La récente réforme du CPFredéfinit la liberté d’action des salariés pour leur stratégie de montée en compétences. Depuis le plafonnement à 1 500 € pour les certifications aux Répertoires Spécifiques (RS), financer sa formation exige de mobiliser des leviers complémentaires. Désormais, il faudra compter sur un tiers et justifier de l’utilité d’une formation.
Cet article dresse un panorama des financements possibles d’une formation dans quatre contextes précis : salarié en emploi, reconversion professionnelle, demandeur d’emploi et travailleur indépendant. Ces modalités de financements, assorties d’exemples concrets, ont pour optique un reste à charge réduit au ticket modérateur de 150 € (précédemment 103,20 €).
Salariés en emploi : les 3 leviers via l’entreprise
Le plafond de verre de 1 500 euros concernent les formations inscrites au répertoire spécifique telles que le management, la gestion du stress,la process com, les langues, la bureautique… Pour les financer au-delà des 1 500 €, il faudra compter sur une aide de son employeur à travers trois modalités d’abondement :
Le plan de développement des compétences à l’initiative de l’employeur
Le plan de développement des compétences constitue la réponse prioritaire au plafonnement du CPF. L’employeur pilote ce dispositif pour garantir l’adaptation des salariés aux nouveaux outils de travail.
Définition : c’est un programme de formation interne piloté par l’employeur. Il assure l’adaptation des salariés à leur poste de travail et veille au maintien de leur capacité à occuper un emploi.
Le mécanisme : l’initiative vient de l’employeur. La formation est intégralement financée par l’entreprise, et le temps passé en formation est considéré comme du temps de travail effectif avec maintien du salaire
Ce plan permet de financer sa formation sans puiser dans ses droits personnels. Les RH peuvent donc utiliser cet outil pour contourner la limite des 1 500 € imposée aux certifications RS.
Cas concret : vous êtes comptable dans une PME de 60 salariés. Votre entreprise installe un logiciel de gestion pour automatiser les factures. Ce changement imposé par l’employeur justifie que l’entreprise paie l’intégralité de la formation. Vous n’utilisez pas un seul euro de votre compte CPF.
Les OPCO : le levier des petites structures
Les OPCO (Opérateurs de Compétences) soutiennent le financement de la formation professionnelle, notamment pour les TPE et PME.
Définition : ce sont 11 organismes agréés par l’État qui collectent et redistribuent les fonds de la formation professionnelle pour le compte des entreprises d’une même branche (exemple : Atlas pour le conseil, Akto pour les services, etc.)
Mécanisme : les OPCO peuvent financer les formations prévues dans le Plan de développement des compétences, particulièrement pour les entreprises de moins de 50 salariés. Ils interviennent également pour valider et financer des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation.
Cas concret : vous travaillez dans une agence de communication de 10 personnes. Vous souhaitez vous spécialiser en gestion des réseaux sociaux. L’agence contacte son OPCO (Afdas ou Atlas) qui prend en charge les frais pédagogiques car cette compétence est prioritaire. L’OPCO peut régler directement l’organisme de formation.
L’abondement : le co-financement sur Mon Compte Formation
L’abondement permet de dépasser le plafond de 1 500 € directement sur la plateforme Mon Compte Formation pour financer une formation de manière agile.
Définition : c’est un mécanisme de « pacte » financier où l’entreprise et le salarié unissent leurs moyens pour un projet commun.
Mécanisme : la plateforme « Mon Compte Formation » permet à l’employeur de verser des compléments financiers (abondements) directement sur le compte du salarié. Cela permet de couvrir le delta si le prix de la formation dépasse le plafond de 1 500 € ou le solde disponible du salarié.
Cas concret : vous voulez suivre une formation de management d’équipe à plus de 1500 euros. En 2026, le CPF est plafonné à 1 500 € car c’est une formation inscrite au répertoire spécifique. Si votre employeur accepte de co-financer le projet, il verse le surplus sur la plateforme et vous n’aurez même pas à payer le ticket modérateur de 150 € du fait qu’il y ait un co-financement.
La reconversion professionnelle avec Transition Pro
Transition Pro gère le projet de transition professionnelle (PTP). Pour qu’une formation soit éligible au PTP, elle doit être certifiante et enregistrée soit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), soit au Répertoire Spécifique.
Définition : c’est un réseau paritaire, géré par les syndicats et le patronat, présent dans chaque région. Anciennement connu sous le nom de Fongecif, c’est l’organisme de référence pour la reconversion professionnelle.
Mécanisme : l’acceptation se fait sur l’étude d’un dossier solide prouvant le sérieux du projet de changement de métier. S’il est accepté, Transitions Pro finance les frais pédagogiques et prend en charge votre salaire pendant la durée de la formation.
Le salarié en poste qui doit demander un projet de transition professionnelle
Le salarié démissionnaire qui doit obtenir l’accord de Transition Pro avant de démissionner pour avoir droit aux allocations chômage.
Les salariés en CDD et intérimaires.
Cas concret : vous êtes vendeur depuis 10 ans et vous souhaitez devenir infirmier. Vous déposez un dossier de PTP auprès de Transition Pro qui valide la viabilité du projet. Transition Pro paie les frais de scolarité et vous recevez votre salaire chaque mois pendant les trois ans d’études.
Les demandeurs d’emploi : France Travail et les conseils régionaux
L’Aide Individuelle à la Formation (AIF) complète le solde du CPF. Cette aide est accordée pour les projets validés par un conseiller France Travail.
Mécanisme : si les droits CPF sont insuffisants pour financer une formation nécessaire au retour à l’emploi, il faut déposer une demande d’AIF (Aide Individuelle à la Formation) directement depuis l’application Mon Compte Formation. Le conseiller valide le projet s’il est cohérent avec la recherche d’emploi.
Cas concret : vous êtes demandeur d’emploi et vous souhaitez passer le permis B, indispensable pour pouvoir accepter un poste. Le CPF est désormais plafonné à 900 euros. L’AIF va couvrir le montant restant à charge.
Les conseils régionaux
Les Régions abondent les comptes CPF pour les métiers dans des secteurs en tension, par exemple dans les domaines du numérique, de l’artisanat ou de la santé.
Mécanisme : ils financent, auprès de la caisse des dépôts (gestionnaire du CPF), des “blocs d’abondements” pour des filières spécifiques en tension dans la région et où le recrutement est actif. Si la formation choisie fait partie d’une liste « prioritaire » établie par la région, l’abondement est souvent automatique.
Cas concret : Vous souhaitez faire une formation en cybersécurité de 3 000 €. Le CPF est plafonné à 1 500 €. Votre région abonde pour la filière numérique. Lorsque vous sélectionnez cette formation sur la plateforme Mon Compte Formation, celle-ci détecte votre éligibilité.
Le FSE+ : l’investissement européen pour l’avenir des compétences
Le Fonds social européenest “le principal instrument de l’Union européenne pour investir dans le capital humain […] dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, du développement des compétences et de l’inclusion sociale. ”
Définition : le FSE+ subventionne des programmes collectifs pour réduire le coût final de la formation pour l’apprenant. Ces programmes sont rattachés à des thématiques précises définies en amont et liées par exemple à des métiers en tension ou en devenir. Cette aide européenne s’adresse à tous les profils : salariés, demandeurs d’emplois, jeunes et séniors. Le FSE+ couvre tout ou partie des coûts selon les cas.
Mécanismes : les entreprises portent le projet et doivent constituer un dossier conséquent afin de justifier, entre autres, l’utilité d’une formation, l’éligibilité à un thème, par exemple le bien-être au travail, les compétences relationnelles en management et RH, la transformation numérique et les compétences digitales. Ce sont les opérateurs de compétences (OPCO) qui instruisent le dossier et donnent leur aval.
Cependant, les investissements du FSE sont ératiques : les budgets alloués aux opérateurs de compétences varient dans le temps, lesrépartitions sont variables et les thèmes peuvent être modifiés d’une année sur l’autre. Rien n’est acquis et une veille en temps réel est donc nécessaire.
Cas concret : Audavia a mobilisé le FSE+ pour le compte d’une entreprise de conserverie de produits de la mer dont les points de vente sont présents sur des lieux très touristiques. L’objectif était de former les responsables de boutique en anglais et en allemand afin que la langue ne soit pas une barrière métier face aux touristes.
Comment en bénéficier concrètement en tant qu’individu ?
En tant qu’individu, vous ne demandez pas directement le financement au FSE+. Vous bénéficiez de son action en vous inscrivant à une formation portée par une Région, un OPCO ou France Travail, dont le coût est réduit ou entièrement pris en charge si l’Europe a subventionné le programme en amont.
La constitution des dossiers pour la mobilisation du FSE+ incombe donc aux entités professionnelles, dont les entreprises, qui doivent porter le projet en leur nom.
Les travailleurs indépendants
Les travailleurs non-salariés ou TNS dépendent de fonds d’assurance formation spécifiques ou FAF. Au même titre qu’un salarié, les indépendants sont crédités de 500 euros par an sur leur compte CPF. Pour financer une formation au-delà de 1500 euros ils devrontfaire appel au co-financement de leur FAF.
Face à la réforme de 2026 du CPF, financer sa formation nécessite de mobiliser des leviers complémentaires comme le Plan de Développement des Compétences, les OPCO, Transition Pro, etc. Malgré la rigidification règlementaire, adopter une vision optimiste doit pouvoir garder intactes nos motivations et nos missions : la nécessité de co-construction financière imposée par l’érosion du CPF peut recréer une dynamique de dialogue social et professionnel entre toutes les parties prenantes autour d’ingénierie financière et au plus près, espérons-le, des intérêts des individus et de leurs compétences.
Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
Depuis son lancement, le Compte Personnel de Formation (CPF) soutenait la « liberté de choisir son avenir professionnel ». L’ambition était claire : développer et faciliter l’accès à la formation en le centrant sur les initiatives et les besoins des individus. L’étude parlementaire de 2018 titre ainsi sa première partie “Vers une nouvelle société de compétences” suivie d’un chapitre criant d’optimisme “Renforcer et accompagner la liberté des individus dans le choix de leur formation”. Cependant, avec l’entrée en vigueur de nouvelles règles de plafonnement le 26 février 2026, le CPF se durcit et le monde de la formation professionnelle accuse le choc. Entre promesse d’équité et contraintes budgétaires, l’équilibre semble plus fragile que jamais.
A ce stade, faire des prédictions serait présomptueux. En revanche pour Audavia, comme pour l’ensemble de la profession de la formation professionnelle, constater, poser un regard critique et chercher des axes stratégiques d’agilité, quand tout semble s’écrouler, est une nécessité absolue…pour continuer à accompagner les millions de salariés qui perdent des possibilités sur le pilotage et le développement de leurs compétences professionnelles. D’ailleurs, où peut bien se situer l’équité ?
Jusqu’à aujourd’hui, le CPF visait à instaurer une véritable autonomie pour les salariés dans le choix de leur trajectoire professionnelle.
Selon l’article L. 6111-1 du code du travail, chaque personne dispose d’un droit à la formation dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à la retraite, indépendamment de son statut. Cette approche a rompu avec celle de l’ancien DIF (Droit Individuel à la Formation), qui plaçait le salarié sous la dépendance de son employeur, pour faire du CPF un droit à l’initiative exclusive de l’individu.
Ainsi, oui, on peut se risquer à dire que c’était mieux avant. Mais depuis la réforme de février 2026, il devient légitime de se poser les questions suivantes :
nous dirigeons-nous vers une nouvelle société d’incompétences ?
L’égalité des chances est-elle encore envisageable ?
Les salariés les moins bien nantis financièrement restent-ils des individus libres de leur développement professionnel ?
Les entreprises reprendront-elles leur costume de souveraines tenant sous leur joug une partie des salariés ?
Comment les organismes de formations, les deuxièmes dindons de la farce, pourront-ils équilibrer qualité et réalités économiques ?
Et enfin, pour 1500 euros, quelles formations continues sont encore accessibles à tous ceux qui ne peuvent assumer un reste à charge conséquent ?
Un peu d’histoire avant la chute
La formation professionnelle continue en France trouve ses racines dans la loi Delors de 1971, instaurant une obligation de formation pour les entreprises.
Ce système a évolué vers le DIF en 2004, avant de se transformer en CPF en 2014 pour suivre chaque individu tout au long de sa carrière.
En 2019, le CPF est monétisé en euros pour les salariés du privé (500 € par an, 800 € pour les moins qualifiés ou en situation de handicap). L’application « Mon Compte Formation » (MCF), gérée par la Caisse des dépôts, a simplifié l’accès à des formations qualifiantes et certifiantes de manière dématérialisée.
Plafond de verre du CPF 2026 : « Vers une société d’incompétences » ?
Depuis le 26 février 2026, le CPF bascule d’un budget mobilisable librement vers une logique de plafonnement par action.
Le RNCP et la VAE restent épargnés,
Les formations du Répertoire Spécifique (RS) deviennent limitées à une prise en charge fixée à 1 500 € et les bilans de compétences à 1 600€.
Tout cela ressemble à un nivellement par le bas… La durée ou la complexité d’une compétence (comme le management de projet) ne sont plus prises en compte par le financement public. Loin de l’idée de faire primer la qualité, ce plafonnement risque de réduire les formations RS à des formats « low-cost » pour rester sous la barre des 1 500 €. La qualité des formations au RS sera-t-elle donc réservée à ceux qui pourront supporter le reste à charge ou aux entreprises qui abonderont pour “aider” leurs salariés ?
L’inégalité des chances face au ticket modérateur du CPF
Jusqu’ici, le CPF était un succès démocratique. La réforme 2026 introduit un double obstacle financier :
Le plafond de 1 500 € pour les actions de formation et 1 600€ pour les bilans de compétences.
Le ticket modérateur (participation financière obligatoire) est récemment passer à 150 € (précédemment 103,20 €).
Dans un contexte de tension actuelle sur le pouvoir d’achat, ce reste à charge peut devenir prohibitif. Le risque est de voir le CPF redevenir un outil pour les « bien nantis » capables d’autofinancer le surplus, ou de replacer le salarié sous la dépendance de l’employeur via la recherche d’abondements indispensables pour couvrir les frais.
L’impact pour les organismes de formation : des dindons de la farce.
Les organismes de formation vont devoir faire face à une concentration des budgets sur des formations « moins nombreuses et régulées ».
Contraction de l’offre : les formations premium au RS deviennent invendables en direct.
Pression administrative : Il faudra désormais jongler avec les cofinancements (entreprises, OPCO, Régions) pour compenser le plafonnement.
La réforme du CPF nous impose donc de repenser les stratégies pour équilibrer survie économique et bénéfices rendus sans concession pour la qualité. C’est un vaste chantier de reconstruction sur des sables mouvants…
Axes stratégiques pour la survie des apprenants et des OF !
Engagé pour la réussite de tous, Audavia a toujours fait le choix de la qualité notamment avec des programmes de formation sur mesure.
Aujourd’hui, nous devons trouver des remèdes internes, comme le ferait un organisme vivant face à un virus menaçant son équilibre biologique.
Il va falloir repenser l’ingénierie financière et pédagogique en ajustant les formats et les prix pour éviter un effet « reste à charge dissuasif » pour les clients.
Maîtriser l’accompagnement des stagiaires sur les cofinancements et maîtriser les circuits de cofinancement (régions, France Travail, Opco, employeurs) pour aider les stagiaires à combler les dépassements de plafonds.
Sécuriser la conformité et la qualité : assurer la conformité stricte du cadre légal comme, par exemple, pour le bilan de compétences où seules les heures de face-à-face pédagogique avec un prestataire certifié NDA sont désormais finançables.
Prouver le retour sur investissement : l’argumentaire de vente doit se concentrer sur « CPF et utilité », en démontrant un lien direct avec le retour à l’emploi ou l’évolution professionnelle.
Quelle liberté de choix pour 1 500 € ?
Avec ce nouveau plafond, seules certaines formations restent 100% finançables avec toutefois le reste à charge nouvellement institué de 150 €.
Voici une liste accessible à la seule initiative des individus qui ne peuvent assumer un reste à charge au-delà du ticket modérateur de 150 € :
Les langues avec des parcours personnalisés de 18h et le passage d’une certification : TOEIC, VTest, CLOE, Bright Language…
En dehors de ces thématiques, pour accéder à des programmes plus onéreux et/ou plus avancés en termes de compétences, il faudra compter sur le co-financement de son employeur.
Ainsi certaines entreprises avaient déjà mis en place une stratégie de formation au bénéfice de leurs salariés. Audavia accompagne un de ses clients qui a fait le choix d’une stratégie 50/50 pour le financement de formation en anglais de ses salariés : 20h financées par l’entreprise et 20h financées par le CPF des stagiaires.
Puisque le salarié est maintenant privé de sa liberté de choix, l’implication agile des entreprises et des OF est désormais incontournable pour valoriser les compétences au sein des organisations, retenir les talents et renforcer l’image de marque employeur.
En résumé
La réforme de 2026 transforme le CPF d’un droit à l’initiative du salarié en un système contraint par des plafonds financiers rigides pour le Répertoire Spécifique. Ce tournant risque de fragiliser l’égalité des chances en imposant un reste à charge prohibitif aux salariés les moins aisés. Pour les organismes de formation, l’enjeu est désormais de conjuguer agilité financière et excellence pédagogique afin de préserver l’utilité réelle des parcours. Les entreprises vont également devoir repenser leurs approches pour préserver leur attractivité et leurs performances. La liberté de se former ne doit pas devenir un luxe, mais rester un moteur de progression accessible à tous.
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Aujourd’hui, alors que le rapport au travail a profondément muté vers une quête de sens et de flexibilité, voir un talent s’éteindre est un luxe que peu d’entreprises peuvent se permettre. Le taux d’engagement des salariés en France stagne autour de 7 %, et le coût du désengagement est estimé à environ 13 250 € par an et par salarié. À l’inverse, une équipe motivée génère jusqu’à 23 % de rentabilité supplémentaire.
Comment remotiver un collaborateur « en retrait » ? A quel moment la séparation est inéluctable ? Nous avons interrogé Olga Pakhomova, coach professionnelle certifiée sur les actions concrètes et actionnables pour agir rapidement et efficacement.
