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Le guide pour réussir son bilan de compétences avec le CPF en 2026

Le bilan de compétences n’a pas échappé à la réforme du CPF en vigueur depuis février 2026. Il revêt désormais un costume plus strict taillé sur mesure par les décrets n°2026-126 et n°2026-127 sur les conditions de son financement.

Cet article détaille, sous toutes les coutures, ce qu’il faut savoir en 2026 sur l’outil incontournable qui permet de faire le point sur sa carrière et les conditions pour mobiliser ses droits CPF , revus à la baisse.

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Qu’est-ce qu’un bilan de compétences ?

Les nouvelles règles de financement en 2026

Les conditions de réalisation du bilan

Comment s’inscrire étape par étape avec la plateforme CPF ?

Nos formations liées au sujet

Nos articles pour explorer l’environnement CPF

Comment s’inscrire étape par étape avec la plateforme CPF ?Qu’est-ce qu’un bilan de compétences ?

Le bilan de compétences est une démarche de gestion d’évolution de carrière qui permet de plonger dans une réflexion introspective. C’est un outil stratégique dans plusieurs situations:

  • La reconversion professionnelle pour identifier les compétences transférables et la validité du projet
  • L’évolution interne pour inventorier les acquis et identifier les leviers de mobilité.
  • Le retour à la vie professionnelle après une longue absence sur le marché du travail pour faire un état des lieux des compétences et attentes du marché en termes d’emploi, et élaborer un plan d’action.
  • La création d’entreprise pour évaluer les compétences nécessaires à la gestion d’entreprise, la motivation et valider la cohérence du projet.

Le parcours du bilan de compétences

Il est structuré en trois étapes clés :

  • La phase préliminaire : elle pose le cadre et sert à définir des objectifs SMART, c’est à dire Spécifiques, Mesurables, Ambitieux, Réalisables, Temporels avec un consultant.
  • L’investigation : elle focalise sur l’exploration de soi en termes de motivations, de valeurs, de personnalité, et sur l’exploration du marché. Elle s’articule autour de tests comme le Strong et le modèle RIASEC et d’enquêtes métiers et d’une confrontation du projet avec la réalité économique.
  • La conclusion : elle valide un plan d’action avec la remise d’un document de synthèse.

Les nouvelles règles de financement en 2026

Le décret de février 2026 redéfinit l’usage du CPF pour financer le bilan de compétences. Trois nouvelles règles sont désormais en vigueur.

Règle n°1 : le plafond de 1 600 €

Désormais, quel que soit le montant disponible sur le compte CPF, la Caisse des Dépôts ne financera le bilan de compétences qu’à hauteur de 1 600 € maximum.

Exemple : si le tarif proposé est de 1 900 €, les 300 € supplémentaires sont à la charge du stagiaire. L’entreprise peut abonder le financement dans le cas d’une évolution interne, France travail également dans le cas d’une recherche d’emploi.

Règle n°2 : le délai de carence de 5 ans

Désormais, il faut attendre 5 ans entre deux bilans de compétences réalisés grâce au CPF.

Règle n° 3 : le ticket modérateur de 103,20 €

Le financement du bilan de compétences, qu’il ne dépasse pas les 1600 euros ou qu’il soit co-financé par l’employeur par exemple, impose néanmoins la participation forfaitaire obligatoire de 103,20 € lors de l’inscription sur la plateforme mon compte formation.

Les conditions de réalisation du bilan

Pour être éligible au CPF en 2026, le bilan doit respecter des conditions de réalisation et de qualité strictes :

  • Durée minimale : l’accompagnement effectif par le prestataire doit être d’au moins 13 heures. Le travail personnel (par exemple les recherches en autonomie) ne peut pas être facturé au CPF.
  • Durée maximale : le bilan ne peut pas excéder 24 heures au total.
  • Certification Qualiopi : l’organisme qui réalise le bilan de compétences doit impérativement posséder la certification Qualiopi.

Comment s’inscrire étape par étape avec la plateforme CPF ?

Sur le site www.moncompteformation.gouv.fr , accédez au solde de votre compte CPF.

  • C’est la première fois que vous utilisez la plateforme ? Vous devez créer votre compte avec le numéro de sécurité sociale et la création d’un mot de passe.
  • Vous avez déjà ouvert un compte ? Vous y accédez grâce au numéro de sécurité sociale et à un mot de passe ou via France Connect.

L’identité numérique de la poste : pour s’inscrire à une formation

Depuis octobre 2022, il est obligatoire de détenir un compte France Connect+ avec l’identité numérique de la poste. Ce dispositif sécurise le parcours d’achat des formations et lutte contre l’usurpation d’identité.

