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Strong : l’inventaire puissant pour réorienter sa carrière

La reconversion professionnelle est vue par 84% des actifs comme une étape normale dans la vie professionnelle. Une étude IFOP consacrée « au regard des salariés » révèle que 44% souhaitent changer de métier radicalement. Or 71% d’entre eux n’osent pas franchir le cap car ils trouvent cela trop difficile. Pour plus de la moitié d’entre eux, ils souhaitent être accompagnés par un professionnel (57%) ou les RH de leur entreprise (55%).

Audavia détaille les forces de l’inventaire d’intérêts professionnels Strong®, aux côtés d’Amandine Carrierconsultante en évolution de carrière et certifiée Strong – et liste les accompagnements disponibles pour ceux qui souhaitent se réorienter professionnellement.

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Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong
Interview : explication détaillée par Amandine Carrier
Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion
Suggestions de formations selon les profils RIASEC
Nos articles pour aller plus loin

Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong

83% des actifs estiment que la reconversion professionnelle est possible à tout âge. Mais un des nombreux freins est le manque de confiance et la peur du saut dans l’inconnu. Ainsi se faire accompagner est essentiel : première étape avec le bilan de compétences au cours duquel le test Stong est souvent utilisé pour résoudre les problématiques d’orientation et de repositionnement professionnel.

Qu’est-ce que l’inventaire Strong ?

Le Strong est plus qu’un simple questionnaire de personnalité ; c’est un puissant outil d’évaluation des intérêts professionnels qui permet de mettre en parallèle ces derniers avec les traits de personnalité.
S’appuyant sur près de 90 ans de recherches, cette méthode garantit des résultats fiables et réalistes grâce à des mises à jour régulières basées sur les métiers actuels et des méthodes psychométriques strictes.

A quels profils d’individus est destiné le Strong ?

La force de l’outil Strong réside dans sa polyvalence : il s’adresse à tous les profils souhaitant identifier des secteurs d’activité inspirants tels qu’un étudiant indécis, un salarié souhaitant évoluer en interne, ou encore une personne envisageant une réorientation radicale.

Interview : explication détaillée par Amandine Carrier

En quoi l’inventaire Strong se distingue-t-il des bilans de compétences ou des tests de personnalité pour se concentrer spécifiquement sur les intérêts ?

Le strong est un outil souvent utilisé en bilan de compétences car il apporte un éclairage sur notre personnalité et nos centres d’intérêts professionnels. Il peut être passé seul, en dehors d’un bilan, afin de permettre à une personne, qui serait en recherche d’emploi sans chercher à changer de métier, d’identifier de nouveaux secteurs professionnels ou des missions à développer. Son but est de répondre à la question de « qu’est ce qui m’intéresse dans le travail ? ». Cet inventaire permet de résoudre les problématiques de (re)positionnement et d’orientation professionnels

Il est reconnu comme un outil puissant par rapport à d’autres tests plus généraux ? Sur quoi cela repose-t-il ?

L’inventaire Strong repose sur un modèle reconnu scientifiquement dans le milieu de l’orientation scolaire et professionnelle : le RIASEC qui est un modèle de John HOLLAND. Aussi pour réaliser le questionnaire il faut se rapprocher d’un professionnel certifié. L’outil est mis à jour régulièrement et permet de prendre en compte différentes combinaisons d’intérêt qui ne restreigne pas les bénéficiaires.

Concrètement, à quoi doit-on s’attendre en termes d’investissement temps et de processus, du questionnaire en ligne jusqu’à la restitution ?

Le temps de passation est compris entre 30 à 45 min. Le consultant reçoit les résultats et prépare la restitution. Celle-ci dure environ entre 45min puis il faut compter 1h pour débriefer tout le rapport.

Qu’est-ce que le modèle RIASEC au cœur du Strong ? Comment permettent-ils de mettre des mots sur son mode de fonctionnement quotidien ?

Le modèle RIASEC est au cœur du Strong parce qu’il fournit un langage clair pour décrire le fonctionnement quotidien. Il permet de comprendre comment on agit, réfléchit et interagit, et met en lumière ce qui nourrit ou freine l’engagement. Il sert de pont entre la personne et les environnements professionnels. Dans ce modèle nous avons des spécificités pour chaque typologie d’individu : Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant et Conventionnel.

Est-il vrai que le Strong peut révéler des pistes professionnelles auxquelles on n’aurait jamais pensé ? Avez-vous vécu des situations où le Strong a été une révélation pour la personne ? Et où le changement a été radical ?

Oui le Strong permet de révéler des pistes sans pour autant obliger la personne à suivre cette piste mais plutôt à la questionner sur ses intérêts professionnels en lien avec le métier. J’ai eu le cas d’une personne dont le métier d’agricultrice ressortait, évidemment elle a fait les « gros yeux » quand elle a vu ça. L’objectif n’est pas de dire qu’il faut être agricultrice mais d’identifier les intérêts commun entre la personne et ce métier : travailler en extérieur, manipuler des machines par exemple.

Le test nécessite un praticien certifié. Pourquoi ? Quelle est la valeur ajoutée de cet accompagnement humain par rapport à un simple résultat algorithmique ?

Par le questionnement lors de cet accompagnement. En effet, le consultant habilité permet d’ouvrir la réflexion et ne se contente pas juste de lire le rapport en mettant les gens dans des « cases ».

Si vous deviez résumer en une phrase ce qu’un candidat gagne en passant le Strong, au-delà d’une liste de métiers, que diriez-vous ?

Le Strong permet à un candidat de mettre des mots clairs et structurés sur ce qui le fait naturellement fonctionner, l’engage et le motive au travail, afin de faire des choix professionnels plus conscients et durables.

Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion

Si l’inventaire Strong donne une direction, plusieurs leviers sont à disposition pour concrétiser son projet.

L’accompagnement à l’orientation et à la réflexion

  • Le bilan de compétences : un accompagnement personnalisé pour analyser les compétences professionnelles et personnelles, souvent couplé au test Strong pour définir un projet d’évolution ou de formation.
  • La certification Strong : destinée aux professionnels RH ou coachs, pour devenir praticien certifié et pouvoir administrer le test lors d’entretiens professionnels annuels ou de coaching personnalisé.

Les dispositifs de financement et de transition

  • Le CPF ou Compte Personnel de Formation : un compte crédité en euros chaque année, vous permettant de financer tout ou partie de votre bilan de compétences (en présentiel ou à distance) ou d’une formation qualifiante.
  • Les aides de l’État (France Travail, Transitions Pro) : des dispositifs comme le « Projet de Transition Professionnelle » (PTP) permettent de financer des formations longues tout en maintenant la rémunération sous certaines conditions.
  • Le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) : un service gratuit et personnalisé pour faire le point sur votre situation et être orienté vers les bons dispositifs de financement.

Suggestions de formations selon les profils RIASEC

Selon les pistes révélées par le test Strong, voici quelques formations pour franchir le cap de la reconversion ou (re)orientation.

Profil artistique ou investigateur : aime créer ou résoudre des problèmes

Formations digital et informatique : UX/UI Design, développement web (WordPress, Python), stratégie digitale, référencement seo…

Profil entreprenant : leader et influenceur

Profil social : épanoui au contact de l’autre

Ressources Humaines et Management : gestion des RH et management de projet ou d’équipe.

Profil conventionnel : à l’aise avec les tâches administratives et procédures

Comptabilité et Gestion : comptabilité générale, analytique et logiciels de gestion (Sage, EBP).

Nos articles pour aller plus loin

En résumé

Changer radicalement de métier ou affiner ses possibilités d’évolution dans un même domaine est l’occasion de faire le point sur les intérêts réels en lien avec la personnalité. L’inventaire Strong met des mots sur ce qui motive naturellement les individus pour s’épanouir professionnellement. Il révèle des pistes de métiers, parfois insoupçonnées, et le mode de fonctionnement de chacun. Afin de choisir l’orientation et la formation la plus pertinente pour un projet durable, le Strong est très souvent utilisé lors de bilans de compétences.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Femme manager énervée au bureau

Hogan : révèle (aussi) le « côte sombre » des leaders en quête de réussite

Pour les dirigeants et top managers, le leadership est essentiel mais parfois leurs comportements impactent involontairement et négativement la collaboration au sein des équipes. Comment identifier et corriger ces déraillements potentiels ? Grâce aux inventaires de personnalité Hogan, un outil d’évaluation de la personnalité en entreprise, l’un des leaders dans le monde et de plus en plus connu et reconnu en France.
Ils proposent une approche unique centrée sur la réputation – et non sur l’identité- et met en exergue, en plus de la personnalité classique, et de valeurs profondes, le côté sombre de chacun. Ainsi, Hogan est une solution puissante pour les managers et dirigeants soucieux d’aligner leurs intentions avec l’impact réel de leurs actions.

Audavia vous propose d’explorer la puissance et l’application de cet outil, à travers l’interview de Géraldine de Saint Salvy , coach, formatrice en management et certifiée Hogan Assessments.

« Hogan Assessments souligne une distinction essentielle entre l’identité – la manière dont nous nous percevons – et la réputation, c’est-à-dire la façon dont les autres nous voient. Une différence entre « intention » et « impact », c’est là tout le secret. » – Géraldine de Saint-Salvy

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L’inventaire Hogan : les points clés
Interview : décryptage avec Géraldine de Saint Salvy
Déroulement de l’inventaire Hogan
Formations pour renforcer son leadership
A lire : des articles pour aller plus loin

L’inventaire Hogan en 4 points clés :

Le test Hogan est un outil d’évaluation innovant destiné aux top managers et dirigeants pour améliorer leurs performances.

  • Il mesure la réputation (la perception d’autrui) plutôt que l’auto-perception (l’identité), ce qui est plus prédictif de la performance managériale.
  • Il innove en mettant en lumière le « côté sombre », ou les dérailleurs, des individus et les risques de déraillement, permettant ainsi d’anticiper ou de désamorcer des situations difficiles.
  • Bien qu’individuel, le test Hogan a un impact positif et collectif sur la collaboration d’équipe.

Interview : Le Hogan décrypté par Géraldine de Saint Salvy

Géraldine de Saint-Salvy est certifiée Hogan Assessments – distribué en France par le cabinet Authentic Talent Consulting.

Qu’est-ce que l’inventaire Hogan Assessments ? Quand est-il apparu ?

Hogan Assessments est l’une des méthodes d’évaluation de la personnalité les plus solidement étayées scientifiquement en psychologie organisationnelle. S’appuyant sur près de quarante ans de recherche, cette suite d’outils, développée en 1987 par les Drs Robert et Joyce Hogan, constitue la première batterie de tests de personnalité conçue spécifiquement pour prédire la performance professionnelle.

Quelle est la place du Hogan au sein des entreprises ? Est-il connu et quel en est le périmètre de pratique ?

Hogan est aujourd’hui un standard international pour l’évaluation de la personnalité en entreprise, on parle d’ « inventaires de personnalité », utilisé en particulier chez les cadres, managers et dirigeants. Il est présent dans plus de 70 pays, traduit en plus de 40 langues.
En France, il est désormais utilisé dans les entreprises, les cabinets de recrutement, les cabinets de conseil… Hogan permet d’analyser les styles de leadership, les comportements sous stress, les moteurs de performance, les leviers de motivation. Il est principalement utilisé en recrutement, en assessment centers, en gestion des talents et en coaching de dirigeants, pour mieux anticiper les risques managériaux et sécuriser les décisions RH.

Quelle est la mesure d’efficacité rapportée ?

Les organisations rapportent un ROI moyen de 2 à 5 fois le coût de l’évaluation grâce à la baisse du taux d’échec de nouvelles recrues et à la hausse de la productivité.

Quels sont les situations concrètes pour lesquelles les managers ou dirigeants vous sollicitent ?

En tant que coach, les managers et dirigeants me sollicitent principalement dans des phases clés de leur parcours : prise de poste, élargissement de périmètre, management d’équipes en croissance ou situations de tension. Ils cherchent avant tout à développer leur leadership, ajuster leur posture managériale, gagner en impact, renforcer leur confiance en eux et mieux embarquer leurs équipes.

Proposez-vous systématiquement l’inventaire Hogan ? Avez-vous quelques exemples terrain ?

Mon rôle est de les accompagner de façon très opérationnelle, au plus près de leurs enjeux terrain. Je ne propose pas systématiquement Hogan Assessments mais j’avoue qu’il est un outil essentiel dans mes accompagnements pour identifier les besoins de développement et construire un programme sur mesure, combinant formation ciblée et coaching, en lien direct avec leurs objectifs business et humains.
J’ai accompagné un directeur commercial promu rapidement, reconnu pour sa performance individuelle mais en difficulté avec son équipe. Hogan a révélé un fort besoin de contrôle sous stress. Nous avons travaillé sur le lâcher-prise et la responsabilisation, avec un coaching ciblé, ce qui a transformé son style de leadership.

Si l’on part du principe qu’un manager a toujours de bonnes intentions mais que l’impact de ses comportements peut néanmoins être négatif sur les collaborateurs, comment le Hogan peut-il amener à un rééquilibrage ?

Hogan est particulièrement puissant parce qu’il met en lumière l’écart entre les intentions du manager et la manière dont ses comportements sont perçus par les autres. Les managers veulent bien faire c’est certain, mais sous pression, certains réflexes s’amplifient : besoin de contrôle, impatience, perfectionnisme ou prise de distance.
Hogan permet de rendre ces mécanismes visibles, sans jugement, en identifiant les “zones de dérive” en situation de stress. À partir de cette prise de conscience, on travaille sur des leviers très concrets : ajustement de posture, modes de communication, gestion de la pression et nouvelles stratégies d’influence. L’objectif n’est pas de changer la personnalité du manager, mais de l’aider à mieux réguler ses comportements pour préserver la performance et l’engagement de ses équipes.

Hogan se distingue par son approche centrée sur la réputation plutôt que sur l’identité. En quoi cette approche est-elle fondamentalement plus prédictive de la performance managériale?

L’approche Hogan est puissante parce qu’elle ne s’intéresse pas uniquement à ce que le manager pense de lui-même, mais à l’impact réel qu’il a sur son environnement. L’identité relève de l’intention, tandis que la réputation reflète l’expérience vécue par les équipes, les pairs et l’organisation. Or, en management, ce sont les comportements observables et répétitifs qui conditionnent la performance collective.
En analysant les réactions en situation de pression, les biais comportementaux et les routines relationnelles, Hogan permet d’anticiper les zones de friction, de désengagement ou au contraire de mobilisation. Cette capacité à relier traits de personnalité, comportements et impact terrain rend l’outil particulièrement prédictif de la performance managériale, car la performance ne se joue pas sur ce que le manager “est”, mais sur ce qu’il fait vivre à son équipe au quotidien.