“Quand on se sent démotivé, on peut avoir l’impression qu’il ne sert plus à rien de lutter, d’agir, que rien ne changera de toute façon. C’est comme si on marchait tout droit vers un cul-de-sac en se disant que, de toute façon, c’est la seule voie disponible. Et si, en regardant autour de soi, on apercevait une porte cachant une autre voie ?”
Avant d’agir, il faut comprendre. La démobilisation peut venir d’un manque de reconnaissance, d’un flou sur les missions ou d’un déséquilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Mais attention, la responsabilité est partagée car motivation et engagement sont l’affaire de tous.
Les dirigeants donnent la vision
Les managers l’incarnent
Les salariés doivent communiquer leurs besoins
Comment différencier une simple fatigue passagère d’un décrochage ?
Le tout premier signe à diagnostiquer est la durée dans le temps. Comportement changeant, mutisme, lassitude, Olga Phakomova nous éclaire.
“Ce qui permet de distinguer une simple fatigue d’un décrochage, c’est avant tout la durée dans le temps. Un comportement négatif qui perdure, une attitude qui change, un certain laisser-aller qui s’installe, tout cela est signe de décrochage. Les managers disent parfois, dans ces cas-là, que le collaborateur a « levé le pied ». Un collaborateur qui a décroché laisse couler, accepte sans lutter, ne partage plus ses difficultés, ne montre plus ses émotions, fait le strict minimum. Ce n’est plus seulement une baisse d’énergie, c’est un retrait. Quand il s’agit de fatigue passagère, un salarié a malgré tout la volonté de fournir un bon résultat : on sent qu’il y a un effort pour bien faire, même s’il n’y parvient pas toujours. Il peut exprimer sa lassitude, demander de l’aide ou reconnaître ses difficultés.“
Le rôle du manager : introspection et capacité à diagnostiquer
Pour remotiver un salarié, faut-il que les managers soient eux-mêmes engagés. Selon le rapport Gallup, seulement 27% des managers se disent engagés. L’introspection est alors indispensable avant même de pouvoir identifier la démotivation et aider son équipe.
“Lors de mes séances de coaching, j’ai remarqué que chaque personne a sa façon de retrouver la motivation : il n’y a pas de méthode universelle. Il est donc important de commencer par s’écouter, par prendre le temps de faire une introspection. Qu’est-ce qui fait que je me sens désengagé aujourd’hui ? Qu’est-ce qui a changé par rapport à la période où je me sentais motivé ? Qu’est-ce qui a nourri ma motivation tout au long de ma carrière ? Aujourd’hui, qu’est-ce qui ne dépend pas de moi dans cette situation ? Sur quoi puis-je agir ? Quelles petites actions puis-je mettre en place pour commencer à retrouver ma motivation ?” -Olga Phakomova
Avant d’aider son équipe, le manager doit s’assurer de son propre niveau d’engagement. Il doit briser son isolement, échanger avec ses pairs et identifier ce sur quoi il a le contrôle pour retrouver son propre élan.
“Pour sortir de sa léthargie, il faut commencer par chercher des portes qui ouvrent la perspective vers un nouveau mode de fonctionnement.”
6 actions concrètes pour relancer la machine
1. L’entretien de « re-onboarding »
Repartir de zéro comme si le collaborateur venait d’arriver : redéfinir sa fiche de poste, ses aspirations et ses outils. Parfois, une simple mise à jour des attentes suffit à dissiper les malentendus.
Si la perte de motivation fait suite à un échec (objectifs non atteints, promotion refusée), le manager doit s’évertuer à redonner du sens.
« La transparence et l’échange sont des éléments clés pour maintenir la motivation d’un salarié. Dans cette situation, il serait judicieux de demander au salarié de quoi il a besoin. Dans le cas d’une promotion refusée, vous pouvez lui poser la question « Pour compenser ce refus, qu’est-ce que je pourrais te proposer ? ». Dans le cas d’objectifs non atteints, « De quoi as-tu besoin pour améliorer ta performance ? ». Il pourrait demander, par exemple, une formation, davantage de responsabilités, la possibilité de participer occasionnellement à des salons professionnels pour briser la routine, ou encore d’avoir des contacts directs avec des clients afin de se sentir plus utile et impliqué.”
2. Le « Job Crafting » et les micro-objectifs
Le job crafting consiste à modifier son poste de travail en fonction de ses compétences et préférences en termes de conditions de travail et d’environnement. Cela inclut de remodeler une partie de ses missions. Par exemple si un collaborateur aime l’organisation mais déteste le reporting, peut-être peut-il échanger certaines tâches avec un collègue…
Le job crafting couplé à la mise en place de micro-objectifs permet alors d’endiguer l’installation d’un stress intense au travail et le sentiment que la montagne est bien trop haute à gravir. L’enjeu est alors de réduire la charge mentale sans freiner la productivité et d’instaurer un sentiment de progression, premier moteur de la dopamine au travail !
Dans cette perspective, le manager doit faire la différence entre ce qui est réellement « urgent » et ce qui est « important » et anticiper les demandes avec des délais réalistes pour soulager la pression et transformer les objectifs annuels en victoires hebdomadaires.
“Il faut élargir le champ d’action des salariés, leur laisser plus d’autonomie et davantage de souplesse dans la façon de réaliser leurs tâches. Le manager ou dirigeant doit aussi faire la différence entre ce qui est urgent et ce qui est important. Par exemple, demander des actions, même importantes, en amont et non au dernier moment, en précisant des délais réalistes. Avant de demander qu’une action soit faite de toute urgence, se demander s’il s’agit vraiment de quelque chose d’urgent ou s’il s’agit simplement d’une envie de voir cette action accomplie.”
3. La reconnaissance des efforts avant les résultats
Valoriser l’initiative et pas seulement le résultat final ! La reconnaissance augmente l’engagement de 69% et elle s’incarne mieux dans un “merci” spécifique que dans une prime anonyme en fin d’année. La reconnaissance est avant tout la mise en valeur de l’individu.
“Quand on parle de reconnaissance, on pense avant tout à une récompense, à quelque chose de l’ordre du cadeau. En réalité, ce que j’observe lors de mes coachings, c’est que la reconnaissance, c’est avant tout le fait de connaître la personne, c’est-à-dire la remarquer, la voir en tant que personne avec ses besoins, ses forces et ses faiblesses, et non en tant qu’élément interchangeable d’une chaîne de production. […] L’analyse transactionnelle inclut parmi les signes de reconnaissance le fait de dire bonjour et au revoir, de demander comment ça va !”
4. Instaurer le feedback informel
C’est une manière de donner le pouvoir au collaborateur et de lui laisser une place pour s’exprimer et exposer ses besoins sans jugement. Au-delà de l’entretien annuel classique, instaurer des « conversations continues » entre le manager et le salarié est une bonne pratique anti-démotivation.
“Je recommande des échanges réguliers et informels, sans cadre strict, par exemple autour d’un café ou d’un repas, de manière spontanée. Pour que la confiance s’installe, il est important de laisser le salarié s’exprimer librement, sans se sentir jugé ni contraint. S’il se sent écouté avec bienveillance et reçoit un feedback sincère, il partagera de plus en plus de choses spontanément.”
5. L’accès à une formation « passion »
La formation continue est un moteur essentiel de motivation. Mettre en place une formation courte sur un sujet qui “anime” un collaborateur (même indirectement lié à son poste) montre que l’entreprise mise sur son avenir à long terme. Rappeler au salarié qu’il doit être acteur de la solution et qu’il peut exprimer ses besoins en toute confiance.
“Au lieu d’exposer simplement son problème, le salarié doit proposer une ou plusieurs solutions. Par exemple, partager le fait de s’ennuyer et expliquer comment le manager pourrait y remédier concrètement. Faire la demande d’une formation, et proposer de réfléchir ensemble aux perspectives d’évolution, expliquer en quoi il pourrait être plus utile sur un autre poste ou suggérer comment son poste actuel pourrait évoluer grâce à telle ou telle de ses compétences.”
6. Le projet transverse
Confier un projet transverse avec un budget limité et une autonomie totale, en accord avec les aspirations du collaborateur est l’occasion pour lui de se revaloriser en dehors du cadre habituel de ses missions.
“Se fixer des challenges personnels et s’améliorer chaque jour permet de s’automotiver quand on se sent désengagé. Non pas pour être remarqué par sa hiérarchie, mais pour le plaisir personnel de se sentir encore plus performant jour après jour.”
Situations de remotivation avec Olga Phakomova
Comment un manager démotivé a-t-il pu agir sur son propre engagement avant d’essayer d’aider son équipe ?
“J’ai l’exemple d’une manager qui a retrouvé sa motivation après avoir arrêté de copier la façon de manager de sa N+1. Cette manière très autoritaire et directive ne lui convenait pas et démotivait également son équipe. Lors de notre coaching, elle a réalisé que sa force résidait dans sa capacité à communiquer, à faire preuve d’empathie et à être à l’écoute. Elle a alors commencé à poser des questions à ses collaborateurs pour recueillir leurs besoins et comprendre leurs difficultés. Ses échanges, basés sur la transparence et l’écoute, ont transformé sa relation avec l’équipe et ont redonné de la motivation à la manager.”
Avez-vous un cas concret d’action de reconnaissance non financière qui a eu un impact fort sur la motivation d’un salarié ?
“Oui, une coachée a retrouvé son élan après avoir été écoutée par sa DRH, qui a entendu ses besoins et ses difficultés. Le fait d’avoir pu partager ce qu’elle vivait sur son poste, notamment la relation tendue avec sa N+1, lui a permis de faire redescendre la pression. Elle a changé physiquement, s’est redressée. Ses besoins ont été entendus, reconnus et respectés : on lui a accordé ce qu’elle demandait, c’est-à-dire une formation, un coaching et des réunions hebdomadaires avec sa N+1. Alors que le comportement de cette dernière nourrissait, au contraire, un grand mal-être, car ma coachée n’obtenait aucun « signe de reconnaissance » de sa part.”
D’après votre expérience personnelle, comment s’automotiver quand on s’est senti désengagé ?
“Tout d’abord, comprendre pourquoi on reste si l’on n’est plus motivé. À quel besoin répond ce job, cette entreprise ? Ensuite, valoriser les petits plaisirs et les bénéfices obtenus. Par exemple : je termine à l’heure, je déjeune avec des collègues sympas, je bénéficie de formations, j’apprends des choses qui me permettront d’évoluer vers un poste plus intéressant, je me sens valorisé par les retours des clients. Enfin, accepter que la vie professionnelle ne puisse pas répondre à tous les besoins. En revanche, elle permet de financer des projets passionnants en dehors du travail : une activité associative, des voyages, des études, un projet entrepreneurial, un hobby.”
Remotiver un salarié aujourd’hui relève d’un véritable partenariat entre l’entreprise et l’individu. Comme le cite Olga Pakhomova, la clé réside dans la capacité à sortir du « cul-de-sac » pour explorer de nouvelles voies, qu’il s’agisse de job crafting, de feedback informel, ou simplement d’une écoute sincère où les salariés en difficulté se sentent légitimes pour exprimer leurs besoins et leurs solutions.
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Le rapport Future of Job 2025 du World Economic Forum pointe du doigt l’obsolescence et la transformation de 39% des compétences actuelles d’ici 2030. Une projection qui peut s’avérer perturbante aussi bien pour les entreprises que les salariés. Comment rester motivé et engagé si l’avenir ne fait pas figure de sécurité ?La formation professionnelle est ainsi la première réponse pour sécuriser la performance. Aujourd’hui, c’est le premier levier de la reconnaissance et de la motivation pour les salariés qui voient l’apprentissage continu au travail comme un levier aussi crucial que le salaire ou le sentiment d’utilité.
“Globalement, les employeurs prévoient que 39 % des compétences fondamentales des travailleurs évolueront d’ici 2030. Si cela représente une évolution significative des compétences, ce chiffre est en baisse par rapport aux 44 % enregistrés en 2023. Ce constat pourrait s’expliquer notamment par l’importance accrue accordée à la formation continue […]” souligne le rapport Futur of Job.
Cet article met en lumière l’identité remarquable de la formation professionnelle continue tant au niveau de l’engagement des talents qu’au niveau de la vitesse d’efficacité opérationnelle des compétences acquises.
La montée en compétences : le carburant de la motivation du salarié
L’employabilité grâce à l’acquisition de compétences transférables est, de nos jours, l’enjeu premier de la formation continue. Mais au-delà, quand une entreprise offre la possibilité de monter en compétences, les salariés le perçoivent comme une preuve de reconnaissance, source de motivation et d’engagement.
98 % des salariés considèrent la mise à jour de leurs compétences comme un enjeu clé (Edflex – Baromètre de la formation professionnelle 2025)
94 % des salariés resteraient plus longtemps dans une entreprise qui investit dans leur développement (LinkedIn Learning)
La formation est une preuve de reconnaissance
Investir dans la formation d’un collaborateur est un message fort de reconnaissance existentielle. C’est la preuve que l’employeur reconnaît la valeur du salarié et son potentiel, tous deux méritant l’investissement dans la montée en compétences. Ainsi, en offrant des perspectives d’évolution, l’entreprise transforme la peur de l’insécurité et de l’obsolescence (notamment face à l’IA) en une dynamique de confiance, de motivation et d’engagement.
Apprendre pour s’engager
Le lien entre apprentissage et bien-être n’est plus à prouver. Psychologiquement, l’accès à la maîtrise de nouveaux outils ou à l’acquisition de nouvelles compétences personnelles comme le leadership, la communication impactante, réduit considérablement le stress lié à l’insécurité, au sentiment d’incompétence. L’apprentissage est un véritable moteur de confiance en soi et de motivation engageante.
Interview : retour terrain
Nous avons recueilli la vision et l’opinion de Michel J., directeur Customer Sucess Europe au sein d’un grand groupe, concernant les bénéfices de la formation sur son développement de carrière. Il souligne notamment un engagement renforcé, une plus grande confiance en soi, et une meilleure capacité d’adaptation aux transformations.
Enfin si pour Michel, la formation n’est pas un critère à lui seul de fidélité à son entreprise, elle joue néanmoins un rôle essentiel dans l’engagement et la sécurisation de son développement professionnel.
De quand date votre dernière formation et quel impact a-t-elle eu sur votre quotidien professionnel ?
“Depuis 2021, je suis une formation continue en anglais, toujours en cours. Elle m’a permis d’être beaucoup plus à l’aise dans la prise de parole et les échanges, notamment dans un contexte international depuis le rachat de l’entreprise, où le top management communique en anglais. Cela a amélioré ma confiance, la qualité de mes interactions, ma performance et mon engagement, tout en facilitant la collaboration avec les équipes globales et en réduisant le stress lié aux échanges en anglais.”
Vous sentez-vous plus en confiance et plus motivé depuis ? Comment cela se manifeste concrètement ?
“Oui, clairement. Je me sens plus en confiance et plus motivé, notamment dans les interactions avec des interlocuteurs internationaux. Concrètement, je prends plus facilement la parole en réunion, je participe davantage aux discussions stratégiques et je suis plus à l’aise pour challenger ou présenter des sujets en anglais. Cela se traduit aussi par des échanges plus fluides avec le top management et les équipes globales, une meilleure collaboration et un engagement renforcé dans mon rôle.”
Quels types de formations trouvez-vous les plus utiles dans le monde professionnel actuel pour se sentir en sécurité en termes d’employabilité ?
“Les formations en langues, notamment en anglais, ainsi que les formations en management me paraissent aujourd’hui parmi les plus utiles pour renforcer son employabilité. Dans un environnement de travail de plus en plus international et en constante évolution, la capacité à communiquer efficacement, à collaborer avec des équipes multiculturelles et à piloter des équipes ou des projets est essentielle. Ces compétences permettent de s’adapter plus facilement aux transformations des organisations, de saisir de nouvelles opportunités et de rester performant dans la durée.”
La possibilité de se former est-elle pour vous un critère de fidélité à votre entreprise actuelle ?
“Pas nécessairement, dans la mesure où un salarié peut aujourd’hui se former de manière autonome, notamment via le CPF. La possibilité de se former n’est donc pas, à elle seule, un critère de fidélité à mon entreprise actuelle. En revanche, cela reste un avantage important lorsqu’une entreprise encourage activement le développement des compétences et facilite l’accès à des formations pertinentes, car cela contribue à l’engagement et au développement professionnel sur le long terme.”
Pensez-vous que le manque de formation puisse être une source de stress ou de désengagement de nos jours ?
“Oui, tout à fait. Le manque de formation peut clairement être une source de stress et de désengagement, notamment lorsque l’environnement évolue rapidement. Par exemple, si je n’avais pas renforcé mon niveau d’anglais, je me serais senti en difficulté dans l’organisation actuelle, surtout dans un contexte international. Au début du rachat, j’étais d’ailleurs stressé à chaque réunion, ce qui montre à quel point l’accompagnement et le développement des compétences sont essentiels pour rester serein et engagé.”
Comment percevez-vous l’investissement de votre employeur dans votre développement des compétences ?
“Je le perçois à la fois comme une obligation et comme une marque de reconnaissance. Je suis reconnaissant de la chance que la société m’offre de pouvoir me former, d’autant plus que ces formations sont directement liées à mon rôle, dans un contexte économique qui n’est pas toujours simple. Cela montre un véritable engagement envers le développement des collaborateurs.”
Selon vous, dans un contexte d’obsolescence rapide des compétences actuelles, face aux transformations dues aux technologies IA, quelle place doit avoir la formation professionnelle continue ?
“Je pense que la formation professionnelle continue doit occuper une place centrale, en complément de l’apprentissage autonome. Dans un contexte d’évolution rapide des compétences, notamment avec l’essor de l’IA, il est essentiel de se former régulièrement pour rester pertinent, s’adapter aux nouvelles façons de travailler et continuer à créer de la valeur. La combinaison entre initiatives individuelles et accompagnement de l’entreprise permet de sécuriser l’employabilité tout en soutenant la performance et l’innovation.”