Pour créer son identité numérique La poste, trois procédés sont possibles :

Choisir son organisme de formation pour le bilan de compétences

Une fois connecté, vous avez accès au détail et à l’historique de vos droits et pouvez vérifier votre solde.

  • Recherchez un prestataire certifié Qualiopi parmi une liste proposée. N’hésitez pas à contacter l’organisme pour vérifier s’il convient à vos attentes.
  • Ensuite, vous pourrez valider votre dossier : l’organisme de formation choisi met en ligne le devis sur votre espace CPF et vous réglez le ticket modérateur pour finaliser l’inscription.

Vous pouvez également choisir de suivre un bilan de compétences à distance en visio ou bien en présentiel.

A savoir :

  • L’organisme choisi a 2 jours pour approuver et fournir un devis.
  • Si le dossier est accepté, vous avez alors 4 jours pour valider votre inscription effective à la formation.

Nos formations liées au sujet

Nos articles pour explorer l’environnement CPF

Résumé

La réforme du CPF 2026 encadre de manière plus stricte le bilan de compétences avec un plafond de financement à 1 600 euros, un délai de carence de 5 ans imposé entre deux bilans et une durée d’accompagnement minimale fixée à 13 heures et maximale de 24h. Pour être éligible, l’organisme doit être certifié Qualiopi.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

un salarié avec billets de banques et un ordinateur

Mon CPF et moi : comment financer sa formation en 2026 ?

La récente réforme du CPF redéfinit la liberté d’action des salariés pour leur stratégie de montée en compétences. Depuis le plafonnement à 1 500 € pour les certifications aux Répertoires Spécifiques (RS), financer sa formation exige de mobiliser des leviers complémentaires. Désormais, il faudra compter sur un tiers et justifier de l’utilité d’une formation.

Cet article dresse un panorama des financements possibles d’une formation dans quatre contextes précis : salarié en emploi, reconversion professionnelle, demandeur d’emploi et travailleur indépendant. Ces modalités de financements, assorties d’exemples concrets, ont pour optique un reste à charge réduit au ticket modérateur de 103,20 euros.

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Salariés en emploi : les 3 leviers via l’entreprise

La reconversion professionnelle avec Transition Pro

Les demandeurs d’emploi : France Travail et les conseils régionaux

Le FSE+ : l’investissement européen pour l’avenir des compétences

Les travailleurs indépendants

Quelques articles pour approfondir le sujet

Salariés en emploi : les 3 leviers via l’entreprise

Le plafond de verre de 1500 euros concernent les formations inscrites au répertoire spécifique telles que le management, la gestion du stress, la process com, les langues, la bureautique… Pour les financer au-delà des 1500€, il faudra compter sur une aide de son employeur à travers trois modalités d’abondement :

  • Le plan de développement des compétences
  • Les OPCO des branches professionnelles
  • Le co-financement directement sur la plateforme Mon Compte Formation

Le plan de développement des compétences à l’initiative de l’employeur

Le plan de développement des compétences constitue la réponse prioritaire au plafonnement du CPF. L’employeur pilote ce dispositif pour garantir l’adaptation des salariés aux nouveaux outils de travail.

  • Définition : c’est un programme de formation interne piloté par l’employeur. Il assure l’adaptation des salariés à leur poste de travail et veille au maintien de leur capacité à occuper un emploi.
  • Le mécanisme : l’initiative vient de l’employeur. La formation est intégralement financée par l’entreprise, et le temps passé en formation est considéré comme du temps de travail effectif avec maintien du salaire

Ce plan permet de financer sa formation sans puiser dans ses droits personnels. Les RH peuvent donc utiliser cet outil pour contourner la limite des 1 500 € imposée aux certifications RS.

  • Cas concret : vous êtes comptable dans une PME de 60 salariés. Votre entreprise installe un logiciel de gestion pour automatiser les factures. Ce changement imposé par l’employeur justifie que l’entreprise paie l’intégralité de la formation. Vous n’utilisez pas un seul euro de votre compte CPF.

Les OPCO : le levier des petites structures

Les OPCO (Opérateurs de Compétences) soutiennent le financement de la formation professionnelle, notamment pour les TPE et PME.

  • Définition : ce sont 11 organismes agréés par l’État qui collectent et redistribuent les fonds de la formation professionnelle pour le compte des entreprises d’une même branche (exemple : Atlas pour le conseil, Akto pour les services, etc.)
  • Mécanisme : les OPCO peuvent financer les formations prévues dans le Plan de développement des compétences, particulièrement pour les entreprises de moins de 50 salariés. Ils interviennent également pour valider et financer des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation.
  • Cas concret : vous travaillez dans une agence de communication de 10 personnes. Vous souhaitez vous spécialiser en gestion des réseaux sociaux. L’agence contacte son OPCO (Afdas ou Atlas) qui prend en charge les frais pédagogiques car cette compétence est prioritaire. L’OPCO peut régler directement l’organisme de formation.