Pourriez-vous illustrer avec un exemple de profil Hogan où la perception (réputation) est très éloignée de l’auto-perception (identité) ?

Oui bien sûr, j’ai coaché un manager senior qui se percevait comme très accessible, bienveillant et orienté “solutions”. Son profil Hogan montrait pourtant un fort score sur des facteurs de contrôle et de scepticisme sous stress. Concrètement, ses équipes le vivaient comme imprévisible, critique et peu à l’écoute, surtout en période de tension.

Quelle sont les réactions en cas de décalage et l’impact que cette prise de conscience a eu sur l’équipe ?

La première réaction face au décalage a souvent été la surprise, parfois un léger déni, puis un vrai moment de bascule : il a compris que son intention positive était masquée par ses comportements sous pression.
Nous avons travaillé sur des ajustements très concrets avec un plan d’action personnalisé, pas à pas, avec des objectifs et des critères d’atteinte : impact de sa communication, leadership, confiance en soi, délégation … En quelques mois, le climat d’équipe s’est apaisé, la sécurité psychologique a augmenté et l’engagement s’est renforcé. L’équipe a gagné en autonomie car elle ne travaillait plus dans la crainte, mais dans la confiance.

La mesure du « côté sombre » ou dérailleurs est un aspect innovant de cet outil. Pouvez-vous développer ?

Ce qui rend le Hogan particulièrement innovant, c’est sa capacité à mettre en lumière non pas les défauts, mais les forces qui peuvent se transformer en excès sous pression. On parle de “dérailleurs” : des comportements contre productifs qui apparaissent quand le niveau de stress, de fatigue ou d’enjeu devient élevé.

Comment la prise de conscience des risques de déraillement a permis de « sauver » une situation, soit en l’anticipant soit en la désamorçant ?

J’ai par exemple accompagné un directeur d’usine très performant, reconnu pour son exigence et sa rapidité de décision. Son Hogan montrait un risque élevé de “perfectionnisme” et de “contrôle” en situation de stress. Avant l’accompagnement, son équipe commençait à s’épuiser, l’initiative baissait et le climat devenait tendu.
La prise de conscience a été un vrai tournant. Il a compris que sa quête de qualité, pourtant positive, avec une bonne intention de tirer tout le monde vers le haut, était vécue comme de la défiance. Nous avons travaillé sur des rituels simples : différencier l’exigence du micro-management, expliciter la confiance, ritualiser les feedbacks positifs.

Avez-vous eu un retour d’expérience concret sur les bénéfices ?

Quelques mois plus tard, il m’a confié : « J’ai compris que je ne devais pas baisser mon niveau d’exigence, mais changer la manière dont je le fais vivre. Mon équipe respire à nouveau. »
Le “côté sombre” devient alors un levier de prévention : on n’attend pas le conflit ou la tension, on apprend à se connaître, à identifier les signaux faibles et à ajuster avant que la situation ne se dégrade.

Le Hogan est un test individuel qui a un impact collectif. Comment traduisez-vous les résultats individuels d’un leader en plan d’actions concrètes pour améliorer la collaboration avec son équipe ?

Le Hogan est individuel dans sa passation, mais sa finalité est clairement collective : impact pour le manager lui-même, enjeux pour ses équipes et son environnement. On construit un plan d’actions concret, centré sur l’impact réel sur l’équipe : ce que je renforce (capitaliser sur ce que je fais déjà de bien), ce que je régule, ce que j’arrête de faire, ou l’on choisit d’axer 3 objectifs sur lesquels l’on va travailler en partageant son ambition et ses résultats avec son RH référent ou son manager.

Peut-on utiliser le Hogan pour les membres de l’équipe également ?

Hogan peut également être proposé à l’échelle d’une équipe afin d’en cartographier les dynamiques. J’intègre alors une lecture collective des profils pour identifier les complémentarités, les zones potentielles de friction et les leviers d’engagement. Cette approche met en lumière les rôles naturels au sein du groupe : qui apporte de la sécurité, qui impulse le mouvement, qui questionne, qui structure.
On ne cherche pas à formater les personnes, mais à créer une meilleure compréhension mutuelle. Résultat : moins de malentendus, plus de fluidité, une responsabilité collective renforcée et une collaboration nettement plus efficace.

Quel est l’impact pour les RH de pratiquer ce test ? Avez-vous des constats à partager ?

Pour les RH, le Hogan est un vrai levier stratégique. Il permet de fiabiliser les décisions de recrutement et de mobilité, d’anticiper les risques managériaux et de construire des parcours de développement individualisés. Beaucoup constatent que l’outil transforme leur regard : ils passent d’une lecture souvent intuitive à une lecture objectivée et structurée des comportements et motivations.
L’impact se voit aussi dans la gestion des talents : identification des hauts potentiels, préparation des successions et mise en place de programmes de développement ciblés.

Vous recommanderiez la formation Hogan aux services des ressources humaines ?

Certains RH choisissent même de se certifier à Hogan pour être autonome sur la partie talent acquisition ou talent development dans les restitutions et le coaching interne, renforçant ainsi la valeur ajoutée de la fonction RH.
Sur le terrain, le constat est clair : les managers et dirigeants perçoivent mieux leurs forces et zones de vigilance, et les RH disposent d’outils concrets pour accompagner les équipes et sécuriser les décisions stratégiques.

Déroulement du Hogan assessments

Le Hogan se compose de trois questionnaires ou modules principaux :

  • le HPI (Hogan Personality Inventory) qui mesure la personnalité “normale” au travail,
  • le HDS (Hogan Development Survey) qui évalue les comportements à risque ou “côté sombre”
  • MVPI (Motives, Values, Preferences Inventory) qui explore les motivations et valeurs professionnelles.

Durée de l’inventaire Hogan

L’inventaire, qui regroupe 560 questions, dure environ 45 minutes, à raison de 15 min par module :

  • HPI : environ 206 questions
  • HDS : 154
  • MVPI : 200

Forme des questionnaires Hogan

Les questions sont simples et affirmatives, souvent sous forme d’échelle d’accord en 4 points (de pas du tout d’accord à tout à fait d’accord).

« Par exemple, le HPI peut demander : « Je préfère planifier les choses à l’avance plutôt que d’improviser », le HDS : « Sous pression, je peux devenir très critique envers les autres », et le MVPI : « Je suis motivé par des postes qui offrent beaucoup de reconnaissance sociale » – Géraldine de Saint-Salvy

Modalité de passation du Hogan

  • Le test se passe en ligne, dans un environnement sécurisé. Les résultats sont normés scientifiquement et toujours restitués de façon personnalisée, avec un focus sur l’impact professionnel et la mise en place d’un plan d’actions concret.
  • Il n’est pas possible de « tricher » en passant les inventaires Hogan : les échelles de validité internes détectent rapidement toute tentative de réponse « réfléchie ».

Nos formations pour renforcer son leadership

Savoir évaluer ses collaborateurs efficacement
Le leadership
Le management et leadership et l’impact émotionnel
Savoir motiver ses équipes
Les techniques de co-développement

Quelques articles pour aller plus loin

En résumé

Hogan Assessments est un outil stratégique au service de la performance durable et du bien-être en entreprise. Il dépasse la simple auto-évaluation pour fournir une image fidèle et prédictive de la performance managériale en se concentrant sur la réputation des leaders.
Il offre aux organisations les clés pour transformer les résultats individuels des leaders en leviers d’action collectifs concrets afin d’améliorer la dynamique collective, d’éviter des crises coûteuses en anticipant les déraillements. Pour les RH et les dirigeants, l’adoption du Test Hogan est un pas décisif vers un leadership plus conscient.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

trois salariés expressifs avec personnalités différentes

Du candidat au dirigeant : à chaque étape de carrière son test de personnalité

Comprendre l’humain est devenu le défi numéro un des entreprises pour assurer la pérennité de leur organisation et l’épanouissement des collaborateurs. Pour cela, près d’une entreprise sur deux en France utilise aujourd’hui des tests de personnalité. DISC, Process Com , Hogan, Sosie, Strong… chacun est spécifique à un besoin et une étape clé de la carrière professionnelle.

Cet article ouvre le bal avec le Process Communication Model qui met en lumière les arcanes du relationnel et de la communication entre managers et collaborateurs. Entretien avec Hélène Morice formatrice experte Process Com, intervenante pour Audavia.

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Interview d’Hélène Morice : la Process Com
Tests de personnalité et évolution de carrière
Les détecteurs de potentiel et de soft skills lors du recrutement
Sécuriser les postes à responsabilité
Les tests pour mieux travailler ensemble
Diriger et manager sous pression sans dérailler
Le test Strong pour la réorientation professionnelle

Interview d’Hélène Morice : la Process Com pour mieux se comprendre et gérer les situations de stress

La Process Com est un modèle de communication créé par le psychologue Taibi Kahler et développé avec la NASA. L’ambition était de former les équipages d’astronautes afin de renforcer leur collaboration, même en situation de crise.

Cet outil est axé sur la relation à soi et à l’autre à travers des comportements directement observables. Pourquoi ? Parce que communiquer avec l’autre, c’est parfois parler une autre langue. Et plus on est de collaborateurs, plus il faut pouvoir manier divers langages !

Pouvez-vous approfondir ce parallèle avec les langues ?

« La Process Com est un inventaire de nos manières de communiquer, plus qu’un test. Taibi Kahler a identifié six types de personnalités selon la manière de voir le monde à travers ses propres convictions, ses émotions, son imagination…. Ainsi chaque individu à son propre langage et sa propre lecture. Quand il s’agit de communiquer entre individus, cela revient à pratiquer plusieurs langages différents. Et quand le dialogue n’est pas possible, les difficultés commencent. »

Comment cela se traduit au sein de l’entreprise ?

« La Process Com est souvent destinée aux managers, dirigeants et collaborateurs d’une équipe. Si l’on regarde par le prisme managérial, ces différents langages au sein d’une équipe peuvent provoquer des points de friction entre individus. Précisément, on a tous le réflexe de se dire « je fais comme j’aimerais que l’on me fasse ». Or c’est un biais à l’origine de difficultés relationnelles et de communication, et donc de stress. En situation de crise, cela peut prendre des proportions néfastes. »

S’il s’agit de comprendre le langage et le fonctionnement de chacun, faut-il envisager une formation Process Com en équipe ?

« Idéalement, oui. Il y a un énorme avantage pour un manager à suivre les deux jours de formation avec son équipe. En effet, chacun va découvrir son propre mode de fonctionnement mais aussi celui des autres en temps réel. C’est bénéfique pour tout le monde. D’un autre côté, j’ai aussi animé des sessions où seuls les managers étaient présents. Dans ce cas, ils repartent avec un lexique des six types de personnalités et ce sera à eux de les identifier chez leurs collaborateurs. C’est moins immédiat. »

Quels sont les principaux motifs pour lesquels vous êtes sollicitée ?

« J’ai eu des managers qui souhaitaient offrir à leurs collaborateurs une formation Process Com car eux-mêmes en avaient tiré de grands bénéfices. Un autre motif peut être l’envie de créer une véritable intelligence collective et cohésion d’équipe, soit lorsqu’il y a des difficultés au sein de l’équipe soit lorsqu’on cherche à savoir comment travailler avec divers profils métiers. Ce n’est pas le même langage entre commerciaux, scientifiques et créatifs ! Enfin, dans les situations de crise et de stress. »

Concrètement, comment ça se passe ? Avez-vous eu des feedbacks de managers après une session de formation ?

« Tout d’abord il y a l’inventaire pour déterminer quelle est la structure de personnalité car chacun en a un peu de chaque type. C’est un outil d’état des lieux. Ensuite, puisque la Process Com est basée sur des comportements observables, on construit un plan d’action pas à pas. Par exemple, on va creuser ce qui se joue lors de situations de stress qui sont source de comportements nocifs. On identifie les séquences de stress et les conséquences puis on met en place les premiers jalons pour améliorer les choses ou sacraliser ce qui fonctionne déjà bien. Les managers mettent en œuvre les actions conseillées et testent en temps réel. Certains managers qui n’arrivaient pas à communiquer avec des collaborateurs ont progressé. »

Vous parlez de pas à pas, cela veut dire que l’on peut suivre une formation en Process Com plusieurs fois ?

« Oui bien sûr. Car nous continuons à apprendre et à découvrir, et à chaque fois l’individu va aller chercher des choses différentes. C’est comme explorer une langue, chacun va travailler un ou deux points clés comportementaux. Une fois incarnés et automatisés, on peut aller plus loin pour progresser. C’est comme les langues, on ne peut pas les apprendre toutes en même temps ! »

Selon vous, quel est le grand bénéfice de la Process Com ?

« Quand il y a des points de fragilité et donc du stress, Le process communication model ou PCM est un outil qui permet de prendre soin de soi mais aussi des autres. C’est un outil complet, issu de l’analyse transactionnelle, qui permet aux parties prenantes de se mettre sur les mêmes canaux de communication et donc de créer un climat où chacun retrouve de la sérénité. »

A l’heure où la santé mentale est au centre des préoccupations, ce serait donc un outil de choix pour la qualité de vie au travail ?

« Oui car il permet de prendre conscience de ses besoins, de ses leviers de motivations et de ses séquences de stress. Il est d’abord un outil pour prendre soin de soi, puis ensuite un outil pour contribuer à la qualité des relations qu’on entretient à travers la communication. Cependant, il aide sur des moments d’énergie faible mais il n’est pas suffisant pour contrer des pathologies installées comme la dépression ou le burn-out. »

Pour finir, cet outil de prédilection est-il exclusivement réservé aux fonctions managériales et de direction ?

« Pas du tout, c’est un test qui peut être extrêmement bénéfique en recrutement. En effet, au-delà du CV, les recruteurs vont aujourd’hui chercher les compétences comportementales des candidats. Or, un entretien d’embauche est un moment hyper stressant. Pour les RH, la Process Com permet de communiquer avec le candidat sur le canal de prédilection. Cela permet d’optimiser l’échange et de mieux rentrer dans le fond de l’échange. »

Tests de personnalité et évolution de carrière

Du recrutement des candidats aux fonctions managériales et de direction, ou bien à l’heure de la reconversion professionnelle, huit tests de personnalités spécifiques permettent d’optimiser chaque étape. Décryptage.

Les détecteurs de potentiel et de soft skills lors du recrutement

Ici, Audavia met en lumière deux plateformes en ligne en plein essor et utilisées par les recruteurs pour détecter et évaluer les soft skills des candidats.
En effet, les entreprises misent aujourd’hui sur des outils ludiques et sur l’IA pour des résultats prédictifs dont voici deux exemples.