10 compétences essentielles pour l’employabilité
Parmi la liste des 10 compétences de base attendues par les employeurs, recensée par le rapport Futur of Job, la motivation et la conscience de soi figurent au top 5 des core skills : l’état d’esprit du salarié est donc devenu une compétence professionnelle à part entière.
Pensée analytique : elle est considérée comme essentielle par 7 entreprises sur 10.
La formation professionnelle revêt donc une identité remarquable : elle est le pont entre la nécessité de performance des entreprises et l’impératif de quête de sens et de motivation des salariés. Elle doit être pensée pour devenir un flux constant agile et épouser le flux de travail, comme le souligne Michel J. dont la formation a été initiée en 2021 et continue d’être effective.
Le time to skill, ou vitesse à laquelle une compétence apprise devient opérationnelle, est le nouvel enjeu : Il s’agit alors de penser des formats de formation intégrés dans le flow de travail, pensés sur-mesure en concertation avec les entreprises pour former les bonnes personnes, au bon moment dans une perspective d’opérationnalité et de performance à court et moyen terme.
A long terme, dans un monde professionnel, économique et social où les compétences doivent sans cesse s’actualiser pour sécuriser l’emploi, une seule vérité demeure, celle énoncée par l’un des grands industriels du XXème siècle, Henry Ford : « La réelle sécurité qu’un homme puisse avoir en ce monde, c’est une réserve de connaissances, d’expériences et d’aptitudes. »
Aujourd’hui, les entreprises envisagent la motivation des salariés comme une véritable compétence professionnelle de base. Elles savent également que leur performance est étroitement liée à la fidélisation et rétention des talents en investissant dans leur montée en compétences. La formation professionnelle continue est aujourd’hui intégrée dans une culture d’apprentissage permanent. Elle doit être fluide, quotidienne, valorisée et au cœur des stratégies pour construire des entreprises humaine et performantes.
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La reconversion professionnelle est vue par 84% des actifs comme une étape normale dans la vie professionnelle. Une étude IFOP consacrée « au regard des salariés » révèle que 44% souhaitent changer de métier radicalement. Or 71% d’entre eux n’osent pas franchir le cap car ils trouvent cela trop difficile. Pour plus de la moitié d’entre eux, ils souhaitent être accompagnés par un professionnel (57%) ou les RH de leur entreprise (55%).
Audavia détaille les forces de l’inventaire d’intérêts professionnels Strong®, aux côtés d’Amandine Carrier – consultante en évolution de carrière et certifiée Strong – et liste les accompagnements disponibles pour ceux qui souhaitent se réorienter professionnellement.
Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong
83% des actifs estiment que la reconversion professionnelle est possible à tout âge. Mais un des nombreux freins est le manque de confiance et la peur du saut dans l’inconnu. Ainsi se faire accompagner est essentiel : première étape avec le bilan de compétences au cours duquel le test Stong est souvent utilisé pour résoudre les problématiques d’orientation et de repositionnement professionnel.
Qu’est-ce que l’inventaire Strong ?
Le Strong est plus qu’un simple questionnaire de personnalité ; c’est un puissant outil d’évaluation des intérêts professionnels qui permet de mettre en parallèle ces derniers avec les traits de personnalité. S’appuyant sur près de 90 ans de recherches, cette méthode garantit des résultats fiables et réalistes grâce à des mises à jour régulières basées sur les métiers actuels et des méthodes psychométriques strictes.
A quels profils d’individus est destiné le Strong ?
La force de l’outil Strong réside dans sa polyvalence : il s’adresse à tous les profils souhaitant identifier des secteurs d’activité inspirants tels qu’un étudiant indécis, un salarié souhaitant évoluer en interne, ou encore une personne envisageant une réorientation radicale.
Interview : explication détaillée par Amandine Carrier
En quoi l’inventaire Strong se distingue-t-il des bilans de compétences ou des tests de personnalité pour se concentrer spécifiquement sur les intérêts ?
Le strong est un outil souvent utilisé en bilan de compétences car il apporte un éclairage sur notre personnalité et nos centres d’intérêts professionnels. Il peut être passé seul, en dehors d’un bilan, afin de permettre à une personne, qui serait en recherche d’emploi sans chercher à changer de métier, d’identifier de nouveaux secteurs professionnels ou des missions à développer. Son but est de répondre à la question de « Qu’est-ce qui m’intéresse dans le travail ? ». Cet inventaire permet de résoudre les problématiques de (re)positionnement et d’orientation professionnels
Il est reconnu comme un outil puissant par rapport à d’autres tests plus généraux ? Sur quoi cela repose-t-il ?
L’inventaire Strong repose sur un modèle reconnu scientifiquement dans le milieu de l’orientation scolaire et professionnelle : le RIASEC qui est un modèle de John HOLLAND. Aussi pour réaliser le questionnaire il faut se rapprocher d’un professionnel certifié. L’outil est mis à jour régulièrement et permet de prendre en compte différentes combinaisons d’intérêt qui ne restreignent pas les bénéficiaires.
Concrètement, à quoi doit-on s’attendre en termes d’investissement temps et de processus, du questionnaire en ligne jusqu’à la restitution ?
Le temps de passation est compris entre 30 à 45 min. Le consultant reçoit les résultats et prépare la restitution. Celle-ci dure environ entre 45min puis il faut compter 1h pour débriefer tout le rapport.
Qu’est-ce que le modèle RIASEC au cœur du Strong ? Comment permettent-ils de mettre des mots sur son mode de fonctionnement quotidien ?
Le modèle RIASEC est au cœur du Strong parce qu’il fournit un langage clair pour décrire le fonctionnement quotidien. Il permet de comprendre comment on agit, réfléchit et interagit, et met en lumière ce qui nourrit ou freine l’engagement. Il sert de pont entre la personne et les environnements professionnels. Dans ce modèle nous avons des spécificités pour chaque typologie d’individu : Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant et Conventionnel.
Est-il vrai que le Strong peut révéler des pistes professionnelles auxquelles on n’aurait jamais pensé ? Avez-vous vécu des situations où le Strong a été une révélation pour la personne ? Et où le changement a été radical ?
Oui le Strong permet de révéler des pistes sans pour autant obliger la personne à suivre cette piste mais plutôt à la questionner sur ses intérêts professionnels en lien avec le métier. J’ai eu le cas d’une personne dont le métier d’agricultrice ressortait, évidemment elle a fait les « gros yeux » quand elle a vu ça. L’objectif n’est pas de dire qu’il faut être agricultrice mais d’identifier les intérêts communs entre la personne et ce métier : travailler en extérieur, manipuler des machines par exemple.
Le test nécessite un praticien certifié. Pourquoi ? Quelle est la valeur ajoutée de cet accompagnement humain par rapport à un simple résultat algorithmique ?
Par le questionnement lors de cet accompagnement. En effet, le consultant habilité permet d’ouvrir la réflexion et ne se contente pas juste de lire le rapport en mettant les gens dans des « cases ».
Si vous deviez résumer en une phrase ce qu’un candidat gagne en passant le Strong, au-delà d’une liste de métiers, que diriez-vous ?
Le Strong permet à un candidat de mettre des mots clairs et structurés sur ce qui le fait naturellement fonctionner, l’engage et le motive au travail, afin de faire des choix professionnels plus conscients et durables.
Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion
Si l’inventaire Strong donne une direction, plusieurs leviers sont à disposition pour concrétiser son projet.
L’accompagnement à l’orientation et à la réflexion
Le bilan de compétences: un accompagnement personnalisé pour analyser les compétences professionnelles et personnelles, souvent couplé au test Strong pour définir un projet d’évolution ou de formation.
La certification Strong : destinée aux professionnels RH ou coachs, pour devenir praticien certifié et pouvoir administrer le test lors d’entretiens professionnels annuels ou de coaching personnalisé.
Les dispositifs de financement et de transition
Le CPF ou Compte Personnel de Formation : un compte crédité en euros chaque année, vous permettant de financer tout ou partie de votre bilan de compétences (en présentiel ou à distance) ou d’une formation qualifiante.
Les aides de l’État (France Travail, Transitions Pro) : des dispositifs comme le « Projet de Transition Professionnelle » (PTP) permettent de financer des formations longues tout en maintenant la rémunération sous certaines conditions.
Le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) : un service gratuit et personnalisé pour faire le point sur votre situation et être orienté vers les bons dispositifs de financement.
Suggestions de formations selon les profils RIASEC
Selon les pistes révélées par le test Strong, voici quelques formations pour franchir le cap de la reconversion ou (re)orientation.
Profil artistique ou investigateur : aime créer ou résoudre des problèmes
Formations digital et informatique : UX/UI Design, développement web (WordPress, Python), stratégie digitale, référencement seo…
Changer radicalement de métier ou affiner ses possibilités d’évolution dans un même domaine est l’occasion de faire le point sur les intérêts réels en lien avec la personnalité. L’inventaire Strong met des mots sur ce qui motive naturellement les individus pour s’épanouir professionnellement. Il révèle des pistes de métiers, parfois insoupçonnées, et le mode de fonctionnement de chacun. Afin de choisir l’orientation et la formation la plus pertinente pour un projet durable, le Strong est très souvent utilisé lors de bilans de compétences.
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Pour les dirigeants et top managers, le leadership est essentiel mais parfois leurs comportements impactent involontairement et négativement la collaboration au sein des équipes. Comment identifier et corriger ces déraillements potentiels ? Grâce aux inventaires de personnalité Hogan, un outil d’évaluation de la personnalité en entreprise, l’un des leaders dans le monde et de plus en plus connu et reconnu en France. Ils proposent une approche unique centrée sur la réputation – et non sur l’identité- et met en exergue, en plus de la personnalité classique, et de valeurs profondes, le côté sombre de chacun. Ainsi, Hogan est une solution puissante pour les managers et dirigeants soucieux d’aligner leurs intentions avec l’impact réel de leurs actions.
Audavia vous propose d’explorer la puissance et l’application de cet outil, à travers l’interview de Géraldine de Saint Salvy , coach, formatrice en management et certifiée Hogan Assessments.
« Hogan Assessments souligne une distinction essentielle entre l’identité – la manière dont nous nous percevons – et la réputation, c’est-à-dire la façon dont les autres nous voient. Une différence entre « intention » et « impact », c’est là tout le secret. » – Géraldine de Saint-Salvy
Le test Hogan est un outil d’évaluation innovant destiné aux top managers et dirigeants pour améliorer leurs performances.
Il mesure la réputation (la perception d’autrui) plutôt que l’auto-perception (l’identité), ce qui est plus prédictif de la performance managériale.
Il innove en mettant en lumière le « côté sombre », ou les dérailleurs, des individus et les risques de déraillement, permettant ainsi d’anticiper ou de désamorcer des situations difficiles.
Bien qu’individuel, le test Hogan a un impact positif et collectif sur la collaboration d’équipe.
Interview : Le Hogan décrypté par Géraldine de Saint Salvy
Géraldine de Saint-Salvy est certifiée Hogan Assessments – distribué en France par le cabinet Authentic Talent Consulting.
Qu’est-ce que l’inventaire Hogan Assessments ? Quand est-il apparu ?
Hogan Assessments est l’une des méthodes d’évaluation de la personnalité les plus solidement étayées scientifiquement en psychologie organisationnelle. S’appuyant sur près de quarante ans de recherche, cette suite d’outils, développée en 1987 par les Drs Robert et Joyce Hogan, constitue la première batterie de tests de personnalité conçue spécifiquement pour prédire la performance professionnelle.
Quelle est la place du Hogan au sein des entreprises ? Est-il connu et quel en est le périmètre de pratique ?
Hogan est aujourd’hui un standard international pour l’évaluation de la personnalité en entreprise, on parle d’ « inventaires de personnalité », utilisé en particulier chez les cadres, managers et dirigeants. Il est présent dans plus de 70 pays, traduit en plus de 40 langues. En France, il est désormais utilisé dans les entreprises, les cabinets de recrutement, les cabinets de conseil… Hogan permet d’analyser les styles de leadership, les comportements sous stress, les moteurs de performance, les leviers de motivation. Il est principalement utilisé en recrutement, en assessment centers, en gestion des talents et en coaching de dirigeants, pour mieux anticiper les risques managériaux et sécuriser les décisions RH.
Quelle est la mesure d’efficacité rapportée ?
Les organisations rapportent un ROI moyen de 2 à 5 fois le coût de l’évaluation grâce à la baisse du taux d’échec de nouvelles recrues et à la hausse de la productivité.
Quelles sont les situations concrètes pour lesquelles les managers ou dirigeants vous sollicitent ?
En tant que coach, les managers et dirigeants me sollicitent principalement dans des phases clés de leur parcours : prise de poste, élargissement de périmètre, management d’équipes en croissance ou situations de tension. Ils cherchent avant tout à développer leur leadership, ajuster leur posture managériale, gagner en impact, renforcer leur confiance en eux et mieux embarquer leurs équipes.
Proposez-vous systématiquement l’inventaire Hogan ? Avez-vous quelques exemples terrain ?
Mon rôle est de les accompagner de façon très opérationnelle, au plus près de leurs enjeux terrain. Je ne propose pas systématiquement Hogan Assessments mais j’avoue qu’il est un outil essentiel dans mes accompagnements pour identifier les besoins de développement et construire un programme sur mesure, combinant formation ciblée et coaching, en lien direct avec leurs objectifs business et humains. J’ai accompagné un directeur commercial promu rapidement, reconnu pour sa performance individuelle mais en difficulté avec son équipe. Hogan a révélé un fort besoin de contrôle sous stress. Nous avons travaillé sur le lâcher-prise et la responsabilisation, avec un coaching ciblé, ce qui a transformé son style de leadership.
Si l’on part du principe qu’un manager a toujours de bonnes intentions mais que l’impact de ses comportements peut néanmoins être négatif sur les collaborateurs, comment le Hogan peut-il amener à un rééquilibrage ?
Hogan est particulièrement puissant parce qu’il met en lumière l’écart entre les intentions du manager et la manière dont ses comportements sont perçus par les autres. Les managers veulent bien faire c’est certain, mais sous pression, certains réflexes s’amplifient : besoin de contrôle, impatience, perfectionnisme ou prise de distance. Hogan permet de rendre ces mécanismes visibles, sans jugement, en identifiant les “zones de dérive” en situation de stress. À partir de cette prise de conscience, on travaille sur des leviers très concrets : ajustement de posture, modes de communication, gestion de la pression et nouvelles stratégies d’influence. L’objectif n’est pas de changer la personnalité du manager, mais de l’aider à mieux réguler ses comportements pour préserver la performance et l’engagement de ses équipes.
Hogan se distingue par son approche centrée sur la réputation plutôt que sur l’identité. En quoi cette approche est-elle fondamentalement plus prédictive de la performance managériale?
L’approche Hogan est puissante parce qu’elle ne s’intéresse pas uniquement à ce que le manager pense de lui-même, mais à l’impact réel qu’il a sur son environnement. L’identité relève de l’intention, tandis que la réputation reflète l’expérience vécue par les équipes, les pairs et l’organisation. Or, en management, ce sont les comportements observables et répétitifs qui conditionnent la performance collective. En analysant les réactions en situation de pression, les biais comportementaux et les routines relationnelles, Hogan permet d’anticiper les zones de friction, de désengagement ou au contraire de mobilisation. Cette capacité à relier traits de personnalité, comportements et impact terrain rend l’outil particulièrement prédictif de la performance managériale, car la performance ne se joue pas sur ce que le manager “est”, mais sur ce qu’il fait vivre à son équipe au quotidien.
Pourriez-vous illustrer avec un exemple de profil Hogan où la perception (réputation) est très éloignée de l’auto-perception (identité) ?
Oui bien sûr, j’ai coaché un manager senior qui se percevait comme très accessible, bienveillant et orienté “solutions”. Son profil Hogan montrait pourtant un fort score sur des facteurs de contrôle et de scepticisme sous stress. Concrètement, ses équipes le vivaient comme imprévisible, critique et peu à l’écoute, surtout en période de tension.
Quelle sont les réactions en cas de décalage et l’impact que cette prise de conscience a eu sur l’équipe ?
La première réaction face au décalage a souvent été la surprise, parfois un léger déni, puis un vrai moment de bascule : il a compris que son intention positive était masquée par ses comportements sous pression. Nous avons travaillé sur des ajustements très concrets avec un plan d’action personnalisé, pas à pas, avec des objectifs et des critères d’atteinte : impact de sa communication, leadership, confiance en soi, délégation … En quelques mois, le climat d’équipe s’est apaisé, la sécurité psychologique a augmenté et l’engagement s’est renforcé. L’équipe a gagné en autonomie car elle ne travaillait plus dans la crainte, mais dans la confiance.
La mesure du « côté sombre » ou dérailleurs est un aspect innovant de cet outil. Pouvez-vous développer ?
Ce qui rend le Hogan particulièrement innovant, c’est sa capacité à mettre en lumière non pas les défauts, mais les forces qui peuvent se transformer en excès sous pression. On parle de “dérailleurs” : des comportements contre-productifs qui apparaissent quand le niveau de stress, de fatigue ou d’enjeu devient élevé.
Comment la prise de conscience des risques de déraillement a permis de « sauver » une situation, soit en l’anticipant soit en la désamorçant ?
J’ai par exemple accompagné un directeur d’usine très performant, reconnu pour son exigence et sa rapidité de décision. Son Hogan montrait un risque élevé de “perfectionnisme” et de “contrôle” en situation de stress. Avant l’accompagnement, son équipe commençait à s’épuiser, l’initiative baissait et le climat devenait tendu. La prise de conscience a été un vrai tournant. Il a compris que sa quête de qualité, pourtant positive, avec une bonne intention de tirer tout le monde vers le haut, était vécue comme de la défiance. Nous avons travaillé sur des rituels simples : différencier l’exigence du micro-management, expliciter la confiance, ritualiser les feedbacks positifs.
Avez-vous eu un retour d’expérience concret sur les bénéfices ?
Quelques mois plus tard, il m’a confié : « J’ai compris que je ne devais pas baisser mon niveau d’exigence, mais changer la manière dont je le fais vivre. Mon équipe respire à nouveau. » Le “côté sombre” devient alors un levier de prévention : on n’attend pas le conflit ou la tension, on apprend à se connaître, à identifier les signaux faibles et à ajuster avant que la situation ne se dégrade.
