reconnu scientifiquement dans le milieu de l’orientation scolaire et professionnelle : le RIASEC qui est un modèle de John HOLLAND. Aussi pour réaliser le questionnaire il faut se rapprocher d’un professionnel certifié. L’outil est mis à jour régulièrement et permet de prendre en compte différentes combinaisons d’intérêt qui ne restreignent pas les bénéficiaires.

Concrètement, Ă  quoi doit-on s’attendre en termes d’investissement temps et de processus, du questionnaire en ligne jusqu’Ă  la restitution ?

Le temps de passation est compris entre 30 à 45 min. Le consultant reçoit les résultats et prépare la restitution. Celle-ci dure environ entre 45min puis il faut compter 1h pour débriefer tout le rapport.

Qu’est-ce que le modèle RIASEC au cœur du Strong ? Comment permettent-ils de mettre des mots sur son mode de fonctionnement quotidien ?

Le modèle RIASEC est au cœur du Strong parce qu’il fournit un langage clair pour décrire le fonctionnement quotidien. Il permet de comprendre comment on agit, réfléchit et interagit, et met en lumière ce qui nourrit ou freine l’engagement. Il sert de pont entre la personne et les environnements professionnels. Dans ce modèle nous avons des spécificités pour chaque typologie d’individu : Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant et Conventionnel.

Est-il vrai que le Strong peut rĂ©vĂ©ler des pistes professionnelles auxquelles on n’aurait jamais pensĂ© ? Avez-vous vĂ©cu des situations oĂą le Strong a Ă©tĂ© une rĂ©vĂ©lation pour la personne ? Et oĂą le changement a Ă©tĂ© radical ?

Oui le Strong permet de rĂ©vĂ©ler des pistes sans pour autant obliger la personne Ă  suivre cette piste mais plutĂ´t Ă  la questionner sur ses intĂ©rĂŞts professionnels en lien avec le mĂ©tier. J’ai eu le cas d’une personne dont le mĂ©tier d’agricultrice ressortait, Ă©videmment elle a fait les « gros yeux » quand elle a vu ça. L’objectif n’est pas de dire qu’il faut ĂŞtre agricultrice mais d’identifier les intĂ©rĂŞts communs entre la personne et ce mĂ©tier : travailler en extĂ©rieur, manipuler des machines par exemple.

Le test nécessite un praticien certifié. Pourquoi ? Quelle est la valeur ajoutée de cet accompagnement humain par rapport à un simple résultat algorithmique ?

Par le questionnement lors de cet accompagnement. En effet, le consultant habilité permet d’ouvrir la réflexion et ne se contente pas juste de lire le rapport en mettant les gens dans des « cases ».

Si vous deviez rĂ©sumer en une phrase ce qu’un candidat gagne en passant le Strong, au-delĂ  d’une liste de mĂ©tiers, que diriez-vous ?

Le Strong permet à un candidat de mettre des mots clairs et structurés sur ce qui le fait naturellement fonctionner, l’engage et le motive au travail, afin de faire des choix professionnels plus conscients et durables.

Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion

Si l’inventaire Strong donne une direction, plusieurs leviers sont à disposition pour concrétiser son projet.

L’accompagnement Ă  l’orientation et Ă  la rĂ©flexion

  • Le bilan de compĂ©tences : un accompagnement personnalisĂ© pour analyser les compĂ©tences professionnelles et personnelles, souvent couplĂ© au test Strong pour dĂ©finir un projet d’Ă©volution ou de formation.
  • La certification Strong : destinĂ©e aux professionnels RH ou coachs, pour devenir praticien certifiĂ© et pouvoir administrer le test lors d’entretiens professionnels annuels ou de coaching personnalisĂ©.

Les dispositifs de financement et de transition

  • Le CPF ou Compte Personnel de Formation : un compte crĂ©ditĂ© en euros chaque annĂ©e, vous permettant de financer tout ou partie de votre bilan de compĂ©tences (en prĂ©sentiel ou Ă  distance) ou d’une formation qualifiante.
  • Les aides de l’État (France Travail, Transitions Pro) : des dispositifs comme le « Projet de Transition Professionnelle » (PTP) permettent de financer des formations longues tout en maintenant la rĂ©munĂ©ration sous certaines conditions.
  • Le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) : un service gratuit et personnalisĂ© pour faire le point sur votre situation et ĂŞtre orientĂ© vers les bons dispositifs de financement.

Suggestions de formations selon les profils RIASEC

Selon les pistes révélées par le test Strong, voici quelques formations pour franchir le cap de la reconversion ou (re)orientation.

Profil artistique ou investigateur : aime créer ou résoudre des problèmes

Formations digital et informatique : UX/UI Design, développement web (WordPress, Python), stratégie digitale, référencement seo…

Profil entreprenant : leader et influenceur

Profil social : épanoui au contact de l’autre

Ressources Humaines et Management : gestion des RH et management de projet ou d’Ă©quipe.

Profil conventionnel : à l’aise avec les tâches administratives et procédures

Comptabilité et Gestion : comptabilité générale, analytique et logiciels de gestion (Sage, EBP).

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En résumé

Changer radicalement de métier ou affiner ses possibilités d’évolution dans un même domaine est l’occasion de faire le point sur les intérêts réels en lien avec la personnalité. L’inventaire Strong met des mots sur ce qui motive naturellement les individus pour s’épanouir professionnellement. Il révèle des pistes de métiers, parfois insoupçonnées, et le mode de fonctionnement de chacun. Afin de choisir l’orientation et la formation la plus pertinente pour un projet durable, le Strong est très souvent utilisé lors de bilans de compétences.

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