Goshaba révèle les compétences comportementales réelles avec la gamification

  • Pour qui : les candidats
  • Objectif : Goshaba est une plateforme en ligne qui exploite des technologies de jeux vidéo et les sciences cognitives pour évaluer uniquement les compétences comportementales réelles (réactivité, planification, adaptabilité, capacité à communiquer efficacement…). Elle privilégie une mesure scientifique en faveur de l’égalité des chances quel que soit l’âge, le genre ou l’origine ethnique.
  • Contenu : cet outil gamifié évalue les soft skills sous forme de mini-jeux. Il faut par exemple « repérer les différences dans les illustrations, mémoriser les couleurs des poissons, guider une tortue vers un étang, reconnaître les expressions du visage, compléter une histoire de dessin animé sans texte avec le meilleur résultat.» (source : reddit)

AssessFirst évalue les soft skills et les hard skills avec l’IA

  • Pour qui : les candidats en recrutement externe et mobilité interne
  • Objectif : ce test est une plateforme en ligne d’intelligence prédictive qui combine la science du comportement et l’intelligence artificielle pour prédire la réussite à un poste en évaluant le potentiel, l’engagement et la performance.
  • Contenu : à travers quatre modèles prédictifs, le test évalue la personnalité (modèle SWIPE), la motivation (DRIVE), la capacité cognitive (BRAIN) mais aussi les compétences techniques et les éléments de langage (VOICE).

Sécuriser les postes à responsabilité

Deux tests ont pignon sur rue lorsqu’il s’agit de recrutement à des postes à responsabilité. Le SOSIE et le PAPI sont les plus largement utilisés dans l’hexagone.

Le test SOSIE révèle les motivations

  • Pour qui : ce test est utilisé lors de recrutement mais également pour le développement des compétences et la gestion de carrière des employés
  • Objectifs : véritable référence française, ce test dresse un « sosie professionnel » en identifiant les valeurs, les traits de personnalités et les comportements. Il révèle ainsi les sources de motivation du candidat et permet de mettre en adéquation un profil avec un emploi qui sera vecteur de bien-être et d’épanouissement.
  • Contenu : c’est un test complet où sont « jaugés » 9 traits de personnalité (sociabilité, persévérance, estime de soi…), 12 valeurs (goût du pouvoir, recherche d’approbation, liberté d’action…) et 4 types de comportements (ouverture et contrôle, stabilité et structure).

Le PAPI évalue le comportement en milieu professionnel

  • Pour qui : le PAPI (Personality and Preference Inventory) est souvent utilisé avant un entretien d’embauche.
  • Objectifs : ce test est un inventaire des perceptions et des préférences. PAPI permet aux recruteurs d’identifier les motivations sous-jacentes des salariés, leurs besoins et leur style de travail préféré.
  • Contenu : le PAPI explore sept grands facteurs de la personnalité en relation avec le travail : engagement, impact et détermination, organisation et structure, ouverture d’esprit, relation, dynamique de travail, stabilité émotionnelle. Chaque facteur est évalué selon les besoins (motivations, préférences) et le rôle du candidat (manière de concevoir son rôle professionnel)

Les tests pour mieux travailler ensemble

Une fois en poste, les collaborations doivent être fluides, sans frictions et assurer la performance. Deux tests reconnus et largement utilisés permettent de mettre en place des actions pour mieux communiquer au quotidien, comprendre ses collègues et, réduire les frictions simples.

Le test DISC pour comprendre les comportements et adapter sa communication

  • Pour qui : les collaborateurs d’une équipe
  • Objectif : ce test se concentre sur les comportements observables (réactions naturelles face à divers situations) plus qu’aux traits psychologiques. Outil d’analyse comportementale, il permet au manager d’acquérir une compréhension fine des styles de communication de ses collaborateurs et ainsi de transformer et d’optimiser les relations professionnelles.
  • Contenu : le DISC repose sur une auto-évaluation comportementale à travers une vingtaine de groupes d’items spécifiques. A l’issue, les résultats sont présentés sous forme de 4 couleurs, chacune associée à un profil type. Rouge pour la dominance (D), jaune pour l’influence (I), vert pour la stabilité (S) et Bleu pour la conformité (C).

Le MBTI identifie les préférences psychologiques

  • Pour qui : les collaborateurs
  • Objectif : comprendre les motivations personnelles des collaborateurs pour permettre d’adapter le management en fonction de chacun et favoriser la performance d’équipe. C’est un outil de développement personnel.
  • Contenu : le MBTI est réalisé sous forme d’un questionnaire à choix multiples qui sonde la personnalité sur quatre dimensions : extraversion/introversion, sensation/intuition, pensée/sentiment, jugement/perception. Les résultats permettent de déterminer un profil de personnalité inscrit dans quatre grandes familles : les analystes, les sentinelles, les diplomates, les explorateurs.

Diriger et manager sous pression sans dérailler

Pour les dirigeants, et les top managers, la psychologie devient vraiment stratégique. À ce niveau, cela implique de maîtriser le stress et la complexité. Le défi réside à ce niveau dans la gestion des conflits profonds et l’anticipation de ses propres dérapages comportementaux sous pression.

Le Hogan, le test ultra poussé et innovant

  • Pour qui : les managers, les dirigeants mais aussi les RH
  • Objectif : le HOGAN fait l’inventaire de personnalité pour révéler et développer le potentiel des leaders. Il permet de mieux se connaître pour mieux diriger. Ce qui fait son innovation, est l’inventaire du « côté sombre » de la personnalité en identifiant « les dérailleurs » pour prévenir les menaces de comportements contre-productifs envers les collaborateurs. C’est le seul test qui révèle qui vous devenez sous stress. Pour les RH, c’est un outil performant de décision lors d’un recrutement à un poste de leader.
  • Contenu : il se déroule en trois parties pour mesurer les forces naturelles (HPI), les risques en situation de stress (HDS), et les valeurs et moteurs de performance (MVPI). Les résultats décrivent qui l’on est mais également la manière dont on est perçu, c’est-à-dire la réputation.

Ici aussi, la Process Com, encore employée par la NASA à ce jour, est utilisée pour les hauts potentiels et permet d’adapter son leadership pour chaque collaborateur. (faire lien interne avec ITW)

Le test Strong pour la réorientation professionnelle

Tout au long de la carrière professionnelle, l’envie de se réorienter peut frapper à la porte de notre motivation. Simple désir de changement ou perte de sens, le test de référence Strong est spécifiquement destiné aux personnes en reconversion professionnelle lors d’un bilan de compétences.

  • Pour qui : les salariés en reconversion
  • Objectif : le Strong met en parallèle les intérêts professionnels et les traits de personnalité des individus. Il permet de trouver des pistes de métiers où leur motivation et leurs intérêts peuvent s’exprimer dans l’activité professionnelle.
  • Contenu : il fait l’inventaire d’intérêts à travers un questionnaire d’environ 300 items. Il établit un classement des domaines d’activités professionnels les plus en adéquation avec les centres d’intérêts mais également les dix activités les plus compatibles.

Nos formations pour optimiser sa carrière

Audavia propose des programmes sur mesure adaptés aux étapes de carrière. Les tests de personnalités peuvent s’inscrire dans une démarche globale sur une thématique.

Nos articles pour aller plus loin

En résumé

Les tests de personnalité sont des alliés stratégiques à chaque étape de la vie professionnelle. Ils sécurisent les recrutements en révélant les soft skills, ils fluidifient la collaboration et renforcent le leadership face au stress. Enfin, lors des grands changements, ils éclairent les choix de reconversion. Côté individu, au-delà de la simple évaluation, ces outils permettent une meilleure connaissance de soi, assurant une performance durable. Pour les employeurs, ils permettent une adéquation durable entre profils et postes, vecteur de performance collective et d’épanouissement individuel.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Entretien d'embauche d'une candidate

Soft skills et hard skills : comment préparer son entretien d’embauche en 2026 ?

Pour maximiser ses chances de décrocher un emploi en 2026, il est essentiel d’aligner sa préparation sur les tendances actuelles du recrutement. Aujourd’hui, les recruteurs évaluent l’adéquation des compétences avec les attendus du poste, en mettant l’accent sur l’adaptabilité et le potentiel. Dans un environnement où acquérir des compétences techniques devient plus facile grâce à l’IA, faut-il tout miser sur les soft skills, ces compétences humaines qui font la différence face à un titre professionnel et une expertise technique ?

Audavia a interrogé Caroline DumenyResponsable des Ressources Humaines chez Cykleo (https://www.cykleo.fr/)- afin de dresser les tendances de recrutement ainsi que les compétences à mettre en avant lors d’un entretien d’embauche.

Les hard skills sont le cœur du métier. Aujourd’hui, considérez-vous qu’il est temps d’inverser cette hiérarchie ? Peut-on dire que l’expertise technique devient une « commodité » accessible via l’IA, faisant des qualités humaines la seule vraie valeur refuge ?

« A mon sens, nous n’assistons pas à un renversement de la hiérarchie mais plutôt à un rééquilibrage. Les compétences techniques dites « hard skills » restent indispensables pour assurer l’entreprise de la crédibilité professionnelle du candidat. Par contre, aujourd’hui l’identification des softs skills dans le recrutement a une importance bien plus significative que par le passé. Les hard skills et soft skills doivent aller toutes les deux de paires.
On a donc d’un côté le caractère différentiateur des hard skills qui diminue fortement, et d’un autre côté celui des softs skills qui augmente. Il y a donc un équilibre à trouver. »

Concrètement, quelles compétences humaines privilégiez-vous lors de vos recrutements et quelles formations proposez-vous à vos collaborateurs pour les renforcer ?

« De manière générale, la collaboration et l’esprit collectif, l’agilité et l’aptitude et le souhait d’apprendre et enfin, la communication et le relationnel constructif. A un poste avec d’importantes responsabilités en complément, je privilégie le sens des responsabilités, l’éthique, le leadership et la prise de recul. »

Selon vous, le diplôme technique devient-il un simple « permis de conduire », tandis que les soft skills déterminent si l’on est un « bon pilote de course » ?

« Pour certaines fonctions, le diplôme reste effectivement un prérequis indispensable : il garantit par exemple un socle minimal de connaissances techniques et une capacité d’apprentissage structurée.
En revanche, ce qui va réellement faire la différence dans la performance, l’adaptabilité et la contribution au collectif, ce sont les soft skills.
Les deux dimensions sont donc complémentaires : le diplôme certifie la base, les soft skills permettent de déterminer le potentiel.»

En termes de recrutement, quel est le défi à relever pour les RH ?

« Le défi du recrutement est d’identifier, en un temps très court, quel équilibre est nécessaire pour le poste, et si le candidat le possède ou peut le développer. »

Avec l’IA qui permet d’optimiser la productivité, passe-t-on d’un expert qui « produit » à un expert qui « vérifie, pilote et rend stratégique » les résultats de la machine ?

« Oui, dans un certain sens. Avec les avancées de l’IA, les collaborateurs, selon les exigences propres à leur poste, doivent davantage se différencier par leurs soft skills, car ce sont ces qualités humaines que la machine ne peut pas reproduire.
Ce sont elles qui permettent, par exemple, de sécuriser ce que la machine produit, de prendre du recul, de juger de la pertinence, … »

Il est plus facile de valider un diplôme que de valider l’adaptabilité ou la curiosité. Comment objectivez-vous ces traits aujourd’hui ? Avez-vous des méthodes éprouvées ?

« ll est effectivement plus simple de valider un diplôme, ou au moins de le considérer comme validé, que d’objectiver l’acquisition de soft skills, qui dépendent fortement de la nature intrinsèque du candidat.
Le CV reste pour moi un outil utile : il donne une lecture claire du parcours et sert de base aux premiers échanges. Mais ce n’est plus le seul élément que j’exploite.
À titre personnel, j’utilise beaucoup les questions comportementales en entretien, du type « Parlez-moi d’une situation où… ». Elles permettent de révéler les réflexes du candidat, et d’avoir des indices sur son mode de pensée. Ce sont souvent ces réponses qui donnent la meilleure visibilité sur ses véritables compétences humaines. »

Il est plus facile aujourd’hui de former un collaborateur à un nouvel outil logiciel en quelques semaines que de lui apprendre la résilience ou le leadership. Les entreprises sont-elles armées pour « enseigner » ces compétences humaines ?

« Ces soft skills ne sont pas innées et nécessitent un accompagnement spécifique. Leur niveau attendu peut d’ailleurs varier d’une entreprise à l’autre, et parfois même d’une équipe à une autre. Ce sont des compétences qui demandent du temps, de l’investissement humain, un engagement personnel et parfois une remise en question. Leur développement dépend donc fortement de chaque individu. Cela va donc nécessiter un investissement beaucoup plus important, tant sur la forme que sur le fond. Par exemple, l’apprentissage de résilience ou de l’intelligence émotionnelle va être différente d’une personne à une autre car les standards des individus sur ces deux compétences sont subjectifs. Il ne va donc pas être aisé de mettre en place des outils rapides et standardisables, contrairement à ce qui est possible pour les outils techniques. »

Comment renforcer ces soft skills auprès des collaborateurs ?

« Pour les renforcer, l’entreprise peut mobiliser différents dispositifs : coaching, formations, mentorat, mises en situation, etc. Il n’est pas toujours nécessaire de recruter pour former, même si un accompagnement externe peut être intéressant. Certaines ressources en internes sont mobilisables et primordiales. Par exemple, l’implication du manager est d’ailleurs essentielle : c’est lui qui crée les conditions d’apprentissage, encourage la progression, aide ses équipes à intégrer ces compétences humaines dans leur pratique quotidienne, le tout, en donnant l’exemple. »

Face à des candidats qui peuvent utiliser des outils comme ChatGPT pour préparer leurs entretiens, comment détectez-vous la véritable intelligence relationnelle et l’authenticité d’un profil ?

« Ces outils permettent aux candidats de mieux préparer leur entretien et de structurer leur pensée. Cependant, ils ne remplacent pas ce que l’on observe en temps réel : les réactions spontanées, la posture, les exemples concrets vécus et les éventuelles incohérences qui révèlent l’authenticité et l’intelligence relationnelle du candidat et permettent de détecter l’éventuel alignement avec l’entreprise. »

Si vous deviez réécrire une offre d’emploi pour un poste clé demain, accepteriez-vous de minimiser voire de supprimer la section « Diplômes requis » pour la remplacer par une section « Traits de caractère non négociables » ? Si oui, quelles seraient pour vous les 3 compétences comportementales absolument non-négociables pour survivre professionnellement ?