Le Hogan est un test individuel qui a un impact collectif. Comment traduisez-vous les résultats individuels d’un leader en plan d’actions concrètes pour améliorer la collaboration avec son équipe ?
Le Hogan est individuel dans sa passation, mais sa finalité est clairement collective : impact pour le manager lui-même, enjeux pour ses équipes et son environnement. On construit un plan d’actions concret, centré sur l’impact réel sur l’équipe : ce que je renforce (capitaliser sur ce que je fais déjà de bien), ce que je régule, ce que j’arrête de faire, ou l’on choisit d’axer 3 objectifs sur lesquels l’on va travailler en partageant son ambition et ses résultats avec son RH référent ou son manager.
Peut-on utiliser le Hogan pour les membres de l’équipe également ?
Hogan peut également être proposé à l’échelle d’une équipe afin d’en cartographier les dynamiques. J’intègre alors une lecture collective des profils pour identifier les complémentarités, les zones potentielles de friction et les leviers d’engagement. Cette approche met en lumière les rôles naturels au sein du groupe : qui apporte de la sécurité, qui impulse le mouvement, qui questionne, qui structure. On ne cherche pas à formater les personnes, mais à créer une meilleure compréhension mutuelle. Résultat : moins de malentendus, plus de fluidité, une responsabilité collective renforcée et une collaboration nettement plus efficace.
Quel est l’impact pour les RH de pratiquer ce test ? Avez-vous des constats à partager ?
Pour les RH, le Hogan est un vrai levier stratégique. Il permet de fiabiliser les décisions de recrutement et de mobilité, d’anticiper les risques managériaux et de construire des parcours de développement individualisés. Beaucoup constatent que l’outil transforme leur regard : ils passent d’une lecture souvent intuitive à une lecture objectivée et structurée des comportements et motivations. L’impact se voit aussi dans la gestion des talents : identification des hauts potentiels, préparation des successions et mise en place de programmes de développement ciblés.
Vous recommanderiez la formation Hogan aux services des ressources humaines ?
Certains RH choisissent même de se certifier à Hogan pour être autonome sur la partie talent acquisition ou talent development dans les restitutions et le coaching interne, renforçant ainsi la valeur ajoutée de la fonction RH. Sur le terrain, le constat est clair : les managers et dirigeants perçoivent mieux leurs forces et zones de vigilance, et les RH disposent d’outils concrets pour accompagner les équipes et sécuriser les décisions stratégiques.
Déroulement du Hogan assessments
Le Hogan se compose de trois questionnaires ou modules principaux :
le HPI (Hogan Personality Inventory) qui mesure la personnalité “normale” au travail,
le HDS (Hogan Development Survey) qui évalue les comportements à risque ou “côté sombre”
MVPI (Motives, Values, Preferences Inventory) qui explore les motivations et valeurs professionnelles.
Durée de l’inventaire Hogan
L’inventaire, qui regroupe 560 questions, dure environ 45 minutes, à raison de 15 min par module :
HPI : environ 206 questions
HDS : 154
MVPI : 200
Forme des questionnaires Hogan
Les questions sont simples et affirmatives, souvent sous forme d’échelle d’accord en 4 points (de pas du tout d’accord à tout à fait d’accord).
« Par exemple, le HPI peut demander : « Je préfère planifier les choses à l’avance plutôt que d’improviser », le HDS : « Sous pression, je peux devenir très critique envers les autres », et le MVPI : « Je suis motivé par des postes qui offrent beaucoup de reconnaissance sociale » – Géraldine de Saint-Salvy
Modalité de passation du Hogan
Le test se passe en ligne, dans un environnement sécurisé. Les résultats sont normés scientifiquement et toujours restitués de façon personnalisée, avec un focus sur l’impact professionnel et la mise en place d’un plan d’actions concret.
Il n’est pas possible de « tricher » en passant les inventaires Hogan : les échelles de validité internes détectent rapidement toute tentative de réponse « réfléchie ».
Hogan Assessments est un outil stratégique au service de la performance durable et du bien-être en entreprise. Il dépasse la simple auto-évaluation pour fournir une image fidèle et prédictive de la performance managériale en se concentrant sur la réputation des leaders. Il offre aux organisations les clés pour transformer les résultats individuels des leaders en leviers d’action collectifs concrets afin d’améliorer la dynamique collective, d’éviter des crises coûteuses en anticipant les déraillements. Pour les RH et les dirigeants, l’adoption du Test Hogan est un pas décisif vers un leadership plus conscient.
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Comprendre l’humain est devenu le défi numéro un des entreprises pour assurer la pérennité de leur organisation et l’épanouissement des collaborateurs. Pour cela, près d’une entreprise sur deux en France utilise aujourd’hui des tests de personnalité. DISC, Process Com , Hogan, Sosie, Strong… chacun est spécifique à un besoin et à une étape clé de la carrière professionnelle.
Cet article ouvre le bal avec le Process Communication Model qui met en lumière les arcanes du relationnel et de la communication entre managers et collaborateurs. Entretien avec Hélène Morice – formatrice experte Process Com, intervenante pour Audavia.
Interview d’Hélène Morice : la Process Com pour mieux se comprendre et gérer les situations de stress
La Process Com est un modèle de communication créé par le psychologue Taibi Kahler et développé avec la NASA. L’ambition était de former les équipages d’astronautes afin de renforcer leur collaboration, même en situation de crise.
Cet outil est axé sur la relation à soi et à l’autre à travers des comportements directement observables. Pourquoi ? Parce que communiquer avec l’autre, c’est parfois parler une autre langue. Et plus on est de collaborateurs, plus il faut pouvoir manier divers langages !
Pouvez-vous approfondir ce parallèle avec les langues ?
« La Process Com est un inventaire de nos manières de communiquer, plus qu’un test. Taibi Kahler a identifié six types de personnalités selon la manière de voir le monde à travers ses propres convictions, ses émotions, son imagination…. Ainsi chaque individu a son propre langage et sa propre lecture. Quand il s’agit de communiquer entre individus, cela revient à pratiquer plusieurs langages différents. Et quand le dialogue n’est pas possible, les difficultés commencent. »
Comment cela se traduit au sein de l’entreprise ?
« La Process Com est souvent destinée aux managers, dirigeants et collaborateurs d’une équipe. Si l’on regarde par le prisme managérial, ces différents langages au sein d’une équipe peuvent provoquer des points de friction entre individus. Précisément, on a tous le réflexe de se dire « je fais comme j’aimerais que l’on me fasse ». Or c’est un biais à l’origine de difficultés relationnelles et de communication, et donc de stress. En situation de crise, cela peut prendre des proportions néfastes. »
S’il s’agit de comprendre le langage et le fonctionnement de chacun, faut-il envisager une formation Process Com en équipe ?
« Idéalement, oui. Il y a un énorme avantage pour un manager à suivre les deux jours de formation avec son équipe. En effet, chacun va découvrir son propre mode de fonctionnement mais aussi celui des autres en temps réel. C’est bénéfique pour tout le monde. D’un autre côté, j’ai aussi animé des sessions où seuls les managers étaient présents. Dans ce cas, ils repartent avec un lexique des six types de personnalités et ce sera à eux de les identifier chez leurs collaborateurs. C’est moins immédiat. »
Quels sont les principaux motifs pour lesquels vous êtes sollicitée ?
« J’ai eu des managers qui souhaitaient offrir à leurs collaborateurs une formation Process Com car eux-mêmes en avaient tiré de grands bénéfices. Un autre motif peut être l’envie de créer une véritable intelligence collective et cohésion d’équipe, soit lorsqu’il y a des difficultés au sein de l’équipe soit lorsqu’on cherche à savoir comment travailler avec divers profils métiers. Ce n’est pas le même langage entre commerciaux, scientifiques et créatifs ! Enfin, dans les situations de crise et de stress. »
Concrètement, comment ça se passe ? Avez-vous eu des feedbacks de managers après une session de formation ?
« Tout d’abord il y a l’inventaire pour déterminer quelle est la structure de personnalité car chacun en a un peu de chaque type. C’est un outil d’état des lieux. Ensuite, puisque la Process Com est basée sur des comportements observables, on construit un plan d’action pas à pas. Par exemple, on va creuser ce qui se joue lors de situations de stress qui sont source de comportements nocifs. On identifie les séquences de stress et les conséquences puis on met en place les premiers jalons pour améliorer les choses ou sacraliser ce qui fonctionne déjà bien. Les managers mettent en œuvre les actions conseillées et testent en temps réel. Certains managers qui n’arrivaient pas à communiquer avec des collaborateurs ont progressé. »
Vous parlez de pas à pas, cela veut dire que l’on peut suivre une formation en Process Com plusieurs fois ?
« Oui bien sûr. Car nous continuons à apprendre et à découvrir, et à chaque fois l’individu va aller chercher des choses différentes. C’est comme explorer une langue, chacun va travailler un ou deux points clés comportementaux. Une fois incarnés et automatisés, on peut aller plus loin pour progresser. C’est comme les langues, on ne peut pas les apprendre toutes en même temps ! »
Selon vous, quel est le grand bénéfice de la Process Com ?
« Quand il y a des points de fragilité et donc du stress, Le process communication model ou PCM est un outil qui permet de prendre soin de soi mais aussi des autres. C’est un outil complet, issu de l’analyse transactionnelle, qui permet aux parties prenantes de se mettre sur les mêmes canaux de communication et donc de créer un climat où chacun retrouve de la sérénité. »
A l’heure où la santé mentale est au centre des préoccupations, ce serait donc un outil de choix pour la qualité de vie au travail ?
« Oui car il permet de prendre conscience de ses besoins, de ses leviers de motivations et de ses séquences de stress. Il est d’abord un outil pour prendre soin de soi, puis ensuite un outil pour contribuer à la qualité des relations qu’on entretient à travers la communication. Cependant, il aide sur des moments d’énergie faible mais il n’est pas suffisant pour contrer des pathologies installées comme la dépression ou le burn-out. »
Pour finir, cet outil de prédilection est-il exclusivement réservé aux fonctions managériales et de direction ?
« Pas du tout, c’est un test qui peut être extrêmement bénéfique en recrutement. En effet, au-delà du CV, les recruteurs vont aujourd’hui chercher les compétences comportementales des candidats. Or, un entretien d’embauche est un moment hyper stressant. Pour les RH, la Process Com permet de communiquer avec le candidat sur le canal de prédilection. Cela permet d’optimiser l’échange et de mieux rentrer dans le fond de l’échange. »
Tests de personnalité et évolution de carrière
Du recrutement des candidats aux fonctions managériales et de direction, ou bien à l’heure de la reconversion professionnelle, huit tests de personnalités spécifiques permettent d’optimiser chaque étape. Décryptage.
Les détecteurs de potentiel et de soft skills lors du recrutement
Ici, Audavia met en lumière deux plateformes en ligne en plein essor et utilisées par les recruteurs pour détecter et évaluer les soft skills des candidats. En effet, les entreprises misent aujourd’hui sur des outils ludiques et sur l’IA pour des résultats prédictifs dont voici deux exemples.
Goshaba révèle les compétences comportementales réelles avec la gamification
Pour qui : les candidats
Objectif : Goshaba est une plateforme en ligne qui exploite des technologies de jeux vidéo et les sciences cognitives pour évaluer uniquement les compétences comportementales réelles (réactivité, planification, adaptabilité, capacité à communiquer efficacement…). Elle privilégie une mesure scientifique en faveur de l’égalité des chances quel que soit l’âge, le genre ou l’origine ethnique.
Contenu : cet outil gamifié évalue les soft skills sous forme de mini-jeux. Il faut par exemple « repérer les différences dans les illustrations, mémoriser les couleurs des poissons, guider une tortue vers un étang, reconnaître les expressions du visage, compléter une histoire de dessin animé sans texte avec le meilleur résultat.» (source : reddit)
AssessFirst évalue les soft skills et les hard skills avec l’IA
Pour qui : les candidats en recrutement externe et mobilité interne
Objectif : ce test est une plateforme en ligne d’intelligence prédictive qui combine la science du comportement et l’intelligence artificielle pour prédire la réussite à un poste en évaluant le potentiel, l’engagement et la performance.
Contenu : à travers quatre modèles prédictifs, le test évalue la personnalité (modèle SWIPE), la motivation (DRIVE), la capacité cognitive (BRAIN) mais aussi les compétences techniques et les éléments de langage (VOICE).
Sécuriser les postes à responsabilité
Deux tests ont pignon sur rue lorsqu’il s’agit de recrutement à des postes à responsabilité. Le SOSIE et le PAPI sont les plus largement utilisés dans l’hexagone.
Objectifs : véritable référence française, ce test dresse un « sosie professionnel » en identifiant les valeurs, les traits de personnalités et les comportements. Il révèle ainsi les sources de motivation du candidat et permet de mettre en adéquation un profil avec un emploi qui sera vecteur de bien-être et d’épanouissement.
Contenu : c’est un test complet où sont « jaugés » 9 traits de personnalité (sociabilité, persévérance, estime de soi…), 12 valeurs (goût du pouvoir, recherche d’approbation, liberté d’action…) et 4 types de comportements (ouverture et contrôle, stabilité et structure).
Le PAPI évalue le comportement en milieu professionnel
Pour qui : le PAPI (Personality and Preference Inventory) est souvent utilisé avant un entretien d’embauche.
Objectifs : ce test est un inventaire des perceptions et des préférences. PAPI permet aux recruteurs d’identifier les motivations sous-jacentes des salariés, leurs besoins et leur style de travail préféré.
Contenu : le PAPI explore sept grands facteurs de la personnalité en relation avec le travail : engagement, impact et détermination, organisation et structure, ouverture d’esprit, relation, dynamique de travail, stabilité émotionnelle. Chaque facteur est évalué selon les besoins (motivations, préférences) et le rôle du candidat (manière de concevoir son rôle professionnel)
Le test DISC pour comprendre les comportements et adapter sa communication
Pour qui : les collaborateurs d’une équipe
Objectif : ce test se concentre sur les comportements observables (réactions naturelles face à divers situations) plus qu’aux traits psychologiques. Outil d’analyse comportementale, il permet au manager d’acquérir une compréhension fine des styles de communication de ses collaborateurs et ainsi de transformer et d’optimiser les relations professionnelles.
Contenu : le DISC repose sur une auto-évaluation comportementale à travers une vingtaine de groupes d’items spécifiques. A l’issue, les résultats sont présentés sous forme de 4 couleurs, chacune associée à un profil type. Rouge pour la dominance (D), jaune pour l’influence (I), vert pour la stabilité (S) et Bleu pour la conformité (C).
Le MBTI identifie les préférences psychologiques
Pour qui : les collaborateurs
Objectif : comprendre les motivations personnelles des collaborateurs pour permettre d’adapter le management en fonction de chacun et favoriser la performance d’équipe. C’est un outil de développement personnel.
Contenu : le MBTI est réalisé sous forme d’un questionnaire à choix multiples qui sonde la personnalité sur quatre dimensions : extraversion/introversion, sensation/intuition, pensée/sentiment, jugement/perception. Les résultats permettent de déterminer un profil de personnalité inscrit dans quatre grandes familles : les analystes, les sentinelles, les diplomates, les explorateurs.
Diriger et manager sous pression sans dérailler
Pour les dirigeants, et les top managers, la psychologie devient vraiment stratégique. À ce niveau, cela implique de maîtriser le stress et la complexité. Le défi réside à ce niveau dans la gestion des conflits profonds et l’anticipation de ses propres dérapages comportementaux sous pression.
Le Hogan, le test ultra poussé et innovant
Pour qui : les managers, les dirigeants mais aussi les RH
Objectif : le HOGAN fait l’inventaire de personnalité pour révéler et développer le potentiel des leaders. Il permet de mieux se connaître pour mieux diriger. Ce qui fait son innovation, est l’inventaire du « côté sombre » de la personnalité en identifiant « les dérailleurs » pour prévenir les menaces de comportements contre-productifs envers les collaborateurs. C’est le seul test qui révèle qui vous devenez sous stress. Pour les RH, c’est un outil performant de décision lors d’un recrutement à un poste de leader.
Contenu : il se déroule en trois parties pour mesurer les forces naturelles (HPI), les risques en situation de stress (HDS), et les valeurs et moteurs de performance (MVPI). Les résultats décrivent qui l’on est mais également la manière dont on est perçu, c’est-à-dire la réputation.
Le test Strong pour la réorientation professionnelle
Tout au long de la carrière professionnelle, l’envie de se réorienter peut frapper à la porte de notre motivation. Simple désir de changement ou perte de sens, le test de référence Strong est spécifiquement destiné aux personnes en reconversion professionnelle lors d’un bilan de compétences.
Pour qui : les salariés en reconversion
Objectif : le Strong met en parallèle les intérêts professionnels et les traits de personnalité des individus. Il permet de trouver des pistes de métiers où leur motivation et leurs intérêts peuvent s’exprimer dans l’activité professionnelle.
Contenu : il fait l’inventaire d’intérêts à travers un questionnaire d’environ 300 items. Il établit un classement des domaines d’activités professionnels les plus en adéquation avec les centres d’intérêts mais également les dix activités les plus compatibles.
Nos formations pour optimiser sa carrière
Audavia propose des programmes sur mesure adaptés aux étapes de carrière. Les tests de personnalités peuvent s’inscrire dans une démarche globale sur une thématique.
Les tests de personnalité sont des alliés stratégiques à chaque étape de la vie professionnelle. Ils sécurisent les recrutements en révélant les soft skills, ils fluidifient la collaboration et renforcent le leadership face au stress. Enfin, lors des grands changements, ils éclairent les choix de reconversion. Côté individu, au-delà de la simple évaluation, ces outils permettent une meilleure connaissance de soi, assurant une performance durable. Pour les employeurs, ils permettent une adéquation durable entre profils et postes, vecteur de performance collective et d’épanouissement individuel.