« J’accepterai éventuellement de minimiser, mais certainement pas de supprimer, surtout pour un poste clé qui nécessite des compétences techniques importantes.
Pour les 3 compétences comportementales absolument non-négociables, je dirai l’intelligence émotionnelle avec la capacité et le souhait de comprendre l’autre, de se remettre en question et de prendre du recul. L’Agilité, l’aptitude cognitive et la curiosité pour pouvoir et vouloir apprendre, et enfin la communication – et le sens du relationnel afin de savoir échanger avec une nature diverse d’interlocuteurs. »

6 conseils pour préparer son entretien d’embauche 2026

  • Considérer le diplôme ou le titre professionnel comme un prérequis et non un différenciateur.
  • Mettre en valeur ses soft skills clés car ce sont elles le différenciateur entre deux candidats à compétences techniques égales. Elles déterminent le « potentiel » et la performance future.
  • Ne pas se contenter d’énoncer ses qualités : il faut raconter des expériences concrètes qui révèlent les réflexes et le mode de pensée. C’est la méthode utilisée pour objectiver les soft skills.
  • S’attendre à des questions comportementales du type « Parlez-moi d’une situation où… » et se préparer à illustrer ses compétences avec des exemples comportementaux.
  • Adopter la posture de l’expert « pilote et stratège » dans un environnement dominé par l’IA. En effet, les soft skills comme la prise de recul, l’esprit critique et l’éthique sont essentielles pour sécuriser ce que l’IA produit.
  • Assurer l’authenticité car l’entretien sert à observer les réactions spontanées, la posture, et l’alignement éventuel avec l’entreprise. L’authenticité et l’intelligence relationnelle se détectent en temps réel !

Développer ses soft skills avec Audavia

Audavia accompagne les entreprises et les salariés avec des formations sur mesure pour renforcer les compétences personnelles et prendre en main l’évolution de sa carrière.

Compétences interpersonnelles et auto-régulation telles que l’intelligence émotionnelle, la confiance en soi, la gestion du temps

Communication et relationnel constructif

Management et Leadership

Quelques articles pour aller plus loin

En Résumé

Les compétences humaines polyvalentes et transférables sont le critère des recruteurs pour départager les candidats à un poste.
À expertise technique et diplôme équivalents, les soft skills constituent donc le facteur décisif, d’autant plus dans un écosystème où l’IA renforce naturellement les compétences techniques mais jamais celles des comportements humains.
Parce qu’il est plus facile de former quelqu’un à un outil technique qu’à l’intelligence émotionnelle ou à l’adaptabilité, ces soft skills doivent être le cœur de toute préparation à un entretien pour permettre aux recruteurs d’évaluer l’adéquation avec le poste visé.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Les compétences professionnelles les plus recherchées par les recruteurs

Les compétences professionnelles et les stratégies de recrutement sont aujourd’hui impactées par les changements actuels de paradigmes professionnels. Quelles sont désormais les compétences (skills) les plus recherchées qui permettent de bâtir les entreprises et travailleurs de demain ?

Audavia aborde dans cet article les trois grandes transformations qui vont bousculer notre approche du monde du travail : la transparence salariale, la priorité aux compétences réelles face aux titres professionnels et bien sûr l’intelligence artificielle.

C’est une refonte des fondations de l’entreprise qui nécessite une mise à niveau des compétences de tous, dirigeants et salariés.

Les compétences RH en faveur de la transparence salariale

La directive européenne sur la transparence salariale adoptée en 2023 sera effective dès juin 2026. Elle s’inscrit dans la stratégie européenne pour l’égalité 2020-2025. Cette loi vient bousculer notre culture française sur les questions de rémunération où la transparence reste un sujet tabou. Pourtant, un nouveau levier puissant de marque employeur naitra de cette contrainte règlementaire.

Pour les ressources humaines, l’enjeu est de taille : maîtriser l’audit et la stratégie des rémunérations ainsi que la gestion du changement culturel vers plus de visibilité et moins d’injustice.

Ce qui change concrètement avec la transparence salariale

  • La clarté immédiate, première mesure phare : l’obligation d’indiquer une fourchette de rémunération dans les offres d’emploi.
  • L’interdiction de demander l’historique salarial d’un candidat.
  • Le droit à l’information sur les salaires par le salarié : tout travailleur en interne pourra demander quels sont les niveaux moyens de rémunération par sexe pour un poste identique ou de valeur égale.
  • La justification des écarts de salaire : Dans une interview pour Forbes , Yvanna Goriatchef, directrice du cabinet de conseil RH Synergie Executive, précise qu’il incombe à l’employeur de prouver l’absence de discrimination entre femmes et hommes et de justifier les différences constatées. Ainsi, en cas d’écart salarial significatif, il faudra pouvoir le justifier par des critères objectifs et non sexistes (compétences, performance, conditions de travail spécifiques).

Les compétences à optimiser côté ressources humaines

  • Auditer et réorganiser les processus de recrutement, rémunération et communication. La réécriture des offres d’emploi, par exemple, sera nécessaire pour assurer la conformité.
  • Diagnostiquer les écarts de rémunération et déployer un plan d’action correctif et préventif conforme aux exigences règlementaires.
  • Mettre en place une conduite du changement incluant la formation des managers et une politique de communication proactive interne et externe.
  • Disposer d’outils de gestion data pour extraire et comparer des informations précises (salaires fixes, primes, bonus) et établir des rapports de résultats accessibles à tous.

Dans ce nouveau paysage, les RH et les managers devront être capables d’expliquer les écarts de rémunération sur la base de critères objectifs, et désamorcer les tensions potentielles avec pédagogie et transparence.

Priorité aux compétences réelles lors des recrutements

Les employeurs axent leurs critères de recrutement en priorité sur les compétences polyvalentes et transférables. Agilité, pensée critique, intelligence émotionnelle, etc, répondent en effet à un besoin de renforcer et ancrer l’humain dans un écosystème professionnel de plus en plus automatisé.

Les soft skills prennent le pouvoir, reléguant le simple titre académique à un prérequis derrière la compétence réelle et mesurable.

Imaginons un expert-comptable hyper-diplômé mais incapable d’utiliser l’IA générative ou dénué d’intelligence émotionnelle face à un client stressé par un contrôle fiscal. Son profil aura moins de « valeur » qu’un profil doté d’une forte agilité numérique et d’une excellente capacité en communication et d’un très bon relationnel.

La formation continue professionnelle pour l’acquisition ou le renforcement de ces compétences douces est une responsabilité stratégique à endosser par tous, recruteurs comme salariés.

L’incontournable acquisition de compétences digitales IA

La nécessité d’actualiser ces compétences digitales souligne une autre réalité : celle d’un monde du travail où l’on emploie désormais des « travailleurs augmentés ».

Ces hard skills s’inscrivent dans de nombreux domaines en entreprise et répondent aux nouveaux enjeux lancés par l’arrivée de l’IA.

Domaine d’impactEnjeu principalCompétences clés à mettre à Jour
Technologies de l’information & cybersécuritéUrgence de protéger l’entreprise contre les menaces numériques (ex. ransomware).– Sécurité des données et des systèmes
– Gouvernance de l’IA
– Maîtrise du Cloud Computing.
Data et analyse Transformer les données brutes en décisions stratégiques et actionnables.– Big Data
– Outils de gestion (Ex : PowerBi)
Marketing et communicationMaîtriser l’IA générative et optimiser la visibilité en ligne (référencement).– Maîtrise de l’IA générative
– Création de contenus optimisés pour les moteurs de recherche et de réponse (LLM)
– Analyse UX/UI.
– Gestion des réseaux sociaux, l’apogée d’un canal média pour le référencement et la notoriété.

Quelques ressources pour approfondir

Nos articles pour aller plus loin

En résumé

La mise à jour des compétences face aux exigences de l’IA, de la transparence salariale et de la priorité aux soft skills est un puissant levier stratégique qui bénéficie directement à toutes les parties prenantes de l’entreprise.
Pour le salarié, l’acquisition de nouvelles compétences ou leur renforcement sera la garantie d’employabilité et de durabilité. Ces compétences réelles et mesurables s’inscrivent dans une politique d’équité salariale grâce à la loi sur la transparence. Pour l’entreprise, elle offre un écosystème transparent et valorisant, et renforce l’attractivité de sa marque employeur.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Visage humain face à visage de robot IA

Comment rester visible sur le web : la suprématie de l’humain sur l’algorithme

La visibilité web connaît une véritable crise d’adolescence. Ainsi pour ne pas rompre le lien entre contenus et présence en ligne, les créateurs de contenus doivent aujourd’hui savoir murmurer à l’oreille des IA qu’ils sont dignes de confiance. L’objectif est de prouver leur fiabilité et de faire autorité pour mériter d’être cités. Mais comment faire entendre sa voix dans un écosystème complexe et saturé de contenus ?

Mériter d’être visible sur les IA génératives se résume en deux mots :

  • GEO (Generative Engine Optimization) : prolongement du référencement naturel classique (SEO)
  • Humain : clé d’entrée et source d’inspiration indispensable et suprême pour les grands modèles de langages comme Gemini, ChatGPT et autres.

Au côté de Yohan Ammouri expert en Social Media, fondateur de l’agence Melya – et de Sandrine Laborde – expert en création de contenus web, fondatrice de Jim Cricket – Audavia examine les stratégies de visibilité digitale du web 3.0 pour émerger et atteindre ses cibles.

Menu

L’homme, l’algorithme et le web
La visibilité digitale à l’ère du search 2.0 : on veut des réponses !
Les principes de la visibilité sur le web 3.0
L’humain ou comment référencer son contenu sur Gemini ou ChatGPT
Interview : L’avènement des réseaux sociaux, 300% centrés sur l’humain

Nos formations en digital
Ressources sur la visibilité digitale et les IA
Nos articles connexes

L’homme, l’algorithme et le web

Le web a été conçu par des humains pour des humains, afin de rendre accessible au plus grand nombre, quasi instantanément, une innombrable quantité d’informations. Aujourd’hui, l’arrivée de l’intelligence artificielle ébranle nos repères avec la crainte qu’elle ne s’empare de nos prérogatives humaines et nous relègue au second plan.
Pourtant, le web reste ce qu’il a toujours été, un espace de recherche, de connexion, qui relie les hommes et où, aujourd’hui plus que jamais, « les gens veulent parler aux gens ».

« L’IA nous hurle la douce vérité que l’humain est sa seule raison d’être. En effet, elle est en quête d’informations qu’elle ne pourra jamais produire, c’est-à-dire des contenus expérientiels témoins de notre nature humaine, de nos interactions sociales, de nos émotions et de nos actions. » – Sandrine Laborde

Dans ce nouveau paysage, comment une entreprise peut-elle émerger, maintenir sa pertinence et toucher son audience ?
Aujourd’hui, la visibilité digitale exige une stratégie unifiée sur les moteurs de recherche, les moteurs de réponse (IA) et les réseaux sociaux. Mais par-dessus tout, le facteur décisif pour le succès à long terme est un retour en fanfare à l’essentiel : l’humain dans la création de contenu.

L’IA rebat les cartes de la « livraison d’information » à l’internaute : le passage d’une liste de liens bleus (moteurs de recherche classiques comme Google) à une réponse unique et directe (moteurs de réponses des IA génératives).
Avec l’avènement de la SGE (Search Generative Experience), l’utilisateur ne veut plus chercher, il veut trouver ! Il attend une réponse fiable, qui inspire confiance avant tout passage à l’action. Les Gemini, ChatGPT, Perplexity et autres moteurs de réponses recherchent donc exactement la même chose, leur but étant de satisfaire avant tout l’utilisateur.

Sandrine Laborde rappelle le périmètre de confiance qui doit émerger de la relation entre l’internaute et l’entreprise :

« La confiance passe par la preuve de l’expertise et de l’expérience. C’est encore plus vrai avec l’arrivée de l’intelligence artificielle. Les internautes recherchent avant tout des témoignages, des cas concrets exposés par les entreprises et dans un contexte donné. Ils veulent identifier l’humain derrière un service ou un produit pour pouvoir se projeter. Le bénéfice direct est une connexion immédiate, émotionnelle et potentiellement engageante. Pour l’entreprise, c’est un gain d’autorité et de fiabilité.»

Les principes de la visibilité sur le web 3.0

Apparaître dans les moteurs de recherche ne suffit plus. S’y restreindre prive les entreprises d’un grand nombre de cibles potentielles sur les IA. Par exemple, Search GPT représente environ 37,5 millions de recherches mensuelles , selon les chiffres publiés par le site de référence français Abondance. Ce trafic potentiel est donc bon à prendre, aux côtés de celui sur les moteurs de recherche classiques. En effet, Google et ses liens bleus ont toujours le vent en poupe avec plus de 5 000 milliards de recherches en 2024.

Le parcours client évolue

Le parcours linéaire est mort. Le client moderne est omnicanal et imprévisible. Il lance une recherche sur Google, les IA et les réseaux sociaux. Ainsi, 91 % des utilisateurs consultent désormais plusieurs sources avant de prendre une décision, selon une étude récente menée par Yext.

« C’est un triple système symbiotique. Ces trois canaux vivent ensemble et se nourrissent les uns des autres. Ce nouveau parcours révèle que les utilisateurs veulent une vision complète sur une requête donnée. Des suggestions, des résumés, des approfondissements, des retours d’expérience, des comparaisons, des témoignages. Ils veulent être rassurés, obtenir des preuves et voir qu’il y a de la cohérence à tous les niveaux. Les entreprises doivent donc être présentes sur tous les points de contact avec authenticité et transparence.» – Sandrine Laborde

Plus que jamais, les entreprises doivent développer le don d’ubiquité avec des contenus adaptés aux grands modèles de langage des LLMs (IA génératives), aux moteurs de recherche classiques et au réseaux sociaux avec des contenus natifs spécifiques pour chaque plateforme.

L’humain ou comment référencer son contenu sur Gemini ou ChatGPT

Apparaître sur les moteurs de recherche ne suffit plus quand on sait qu’en France, selon Yext, la confiance accordée à l’IA (51% des utilisateurs) dépasse aujourd’hui celle pour les moteurs de recherche (45%).

Aujourd’hui, le contenu doit être structuré et optimisé pour la découverte par l’IA. On parle alors de GEO pour Generative Engine Optimization. Cette technique regroupe l’ensemble des techniques visant à optimiser un contenu non seulement pour les algorithmes de recherche traditionnels, mais aussi et surtout pour qu’il soit sélectionné, compris et mis en avant par les intelligences artificielles génératives.