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Pour maximiser ses chances de décrocher un emploi en 2026, il est essentiel d’aligner sa préparation sur les tendances actuelles du recrutement. Aujourd’hui, les recruteurs évaluent l’adéquation des compétences avec les attendus du poste, en mettant l’accent sur l’adaptabilité et le potentiel. Dans un environnement où acquérir des compétences techniques devient plus facile grâce à l’IA, faut-il tout miser sur les soft skills, ces compétences humaines qui font la différence face à un titre professionnel et une expertise technique ?
Audavia a interrogé Caroline Dumeny – Responsable des Ressources Humaines chez Cykleo(https://www.cykleo.fr/)- afin de dresser les tendances de recrutement ainsi que les compétences à mettre en avant lors d’un entretien d’embauche.
Les hard skills sont le cœur du métier. Aujourd’hui, considérez-vous qu’il est temps d’inverser cette hiérarchie ? Peut-on dire que l’expertise technique devient une « commodité » accessible via l’IA, faisant des qualités humaines la seule vraie valeur refuge ?
« A mon sens, nous n’assistons pas à un renversement de la hiérarchie mais plutôt à un rééquilibrage. Les compétences techniques dites « hard skills » restent indispensables pour assurer l’entreprise de la crédibilité professionnelle du candidat. Par contre, aujourd’hui l’identification des softs skills dans le recrutement a une importance bien plus significative que par le passé. Les hard skills et soft skills doivent aller toutes les deux de paires. On a donc d’un côté le caractère différentiateur des hard skills qui diminue fortement, et d’un autre côté celui des softs skills qui augmente. Il y a donc un équilibre à trouver. »
Concrètement, quelles compétences humaines privilégiez-vous lors de vos recrutements et quelles formations proposez-vous à vos collaborateurs pour les renforcer ?
« De manière générale, la collaboration et l’esprit collectif, l’agilité et l’aptitude et le souhait d’apprendre et enfin, la communication et le relationnel constructif. A un poste avec d’importantes responsabilités en complément, je privilégie le sens des responsabilités, l’éthique, le leadership et la prise de recul. »
Selon vous, le diplôme technique devient-il un simple « permis de conduire », tandis que les soft skills déterminent si l’on est un « bon pilote de course » ?
« Pour certaines fonctions, le diplôme reste effectivement un prérequis indispensable : il garantit par exemple un socle minimal de connaissances techniques et une capacité d’apprentissage structurée. En revanche, ce qui va réellement faire la différence dans la performance, l’adaptabilité et la contribution au collectif, ce sont les soft skills. Les deux dimensions sont donc complémentaires : le diplôme certifie la base, les soft skills permettent de déterminer le potentiel.»
En termes de recrutement, quel est le défi à relever pour les RH ?
« Le défi du recrutement est d’identifier, en un temps très court, quel équilibre est nécessaire pour le poste, et si le candidat le possède ou peut le développer. »
Avec l’IA qui permet d’optimiser la productivité, passe-t-on d’un expert qui « produit » à un expert qui « vérifie, pilote et rend stratégique » les résultats de la machine ?
« Oui, dans un certain sens. Avec les avancées de l’IA, les collaborateurs, selon les exigences propres à leur poste, doivent davantage se différencier par leurs soft skills, car ce sont ces qualités humaines que la machine ne peut pas reproduire. Ce sont elles qui permettent, par exemple, de sécuriser ce que la machine produit, de prendre du recul, de juger de la pertinence, … »
Il est plus facile de valider un diplôme que de valider l’adaptabilité ou la curiosité. Comment objectivez-vous ces traits aujourd’hui ? Avez-vous des méthodes éprouvées ?
« ll est effectivement plus simple de valider un diplôme, ou au moins de le considérer comme validé, que d’objectiver l’acquisition de soft skills, qui dépendent fortement de la nature intrinsèque du candidat. Le CV reste pour moi un outil utile : il donne une lecture claire du parcours et sert de base aux premiers échanges. Mais ce n’est plus le seul élément que j’exploite. À titre personnel, j’utilise beaucoup les questions comportementales en entretien, du type « Parlez-moi d’une situation où… ». Elles permettent de révéler les réflexes du candidat, et d’avoir des indices sur son mode de pensée. Ce sont souvent ces réponses qui donnent la meilleure visibilité sur ses véritables compétences humaines. »
Il est plus facile aujourd’hui de former un collaborateur à un nouvel outil logiciel en quelques semaines que de lui apprendre la résilience ou le leadership. Les entreprises sont-elles armées pour « enseigner » ces compétences humaines ?
« Ces soft skills ne sont pas innées et nécessitent un accompagnement spécifique. Leur niveau attendu peut d’ailleurs varier d’une entreprise à l’autre, et parfois même d’une équipe à une autre. Ce sont des compétences qui demandent du temps, de l’investissement humain, un engagement personnel et parfois une remise en question. Leur développement dépend donc fortement de chaque individu. Cela va donc nécessiter un investissement beaucoup plus important, tant sur la forme que sur le fond. Par exemple, l’apprentissage de résilience ou de l’intelligence émotionnelle va être différente d’une personne à une autre car les standards des individus sur ces deux compétences sont subjectifs. Il ne va donc pas être aisé de mettre en place des outils rapides et standardisables, contrairement à ce qui est possible pour les outils techniques. »
Comment renforcer ces soft skills auprès des collaborateurs ?
« Pour les renforcer, l’entreprise peut mobiliser différents dispositifs : coaching, formations, mentorat, mises en situation, etc. Il n’est pas toujours nécessaire de recruter pour former, même si un accompagnement externe peut être intéressant. Certaines ressources en internes sont mobilisables et primordiales. Par exemple, l’implication du manager est d’ailleurs essentielle : c’est lui qui crée les conditions d’apprentissage, encourage la progression, aide ses équipes à intégrer ces compétences humaines dans leur pratique quotidienne, le tout, en donnant l’exemple. »
Face à des candidats qui peuvent utiliser des outils comme ChatGPT pour préparer leurs entretiens, comment détectez-vous la véritable intelligence relationnelle et l’authenticité d’un profil ?
« Ces outils permettent aux candidats de mieux préparer leur entretien et de structurer leur pensée. Cependant, ils ne remplacent pas ce que l’on observe en temps réel : les réactions spontanées, la posture, les exemples concrets vécus et les éventuelles incohérences qui révèlent l’authenticité et l’intelligence relationnelle du candidat et permettent de détecter l’éventuel alignement avec l’entreprise. »
Si vous deviez réécrire une offre d’emploi pour un poste clé demain, accepteriez-vous de minimiser voire de supprimer la section « Diplômes requis » pour la remplacer par une section « Traits de caractère non négociables » ? Si oui, quelles seraient pour vous les 3 compétences comportementales absolument non-négociables pour survivre professionnellement ?
« J’accepterai éventuellement de minimiser, mais certainement pas de supprimer, surtout pour un poste clé qui nécessite des compétences techniques importantes. Pour les 3 compétences comportementales absolument non-négociables, je dirai l’intelligence émotionnelle avec la capacité et le souhait de comprendre l’autre, de se remettre en question et de prendre du recul. L’Agilité, l’aptitude cognitive et la curiosité pour pouvoir et vouloir apprendre, et enfin la communication – et le sens du relationnel afin de savoir échanger avec une nature diverse d’interlocuteurs. »
6 conseils pour préparer son entretien d’embauche 2026
Considérer le diplôme ou le titre professionnel comme un prérequis et non un différenciateur.
Mettre en valeur ses soft skills clés car ce sont elles le différenciateur entre deux candidats à compétences techniques égales. Elles déterminent le « potentiel » et la performance future.
Ne pas se contenter d’énoncer ses qualités : il faut raconter des expériences concrètes qui révèlent les réflexes et le mode de pensée. C’est la méthode utilisée pour objectiver les soft skills.
S’attendre à des questions comportementales du type « Parlez-moi d’une situation où… » et se préparer à illustrer ses compétences avec des exemples comportementaux.
Adopter la posture de l’expert « pilote et stratège » dans un environnement dominé par l’IA. En effet, les soft skills comme la prise de recul, l’esprit critique et l’éthique sont essentielles pour sécuriser ce que l’IA produit.
Assurer l’authenticité car l’entretien sert à observer les réactions spontanées, la posture, et l’alignement éventuel avec l’entreprise. L’authenticité et l’intelligence relationnelle se détectent en temps réel !
Développer ses soft skills avec Audavia
Audavia accompagne les entreprises et les salariés avec des formations sur mesure pour renforcer les compétences personnelles et prendre en main l’évolution de sa carrière.
Compétences interpersonnelles et auto-régulation telles que l’intelligence émotionnelle, la confiance en soi, la gestion du temps
Les compétences humaines polyvalentes et transférables sont le critère des recruteurs pour départager les candidats à un poste. À expertise technique et diplôme équivalents, les soft skills constituent donc le facteur décisif, d’autant plus dans un écosystème où l’IA renforce naturellement les compétences techniques mais jamais celles des comportements humains. Parce qu’il est plus facile de former quelqu’un à un outil technique qu’à l’intelligence émotionnelle ou à l’adaptabilité, ces soft skills doivent être le cœur de toute préparation à un entretien pour permettre aux recruteurs d’évaluer l’adéquation avec le poste visé.
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Les compétences professionnelles et les stratégies de recrutement sont aujourd’hui impactées par les changements actuels de paradigmes professionnels. Quelles sont désormais les compétences (skills) les plus recherchées qui permettent de bâtir les entreprises et travailleurs de demain ?
Audavia aborde dans cet article les trois grandes transformations qui vont bousculer notre approche du monde du travail : la transparence salariale, la priorité aux compétences réelles face aux titres professionnels et bien sûr l’intelligence artificielle.
C’est une refonte des fondations de l’entreprise qui nécessite une mise à niveau des compétences de tous, dirigeants et salariés.
Les compétences RH en faveur de la transparence salariale
La directive européenne sur la transparence salariale adoptée en 2023 sera effective dès juin 2026. Elle s’inscrit dans la stratégie européenne pour l’égalité 2020-2025. Cette loi vient bousculer notre culture française sur les questions de rémunération où la transparence reste un sujet tabou. Pourtant, un nouveau levier puissant de marque employeur naitra de cette contrainte règlementaire.
Ce qui change concrètement avec la transparence salariale
La clarté immédiate, première mesure phare : l’obligation d’indiquer une fourchette de rémunération dans les offres d’emploi.
L’interdiction de demander l’historique salarial d’un candidat.
Le droit à l’information sur les salaires par le salarié : tout travailleur en interne pourra demander quels sont les niveaux moyens de rémunération par sexe pour un poste identique ou de valeur égale.
La justification des écarts de salaire : Dans une interview pour Forbes , Yvanna Goriatchef, directrice du cabinet de conseil RH Synergie Executive, précise qu’il incombe à l’employeur de prouver l’absence de discrimination entre femmes et hommes et de justifier les différences constatées. Ainsi, en cas d’écart salarial significatif, il faudra pouvoir le justifier par des critères objectifs et non sexistes (compétences, performance, conditions de travail spécifiques).
Les compétences à optimiser côté ressources humaines
Auditer et réorganiser les processus de recrutement, rémunération et communication. La réécriture des offres d’emploi, par exemple, sera nécessaire pour assurer la conformité.
Diagnostiquer les écarts de rémunération et déployer un plan d’action correctif et préventif conforme aux exigences règlementaires.
Mettre en place une conduite du changement incluant la formation des managers et une politique de communication proactive interne et externe.
Disposer d’outils de gestion datapour extraire et comparer des informations précises (salaires fixes, primes, bonus) et établir des rapports de résultats accessibles à tous.
Dans ce nouveau paysage, les RH et les managers devront être capables d’expliquer les écarts de rémunération sur la base de critères objectifs, et désamorcer les tensions potentielles avec pédagogie et transparence.
Priorité aux compétences réelles lors des recrutements
Les employeurs axent leurs critères de recrutement en priorité sur les compétences polyvalentes et transférables. Agilité, pensée critique, intelligence émotionnelle, etc, répondent en effet à un besoin de renforcer et ancrer l’humain dans un écosystème professionnel de plus en plus automatisé.
Les soft skills prennent le pouvoir, reléguant le simple titre académique à un prérequis derrière la compétence réelle et mesurable.
Imaginons un expert-comptable hyper-diplômé mais incapable d’utiliser l’IA générative ou dénué d’intelligence émotionnelle face à un client stressé par un contrôle fiscal. Son profil aura moins de « valeur » qu’un profil doté d’une forte agilité numérique et d’une excellente capacité en communication et d’un très bon relationnel.
L’incontournable acquisition de compétences digitales IA
La nécessité d’actualiser ces compétences digitales souligne une autre réalité : celle d’un monde du travail où l’on emploie désormais des « travailleurs augmentés ».
Transformer les données brutes en décisions stratégiques et actionnables.
– Big Data – Outils de gestion (Ex : PowerBi)
Marketing et communication
Maîtriser l’IA générative et optimiser la visibilité en ligne (référencement).
– Maîtrise de l’IA générative – Création de contenus optimisés pour les moteurs de recherche et de réponse (LLM) – Analyse UX/UI. – Gestion des réseaux sociaux, l’apogée d’un canal média pour le référencement et la notoriété.
La mise à jour des compétences face aux exigences de l’IA, de la transparence salariale et de la priorité aux soft skills est un puissant levier stratégique qui bénéficie directement à toutes les parties prenantes de l’entreprise. Pour le salarié, l’acquisition de nouvelles compétences ou leur renforcement sera la garantie d’employabilité et de durabilité. Ces compétences réelles et mesurables s’inscrivent dans une politique d’équité salariale grâce à la loi sur la transparence. Pour l’entreprise, elle offre un écosystème transparent et valorisant, et renforce l’attractivité de sa marque employeur.
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Dans de nombreuses organisations coexistent Baby Boomers, Générations X, Y et Z. Cette diversité, d’une grande richesse, est une opportunité d’innovation pour les entreprises — mais elle peut aussi être source de tensions liées aux différences de gestion du temps, de vision, de hiérarchie ou de reconnaissance. L’enjeu : comment réconcilier les générations en entreprise pour stimuler le collectif et la performance ?
Cet article propose des pistes concrètes pour passer du conflit à la collaboration, enrichies par une étude de la CCI Paris Île de France et par le retour d’expérience de Barbara Barré, consultante en conseil et stratégie RH chez Orsea RH. En s’appuyant sur l’agilité managériale, des modèles inspirants et le développement de compétences clés, découvrez comment faire de la diversité générationnelle un moteur puissant pour vos équipes
Le conflit de positionnement des générations dans l’entreprise
Une divergence profonde des attentes et des repères sont au cœur des tensions intergénérationnelles. Comme le souligne l’étude de la CCI Paris Île-de-France, les nouvelles générations ont des attentes marquées en matière de flexibilité, de quête de sens et de rapport à la hiérarchie. Ces aspirations se heurtent parfois à des visions plus traditionnelles du travail.
Barbara Barré, consultante en stratégie RH chez Orsea RH, parle d’un « vrai conflit de vision et donc de positionnement ».
Elle décrit une dynamique complexe :
D’un côté, les seniors, « qui ressentent une certaine frustration de voir le modèle de transmission s’inverser. » Leur expérience n’est plus l’unique boussole du savoir.
De l’autre, les plus jeunes, « qui ne se sentent pas écoutés dans leur volonté d’optimiser les processus pour innover et gagner du temps pour faire autre chose ».
Barbara Barré l’explique :
« Traditionnellement, les anciens apprennent aux jeunes. Aujourd’hui, les jeunes générations renversent le modèle. Ils ont un savoir à transmettre aux anciens. »
Cette pratique est une formidable opportunité. Or, elle peut être mal vécue si elle n’est pas accompagnée, car elle bouscule le rapport traditionnel au savoir et à l’autorité.
L’agilité managériale pour révéler et fédérer les talents multigénérationnels
La solution réside dans un management plus agile et humain à la croisée des cultures générationnelles, capable de créer des ponts plutôt que de renforcer les murs. Pour cela, il faut repenser les organisations pour sortir de la compétition individuelle qui joue toujours en défaveur du collectif et des intérêts de l’entreprise.
L’ère du management vertical et du « sachant » unique est révolue. Pour fédérer, il faut encourager la circulation des idées. Barbara Barré prône l’abandon du « management traditionnel, où les plus anciens managent les plus jeunes, au profit d’un management interactif, où l’information et le savoir circulent dans les deux sens. C’est cet idéal, déjà visible dans certaines TPE plus agiles, qui est le véritable terreau de la performance collective. Il ne devrait pas y avoir de rapport dominant–dominé en ce qui concerne le savoir. »
Quelles solutions pour bouger les lignes
Pour créer un nouveau paradigme managérial, Barbara Barré active sur le terrain plusieurs leviers dont elle tire au quotidien des bénéfices prometteurs.
Ne pas confondre âge et culture générationnelle
Aujourd’hui, tomber dans les stéréotypes de l’âge est un piège. Pour y échapper, Barbara Barré insiste sur un point crucial :
« Il faut parvenir à distinguer l’âge réel de la culture générationnelle. On peut avoir 50 ans et avoir une culture générationnelle Y ou Z. »
Elle mentionne notamment le test développé par Béatrix Charlier — mentor stratégique pour dirigeants et managers, experte de la collaboration intergénérationnelle et fondatrice de P’OP — qui permet de cartographier les talents, leur profil générationnel, et d’identifier les profils-ponts, véritables vecteurs de lien entre les générations et les cultures en entreprise. Ses ouvrages Activez les talents de votre entrepriseet Réveillez vos talents exposent comment les profils générationnels favorisent la fertilisation croisée dans les organisations, et comment un profil peut se déployer, évoluer et muter au fil du parcours professionnel.
Souvent perçu comme une formalité administrative, l’entretien annuel peut devenir un outil de management surpuissant.
« Cet entretien est un point clé de réussite managériale. C’est l’occasion d’un espace de parole libre, d’échanges basés sur une véritable écoute. »
Les bénéfices sont immédiats : « Je constate régulièrement qu’un grand nombre d’informations sont partagées. C’est une étape qui permet généralement une bonne résolution des problèmes. C’est aussi un tremplin pour repérer les talents individuels et proposer des mobilités en adéquation avec les aspirations profondes des collaborateurs. »
S’inspirer de modèles issus d’autres horizons pour gagner en agilité
Il existe diverses façons d’entreprendre le management des collaborateurs à travers le monde, que ce soit directement au cœur de l’entreprise ou dans des domaines éloignés. Voici quatre exemples d’inspiration qui peuvent enrichir et optimiser nos visions actuelles.