Repositionner l’humain au centre du contenu

L’intelligence artificielle est en quête perpétuelle de la seule chose qu’elle ne peut produire : le vécu. L’humain est donc son terreau fertile voire sa seule raison d’être.

Pourquoi l’humanisation du contenu est une clé ?

Dans un océan de contenus « synthétiques », l’humanité devient le luxe ultime.

  • En effet, il devient urgent d’échapper à l’approche générique d’un sujet. L’IA excelle pour créer du contenu générique, standardisé et neutre. L’avantage concurrentiel réside dans une voix unique, des imperfections, de la sensibilité et une perspective singulière.
  • L’approche expérientielle est immédiatement corrélée à l’humanisation. L’IA peut compiler des connaissances sur un sujet mais ne peut pas raconter ce que l’on vit et ressent. C’est cette nuance que les algorithmes recherchent désormais.

« L’IA puise ses données auprès des sites web référencés sur les moteurs de recherche classiques. Ce sont ses sources pour rédiger une réponse à une requête. Or l’IA ne source que des contenus qui font autorité et qu’elle estime donc fiables. Pour les entreprises, difficile de concurrencer lefigaro.fr ou Wikipédia. Dans ce contexte, produire des contenus expérientiels reste l’arme la plus efficace pour faire autorité. Il faudra cependant prendre des sujets très nichés pour se démarquer de la concurrence et séduire les moteurs de réponse avec un contenu qui n’existe nulle part ailleurs. »

Comment créer du contenu fertile pour l’IA

Pour que l’IA vous repère, nourrissez-la de ce qui lui manque.

  • Sujet terrain : n’inventez pas vos sujets. Utilisez les vraies questions, les plaintes et les conversations de vos clients. C’est la matière brute la plus précieuse.
  • Contenu expérientiel : partagez des études de cas réelles, des témoignages, des retours d’expérience, des interviews et des histoires de fondateurs ou de collaborateurs.
  • Transparence et incarnation : montrez les visages. L’anonymat est l’ennemi de la confiance. Humaniser votre marque crée un lien émotionnel impossible à cloner et d’une grande richesse pour l’IA.

« Pour faire autorité sur les moteurs de réponse, rien de tel que le personal branding. Mettre en avant les figures emblématiques de l’entreprise, ses experts à travers des situations concrètes est un vrai sésame. Prenons les forums comme Reddit ou les plateformes participatives comme Quora qui ont le vent en poupe et sont très prisées des IA : il n’y a que du vécu, des points de vue, et bien sûr du partage de connaissance. D’ailleurs, les IA sont en partie entraînées sur les données de ces plateformes… » – Sandrine Laborde

L’humanisation des contenus n’est pas une fin en soi. Dans le paysage du référencement web, ces contenus doivent répondre à des optimisations techniques intrinsèques et s’inscrire dans des stratégies connexes : relations presse digitales, campagnes d’emailing, newsletters, etc.

Créer un contenu « couteau suisse » SEO et GEO

Aujourd’hui, pour se qualifier et apparaître dans les réponses générées par l’IA, les critères EEAT (Expertise, Expérience, Autorité, Fiabilité) du SEO traditionnel deviennent le sésame indispensable.

« Face au volume indécent de contenus sur le web, faire entendre sa voix demande de créer du contenu ‘caviar’. Cela passe, d’une part, par la mise en avant de l’humain, de l’expérience concrète et unique pour valider ce fameux critère d’’EEAT. D’autre part, maîtriser la rédaction web SEO classique est un prérequis qui doit maintenant s’enrichir des techniques imposées par le GEO pour les IA.» – Sandrine Laborde

Quelles techniques de rédaction web pour séduire une IA ?

La rédaction SEO reste la fondation, mais elle s’affine pour faciliter l’accès aux moteurs de réponse de l’intelligence artificielle. Les principales techniques en rédaction « augmentée » sont :

  • Démontrer une expérience pratique et une expertise réelle sur le sujet : par exemple un article sur « comment choisir un appareil photo » mentionnera les caractéristiques de plusieurs appareils photo. Elles seront complétées par des photos prises personnellement, une biographie de l’auteur et des anecdotes personnelles sur l’utilisation de chaque appareil dans des conditions réelles.
  • Structurer le contenu de manière claire et concise : les IA doivent comprendre rapidement la structure et les informations clés de la page web. Au menu, titres hiérarchisés, listes à puces, tableaux, paragraphes indépendants les uns des autres, pour être facilement extractibles, mais articulés dans une suite logique.
  • Un style direct et conversationnel si possible sur le mode question-réponse.
  • Le balisage des données structurées : ce sont les codes html des « schema markup » tels que FAQPage, HowTo, Article… Ils sont très importants car ils aident les moteurs de recherche à comprendre le contexte du contenu.
  • Cibler des mots-clés de longue traîne : en effet, les requêtes des utilisateurs sur les IA sont de plus en plus longues et spécifiques. Ce sont ces questions complexes que la SGE cherche à résoudre.

Interview : l’avènement des réseaux sociaux, 300% centrés sur l’humain

Yohan Ammouri – fondateur de l’Agence Melya, agence spécialisée en stratégies social media et acquisition rentable pour les entreprises – partage sa vision et sa pratique pour assurer la visibilité des marques sur les réseaux sociaux et placer l’humain au cœur des stratégies.

Les réseaux sociaux sont des moteurs de recherche à part entière. Comment assurez-vous la visibilité de vos clients ?

« Chez Melya, on travaille cette visibilité comme sur un moteur de recherche : on part des intentions de recherche de la cible, puis on crée du contenu qui répond précisément à leurs questions. L’objectif n’est pas de « faire du bruit », mais d’être trouvé au bon moment par les bonnes personnes. Quand une entreprise devient la réponse naturelle aux questions que se posent ses prospects, la visibilité suit toute seule. »

Quels contenus performent aujourd’hui ?

« Les formats qui performent le mieux aujourd’hui sont généralement les contenus utiles, très concrets, avec un rythme clair : les carrousels pédagogiques, des vidéos courtes qui montrent les coulisses ou encore des posts qui clarifient l’offre. »

Comment valorisez-vous l’aspect humain dans les contenus et l’authenticité pour faire barrage à la méfiance ?

« On valorise l’humain en ramenant toujours l’entreprise à ce qu’elle est vraiment : des personnes, des valeurs, une manière unique de travailler. On utilise des contenus concrets : UGC (User Generated Gontent), témoignages filmés, retours d’expérience clients, prises de parole spontanées des équipes… pas du storytelling forcé, mais du vrai ! Aujourd’hui, l’authenticité est ce qui casse la méfiance : les gens veulent voir qui est derrière la marque et pourquoi elle fait ce qu’elle fait. Quand une entreprise assume son ton, ses convictions et sa manière de faire, elle crée naturellement de la confiance. »

Quelle est la valeur ajoutée de l’IA dans la gestion des Réseaux sociaux ?

« L’IA nous aide surtout à gagner du temps sur les tâches répétitives : analyse de données, veille, idées de formats, optimisation des heures de publication. Mais la vraie valeur, c’est qu’elle nous permet de nous concentrer sur ce qui fait la différence : la stratégie, la créativité et la compréhension humaine des clients. On l’utilise comme un accélérateur, pas comme un substitut. Dans une agence comme la nôtre, l’IA est un outil… la vision reste 100 % humaine. »

Dans un média où les avis et commentaires font foi, comment la publicité sert la communauté ?

« La publicité doit servir la communauté, mais elle doit aussi servir l’entreprise : on reste orienté performance et ventes. On crée des messages sensibles, créatifs, personnalisés… mais toujours avec un objectif clair : générer des actions mesurables et rentables.
L’hyperpersonnalisation permet justement d’éviter la pub « agressive » et de proposer une offre pertinente au bon moment. Quand la publicité est utile, ciblée et pensée pour convertir, elle apporte de la valeur aux utilisateurs et du chiffre à la marque. »

Nos formations en digital

Quelques ressources sur la visibilité digitale et les IA

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En résumé

La visibilité digitale repose désormais sur le tryptique « technique SEO irréprochable, optimisation pour les réponses de l’IA (GEO), présence sociale engageante ». Mais la clé de voûte de ce tableau reste l’humain.
Investir dans des contenus expérientiels est le meilleur ROI possible. C’est une manière efficace de murmurer à l’oreille des IA pour qu’elles se fassent l’écho d’une voix. Les marques qui domineront la visibilité digitale de demain seront celles capables d’utiliser l’IA pour amplifier leur capital humain, tout en structurant techniquement leurs données pour être comprises de tous les algorithmes.

« Dans l’écosystème digital de demain, la visibilité ne sera pas une question de volume, mais une question de valeur et de vérité humaine. » Sandrine Laborde

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cerveau d'une femme en surbrillance en image de synthèse

Le Burn-out, et si on regardait du côté du cerveau ?

On parle toujours des manifestations d’un burn-out mais très peu des phénomènes biologiques. Le burn-out s’incarne avant tout dans le cerveau.

Comprendre en premier lieu les mécanismes cérébraux, plus que les symptômes et les conséquences visibles, permet d’envisager la reconstruction sous l’angle de la neuroplasticité tout en étant accompagné par des professionnels de santé.

Audavia aborde un point de vue scientifique : le burn-out n’est pas une faiblesse psychologique mais une blessure neurologique physique, mesurable et réversible.

L’article explore le vécu de Stéphanie C. (sous anonymat)– manager d’une équipe de 40 personnes – et l’expertise terrain de Cécile Cuby Sophrologue Humaniste Expert et formatrice en gestion du stress et burn-out en entreprise.

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Le burn-out est une blessure neurologique

Le burn-out est la réponse physiologique, prévisible et mesurable d’un cerveau exposé à un environnement de stress chronique et ingérable.

Selon l’Association for Psychological Science, l’épuisement professionnel et le stress psychosocial chronique peuvent perturber les capacités cognitives et les systèmes neuroendocriniens. Ils provoquent alors des changements dans l’anatomie et le fonctionnement du cerveau.

Cette réalité neurobiologique libère de la culpabilité d’une quelconque faiblesse souvent perçue comme psychologique.

Voyage au cœur d’un cerveau en burn-out

Pour comprendre comment se reconstruire d’un burn-out, il faut d’abord saisir l’ampleur de la déconstruction. Le stress professionnel incessant laisse des cicatrices sur le cerveau.

1er dérèglement : la tempête hormonale du stress chronique

Initialement, le stress est un mécanisme de survie utile (lutte ou fuite) qui libère adrénaline et cortisol face à un danger. Au travail, les menaces constantes (pression, emails) activent ce système en permanence, créant un stress chronique. Le corps est alors inondé de cortisol, qui devient nocif, endommage le cerveau, affaiblit le système immunitaire et épuise l’organisme.

Les premiers signaux d’alerte d’épuisement imminent sont la plupart du temps la fatigue émotionnelle et un sommeil en dents de scie.

Sur le terrain, Cécile Cuby, sophrologue et formatrice en entreprise en gestion du stress, accompagne des salariés « qui expriment souvent des situations exigeantes de travail».

« Ils n’arrivent plus à faire face et sont ébranlés émotionnellement. Il en résulte un état de fatigue physique, émotionnel et mental avec des troubles du sommeil et émotionnel. Ils perdent confiance en eux, n’osent pas en parler et se remettent souvent en cause. Ils doutent de leurs compétences, de leur légitimité à leur poste, et ont des cogitations mentales qui perturbent leur sommeil récupérateur. Et voici comment un cercle vicieux est mis en place jusqu’à l’épuisement total. »

2ème dérèglement : la surchauffe du cortex préfrontal

Le cortex préfrontal, chef d’orchestre de la concentration et de la prise de décision, est très sensible aux effets toxiques du cortisol. Le Dr David Gourion explique dans un article médical sur le burn-out que cette zone peut subir une réduction de volume et de connexions neuronales. Cette « fracture » cérébrale visible rend la gestion des problèmes cognitifs quotidiens beaucoup plus lente et énergivore pour la personne atteinte.

3ème dérèglement : alarme incendie dans l’amygdale

L’amygdale, notre système d’alarme cérébral primitif, scanne en permanence l’environnement à la recherche de menaces. En cas de stress chronique, elle devient hyper-réactive et grossit, provoquant anxiété et irritabilité (« à cran »). Simultanément, la connexion avec le cortex préfrontal, censé la calmer, s’affaiblit, laissant l’alarme sans contrôle.

4ème dérèglement : des souvenirs en désordre dans l’hippocampe

L’hippocampe est essentiel à la mémoire, à l’apprentissage et à la régulation de l’humeur. Il est également très vulnérable au cortisol dont les effets toxiques sur ses neurones entraînent son atrophie. Les conséquences directes sont des trous de mémoire, des difficultés d’apprentissage et un « brouillard cérébral ».

« Les troubles de l’anxiété, les tensions musculaires diffuses, l’irritabilité ou l’absence d’émotion apparaissent ensuite avec parfois des manifestations cognitives comme les troubles de la mémoire, de l’attention ou encore de la concentration. C’est souvent à ce moment que les gens consultent leur médecin traitant, qui peut déceler un état dépressif et prescrire des antidépresseurs. » – Cécile Cuby

Reprendre le contrôle de son cerveau

Le cerveau n’est pas une machine figée ; il est une structure vivante, dynamique et malléable. La reconstruction après un burn-out est une réalité biologique axée sur la neuroplasticité.

La neuroplasticité : un super pouvoir

La neuroplasticité est la capacité extraordinaire du cerveau à se remodeler tout au long de la vie en créant, défaisant ou réorganisant les réseaux de neurones.

  • Chaque pensée, émotion et action renforcent certaines connexions neuronales et en affaiblissent d’autres.
  • Des pratiques ciblées peuvent ainsi construire de nouvelles voies cérébrales menant au calme, à la résilience et à la clarté.
  • La sophrologie permet d’agir sur l’aspect neurologique au niveau du nerf vague et donne des outils personnalisés pour reprendre le contrôle.