La Finlande : l’esprit « communauté de travail » fait loi (un concept bien au-delà de l’esprit d’équipe) où chaque membre est comme un point relié à tous les autres membres : l’équipe étant ce réseau connecté. En Finlande, les liens noués et la circulation de l’information dans tous les sens sont les clés du succès.
Le Japon : la réussite est toujours collective et la responsabilisation du collaborateur toujours au centre. Il doit veiller à s’améliorer continuellement et l’intelligence émotionnelle en est une compétence clé.
Les Etats-Unis : L’objectif et la performance sont rois. Le management inclut l’explication du résultat visé par l’équipe, celle des objectifs individuels pour l’atteindre, et une culture du feedback positif. D’aspect agressif, ce management est plutôt propice à l’innovation et aux changements.
Le sport de haut niveau : le management sportif impose une communication claire, des rôles définis et un objectif commun partagé par tous.
Pour Barbara Barré, le modèle sportif est bénéfique.
« Au rugby quand je fais une passe à mon coéquipier, je sais comment je dois la faire, comment l’autre est censé la réceptionner et quel doit en être le résultat. Cela implique de prendre conscience de nos actions, quels en sont le sens final et l’impact. Comment je fais pour emmener toute l’équipe à la victoire ? Chaque petit pas a un impact sur le résultat. »
Le sport est aussi un exutoire. Barbara Barré raconte avoir instauré l’intervention d’un entraîneur de boxe thaï dans une entreprise.
« Aujourd’hui tout le monde s’y rend ! L’objectif est de permettre, à ceux qui le souhaitent, de se défouler pour évacuer le trop-plein d’énergie ou de stress, apaiser les tensions et retrouver une meilleure concentration. »
Performance collective et compétences individuelles
Ces stratégies managériales ont un impact direct sur le développement de compétences individuelles essentielles, qui, à leur tour, nourrissent la performance du groupe.
Confiance en soi : un collaborateur écouté, dont le savoir est reconnu, développe sa confiance et ose davantage. Parallèlement, la confiance en soi permet de tenir son rôle dans les meilleures dispositions.
Gestion des conflits : des outils de communication clairs et des exutoires sains (comme le sport) permettent de désamorcer les tensions avant qu’elles ne deviennent des conflits bloquants.
Agentivité : C’est la capacité à se sentir acteur de son environnement et à avoir un impact. Une compétence à développer de nos jours face à un monde professionnel complexe et changeant. L’analogie du rugby l’illustre parfaitement : chaque collaborateur comprend que son « petit pas » a un impact sur le résultat. Cette prise de conscience donne du sens et responsabilise.
Les bénéfices pour l’entreprise de cette réconciliation des générations
Savoir comment réconcilier les générations en entreprise est un investissement stratégique. Selon l’étude de la CCI Paris Île de France, la coopération entre générations permettrait de moderniser les méthodes de travail dans 2 entreprises sur 3.
Les principaux bénéfices sont :
Le développement de l’activité de l’entreprise par de nouveau moyens (38%)
Des projets menés plus rapidement (34%)
Créativité et innovation accrues par le croisement de l’expérience et des nouvelles perspectives dans 8 entreprises sur 10.
Meilleure rétention des talents, car toutes les générations se sentent comprises, valorisées et voient un avenir au sein de l’organisation.
Performance et agilité optimisées grâce à une collaboration fluide et une communication efficace.
Marque employeur considérablement renforcée, attirant les meilleurs profils de tous âges.
En résumé
Pour la cohabitation des générations, la clé du succès ne se trouve ni dans la technologie, ni dans des processus complexes, mais dans un simple retour à l’essentiel : l’humain. Réconcilier les générations en entreprise, suppose de privilégier la communication, valoriser chaque individu et construire un cadre où la collaboration l’emporte sur la compétition individuelle. Le chemin commence par un premier pas, le plus simple et le plus puissant de tous : l’écoute.
Comme le résume si bien Barbara Barré :
« Apprenez à écouter l’autre, il aura forcément quelque chose à vous apprendre. »
Nos remerciements à Barbara Barré – Orsea RH et Béatrix Charlier – P’OP pour leur participation à la rédaction de cet article.
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Archives pour la catégorie Ressources humaines
Mon CPF et moi : comment financer sa formation en 2026 ?
La récente réforme du CPF redéfinit la liberté d’action des salariés pour leur stratégie de montée en compétences. Depuis le plafonnement à 1 500 € pour les certifications aux Répertoires Spécifiques (RS), financer sa formation exige de mobiliser des leviers complémentaires. Désormais, il faudra compter sur un tiers et justifier de l’utilité d’une formation.
Cet article dresse un panorama des financements possibles d’une formation dans quatre contextes précis : salarié en emploi, reconversion professionnelle, demandeur d’emploi et travailleur indépendant. Ces modalités de financements, assorties d’exemples concrets, ont pour optique un reste à charge réduit au ticket modérateur de 150 € (précédemment 103,20 €).
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Le plafond de verre de 1 500 euros concernent les formations inscrites au répertoire spécifique telles que le management, la gestion du stress,la process com, les langues, la bureautique… Pour les financer au-delà des 1 500 €, il faudra compter sur une aide de son employeur à travers trois modalités d’abondement :
Le plan de développement des compétences à l’initiative de l’employeur
Le plan de développement des compétences constitue la réponse prioritaire au plafonnement du CPF. L’employeur pilote ce dispositif pour garantir l’adaptation des salariés aux nouveaux outils de travail.
Ce plan permet de financer sa formation sans puiser dans ses droits personnels. Les RH peuvent donc utiliser cet outil pour contourner la limite des 1 500 € imposée aux certifications RS.
Les OPCO : le levier des petites structures
Les OPCO (Opérateurs de Compétences) soutiennent le financement de la formation professionnelle, notamment pour les TPE et PME.
L’abondement : le co-financement sur Mon Compte Formation
L’abondement permet de dépasser le plafond de 1 500 € directement sur la plateforme Mon Compte Formation pour financer une formation de manière agile.
La reconversion professionnelle avec Transition Pro
Transition Pro gère le projet de transition professionnelle (PTP). Pour qu’une formation soit éligible au PTP, elle doit être certifiante et enregistrée soit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), soit au Répertoire Spécifique.
Transition Pro s’adresse à divers profils avec plusieurs dispositifs:
Les demandeurs d’emploi : France Travail et les conseils régionaux
France Travail et les conseils régionaux interviennent pour financer une formation en cas de recherche d’emploi.
France Travail et l’AIF
L’Aide Individuelle à la Formation (AIF) complète le solde du CPF. Cette aide est accordée pour les projets validés par un conseiller France Travail.
Les conseils régionaux
Les Régions abondent les comptes CPF pour les métiers dans des secteurs en tension, par exemple dans les domaines du numérique, de l’artisanat ou de la santé.
Le FSE+ : l’investissement européen pour l’avenir des compétences
Le Fonds social européenest “le principal instrument de l’Union européenne pour investir dans le capital humain […] dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, du développement des compétences et de l’inclusion sociale. ”
La liste des projets financés par les programmes FSE+ compte notamment l’inclusion sociale, l’accès à l’emploi des jeunes, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, etc.
Cependant, les investissements du FSE sont ératiques : les budgets alloués aux opérateurs de compétences varient dans le temps, les répartitions sont variables et les thèmes peuvent être modifiés d’une année sur l’autre. Rien n’est acquis et une veille en temps réel est donc nécessaire.
Comment en bénéficier concrètement en tant qu’individu ?
En tant qu’individu, vous ne demandez pas directement le financement au FSE+. Vous bénéficiez de son action en vous inscrivant à une formation portée par une Région, un OPCO ou France Travail, dont le coût est réduit ou entièrement pris en charge si l’Europe a subventionné le programme en amont.
La constitution des dossiers pour la mobilisation du FSE+ incombe donc aux entités professionnelles, dont les entreprises, qui doivent porter le projet en leur nom.
Les travailleurs indépendants
Les travailleurs non-salariés ou TNS dépendent de fonds d’assurance formation spécifiques ou FAF. Au même titre qu’un salarié, les indépendants sont crédités de 500 euros par an sur leur compte CPF. Pour financer une formation au-delà de 1500 euros ils devront faire appel au co-financement de leur FAF.
Quelques articles pour approfondir le sujet
En résumé
Face à la réforme de 2026 du CPF, financer sa formation nécessite de mobiliser des leviers complémentaires comme le Plan de Développement des Compétences, les OPCO, Transition Pro, etc. Malgré la rigidification règlementaire, adopter une vision optimiste doit pouvoir garder intactes nos motivations et nos missions : la nécessité de co-construction financière imposée par l’érosion du CPF peut recréer une dynamique de dialogue social et professionnel entre toutes les parties prenantes autour d’ingénierie financière et au plus près, espérons-le, des intérêts des individus et de leurs compétences.
Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
Réforme CPF 2026 : y a-t-il péril en la demeure ?
Depuis son lancement, le Compte Personnel de Formation (CPF) soutenait la « liberté de choisir son avenir professionnel ». L’ambition était claire : développer et faciliter l’accès à la formation en le centrant sur les initiatives et les besoins des individus.
L’étude parlementaire de 2018 titre ainsi sa première partie “Vers une nouvelle société de compétences” suivie d’un chapitre criant d’optimisme “Renforcer et accompagner la liberté des individus dans le choix de leur formation”. Cependant, avec l’entrée en vigueur de nouvelles règles de plafonnement le 26 février 2026, le CPF se durcit et le monde de la formation professionnelle accuse le choc. Entre promesse d’équité et contraintes budgétaires, l’équilibre semble plus fragile que jamais.
A ce stade, faire des prédictions serait présomptueux. En revanche pour Audavia, comme pour l’ensemble de la profession de la formation professionnelle, constater, poser un regard critique et chercher des axes stratégiques d’agilité, quand tout semble s’écrouler, est une nécessité absolue…pour continuer à accompagner les millions de salariés qui perdent des possibilités sur le pilotage et le développement de leurs compétences professionnelles. D’ailleurs, où peut bien se situer l’équité ?
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Le CPF “c’était mieux avant “ ?
Un peu d’histoire avant la chute
Plafond de verre du CPF 2026 : « Vers une société d’incompétences » ?
L’inégalité des chances face au ticket modérateur du CPF
L’impact pour les organismes de formation
Axes stratégiques pour la survie des apprenants et des OF !
Quelle liberté de choix pour 1 500 € ?
Le CPF “c’était mieux avant “ ?
Jusqu’à aujourd’hui, le CPF visait à instaurer une véritable autonomie pour les salariés dans le choix de leur trajectoire professionnelle.
Selon l’article L. 6111-1 du code du travail, chaque personne dispose d’un droit à la formation dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à la retraite, indépendamment de son statut. Cette approche a rompu avec celle de l’ancien DIF (Droit Individuel à la Formation), qui plaçait le salarié sous la dépendance de son employeur, pour faire du CPF un droit à l’initiative exclusive de l’individu.
Ainsi, oui, on peut se risquer à dire que c’était mieux avant. Mais depuis la réforme de février 2026, il devient légitime de se poser les questions suivantes :
Un peu d’histoire avant la chute
Plafond de verre du CPF 2026 : « Vers une société d’incompétences » ?
Depuis le 26 février 2026, le CPF bascule d’un budget mobilisable librement vers une logique de plafonnement par action.
Tout cela ressemble à un nivellement par le bas… La durée ou la complexité d’une compétence (comme le management de projet) ne sont plus prises en compte par le financement public.
Loin de l’idée de faire primer la qualité, ce plafonnement risque de réduire les formations RS à des formats « low-cost » pour rester sous la barre des 1 500 €.
La qualité des formations au RS sera-t-elle donc réservée à ceux qui pourront supporter le reste à charge ou aux entreprises qui abonderont pour “aider” leurs salariés ?
L’inégalité des chances face au ticket modérateur du CPF
Jusqu’ici, le CPF était un succès démocratique. La réforme 2026 introduit un double obstacle financier :
Dans un contexte de tension actuelle sur le pouvoir d’achat, ce reste à charge peut devenir prohibitif. Le risque est de voir le CPF redevenir un outil pour les « bien nantis » capables d’autofinancer le surplus, ou de replacer le salarié sous la dépendance de l’employeur via la recherche d’abondements indispensables pour couvrir les frais.
L’impact pour les organismes de formation : des dindons de la farce.
Les organismes de formation vont devoir faire face à une concentration des budgets sur des formations « moins nombreuses et régulées ».
La réforme du CPF nous impose donc de repenser les stratégies pour équilibrer survie économique et bénéfices rendus sans concession pour la qualité. C’est un vaste chantier de reconstruction sur des sables mouvants…
Axes stratégiques pour la survie des apprenants et des OF !
Engagé pour la réussite de tous, Audavia a toujours fait le choix de la qualité notamment avec des programmes de formation sur mesure.
Aujourd’hui, nous devons trouver des remèdes internes, comme le ferait un organisme vivant face à un virus menaçant son équilibre biologique.
Quelle liberté de choix pour 1 500 € ?
Avec ce nouveau plafond, seules certaines formations restent 100% finançables avec toutefois le reste à charge nouvellement institué de 150 €.
Voici une liste accessible à la seule initiative des individus qui ne peuvent assumer un reste à charge au-delà du ticket modérateur de 150 € :
En dehors de ces thématiques, pour accéder à des programmes plus onéreux et/ou plus avancés en termes de compétences, il faudra compter sur le co-financement de son employeur.
Ainsi certaines entreprises avaient déjà mis en place une stratégie de formation au bénéfice de leurs salariés. Audavia accompagne un de ses clients qui a fait le choix d’une stratégie 50/50 pour le financement de formation en anglais de ses salariés : 20h financées par l’entreprise et 20h financées par le CPF des stagiaires.
Puisque le salarié est maintenant privé de sa liberté de choix, l’implication agile des entreprises et des OF est désormais incontournable pour valoriser les compétences au sein des organisations, retenir les talents et renforcer l’image de marque employeur.
En résumé
La réforme de 2026 transforme le CPF d’un droit à l’initiative du salarié en un système contraint par des plafonds financiers rigides pour le Répertoire Spécifique. Ce tournant risque de fragiliser l’égalité des chances en imposant un reste à charge prohibitif aux salariés les moins aisés.
Pour les organismes de formation, l’enjeu est désormais de conjuguer agilité financière et excellence pédagogique afin de préserver l’utilité réelle des parcours.
Les entreprises vont également devoir repenser leurs approches pour préserver leur attractivité et leurs performances.
La liberté de se former ne doit pas devenir un luxe, mais rester un moteur de progression accessible à tous.
Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
6 actions concrètes pour remotiver un salarié démobilisé en 2026
Aujourd’hui, alors que le rapport au travail a profondément muté vers une quête de sens et de flexibilité, voir un talent s’éteindre est un luxe que peu d’entreprises peuvent se permettre. Le taux d’engagement des salariés en France stagne autour de 7 %, et le coût du désengagement est estimé à environ 13 250 € par an et par salarié. À l’inverse, une équipe motivée génère jusqu’à 23 % de rentabilité supplémentaire.
Comment remotiver un collaborateur « en retrait » ? A quel moment la séparation est inéluctable ? Nous avons interrogé Olga Pakhomova, coach professionnelle certifiée sur les actions concrètes et actionnables pour agir rapidement et efficacement.
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Le diagnostic : Identifier pour mieux remotiver
6 actions concrètes pour relancer la machine
Situations de remotivation avec Olga Phakomova
Nos formations anti-démotivation
Quelques articles pour approfondir le sujet
Le diagnostic : Identifier pour mieux remotiver
Avant d’agir, il faut comprendre. La démobilisation peut venir d’un manque de reconnaissance, d’un flou sur les missions ou d’un déséquilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Mais attention, la responsabilité est partagée car motivation et engagement sont l’affaire de tous.
Comment différencier une simple fatigue passagère d’un décrochage ?
Le tout premier signe à diagnostiquer est la durée dans le temps. Comportement changeant, mutisme, lassitude, Olga Phakomova nous éclaire.
Le rôle du manager : introspection et capacité à diagnostiquer
Pour remotiver un salarié, faut-il que les managers soient eux-mêmes engagés. Selon le rapport Gallup, seulement 27% des managers se disent engagés. L’introspection est alors indispensable avant même de pouvoir identifier la démotivation et aider son équipe.
Avant d’aider son équipe, le manager doit s’assurer de son propre niveau d’engagement. Il doit briser son isolement, échanger avec ses pairs et identifier ce sur quoi il a le contrôle pour retrouver son propre élan.
6 actions concrètes pour relancer la machine
1. L’entretien de « re-onboarding »
Repartir de zéro comme si le collaborateur venait d’arriver : redéfinir sa fiche de poste, ses aspirations et ses outils. Parfois, une simple mise à jour des attentes suffit à dissiper les malentendus.
Si la perte de motivation fait suite à un échec (objectifs non atteints, promotion refusée), le manager doit s’évertuer à redonner du sens.
2. Le « Job Crafting » et les micro-objectifs
Le job crafting consiste à modifier son poste de travail en fonction de ses compétences et préférences en termes de conditions de travail et d’environnement. Cela inclut de remodeler une partie de ses missions. Par exemple si un collaborateur aime l’organisation mais déteste le reporting, peut-être peut-il échanger certaines tâches avec un collègue…
Le job crafting couplé à la mise en place de micro-objectifs permet alors d’endiguer l’installation d’un stress intense au travail et le sentiment que la montagne est bien trop haute à gravir. L’enjeu est alors de réduire la charge mentale sans freiner la productivité et d’instaurer un sentiment de progression, premier moteur de la dopamine au travail !
Dans cette perspective, le manager doit faire la différence entre ce qui est réellement « urgent » et ce qui est « important » et anticiper les demandes avec des délais réalistes pour soulager la pression et transformer les objectifs annuels en victoires hebdomadaires.