« La théorie polyvagale du Dr. Stephen Porges, neuropsychiatre américain, a mis en avant l’importance du nerf vague et le rôle de notre système nerveux autonome. Quand ce dernier est « dysrégulé » différents signaux apparaissent comme l’anxiété persistante, le stress chronique, les troubles du sommeil, le manque d’énergie chronique, les douleurs inexpliquées, la difficulté à se concentrer ou encore la sensation d’être constamment en état d’alerte. » – Cécile Cuby

Processus de reconstruction d’un burn-out

Processus de reconstructionObjectifsActions
L’arrêt d’urgence– Stopper la production excessive de cortisol

– Mettre le système nerveux au repos pour enclencher la réparation.
– Se déconnecter de la source de stress

– Accompagnement médical

– Réguler sa physiologie, lâcher-prise : exercices de respiration en sophrologie pour retrouver de la sécurité intérieure
La rééducation– Réparer les structures endommagées

– Stimuler de nouvelles connexions neuronales
– Privilégier le sommeil (réparateur)

– Gérer les crises d’angoisse, se réaligner avec ses valeurs : exercices de visualisation positive en sophrologie

« Chaque individu est différent et la première étape est de comprendre comment il fonctionne, sans jugement, et pourquoi il en est arrivé là. Ensuite, il faut apprendre à se réguler via des exercices de respiration, de sophrologie, de neurobiologie et acquérir une boîte à outils personnalisée pour sa problématique particulière et de reconstruction d’estime de soi, de gestion de l’anxiété afin de devenir autonomes dans sa pratique. » – Cécile Cuby

Selon la sévérité du burn-out, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande, dans son rapport 2017 « repérage et prise en charge du burn-out » , les psychothérapies de type Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC) comme un autre outil efficace pour la reprogrammation du cerveau.

Le retour au travail, une responsabilité partagée

Réussir le retour au travail après un burn-out exige une stratégie concertée où la responsabilité est partagée entre le salarié et l’entreprise pour éviter la rechute.

  • Pour le salarié : la reprise progressive est essentielle pour consolider la reconstruction cérébrale, apprendre à reconnaître les signes physiologiques du stress, gérer l’anxiété en temps réel, et communiquer ses limites à son manager.
  • Pour l’entreprise : elle doit modifier l’écosystème de travail et ne pas reproduire les mêmes causes en s’appuyant sur le manager – comme premier rempart pour garantir le retour progressif et détecter les signes de rechute – et sur une stratégie de prévention des RPS optimisée.

« Comprendre les mécanismes du stress et ses facteurs déclenchants, et appréhender l’impact du stress au quotidien, professionnel ou personnel, est vital. Je leur donne des outils selon leurs besoins, en sophrologie, breathwork, neurobiologie et management. L’objectif est qu’ils soient autonomes pour identifier les facteurs de stress et agir tout en apprenant à connaitre et mettre leurs limites, faire leur sas de décompression entre le travail et la maison. » – Cécile Cuby

Burn-out et phénomène de société : retour d’expérience.

Stéphanie C., manager de 40 personnes dans le secteur IT, pointe l’impact du contexte sociétal au-delà du contexte de travail.

« Un matin, en allant travailler, j’ai craqué, j’ai fait demi-tour. Je n’arrivais plus à respirer. C’est mon corps qui a dit stop. Pourtant, quelques jours avant, un collègue alerte mon manager qui me dit d’arrêter, d’aller consulter un médecin. L’écueil, c’est que dans ces moments-là, tu te dis que ça va aller, qu’il faut tenir le coup et te battre. »

Justement, votre corps vous a –t’il envoyé des signaux d’alarmes ?

« Oui, cependant je n’ai pas fait le lien direct, peut-être parce qu’inconsciemment il est impossible de reconnaître qu’on n’y arrive plus. J’avais un mauvais sommeil, des problèmes de santé plus fréquents puis je m’isolais juste parce que j’étais épuisée. Psychologiquement, j’avais le sentiment de n’être jamais à la bonne place, j’étais paumée, plus rien n’avait de sens. »

Comment le diagnostic de burn-out a-t-il été posé ?

« Mon médecin m’a mis sous antidépresseurs, a suspecté une bipolarité. Mais je n’étais pas du tout dépressive ! Je l’ai vécu comme une vraie errance médicale sans accompagnement efficace. Pour moi, le burn-out est un mal méconnu. »

Pourquoi est-il difficile de dire stop ?

« Tout quitter du jour au lendemain c’est un luxe ! Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que je risquais de perdre mon travail. Et puis, même si tu en parles autour de toi, l’entourage ne t’encourage pas à tout arrêter. C’est toujours un tabou ! »

Votre entreprise avait-elle une politique de prévention des risques psycho-sociaux ?

« Oui il y avait une vraie stratégie avec la présence d’infirmiers et de psychologues sur le lieu de travail, des formations et des ateliers sur le sujet. A mon avis, tout ça ne sert à rien face à un mal sociétal plus profond où le travail et la qualité de vie ne se sont plus corrélés. »

Quelle est votre vision de la société actuelle et du travail ?

« Ce sont les mentalités qui doivent changer. Nous sommes dans une culture de travail où tu ne t’arrêtes jamais, dans un souci de performance projetée permanente. Le présent n’a plus de sens, ni de valeur. Pour moi, le burn-out est un phénomène qui traduit un phénomène de société : la performance à moindre coût, la peur de perdre son emploi, l’absence d’interaction humaine de qualité. Le rythme de travail doit laisser une respiration. Ce n’est plus le cas dans notre système social. Il n’y a plus de temps pour exister.»

Pour le retour à l’emploi, quel a été votre état d’esprit ?

« Reprendre progressivement en mi-temps thérapeutique. Mais j’avais peur que mon équipe n’ait plus confiance en moi. Sans m’en rendre compte, je suis repartie dans le système infernal de la productivité et de la performance, avec la peur latente d’un futur burn-out. »

Justement, qu’avez-vous appris et mis en place pour éviter un nouveau burn-out ?

« J’ai appris à mieux m’observer et à m’écouter car je n’ai aucune certitude que ça ne recommence pas. J’ai besoin de me reconnecter à une valeur importante pour moi, ma liberté. Je réfléchis sérieusement à de nouvelles pistes professionnelles an accord avec mes priorités. »

Quelques ressources sur le burn-out

Nos articles pour aller plus loin

Résumé

Le burn-out est une blessure neurologique handicapante mais réparable grâce à la neuroplasticité. Aux côtés d’un suivi médical indispensable, la reconstruction exige un engagement actif pour déconnecter et utiliser des outils comme la sophrologie ou les TCC pour des effets durables notamment lors du retour au travail.
Cette épreuve peut devenir une opportunité pour une vie plus authentique et alignée dans un contexte social compliqué où seul le bien-être doit rimer avec performance.

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homme accablé par le travail devant son ordinateur

L’autonomie décisionnelle et la santé mentale : la synergie PSSM et RPS

Aujourd’hui, tous les projecteurs se braquent sur la santé mentale au travail. En effet, le gouvernement en fait une priorité en 2025 aux côtés de son plan « Osez l’IA » pour promouvoir l’intelligence artificielle dans toutes les entreprises d’ici 5 ans. Ce contexte pose ainsi la question du devenir de notre autonomie décisionnelle au travail face à l’utilisation de l’IA, un des facteurs clés des risques psychosociaux (RPS).

Dans cet article, Audavia aborde l’autonomie décisionnelle sous l’angle de la nécessité d’un filet de sécurité humain notamment grâce aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) combinés à une prévention RPS.

Audrey Callède – Formatrice santé au travail, communication et PSSM – explore avec nous les bénéfices de ce filet de sécurité au sein des organisations pour déceler les troubles de santé mentale et prévenir les risques psychosociaux au travail.

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Les point clés

Les PSSM et la prévention des RPS sont deux approches complémentaires en santé mentale essentielles. Elles placent l’humain au premier plan dans un contexte de plus en plus digitalisé et, notamment face à l’IA et à la perte d’autonomie décisionnelle.

  • L’arrivée de l’intelligence artificielle renforce le besoin d’autonomie humaine. En automatisant les tâches répétitives, l’IA pousse à développer des compétences en jugement critique, créativité et capacité à prendre des décisions complexes.
  • L’autonomie décisionnelle est un facteur clé de la prévention des risques psychosociaux (RPS), notamment aux côtés du stress et fait partie des 6 catégories de facteurs de risques identifiées par l’ INRS
  • Les Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) sont une démarche citoyenne et individuelle qui s’inscrit dans les sphères de la vie privée comme professionnelle pour aider les personnes souffrant de troubles psychiques.
  • Les secouristes PSSM sont des atouts précieux en entreprise pour détecter les signes de dégradation de la santé mentale, liés aux RPS ou non, et orienter les individus vers une prise en charge adéquate.

L’autonomie décisionnelle : un pilier central de la santé mentale au travail

L’IA promet de nous libérer des tâches fastidieuses et chronophages. Nous gagnons donc du temps. Par conséquent, ce gain de liberté donne plus de place à l’innovation, à la prise de décision et à la stratégie. De prime abord, ce nouveau schéma parait favorable à la qualité de vie au travail et à une bonne santé mentale.

Mais qu’en est-il vraiment de notre autonomie décisionnelle dans ce nouvel environnement de travail ? Va-t-elle pouvoir se déployer au sein des entreprises ou au contraire s’effondrer face à une IA qui peut conduire à un management algorithmique, à l’hyper contrôle et à une perte de sens.

ADN de l’autonomie décisionnelle

L’autonomie décisionnelle est la possibilité pour un salarié d’avoir une influence sur son travail avec une marge de manœuvre sur :

  • Le rythme et l’ordre des tâches : pouvoir organiser sa journée pour gérer les pics d’activité.
  • Les méthodes de travail : avoir le choix des outils ou des approches pour atteindre un objectif.
  • La résolution de problèmes : pouvoir prendre des initiatives pour débloquer une situation.

Elle renvoie également à l’accomplissement de soi à travers la possibilité d’utiliser sa créativité et de développer ses habiletés.

Le manque d’autonomie décisionnelle, un des 6 facteurs de RPS

L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) classe le manque d’autonomie décisionnelle comme l’un des six facteurs majeurs de risques psychosociaux (RPS), aux côtés de :

  1. L’intensité et le temps de travail
  2. Les exigences émotionnelles
  3. Le manque de soutien social
  4. Les conflits de valeurs
  5. L’insécurité de la situation de travail

L’autonomie décisionnelle selon le modèle de Karasek et le « Job strain »

Le modèle de Karasek, créé en 1979 et utilisé pour analyser le stress au travail, évalue l’intensité de la demande psychologique que le salarié subit, la latitude décisionnelle qu’on lui accorde, et le soutien social qu’il reçoit.

Il souligne qu’un manque d’autonomie pourrait être responsable d’un sentiment de stress entrainant lui-même d’autres troubles psychiques ou maladies : une faible autonomie couplée à une forte charge de travail crée une « tension au travail », augmentant le risque de maladies cardiovasculaires et mentales (dépression, détresse psychologique).

C’est la théorie du « Job strain » : une forte pression sans latitude décisionnelle est la recette scientifiquement prouvée du stress chronique.

L’impact psycho-social du manque d’autonomie : les signaux d’alerte

Selon l’étude DARES du Ministère du travail, les individus « tendus » en situation de « Job Strain » reportent des états de santé plus dégradés que les autres.

  • 50 % des individus qui ont une forte intensité déclarent des troubles de santé mentale.
  • Dont 18,6% de dépression ou d’anxiété généralisée, contre environ 11 % sur l’ensemble des salariés qui ont une forte intensité combinée à une bonne autonomie décisionnelle.
  • Les travailleurs qui reportent les meilleures performances en termes de bien-être et santé mentale sont les travailleurs dit “détendus” avec un travail moins intensif et plus d’autonomie.
  • Par ailleurs, il semble que les individus vivent mal une très forte autonomie ou au contraire une très faible autonomie.

Du stress à l’épuisement professionnel

Un déficit chronique d’autonomie décisionnelle enclenche une spirale négative bien connue. D’abord, la frustration, puis la démotivation et enfin l’épuisement voire le burn-out.
Cette spirale est le plus souvent la conséquence d’une charge de travail élevée sur laquelle on n’a aucune prise, aucun contrôle. De fait, ce sentiment d’impuissance organisée consume l’énergie vitale.

En quoi les PSSM en entreprise sont-ils un filet de sécurité ?

Les entreprises ont l’obligation de veiller à la santé et à la sécurité de leurs salariés, ce qui inclut la santé mentale. La formation PSSM s’inscrit dans une politique globale de santé mentale aux côtés des RPS. Les deux approches sont donc complémentaires.

PSSM et troubles de santé mentale

La démarche des Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) est une approche globale et citoyenne : elle envisage l’ensemble des troubles psychiques d’un individu dans n’importe quelle sphère de la vie privée ou professionnelle.

« Nous avons tous une santé mentale. Celle-ci évolue au rythme de la vie, des expériences vécues et des moments marquants (deuil, licenciement, rupture amoureuse…). Selon notre âge et de multiples facteurs, nous sommes plus ou moins exposés à certains types de troubles de santé mentale, également appelés troubles psychiques. »Association PSSM France

Parmi les troubles les plus fréquents, nous avons :

• Le trouble dépressif
• Le trouble anxieux (attaque de panique, souvent appelée « crise d’angoisse »)
• Le trouble psychotique (bipolarité notamment)
• Le trouble lié à l’utilisation de substances (alcool, drogues…).

De manière générale, les secouristes PSSM possèdent « les outils » pour porter secours aux individus souffrants de troubles psychiques et pour garantir leur insertion et leur qualité de vie au travail.

Quels liens entre PSSM et perte d’autonomie décisionnelle ?

L’autonomie décisionnelle fait partie des risques psychosociaux spécifiquement liés au milieu professionnel travail. Au sein de l’entreprise, les stratégies de prévention des risques psychosociaux sont alors considérablement renforcées lorsque des secouristes PSSM sont présents au sein de l’entreprise.

En termes de risques psychosociaux, ces secouristes sont donc des atouts précieux : leurs compétences sont duplicables à tout salarié qui subit une dégradation de santé mentale dont le manque d’autonomie couplé à une trop forte intensité de travail. Ils sont capables de détecter les signes de souffrance psychique et d’intervenir précocement.

Focus sur la formation PSSM (Premiers Secours en Santé Mentale)

Un secouriste PSSM reçoit une formation aux premiers secours en santé mentale, tout comme un Sauveteur Secouriste du Travail (SST) se forme aux gestes de premiers secours physiques.

Formation PSSM : pour qui ?ObjectifsBénéfices
– Managers

– Equipes

– Toute personne souhaitant venir en aide à un individu qui subit une détérioration de santé mentale
Repérer les signes de troubles en santé mentale (dépression, anxiété…)

Aborder la personne avec bienveillance

Ecouter sans jugement

Rassurer et orienter vers les professionnels adéquats (médecin du travail, psychologue, etc.).
Déstigmatiser les troubles psychiques

Libérer la parole

Créer un réseau de « sentinelles » bienveillantes

Prises en charges précoces par les professionnels.

Devenir secouriste PSSM : interview d’Audrey Callède

Le « secourisme en santé mentale » est-il une priorité pour beaucoup d’entreprises ? Le nombre de formations a-t-il significativement augmenté ?