3. La reconnaissance des efforts avant les résultats
Valoriser l’initiative et pas seulement le résultat final ! La reconnaissance augmente l’engagement de 69% et elle s’incarne mieux dans un “merci” spécifique que dans une prime anonyme en fin d’année. La reconnaissance est avant tout la mise en valeur de l’individu.
4. Instaurer le feedback informel
C’est une manière de donner le pouvoir au collaborateur et de lui laisser une place pour s’exprimer et exposer ses besoins sans jugement. Au-delà de l’entretien annuel classique, instaurer des « conversations continues » entre le manager et le salarié est une bonne pratique anti-démotivation.
5. L’accès à une formation « passion »
La formation continue est un moteur essentiel de motivation. Mettre en place une formation courte sur un sujet qui “anime” un collaborateur (même indirectement lié à son poste) montre que l’entreprise mise sur son avenir à long terme.
Rappeler au salarié qu’il doit être acteur de la solution et qu’il peut exprimer ses besoins en toute confiance.
6. Le projet transverse
Confier un projet transverse avec un budget limité et une autonomie totale, en accord avec les aspirations du collaborateur est l’occasion pour lui de se revaloriser en dehors du cadre habituel de ses missions.
Situations de remotivation avec Olga Phakomova
Comment un manager démotivé a-t-il pu agir sur son propre engagement avant d’essayer d’aider son équipe ?
Avez-vous un cas concret d’action de reconnaissance non financière qui a eu un impact fort sur la motivation d’un salarié ?
D’après votre expérience personnelle, comment s’automotiver quand on s’est senti désengagé ?
Nos formations anti-démotivation
Quelques articles pour approfondir le sujet
En résumé
Remotiver un salarié aujourd’hui relève d’un véritable partenariat entre l’entreprise et l’individu. Comme le cite Olga Pakhomova, la clé réside dans la capacité à sortir du « cul-de-sac » pour explorer de nouvelles voies, qu’il s’agisse de job crafting, de feedback informel, ou simplement d’une écoute sincère où les salariés en difficulté se sentent légitimes pour exprimer leurs besoins et leurs solutions.
Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
Pourquoi la formation est le premier moteur de motivation et de rétention ?
Le rapport Future of Job 2025 du World Economic Forum pointe du doigt l’obsolescence et la transformation de 39% des compétences actuelles d’ici 2030. Une projection qui peut s’avérer perturbante aussi bien pour les entreprises que les salariés. Comment rester motivé et engagé si l’avenir ne fait pas figure de sécurité ? La formation professionnelle est ainsi la première réponse pour sécuriser la performance. Aujourd’hui, c’est le premier levier de la reconnaissance et de la motivation pour les salariés qui voient l’apprentissage continu au travail comme un levier aussi crucial que le salaire ou le sentiment d’utilité.
“Globalement, les employeurs prévoient que 39 % des compétences fondamentales des travailleurs évolueront d’ici 2030. Si cela représente une évolution significative des compétences, ce chiffre est en baisse par rapport aux 44 % enregistrés en 2023. Ce constat pourrait s’expliquer notamment par l’importance accrue accordée à la formation continue […]” souligne le rapport Futur of Job.
Cet article met en lumière l’identité remarquable de la formation professionnelle continue tant au niveau de l’engagement des talents qu’au niveau de la vitesse d’efficacité opérationnelle des compétences acquises.
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La montée en compétences : le carburant de la motivation du salarié
Interview : retour terrain
10 compétences essentielles pour l’employabilité
Apprendre dans le flux de travail
Nos articles pour aller plus loin
La montée en compétences : le carburant de la motivation du salarié
L’employabilité grâce à l’acquisition de compétences transférables est, de nos jours, l’enjeu premier de la formation continue. Mais au-delà, quand une entreprise offre la possibilité de monter en compétences, les salariés le perçoivent comme une preuve de reconnaissance, source de motivation et d’engagement.
La formation est une preuve de reconnaissance
Investir dans la formation d’un collaborateur est un message fort de reconnaissance existentielle. C’est la preuve que l’employeur reconnaît la valeur du salarié et son potentiel, tous deux méritant l’investissement dans la montée en compétences. Ainsi, en offrant des perspectives d’évolution, l’entreprise transforme la peur de l’insécurité et de l’obsolescence (notamment face à l’IA) en une dynamique de confiance, de motivation et d’engagement.
Apprendre pour s’engager
Le lien entre apprentissage et bien-être n’est plus à prouver. Psychologiquement, l’accès à la maîtrise de nouveaux outils ou à l’acquisition de nouvelles compétences personnelles comme le leadership, la communication impactante, réduit considérablement le stress lié à l’insécurité, au sentiment d’incompétence. L’apprentissage est un véritable moteur de confiance en soi et de motivation engageante.
Interview : retour terrain
Nous avons recueilli la vision et l’opinion de Michel J., directeur Customer Sucess Europe au sein d’un grand groupe, concernant les bénéfices de la formation sur son développement de carrière. Il souligne notamment un engagement renforcé, une plus grande confiance en soi, et une meilleure capacité d’adaptation aux transformations.
Enfin si pour Michel, la formation n’est pas un critère à lui seul de fidélité à son entreprise, elle joue néanmoins un rôle essentiel dans l’engagement et la sécurisation de son développement professionnel.
De quand date votre dernière formation et quel impact a-t-elle eu sur votre quotidien professionnel ?
Vous sentez-vous plus en confiance et plus motivé depuis ? Comment cela se manifeste concrètement ?
Quels types de formations trouvez-vous les plus utiles dans le monde professionnel actuel pour se sentir en sécurité en termes d’employabilité ?
La possibilité de se former est-elle pour vous un critère de fidélité à votre entreprise actuelle ?
Pensez-vous que le manque de formation puisse être une source de stress ou de désengagement de nos jours ?
Comment percevez-vous l’investissement de votre employeur dans votre développement des compétences ?
Selon vous, dans un contexte d’obsolescence rapide des compétences actuelles, face aux transformations dues aux technologies IA, quelle place doit avoir la formation professionnelle continue ?
10 compétences essentielles pour l’employabilité
Parmi la liste des 10 compétences de base attendues par les employeurs, recensée par le rapport Futur of Job, la motivation et la conscience de soi figurent au top 5 des core skills : l’état d’esprit du salarié est donc devenu une compétence professionnelle à part entière.
Apprendre dans le flux de travail
La formation professionnelle revêt donc une identité remarquable : elle est le pont entre la nécessité de performance des entreprises et l’impératif de quête de sens et de motivation des salariés. Elle doit être pensée pour devenir un flux constant agile et épouser le flux de travail, comme le souligne Michel J. dont la formation a été initiée en 2021 et continue d’être effective.
Le time to skill, ou vitesse à laquelle une compétence apprise devient opérationnelle, est le nouvel enjeu : Il s’agit alors de penser des formats de formation intégrés dans le flow de travail, pensés sur-mesure en concertation avec les entreprises pour former les bonnes personnes, au bon moment dans une perspective d’opérationnalité et de performance à court et moyen terme.
A long terme, dans un monde professionnel, économique et social où les compétences doivent sans cesse s’actualiser pour sécuriser l’emploi, une seule vérité demeure, celle énoncée par l’un des grands industriels du XXème siècle, Henry Ford : « La réelle sécurité qu’un homme puisse avoir en ce monde, c’est une réserve de connaissances, d’expériences et d’aptitudes. »
Nos articles pour aller plus loin
En résumé
Aujourd’hui, les entreprises envisagent la motivation des salariés comme une véritable compétence professionnelle de base. Elles savent également que leur performance est étroitement liée à la fidélisation et rétention des talents en investissant dans leur montée en compétences.
La formation professionnelle continue est aujourd’hui intégrée dans une culture d’apprentissage permanent. Elle doit être fluide, quotidienne, valorisée et au cœur des stratégies pour construire des entreprises humaine et performantes.
Découvrez nos formations sur mesure . Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
Strong : l’inventaire puissant pour réorienter sa carrière
La reconversion professionnelle est vue par 84% des actifs comme une étape normale dans la vie professionnelle. Une étude IFOP consacrée « au regard des salariés » révèle que 44% souhaitent changer de métier radicalement. Or 71% d’entre eux n’osent pas franchir le cap car ils trouvent cela trop difficile. Pour plus de la moitié d’entre eux, ils souhaitent être accompagnés par un professionnel (57%) ou les RH de leur entreprise (55%).
Audavia détaille les forces de l’inventaire d’intérêts professionnels Strong®, aux côtés d’Amandine Carrier – consultante en évolution de carrière et certifiée Strong – et liste les accompagnements disponibles pour ceux qui souhaitent se réorienter professionnellement.
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Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong
Interview : explication détaillée par Amandine Carrier
Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion
Suggestions de formations selon les profils RIASEC
Nos articles pour aller plus loin
Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong
83% des actifs estiment que la reconversion professionnelle est possible à tout âge. Mais un des nombreux freins est le manque de confiance et la peur du saut dans l’inconnu. Ainsi se faire accompagner est essentiel : première étape avec le bilan de compétences au cours duquel le test Stong est souvent utilisé pour résoudre les problématiques d’orientation et de repositionnement professionnel.
Qu’est-ce que l’inventaire Strong ?
Le Strong est plus qu’un simple questionnaire de personnalité ; c’est un puissant outil d’évaluation des intérêts professionnels qui permet de mettre en parallèle ces derniers avec les traits de personnalité.
S’appuyant sur près de 90 ans de recherches, cette méthode garantit des résultats fiables et réalistes grâce à des mises à jour régulières basées sur les métiers actuels et des méthodes psychométriques strictes.
A quels profils d’individus est destiné le Strong ?
La force de l’outil Strong réside dans sa polyvalence : il s’adresse à tous les profils souhaitant identifier des secteurs d’activité inspirants tels qu’un étudiant indécis, un salarié souhaitant évoluer en interne, ou encore une personne envisageant une réorientation radicale.
Interview : explication détaillée par Amandine Carrier
En quoi l’inventaire Strong se distingue-t-il des bilans de compétences ou des tests de personnalité pour se concentrer spécifiquement sur les intérêts ?
Il est reconnu comme un outil puissant par rapport à d’autres tests plus généraux ? Sur quoi cela repose-t-il ?
Concrètement, à quoi doit-on s’attendre en termes d’investissement temps et de processus, du questionnaire en ligne jusqu’à la restitution ?
Qu’est-ce que le modèle RIASEC au cœur du Strong ? Comment permettent-ils de mettre des mots sur son mode de fonctionnement quotidien ?
Est-il vrai que le Strong peut révéler des pistes professionnelles auxquelles on n’aurait jamais pensé ? Avez-vous vécu des situations où le Strong a été une révélation pour la personne ? Et où le changement a été radical ?
Le test nécessite un praticien certifié. Pourquoi ? Quelle est la valeur ajoutée de cet accompagnement humain par rapport à un simple résultat algorithmique ?
Si vous deviez résumer en une phrase ce qu’un candidat gagne en passant le Strong, au-delà d’une liste de métiers, que diriez-vous ?
Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion
Si l’inventaire Strong donne une direction, plusieurs leviers sont à disposition pour concrétiser son projet.
L’accompagnement à l’orientation et à la réflexion
Les dispositifs de financement et de transition
Suggestions de formations selon les profils RIASEC
Selon les pistes révélées par le test Strong, voici quelques formations pour franchir le cap de la reconversion ou (re)orientation.
Profil artistique ou investigateur : aime créer ou résoudre des problèmes
Formations digital et informatique : UX/UI Design, développement web (WordPress, Python), stratégie digitale, référencement seo…
Profil entreprenant : leader et influenceur
Profil social : épanoui au contact de l’autre
Ressources Humaines et Management : gestion des RH et management de projet ou d’équipe.
Profil conventionnel : à l’aise avec les tâches administratives et procédures
Comptabilité et Gestion : comptabilité générale, analytique et logiciels de gestion (Sage, EBP).
Nos articles pour aller plus loin
En résumé
Changer radicalement de métier ou affiner ses possibilités d’évolution dans un même domaine est l’occasion de faire le point sur les intérêts réels en lien avec la personnalité. L’inventaire Strong met des mots sur ce qui motive naturellement les individus pour s’épanouir professionnellement. Il révèle des pistes de métiers, parfois insoupçonnées, et le mode de fonctionnement de chacun. Afin de choisir l’orientation et la formation la plus pertinente pour un projet durable, le Strong est très souvent utilisé lors de bilans de compétences.
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Hogan : révèle (aussi) le « côte sombre » des leaders en quête de réussite
Pour les dirigeants et top managers, le leadership est essentiel mais parfois leurs comportements impactent involontairement et négativement la collaboration au sein des équipes. Comment identifier et corriger ces déraillements potentiels ? Grâce aux inventaires de personnalité Hogan, un outil d’évaluation de la personnalité en entreprise, l’un des leaders dans le monde et de plus en plus connu et reconnu en France.
Ils proposent une approche unique centrée sur la réputation – et non sur l’identité- et met en exergue, en plus de la personnalité classique, et de valeurs profondes, le côté sombre de chacun. Ainsi, Hogan est une solution puissante pour les managers et dirigeants soucieux d’aligner leurs intentions avec l’impact réel de leurs actions.
Audavia vous propose d’explorer la puissance et l’application de cet outil, à travers l’interview de Géraldine de Saint Salvy , coach, formatrice en management et certifiée Hogan Assessments.
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L’inventaire Hogan : les points clés
Interview : décryptage avec Géraldine de Saint Salvy
Déroulement de l’inventaire Hogan
Formations pour renforcer son leadership
A lire : des articles pour aller plus loin
L’inventaire Hogan en 4 points clés :
Le test Hogan est un outil d’évaluation innovant destiné aux top managers et dirigeants pour améliorer leurs performances.
Interview : Le Hogan décrypté par Géraldine de Saint Salvy
Géraldine de Saint-Salvy est certifiée Hogan Assessments – distribué en France par le cabinet Authentic Talent Consulting.
Qu’est-ce que l’inventaire Hogan Assessments ? Quand est-il apparu ?
Quelle est la place du Hogan au sein des entreprises ? Est-il connu et quel en est le périmètre de pratique ?
Quelle est la mesure d’efficacité rapportée ?
Quelles sont les situations concrètes pour lesquelles les managers ou dirigeants vous sollicitent ?
Proposez-vous systématiquement l’inventaire Hogan ? Avez-vous quelques exemples terrain ?
Si l’on part du principe qu’un manager a toujours de bonnes intentions mais que l’impact de ses comportements peut néanmoins être négatif sur les collaborateurs, comment le Hogan peut-il amener à un rééquilibrage ?
Hogan se distingue par son approche centrée sur la réputation plutôt que sur l’identité. En quoi cette approche est-elle fondamentalement plus prédictive de la performance managériale?
Pourriez-vous illustrer avec un exemple de profil Hogan où la perception (réputation) est très éloignée de l’auto-perception (identité) ?
Quelle sont les réactions en cas de décalage et l’impact que cette prise de conscience a eu sur l’équipe ?
La mesure du « côté sombre » ou dérailleurs est un aspect innovant de cet outil. Pouvez-vous développer ?
Comment la prise de conscience des risques de déraillement a permis de « sauver » une situation, soit en l’anticipant soit en la désamorçant ?
Avez-vous eu un retour d’expérience concret sur les bénéfices ?
Le Hogan est un test individuel qui a un impact collectif. Comment traduisez-vous les résultats individuels d’un leader en plan d’actions concrètes pour améliorer la collaboration avec son équipe ?
Peut-on utiliser le Hogan pour les membres de l’équipe également ?
Quel est l’impact pour les RH de pratiquer ce test ? Avez-vous des constats à partager ?
Vous recommanderiez la formation Hogan aux services des ressources humaines ?
Déroulement du Hogan assessments
Le Hogan se compose de trois questionnaires ou modules principaux :
Durée de l’inventaire Hogan
L’inventaire, qui regroupe 560 questions, dure environ 45 minutes, à raison de 15 min par module :
Forme des questionnaires Hogan
Les questions sont simples et affirmatives, souvent sous forme d’échelle d’accord en 4 points (de pas du tout d’accord à tout à fait d’accord).
Modalité de passation du Hogan
Nos formations pour renforcer son leadership
Savoir évaluer ses collaborateurs efficacement
Le leadership
Le management et leadership et l’impact émotionnel
Savoir motiver ses équipes
Les techniques de co-développement
Quelques articles pour aller plus loin
En résumé
Hogan Assessments est un outil stratégique au service de la performance durable et du bien-être en entreprise. Il dépasse la simple auto-évaluation pour fournir une image fidèle et prédictive de la performance managériale en se concentrant sur la réputation des leaders.
Il offre aux organisations les clés pour transformer les résultats individuels des leaders en leviers d’action collectifs concrets afin d’améliorer la dynamique collective, d’éviter des crises coûteuses en anticipant les déraillements. Pour les RH et les dirigeants, l’adoption du Test Hogan est un pas décisif vers un leadership plus conscient.
Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
Du candidat au dirigeant : à chaque étape de carrière son test de personnalité
Comprendre l’humain est devenu le défi numéro un des entreprises pour assurer la pérennité de leur organisation et l’épanouissement des collaborateurs. Pour cela, près d’une entreprise sur deux en France utilise aujourd’hui des tests de personnalité. DISC, Process Com , Hogan, Sosie, Strong… chacun est spécifique à un besoin et à une étape clé de la carrière professionnelle.
Cet article ouvre le bal avec le Process Communication Model qui met en lumière les arcanes du relationnel et de la communication entre managers et collaborateurs. Entretien avec Hélène Morice – formatrice experte Process Com, intervenante pour Audavia.
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Interview d’Hélène Morice : la Process Com
Tests de personnalité et évolution de carrière
Les détecteurs de potentiel et de soft skills lors du recrutement
Sécuriser les postes à responsabilité
Les tests pour mieux travailler ensemble
Diriger et manager sous pression sans dérailler
Le test Strong pour la réorientation professionnelle
Interview d’Hélène Morice : la Process Com pour mieux se comprendre et gérer les situations de stress
La Process Com est un modèle de communication créé par le psychologue Taibi Kahler et développé avec la NASA. L’ambition était de former les équipages d’astronautes afin de renforcer leur collaboration, même en situation de crise.