Réponse : oui. Les formations de salariés augmentent depuis 3 ans

« Le secouriste en santé mentale est de plus en plus une priorité pour les entreprises. On le voit par le nombre de demandes de formation en forte évolution depuis 3 ans. Si au départ les demandes provenaient essentiellement de particuliers qui étaient confrontés à des troubles de santé mentale, pour eux ou leur entourage, aujourd’hui nombre d’entreprises forment leurs salariés, souvent des RH et des représentants du personnel. Leur objectif est d’avoir une ou plusieurs ressources internes lorsque des cas surviennent, un peu sur le même modèle que le référent harcèlement et agissements sexistes, sans être encore obligatoire. »

Sur le terrain, qu’est-ce qui, selon vous, a été le véritable déclencheur de cette prise de conscience collective ? Est-ce la crise du Covid par exemple ?

Réponse : la crise Covid en 2019 lève les tabous au sujet de la santé mentale

« Les PSSM sont arrivés en France en 2020. Dans son aspect négatif, la crise du Covid a dégradé la santé mentale des citoyens mais, dans son aspect positif, elle a mis en avant cette notion qui jusque-là était particulièrement tabou. Le développement de cette thématique permet de normaliser la santé mentale comme un continuum sur lequel chacun navigue tout au long de la vie, de l’année ou des mois. »

Quel est l’impact le plus sous-estimé d’une formation PSSM sur la culture d’une équipe au quotidien ?

Réponse : l’importance et le poids des mots utilisés

« Les PSSM apportent un plan d’action clair et structuré pour approcher, soutenir et orienter la personne vers des professionnels. Cependant, on sous-estime souvent l’impact de nos mots et de la communication dans une conversation sur la santé mentale et un trouble psychique. La formation permet d’acquérir des savoirs mais également une posture, un savoir-être : Ce que je dis et ce que je ne dis pas, ce qui ouvre le dialogue ou le referme, ce qui permet à une personne de se sentir soutenue ou au contraire jugée. Prendre conscience de l’importance et du poids des mots. »

Avez-vous un exemple concret où la simple présence de secouristes a libéré la parole et changé la manière dont les collègues osent dire que « ça ne va pas » ?

« Je n’ai pas d’exemple en ce sens car je ne suis pas les secouristes après la formation. En revanche, on constate souvent chez les stagiaires des prises de conscience comme « je n’aurais pas dû dire ça », « je me rends compte avoir été très maladroite », « mes mots n’étaient pas adaptés et culpabilisants », « j’ai minimisé ou rationalisé son mal-être ce qui a rompu la confiance et le dialogue entre nous »

Quel est le risque que le secouriste PSSM se transforme en « psy du bureau » ?

Réponse : le secouriste qui se croit l’alter ego d’un psychologue

« Se vêtir d’une cape de super-héros est clairement le risque, c’est pourquoi on définit précisément, et notamment par de nombreuses mises en pratiques collectives, le rôle et les limites du secouriste en santé mentale. »

Quels sont donc le cadre et les limites de son rôle ?

Réponse : donner des informations fiables sans jamais poser de diagnostic

« Le parallèle avec le secouriste physique est souvent évoqué. Il est un relais pour une personne en souffrance. Il ne peut et ne doit pas faire à la place du professionnel. Il ne pose pas de diagnostic. Il doit se protéger en premier lieu. Il ne se met pas en danger que ce soit sur l’aspect physique ou émotionnel. Son rôle est de donner de l’information fiable. »

Le secouriste PSSM peut-il devenir une « sentinelle » anonyme qui aide l’entreprise à identifier des problèmes d’organisation plus profonds, sans jamais trahir la confidentialité ?

Réponse : non, ce n’est pas son rôle et ne doit pas le devenir

« Le secouriste n’a pas vocation à identifier ou agir sur des problèmes organisationnels de l’entreprise. La formation PSSM est souvent confondue avec la prévention des risques psychosociaux (RPS). La première est une formation citoyenne au même titre que le secouriste physique. Son champ d’action est transverse et ne se limite pas au cadre professionnel, bien au contraire. »

Quelle différence avec la prévention des RPS ?

Réponse : les RPS concernent un environnement de travail quand les PSSM vont au-delà du cadre professionnel.

« Les RPS, quant à eux, abordent le stress au travail, les violences internes et externes, le burn out et les conséquences de problématiques structurelles ou managériales de l’entreprise. Les RPS sont liés à un environnement de travail alors que la formation sur les PSSM aborde la prévalence des troubles psychiques (dépression, anxiété, bipolarité, troubles psychotiques, consommation de substances) dans la population générale. »

Comment les managers réagissent-ils à l’arrivée de secouristes PSSM dans leurs équipes ? Menace ou relais ?

Réponse : les secouristes PSSM sont de vrais appuis pour les managers

« Il s’agit clairement d’un atout supplémentaire pour le manager qui porte déjà une grande responsabilité en matière de bien-être au travail. Les secouristes sont très bien accueillis car le manager peut se sentir isolé et démuni face aux problèmes de santé mentale. C’est un appui supplémentaire. »

Les managers ont-ils intérêt à se former aux PSSM ?

Réponse : oui pour acquérir des axes de compréhension et des outils

« Le manager peut lui-même être formé secouriste en santé mentale. Sachant qu’une personne sur quatre sera touchée par un trouble psychique au cours de sa vie, la formation PSSM lui donne des outils et des axes de compréhension pour accompagner un collaborateur en difficulté. »

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes en souffrance utilisent l’IA comme psy personnel*. Face à ce phénomène, quelle sera la place et la valeur ajoutée du secouriste PSSM ?

Réponse : l’apport d’un soutien émotionnel et pratique dans une vraie dimension humaine

« Il est crucial de comprendre que le secouriste n’est pas un psy. Son rôle est d’approcher une personne en souffrance, de savoir communiquer avec elle et de l’orienter vers un professionnel (psy ou autres). D’ailleurs la porte d’entrée du secouriste sera en premier lieu le médecin traitant de la personne. Son objectif est de faire reculer la stigmatisation et d’apporter de la connaissance car beaucoup de personnes en souffrance ne consultent pas simplement par manque d’information.
La valeur ajoutée du secouriste est la dimension humaine, sa capacité à être en relation avec, à créer de la confiance, du dialogue et d’apporter aussi bien du soutien émotionnel que pratique, là où l’IA ne pourra pas aller. »

*En 2025, l’étude menée par la Harvard Business Review révèle que le tout premier usage de ChatGPT par la majorité des utilisateurs concerne le soutien psychologique pour trouver une écoute -Marc Zao-Sanders, How People Are Really Using GenAI in 2025, Harvard Business Review, avril 2025.
*Selon Ipsos, 39 % des Français, soit 27 millions de personnes, ont déjà recours à ces outils pour des questions personnelles.

Comment libérer la parole au travail ?

Réponse : les PSSM sont un levier pour sensibiliser, déstigmatiser, lever les tabous pour oser parler.

« La parole au travail se libère de plus en plus ce qui est encourageant mais il y a un tel tabou en France sur la santé mentale, comparé à d’autres pays, que le chemin est encore long pour oser parler de dépression ou de bipolarité sans craindre d’être jugé. Développer les formations PSSM est un levier phare pour sensibiliser et faire reculer la stigmatisation. »

Ressources : formations complémentaires pour passer à l’action

Pour les dirigeants et les RH : piloter la stratégie et le cadre légal

Pour les managers : devenir le moteur de l’autonomie

Pour les salariés et les équipes : s’approprier l’autonomie

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En résumé

L’IA est un catalyseur pour l’autonomie humaine. Elle offre une chance unique de rendre le travail plus humain, plus engageant et plus intelligent. Cependant, l’autonomie sera efficace si l’on prépare les collaborateurs à l’exercer.
Le rapport Future of Jobs Report 2025 du Forum Économique Mondial (WEF) pointe la nécessité de développer les compétences purement humaines que l’IA ne possède pas telles que le jugement critique, la créativité et la prise de décision. Pour y parvenir, l’autonomie décisionnelle doit se construire sur deux piliers indissociables : une culture d’entreprise solidaire avec une prévention renforcée des RPS incluant les PSSM, et un management basé sur la confiance, condition sine qua non pour que cette autonomie génère de la performance et non du chaos.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

groupe de salariés réunis pour la cause santé au travail et passeport prévention

Mode d’emploi du Passeport Prévention 2025, votre capital santé et sécurité au travail

En 2025, la santé mentale est promulguée grande cause nationale par le gouvernement. C’est l’occasion de faire le point sur le passeport prévention santé et sécurité au travail, disponible sur moncompteformation.fr. Ce dernier trimestre de l’année lance son déploiement aux entreprises et salariés.

Le passeport prévention en quelques mots :

  • Ce passeport est « une sorte de CV » des formations professionnelles en santé et sécurité au travail suivies par un salarié tout au long de sa carrière.
  • Il est sous contrôle du salarié et concerne à la fois les secteurs publics et privés.
  • Les organismes de formation et les entreprises ont un espace dédié avec obligation d’y déclarer les formations réglementées, comme par exemple les formations en habilitation électrique.
  • A titre d’exception, certaines formations non obligatoires comme Sauveteur Secouriste du Travail sont à déclarer.
  • Les formations de prévention des risques sont à déclarer seulement si elles sont inscrites dans le DUERP, comme par exemple la prévention des troubles musculo-squelettiques.
  • Le déploiement aux entreprises et salariés démarre début 2026.

Audavia fait le point sur le passeport prévention, déjà accessible aux organismes de formations depuis avril 2025, et dès 2026 aux entreprises et salariés. Réglementation, fonction, dates clés et formations éligibles : un guide pour les salariés et les ressources humaines qui vont bientôt devoir répondre à leurs futures obligations.

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État des lieux de la santé au travail

Passeport prévention : une nouvelle obligation pour tous pour prévenir les risques

Calendrier de déploiement du passeport

Profil des formations éligibles

Comment savoir si je dois effectuer une déclaration dans le passeport ?

Ressources utiles en santé et sécurité au travail

Quelques articles pour aller plus loin

Etat des lieux de la santé au travail

Le rapport annuel 2023 de l’Assurance Maladie met en lumière les augmentations des maladies professionnelles (+7,3% en 1 an) dont les troubles musculo-squelettiques (+9,5%) représentent 90% de ces maladies.
Quant aux risques psychosociaux (RPS) – incluant stress, anxiété et dépression – 12 000 dossiers sont reconnus chaque année par l’Assurance Maladie.

passeport prévention santé et sécurité au travail : les chiffres de l'assurance maladie

Source : ameli.fr – infographie générée par Gemini

Concernant les accidents du travail – 51 millions de journées d’incapacité temporaire suite à un accident du travail en 2023 – les principales causes sont : les manutentions manuelles (50%), les chutes de hauteur ou de plain-pied, l’outillage à main, les accidents de la route et les agressions.

Face à ces constats, renforcer la culture de prévention et sensibiliser les collaborateurs deviennent essentiels pour limiter ces impacts.

Passeport prévention : une nouvelle obligation pour tous pour prévenir les risques

Le Passeport de prévention est un nouveau service issu de la « loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail ».
Il est piloté par la Caisse des Dépôts et accessible sur le portail moncompteformation.fr.

Un passeport, un objectif

L’objectif du passeport prévention est simple : regrouper, tout au long de la vie professionnelle, l’ensemble des attestations, certificats et diplômes obtenus dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail.

Périmètre et portée du passeport prévention Sécurité et Santé au Travail (SST)

  • Le passeport de prévention concerne tous les travailleurs du secteur privé et du secteur public.
  • Salariés en CDI, CDD, intérimaires, apprentis, stagiaires et demandeurs d’emploi sont concernés par le passeport.
  • Les formations transférables d’une entreprise à une autre sont prioritaires dans le passeport de prévention.
  • Le travailleur contrôle l’accès à son passeport et peut autoriser ou refuser le partage avec son employeur.
  • Le passeport génère des attestations de formation téléchargeables et partageables.
  • Les formations réalisées avant la mise en place du passeport ne sont pas automatiquement intégrées.
  • Il est possible d’ajouter manuellement les formations antérieures pour avoir un historique complet.
  • Les employeurs ont l’obligation de déclarer toutes les formations SST organisées en interne dans l’entreprise.
  • Les entreprises de toutes tailles, de la TPE au grand groupe, sont concernées par le passeport de prévention.

Calendrier de déploiement du passeport

Le déploiement d’accès au passeport prévention respecte un calendrier en fonction du type d’utilisateur. Il est progressif depuis avril 2025 et s’organise en trois temps :

  • Depuis avril 2025 : Les organismes de formation (OF) ont accès à leur espace pour déclarer les formations qu’ils délivrent.
  • 1er Trimestre 2026 : Ouverture du service aux employeurs.
  • 4e Trimestre 2026 : Ouverture aux travailleurs (salariés), qui pourront alors consulter et gérer leur passeport prévention.
  • En 2027 : Des fonctionnalités complémentaires verront le jour pour enrichir l’outil.
QuiOrganisme de formationDirigeant et RHSalarié
QuandDepuis avril 20251er trimestre 20264ème trimestre
Rôle de l’utilisateurDéclaration des attestations de
formation, certificats, diplômes des stagiaires pour le compte des
employeurs.
– Vérification de la conformité des
déclarations par les OF

– Déclaration des formations SST
réalisées par l’entreprise

– Optimisation de la gestion des formations.
– Accès sécurisé à ses formations et
justificatifs de réussites SST.

– Partage des compétences
en santé et sécurité au travail avec les
employeurs et recruteurs.

– Déclaration
des formations suivies de sa
propre initiative

Profil des formations éligibles

Les grandes catégories de formation en santé sécurité au travail

Deux grandes catégories sont répertoriées dans les formations liées à la santé au travail.

  • Les formations obligatoires encadrées par la règlementation (exemple : formations à la prévention au risque amiante), ou à objectif réglementaire et nécessaire pour occuper un poste (exemple habilitation électrique),
  • Les formations non encadrées par la règlementation mais inscrites dans l’obligation de formation des employeurs (exemple, risques psychosociaux, troubles musculo- squelettiques).

Les critères d’éligibilité des formations au passeport prévention

Les formations éligibles au passeport prévention sont celles qui répondent aux critères suivants :

  • Formation continue dans le cadre du travail : sont donc exclues les formations initiales d’enseignement scolaire ou universitaire.
  • Justificatif délivré à l’issue de la formation : certificat, attestation.
  • Les compétences doivent être transférables : elles peuvent être mobilisées dans d’autres entreprises.