Cet outil est axé sur la relation à soi et à l’autre à travers des comportements directement observables. Pourquoi ? Parce que communiquer avec l’autre, c’est parfois parler une autre langue. Et plus on est de collaborateurs, plus il faut pouvoir manier divers langages !
Pouvez-vous approfondir ce parallèle avec les langues ?
Comment cela se traduit au sein de l’entreprise ?
S’il s’agit de comprendre le langage et le fonctionnement de chacun, faut-il envisager une formation Process Com en équipe ?
Quels sont les principaux motifs pour lesquels vous êtes sollicitée ?
Concrètement, comment ça se passe ? Avez-vous eu des feedbacks de managers après une session de formation ?
Vous parlez de pas à pas, cela veut dire que l’on peut suivre une formation en Process Com plusieurs fois ?
Selon vous, quel est le grand bénéfice de la Process Com ?
A l’heure où la santé mentale est au centre des préoccupations, ce serait donc un outil de choix pour la qualité de vie au travail ?
Pour finir, cet outil de prédilection est-il exclusivement réservé aux fonctions managériales et de direction ?
Tests de personnalité et évolution de carrière
Du recrutement des candidats aux fonctions managériales et de direction, ou bien à l’heure de la reconversion professionnelle, huit tests de personnalités spécifiques permettent d’optimiser chaque étape. Décryptage.
Les détecteurs de potentiel et de soft skills lors du recrutement
Ici, Audavia met en lumière deux plateformes en ligne en plein essor et utilisées par les recruteurs pour détecter et évaluer les soft skills des candidats.
En effet, les entreprises misent aujourd’hui sur des outils ludiques et sur l’IA pour des résultats prédictifs dont voici deux exemples.
Goshaba révèle les compétences comportementales réelles avec la gamification
AssessFirst évalue les soft skills et les hard skills avec l’IA
Sécuriser les postes à responsabilité
Deux tests ont pignon sur rue lorsqu’il s’agit de recrutement à des postes à responsabilité. Le SOSIE et le PAPI sont les plus largement utilisés dans l’hexagone.
Le test SOSIE révèle les motivations
Le PAPI évalue le comportement en milieu professionnel
Les tests pour mieux travailler ensemble
Une fois en poste, les collaborations doivent être fluides, sans frictions et assurer la performance. Deux tests reconnus et largement utilisés permettent de mettre en place des actions pour mieux communiquer au quotidien, comprendre ses collègues et, réduire les frictions simples.
Le test DISC pour comprendre les comportements et adapter sa communication
Le MBTI identifie les préférences psychologiques
Diriger et manager sous pression sans dérailler
Pour les dirigeants, et les top managers, la psychologie devient vraiment stratégique. À ce niveau, cela implique de maîtriser le stress et la complexité. Le défi réside à ce niveau dans la gestion des conflits profonds et l’anticipation de ses propres dérapages comportementaux sous pression.
Le Hogan, le test ultra poussé et innovant
Ici aussi, la Process Com, encore employée par la NASA à ce jour, est utilisée pour les hauts potentiels et permet d’adapter son leadership pour chaque collaborateur. (faire lien interne avec ITW)
Le test Strong pour la réorientation professionnelle
Tout au long de la carrière professionnelle, l’envie de se réorienter peut frapper à la porte de notre motivation. Simple désir de changement ou perte de sens, le test de référence Strong est spécifiquement destiné aux personnes en reconversion professionnelle lors d’un bilan de compétences.
Nos formations pour optimiser sa carrière
Audavia propose des programmes sur mesure adaptés aux étapes de carrière. Les tests de personnalités peuvent s’inscrire dans une démarche globale sur une thématique.
Nos articles pour aller plus loin
En résumé
Les tests de personnalité sont des alliés stratégiques à chaque étape de la vie professionnelle. Ils sécurisent les recrutements en révélant les soft skills, ils fluidifient la collaboration et renforcent le leadership face au stress. Enfin, lors des grands changements, ils éclairent les choix de reconversion. Côté individu, au-delà de la simple évaluation, ces outils permettent une meilleure connaissance de soi, assurant une performance durable. Pour les employeurs, ils permettent une adéquation durable entre profils et postes, vecteur de performance collective et d’épanouissement individuel.
Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
Soft skills et hard skills : comment préparer son entretien d’embauche en 2026 ?
Pour maximiser ses chances de décrocher un emploi en 2026, il est essentiel d’aligner sa préparation sur les tendances actuelles du recrutement. Aujourd’hui, les recruteurs évaluent l’adéquation des compétences avec les attendus du poste, en mettant l’accent sur l’adaptabilité et le potentiel. Dans un environnement où acquérir des compétences techniques devient plus facile grâce à l’IA, faut-il tout miser sur les soft skills, ces compétences humaines qui font la différence face à un titre professionnel et une expertise technique ?
Audavia a interrogé Caroline Dumeny – Responsable des Ressources Humaines chez Cykleo (https://www.cykleo.fr/)- afin de dresser les tendances de recrutement ainsi que les compétences à mettre en avant lors d’un entretien d’embauche.
Les hard skills sont le cœur du métier. Aujourd’hui, considérez-vous qu’il est temps d’inverser cette hiérarchie ? Peut-on dire que l’expertise technique devient une « commodité » accessible via l’IA, faisant des qualités humaines la seule vraie valeur refuge ?
Concrètement, quelles compétences humaines privilégiez-vous lors de vos recrutements et quelles formations proposez-vous à vos collaborateurs pour les renforcer ?
Selon vous, le diplôme technique devient-il un simple « permis de conduire », tandis que les soft skills déterminent si l’on est un « bon pilote de course » ?
En termes de recrutement, quel est le défi à relever pour les RH ?
Avec l’IA qui permet d’optimiser la productivité, passe-t-on d’un expert qui « produit » à un expert qui « vérifie, pilote et rend stratégique » les résultats de la machine ?
Il est plus facile de valider un diplôme que de valider l’adaptabilité ou la curiosité. Comment objectivez-vous ces traits aujourd’hui ? Avez-vous des méthodes éprouvées ?
Il est plus facile aujourd’hui de former un collaborateur à un nouvel outil logiciel en quelques semaines que de lui apprendre la résilience ou le leadership. Les entreprises sont-elles armées pour « enseigner » ces compétences humaines ?
Comment renforcer ces soft skills auprès des collaborateurs ?
Face à des candidats qui peuvent utiliser des outils comme ChatGPT pour préparer leurs entretiens, comment détectez-vous la véritable intelligence relationnelle et l’authenticité d’un profil ?
Si vous deviez réécrire une offre d’emploi pour un poste clé demain, accepteriez-vous de minimiser voire de supprimer la section « Diplômes requis » pour la remplacer par une section « Traits de caractère non négociables » ? Si oui, quelles seraient pour vous les 3 compétences comportementales absolument non-négociables pour survivre professionnellement ?
6 conseils pour préparer son entretien d’embauche 2026
Développer ses soft skills avec Audavia
Audavia accompagne les entreprises et les salariés avec des formations sur mesure pour renforcer les compétences personnelles et prendre en main l’évolution de sa carrière.
Compétences interpersonnelles et auto-régulation telles que l’intelligence émotionnelle, la confiance en soi, la gestion du temps
Communication et relationnel constructif
Management et Leadership
Quelques articles pour aller plus loin
En Résumé
Les compétences humaines polyvalentes et transférables sont le critère des recruteurs pour départager les candidats à un poste.
À expertise technique et diplôme équivalents, les soft skills constituent donc le facteur décisif, d’autant plus dans un écosystème où l’IA renforce naturellement les compétences techniques mais jamais celles des comportements humains.
Parce qu’il est plus facile de former quelqu’un à un outil technique qu’à l’intelligence émotionnelle ou à l’adaptabilité, ces soft skills doivent être le cœur de toute préparation à un entretien pour permettre aux recruteurs d’évaluer l’adéquation avec le poste visé.
Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
Les compétences professionnelles les plus recherchées par les recruteurs
Les compétences professionnelles et les stratégies de recrutement sont aujourd’hui impactées par les changements actuels de paradigmes professionnels. Quelles sont désormais les compétences (skills) les plus recherchées qui permettent de bâtir les entreprises et travailleurs de demain ?
Audavia aborde dans cet article les trois grandes transformations qui vont bousculer notre approche du monde du travail : la transparence salariale, la priorité aux compétences réelles face aux titres professionnels et bien sûr l’intelligence artificielle.
C’est une refonte des fondations de l’entreprise qui nécessite une mise à niveau des compétences de tous, dirigeants et salariés.
Les compétences RH en faveur de la transparence salariale
La directive européenne sur la transparence salariale adoptée en 2023 sera effective dès juin 2026. Elle s’inscrit dans la stratégie européenne pour l’égalité 2020-2025. Cette loi vient bousculer notre culture française sur les questions de rémunération où la transparence reste un sujet tabou. Pourtant, un nouveau levier puissant de marque employeur naitra de cette contrainte règlementaire.
Pour les ressources humaines, l’enjeu est de taille : maîtriser l’audit et la stratégie des rémunérations ainsi que la gestion du changement culturel vers plus de visibilité et moins d’injustice.
Ce qui change concrètement avec la transparence salariale
Les compétences à optimiser côté ressources humaines
Dans ce nouveau paysage, les RH et les managers devront être capables d’expliquer les écarts de rémunération sur la base de critères objectifs, et désamorcer les tensions potentielles avec pédagogie et transparence.
Priorité aux compétences réelles lors des recrutements
Les employeurs axent leurs critères de recrutement en priorité sur les compétences polyvalentes et transférables. Agilité, pensée critique, intelligence émotionnelle, etc, répondent en effet à un besoin de renforcer et ancrer l’humain dans un écosystème professionnel de plus en plus automatisé.
Les soft skills prennent le pouvoir, reléguant le simple titre académique à un prérequis derrière la compétence réelle et mesurable.
Imaginons un expert-comptable hyper-diplômé mais incapable d’utiliser l’IA générative ou dénué d’intelligence émotionnelle face à un client stressé par un contrôle fiscal. Son profil aura moins de « valeur » qu’un profil doté d’une forte agilité numérique et d’une excellente capacité en communication et d’un très bon relationnel.
La formation continue professionnelle pour l’acquisition ou le renforcement de ces compétences douces est une responsabilité stratégique à endosser par tous, recruteurs comme salariés.
L’incontournable acquisition de compétences digitales IA
La nécessité d’actualiser ces compétences digitales souligne une autre réalité : celle d’un monde du travail où l’on emploie désormais des « travailleurs augmentés ».
Ces hard skills s’inscrivent dans de nombreux domaines en entreprise et répondent aux nouveaux enjeux lancés par l’arrivée de l’IA.
– Gouvernance de l’IA
– Maîtrise du Cloud Computing.
– Outils de gestion (Ex : PowerBi)
– Création de contenus optimisés pour les moteurs de recherche et de réponse (LLM)
– Analyse UX/UI.
– Gestion des réseaux sociaux, l’apogée d’un canal média pour le référencement et la notoriété.
Quelques ressources pour approfondir
Nos articles pour aller plus loin
En résumé
La mise à jour des compétences face aux exigences de l’IA, de la transparence salariale et de la priorité aux soft skills est un puissant levier stratégique qui bénéficie directement à toutes les parties prenantes de l’entreprise.
Pour le salarié, l’acquisition de nouvelles compétences ou leur renforcement sera la garantie d’employabilité et de durabilité. Ces compétences réelles et mesurables s’inscrivent dans une politique d’équité salariale grâce à la loi sur la transparence. Pour l’entreprise, elle offre un écosystème transparent et valorisant, et renforce l’attractivité de sa marque employeur.
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Comment réconcilier les générations en entreprise en faveur du collectif et de la performance ?
Dans de nombreuses organisations coexistent Baby Boomers, Générations X, Y et Z. Cette diversité, d’une grande richesse, est une opportunité d’innovation pour les entreprises — mais elle peut aussi être source de tensions liées aux différences de gestion du temps, de vision, de hiérarchie ou de reconnaissance. L’enjeu : comment réconcilier les générations en entreprise pour stimuler le collectif et la performance ?
Cet article propose des pistes concrètes pour passer du conflit à la collaboration, enrichies par une étude de la CCI Paris Île de France et par le retour d’expérience de Barbara Barré, consultante en conseil et stratégie RH chez Orsea RH.
En s’appuyant sur l’agilité managériale, des modèles inspirants et le développement de compétences clés, découvrez comment faire de la diversité générationnelle un moteur puissant pour vos équipes
Le conflit de positionnement des générations dans l’entreprise
Une divergence profonde des attentes et des repères sont au cœur des tensions intergénérationnelles. Comme le souligne l’étude de la CCI Paris Île-de-France, les nouvelles générations ont des attentes marquées en matière de flexibilité, de quête de sens et de rapport à la hiérarchie. Ces aspirations se heurtent parfois à des visions plus traditionnelles du travail.
Barbara Barré, consultante en stratégie RH chez Orsea RH, parle d’un « vrai conflit de vision et donc de positionnement ».
Elle décrit une dynamique complexe :
Barbara Barré l’explique :
Cette pratique est une formidable opportunité. Or, elle peut être mal vécue si elle n’est pas accompagnée, car elle bouscule le rapport traditionnel au savoir et à l’autorité.
L’agilité managériale pour révéler et fédérer les talents multigénérationnels
La solution réside dans un management plus agile et humain à la croisée des cultures générationnelles, capable de créer des ponts plutôt que de renforcer les murs. Pour cela, il faut repenser les organisations pour sortir de la compétition individuelle qui joue toujours en défaveur du collectif et des intérêts de l’entreprise.
L’ère du management vertical et du « sachant » unique est révolue. Pour fédérer, il faut encourager la circulation des idées. Barbara Barré prône l’abandon du « management traditionnel, où les plus anciens managent les plus jeunes, au profit d’un management interactif, où l’information et le savoir circulent dans les deux sens. C’est cet idéal, déjà visible dans certaines TPE plus agiles, qui est le véritable terreau de la performance collective. Il ne devrait pas y avoir de rapport dominant–dominé en ce qui concerne le savoir. »
Quelles solutions pour bouger les lignes
Pour créer un nouveau paradigme managérial, Barbara Barré active sur le terrain plusieurs leviers dont elle tire au quotidien des bénéfices prometteurs.
Ne pas confondre âge et culture générationnelle
Aujourd’hui, tomber dans les stéréotypes de l’âge est un piège. Pour y échapper, Barbara Barré insiste sur un point crucial :
Elle mentionne notamment le test développé par Béatrix Charlier — mentor stratégique pour dirigeants et managers, experte de la collaboration intergénérationnelle et fondatrice de P’OP — qui permet de cartographier les talents, leur profil générationnel, et d’identifier les profils-ponts, véritables vecteurs de lien entre les générations et les cultures en entreprise.
Ses ouvrages Activez les talents de votre entreprise et Réveillez vos talents exposent comment les profils générationnels favorisent la fertilisation croisée dans les organisations, et comment un profil peut se déployer, évoluer et muter au fil du parcours professionnel.
En ce sens, Audavia propose une formation sur mesure dédiée aux managers qui souhaitent instaurer une véritable cohésion d’équipe en apprenant à :
Insister sur la montée en compétences en communication
Pour Barbara Barré, former les équipes et les managers en communication est évidemment un levier à activer.
Audavia peut vous accompagner pour mettre en place des solutions adaptées pour communiquer efficacement que ce soit en communication non violente ou encore en communication solutionnelle®.
Donner du poids aux entretiens annuels
Souvent perçu comme une formalité administrative, l’entretien annuel peut devenir un outil de management surpuissant.
S’inspirer de modèles issus d’autres horizons pour gagner en agilité
Il existe diverses façons d’entreprendre le management des collaborateurs à travers le monde, que ce soit directement au cœur de l’entreprise ou dans des domaines éloignés. Voici quatre exemples d’inspiration qui peuvent enrichir et optimiser nos visions actuelles.
Pour Barbara Barré, le modèle sportif est bénéfique.
Le sport est aussi un exutoire. Barbara Barré raconte avoir instauré l’intervention d’un entraîneur de boxe thaï dans une entreprise.
Performance collective et compétences individuelles
Ces stratégies managériales ont un impact direct sur le développement de compétences individuelles essentielles, qui, à leur tour, nourrissent la performance du groupe.
Audavia propose des formations spécifiques sur les thématiques liées au développement personnel pour accompagner les entreprises vers plus de performance.
Les bénéfices pour l’entreprise de cette réconciliation des générations
Savoir comment réconcilier les générations en entreprise est un investissement stratégique. Selon l’étude de la CCI Paris Île de France, la coopération entre générations permettrait de moderniser les méthodes de travail dans 2 entreprises sur 3.
Les principaux bénéfices sont :
En résumé
Pour la cohabitation des générations, la clé du succès ne se trouve ni dans la technologie, ni dans des processus complexes, mais dans un simple retour à l’essentiel : l’humain.
Réconcilier les générations en entreprise, suppose de privilégier la communication, valoriser chaque individu et construire un cadre où la collaboration l’emporte sur la compétition individuelle. Le chemin commence par un premier pas, le plus simple et le plus puissant de tous : l’écoute.
Comme le résume si bien Barbara Barré :
Nos remerciements à Barbara Barré – Orsea RH et Béatrix Charlier – P’OP pour leur participation à la rédaction de cet article.
Découvrez nos formations sur mesure . Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.
Votre satisfaction avant tout !
De nombreux stagiaires ont suivi nos formations. Notre approche sur mesure ainsi que la qualité de nos intervenants leur ont plu comme en témoignent les chiffres :
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personnes formées
110500
heures de formations dispensées
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taux de satisfaction des stagiaires
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Audavia est un organisme de formation à taille humaine spécialisé dans la mise en place de solutions de formation sur mesure.
Que ce soit de l’analyse de vos besoins à la réalisation d’actions de formation personnalisées, ou bien encore de la recherche de financement à la gestion administrative, nos équipes sauront vous accompagner tout au long de chaque étape
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