Les formations automatiquement déclarées dans le passeport dès 2026

A partir du 4ème trimestre 2026, le système d’information du CPF déclarera automatiquement les formations suivantes :

  • Les certifications professionnelles enregistrées au répertoire national des compétences professionnelles (RNCP)
  • Les certifications et habilitations enregistrées au répertoire spécifique (RS) en santé et sécurité au travail
  • Les formations en santé et sécurité au travail qui ont un financement public : CPF, OPCO, France Travail et FAF.

Exemples de formations SST à déclarer dans le passeport prévention

  • CACES
  • Habilitation électrique
  • Prévention du risque amiante
  • Sauveteur secouriste du travail
  • Conducteur transport routier marchandise
  • Les travaux en hauteur
  • Les risques chimiques
  • Gestes et postures en manutention
  • Formations incendie et évacuation

Pour les formations liées à la prévention des risques, elles sont à renseigner à condition qu’elles soient identifiées dans le DUERP :

Comment savoir si je dois effectuer une déclaration dans le passeport

D’ores et déjà, un simulateur est en ligne pour les dirigeants, RH et salariés qui souhaitent savoir si une formation est éligible au passeport prévention.

Le simulateur passeport prévention

Pour savoir si une formation est éligible et doit être déclarée, le simulateur du portail passeport prévention est déjà disponible. Il présente une série de questions à cocher.

  1. Choisir entre formation initiale ou continue
  2. La formation répond-elle à un objectif de prévention des risques professionnels ou obligation générale de formation en santé et sécurité au travail (identifiée dans le DUERP)
  3. La formation a-t-elle donné ou donnera-t-elle lieu à la délivrance d’un justificatif de formation
  4. Les connaissances et compétences développées ou acquises lors de la formation sont-elles transférables

Si vous êtes arrivée à la 4ème et dernière question, c’est que la formation envisagée fait l’objet d’une déclaration. A ce stade, vous devrez choisir votre entité : organisme de formation ou employeur ou travailleur.
A ce jour, seuls les organismes de formation peuvent accéder au passeport prévention.

Ressources utiles en Santé et Sécurité au Travail (SST)

Audavia peut vous accompagner avec des formations sur mesure sur les thématiques de la sécurité et prévention et l’étude des risques professionnels.

Quelques articles pour aller plus loin

En résumé

Le passeport de prévention est un outil numérique individuel qui recense toutes les formations en santé et sécurité au travail d’un travailleur. Intégré au compte personnel de formation, il fonctionne comme un CV des compétences en sécurité et prévention des risques professionnels.
Il offre une traçabilité et permet d’éviter les formations SST redondantes en offrant une vision complète des acquis du travailleur. Pour les employeurs, cela permet de mieux gérer leurs obligations de formation et d’assurer la conformité réglementaire.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Ecran d'ordinateur avec interface ChatGPT IA générative

Travailler avec les différentes IA : outils publics ou personnalisés.

Il existe deux manières de travailler avec les différentes IA. La première est d’utiliser les IA génératives publiques (Saas) sur le web comme Gemini, Chat-GPT, Notion AI, etc. La deuxième est de s’appuyer sur une IA créée sur mesure pour les besoins spécifiques de l’entreprise.
Le choix se fait selon 2 étapes simples : l’analyse des data de l’entreprise puis des besoins métiers qui permettent d’identifier la solution la plus adaptée.

Aux côtés de Lenny Daho – ingénieur solutions IA no-code – cet article vous guide pour choisir le meilleur outil IA. Vous y trouverez : critères de sélection, fonctionnalités, outils disponibles et retours d’expérience.

Menu

  1. Etapes pour choisir entre IA en ligne et IA personnalisée
  2. Les différentes IA et leurs fonctionnalités
  3. Les 7 catégories d’IA disponibles
  4. Réussir le déploiement d’une solution d’IA
  5. Comparatif entre IA publique(Saas) et IA personnalisée
  6. Cas d’usage : Interview avec Lenny Daho
  7. Ressources : quelques outils en ligne de différentes IA
  8. Nos articles qui peuvent vous intéresser

1. Deux étapes pour choisir entre IA en ligne et IA personnalisée

Le choix d’une solution IA est déterminé par le type de données de l’entreprise et les besoins métiers.

  • Etape 1 : déterminer le niveau de sensibilité des données. Les données sensibles (données clients par exemple) nécessitent de personnaliser l’IA pour assurer la sécurité, le RGPD et la souveraineté.

  • Etape 2 : identifier le besoin métier. Un besoin spécifique et unique (lié à des processus internes par exemple) oriente vers une solution d’IA sur mesure. Un besoin générique (par exemple la rédaction d’emails, la création d’images) dirige vers une IA publique (Saas) qu’elle soit gratuite, ou payante pour des systèmes pro plus avancés.
infographie pour choisir entre différentes IA : IA publique Saas ou IA personnalisée

Source : infographie réalisée avec Gemini

« Les IA génératives publiques, comme Gemini, ChatGPT ou DALL-E peuvent être suffisantes pour débuter si elles correspondent aux besoins métier identifiés et qu’un cadre de travail est mis en place par l’entreprise. Il faut dans ces cas-là faire attention de ne pas partager de données sensibles avec les IA. » – Lenny Daho

2. Les différentes IA et leurs fonctionnalités

L’intelligence artificielle fonctionne grâce à de volumineuses bases de données. Pour faire simple, voici les différences :

  • IA personnalisée : entraînée avec les données spécifiques de l’entreprise.

  • IA en ligne : entraînée avec des données très variées issues de sources ouvertes. (site web, vidéos en lignes, documentations, etc)
    La fonction d’une IA est liée à la manière dont se construit l’apprentissage à savoir le Machine Learning ou Deep Learning.

Machine Learning ou Deep Learning, quelle différence ?

Imaginons un élève en classe. Il apprend par l’exemple et l’identification de données précises, nommées (étiquetées) pour trouver des modèles de résolution. C’est le Machine Learning. Un élève plus doué est lui aussi entraîné mais parvient à trouver des modèles de résolutions par lui-même, à partir de nouvelles données non étiquetées, car il fait des connexions plus profondes entre les données. C’est le Deep Learning, une version plus avancée du Machine Learning.

Machine LearningDeep Learning
Apprentissage– Avec de grandes quantités de données explicites (étiquetées).
Par exemple, une image de chat sera étiquetée dans la catégorie chat.

– Apprend à identifier des modèles.

– Prend des décisions de manière autonome.
– Avec de très très grandes quantités de données (millions).

– Utilise des neurones artificiels calqués sur le fonctionnement du cerveau humain.

– Crée des connexions plus profondes entre les données.

– Crée des représentations plus abstraites et complexes.
Par exemple, l’IA découvre par elle-même quelles sont les caractéristiques importantes à analyser pour identifier un chat.
ExempleUn logiciel de tri d’emails

– Entraîné à partir d’emails spams et non spams.

– Apprend à reconnaître lui-même les spams lors de nouveaux emails.
La reconnaissance vocale d’un smartphone

– Le système est nourri de millions d’échantillons de voix

– Il extrait lui-même les caractéristiques sonores et les associe à des mots et des phrases même si vous parlez avec un accent ou une voix différente.

Il faut donc retenir de tout cela que la fonction d’une IA dépend de l’objectif visé. Par exemple, les IA génératives sont conçues sur le Deep Learning car elles ont un objectif de création (à partir du langage naturel). Elles doivent posséder une capacité d’analyse et déduire des modèles à partir de nouvelles données non étiquetées. Ceci nécessite un fonctionnement proche du cerveau humain.

3. Les 7 catégories d’IA à disposition des entreprises

Les IA peuvent être classées en 7 catégories de fonctions, basées sur le Machine Learning ou le Deep Learning. Il existe également des IA hybrides qui combinent plusieurs fonctions.

« Il est tout à fait possible de créer des agents IA qui centralisent diverses IA aux fonctions différentes. On peut par exemple relier sur une seule interface IA des applications comme Gemini, DALL-E, WhatsApp et Gmail pour envoyer par exemple des rapports. » – Lenny

Par exemple, pour un service client, le Machine Learning peut classifier et analyser le sentiment d’un e-mail entrant (positif, négatif, urgent), puis l’AI générative peut rédiger une réponse appropriée et personnalisée, en se basant sur la classification effectuée en amont.

Les 7 fonctions des différentes IA

Les IA se répartissent en 7 grandes fonctions :

  1. IA de classification
  2. IA prédictive
  3. IA de regroupement
  4. IA générative
  5. IA de traitement du langage naturel
  6. IA de vision par ordinateur
  7. IA de reconnaissance vocale
Infographie sur les sept grandes fonctions des différentes IA pour travailler

Source : infographie réalisée avec Gemini

Cette classification des IA montre l’importance de déterminer l’objectif final visé par l’entreprise, les données dont elle dispose ainsi que les ressources financières et humaines afin de choisir l’outil approprié.

4. Réussir le déploiement d’une solution d’IA

Il est impératif de suivre un cadre de décision méthodique en plusieurs étapes.

Etape 1 : identifier l’objectif métier

La première question ne doit pas porter sur la technologie, mais sur le problème à résoudre.

  • Si l’objectif est d’optimiser, de prévoir ou de classifier un processus existant, le Machine Learning est la meilleure solution.

    Par exemple ; prévoir les futures ventes. L’IA analyse les données historiques des ventes, la saisonnalité et les tendances de consommation.
  • Si la finalité est de générer du contenu, d’innover ou de transformer un processus créatif, l’IA Générative est plus adaptée.

    Par exemple, accélérer la R&D d’une entreprise. L’IA explore des milliers de solutions de conception possibles et génère de multiples concepts et prototypes virtuels.

Etape 2 : évaluer la qualité des données

La nature des données est le facteur déterminant de la faisabilité du projet.

  • Si les données sont structurées et étiquetées : les modèles de Machine Learning traditionnels sont un choix pertinent.
  • Quand l’entreprise dispose de vastes ensembles de données non structurées (texte, images…) et que l’étiquetage serait trop coûteux, l’IA générative est plus efficace.

Etape 3 : évaluer les ressources

Il est crucial de déterminer si l’entreprise possède les talents nécessaires pour développer une solution en interne ou bien si financièrement elle peut faire appel à un consultant extérieur.
Dans de nombreux cas, il est plus judicieux de recourir à une solution en ligne SaaS, prête à l’emploi ou à une API pour réduire les coûts initiaux et le temps de mise sur le marché.

5. Comparatif entre IA publique (Saas) et IA personnalisée

Si le besoin est général et les données ne sont pas confidentielles, une IA publique SaaS est la meilleure option.

Si le besoin est très spécifique
, les données sont sensibles alors une solution IA personnalisée est la voie à suivre.

Ce tableau comparatif entre les différentes IA met en avant les principales forces et faiblesses de chacune pour un choix éclairé.

IA publique (SaaS)IA personnalisée
Spécificité du besoin métierTâches génériques et non-spécifiques.

Exemple : rédiger un email
Problématique unique à un domaine métier.

Exemple : détection de fraudes spécifiques à un système bancaire
Confidentialité et sécurité des donnéesLes données soumises peuvent potentiellement être utilisées pour entraîner le modèle.Hébergée sur l’infrastructure de l’entreprise (ou dans un cloud privé) et entraînée exclusivement avec ses propres données.
Coût et complexitéAbordable et rapide à mettre en œuvre.Investissement conséquent en temps et en argent.
Contrôle et évolutivitéDépendance totale au fournisseur.Contrôle total et fonctions évolutives.

6. Cas d’usage de deux différentes IA : Interview avec Lenny Daho

Lenny Daho, ingénieur en solutions IA et automatisation no-code, développe des solutions IA pour les entreprises dans des secteurs variés comme la santé ou le marketing.

Pouvez-vous nous donner un cas d’usage (anonyme si besoin) basé sur le Machine Learning ?

« La création d’une IA personnalisée dans le secteur de la santé. L’IA devait répondre au besoin de classification de la pathologie de la Covid19. A partir d’échographies pulmonaires, l’IA devait pouvoir classer les cas patients en quatre taux de gravité, de 0 à 3. La solution développée a été intégrée à un système d’échographie avec aide au diagnostic du taux de sévérité en temps réel. Les compétences du Machine Learning ont suffi pour classer et diagnostiquer. L’IA générative par exemple n’avait pas sa place ici. »

A l’inverse, avez-vous un cas d’usage avec une IA générative ?

« Toujours dans le domaine de la santé pour optimiser le traitement des tumeurs en radiothérapie. L’objectif était de délimiter le plus précisément possible la zone tumorale à cibler par les rayons. Pour cela, il y a besoin d’une image IRM et d’une image scanner qui doivent être superposées et donner une image unique très précise. Dans ce cas, l’IA générative a permis de créer cette image de synthèse finale. Elle a été entraînée en Deep Learning à partir de banques d’images anonymisées de patients.»

7. Ressources : quelques outils en ligne de différentes IA

Texte & rédaction : ChatGPT incontournable

  • pour la majorité des besoins en rédaction professionnelle.
  • Version gratuite efficace.
  • Polyvalent : tous les formats et tons : courriels formels, articles de blog, scripts vidéo, descriptions de produits, etc.

Image et design : Gemini banana Imagen et Runway Gen-2

  • Gemini nano banana : pour les retouches d’image (comme photoshop)
  • Imagen : génération d’image à partir d’un prompt textuel
  • Runway Gen-2 : génération de vidéos à partir de textes ou images

Productivité et bureautique : Notion AI, Google Gemini

  • Notion AI : rédaction de notes, résumé, génération de contenu interne.
  • Google Gemini : génération et résumé dans Google Workspace.
  • Microsoft Copilot (Word, Excel, Outlook) : aide bureautique intelligente.

Cette liste d’outils IA est non exhaustive. La plupart de ces solutions IA publiques sont gratuites avec une limite de fonctionnalité ou sous forme de crédits limités à utiliser.

Pour prendre en main certains de ces outils, Audavia vous accompagne avec des formations sur mesure pour mieux prompter et être à l’aide à l’écrit.

8. Nos articles qui peuvent vous intéresser

En résumé :

Le Machine Learning et l’IA générative ne s’opposent pas mais se complètent. Le premier est idéal pour optimiser et prédire, le second pour innover et créer. Selon les dispositions financières des entreprises, l’intégration de l’IA passe par l’utilisation de solutions publiques ou personnalisées aux besoins spécifiques des organisations.

L’avenir de l’IA au travail repose sur des solutions hybrides combinant plusieurs technologies. Le véritable enjeu n’est pas le choix d’un type d’IA, mais la capacité de l’entreprise à aligner les différentes IA sur ses besoins métiers et à les intégrer intelligemment dans sa stratégie.

Nos remerciements à Lenny Daho pour sa participation.

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