L’abondement : le co-financement sur Mon Compte Formation

L’abondement permet de dépasser le plafond de 1 500 € directement sur la plateforme Mon Compte Formation pour financer une formation de manière agile.

  • Définition : c’est un mécanisme de « pacte » financier où l’entreprise et le salarié unissent leurs moyens pour un projet commun.
  • Mécanisme : la plateforme « Mon Compte Formation » permet à l’employeur de verser des compléments financiers (abondements) directement sur le compte du salarié. Cela permet de couvrir le delta si le prix de la formation dépasse le plafond de 1 500 € ou le solde disponible du salarié.
  • Cas concret : vous voulez suivre une formation de management d’équipe à plus de 1500 euros. En 2026, le CPF est plafonné à 1 500 € car c’est une formation inscrite au répertoire spécifique. Si votre employeur accepte de co-financer le projet, il verse le surplus sur la plateforme et vous n’aurez même pas à payer le ticket modérateur de 103,20 € du fait qu’il y ait un co-financement.

La reconversion professionnelle avec Transition Pro

Transition Pro gère le projet de transition professionnelle (PTP). Pour qu’une formation soit éligible au PTP, elle doit être certifiante et enregistrée soit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), soit au Répertoire Spécifique.

  • Définition : c’est un réseau paritaire, géré par les syndicats et le patronat, présent dans chaque région. Anciennement connu sous le nom de Fongecif, c’est l’organisme de référence pour la reconversion professionnelle.
  • Mécanisme : l’acceptation se fait sur l’étude d’un dossier solide prouvant le sérieux du projet de changement de métier. S’il est accepté, Transitions Pro finance les frais pédagogiques et prend en charge votre salaire pendant la durée de la formation.

Transition Pro s’adresse à divers profils avec plusieurs dispositifs:

  • Le salarié en poste qui doit demander un projet de transition professionnelle
  • Le salarié démissionnaire qui doit obtenir l’accord de Transition Pro avant de démissionner pour avoir droit aux allocations chômage.
  • Les salariés en CDD et intérimaires.
  • Cas concret : vous êtes vendeur depuis 10 ans et vous souhaitez devenir infirmier. Vous déposez un dossier de PTP auprès de Transition Pro qui valide la viabilité du projet. Transition Pro paie les frais de scolarités et vous recevez votre salaire chaque mois pendant les trois ans d’études.

Les demandeurs d’emploi : France Travail et les conseils régionaux

France Travail et les conseils régionaux interviennent pour financer une formation en cas de recherche d’emploi.

France Travail et l’AIF

L’Aide Individuelle à la Formation (AIF) complète le solde du CPF. Cette aide est accordée pour les projets validés par un conseiller France Travail.

  • Mécanisme : si les droits CPF sont insuffisants pour financer une formation nécessaire au retour à l’emploi, il faut déposer une demande d’AIF (Aide Individuelle à la Formation) directement depuis l’application Mon Compte Formation. Le conseiller valide le projet s’il est cohérent avec la recherche d’emploi.
  • Cas concret : vous êtes demandeur d’emploi et vous souhaitez passer le permis B, indispensable pour pouvoir accepter un poste. Le CPF est désormais plafonné à 900 euros. L’AIF va couvrir le montant restant à charge.

Les conseils régionaux

Les Régions abondent les comptes CPF pour les métiers dans des secteurs en tension, par exemple dans les domaines du numérique, de l’artisanat ou de la santé.

  • Mécanisme : ils financent, auprès de la caisse des dépôts (gestionnaire du CPF), des “blocs d’abondements” pour des filières spécifiques en tension dans la région et où le recrutement est actif. Si la formation choisie fait partie d’une liste « prioritaire » établie par la région, l’abondement est souvent automatique.
  • Cas concret : Vous souhaitez faire une formation en cybersécurité de 3 000 €. Le CPF est plafonné à 1 500 €. Votre région abonde pour la filière numérique. Lorsque vous sélectionnez cette formation sur la plateforme Mon Compte Formation, celle-ci détecte votre éligibilité.

Le FSE+ : l’investissement européen pour l’avenir des compétences

Le Fonds social européenest “le principal instrument de l’Union européenne pour investir dans le capital humain […] dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, du développement des compétences et de l’inclusion sociale. ”

  • Définition : le FSE+ subventionne des programmes collectifs pour réduire le coût final de la formation pour l’apprenant. Ces programmes sont rattachés à des thématiques précises définies en amont et liées par exemple à des métiers en tension ou en devenir. Cette aide européenne s’adresse à tous les profils : salariés, demandeurs d’emplois, jeunes et séniors. Le FSE+ couvre tout ou partie des coûts selon les cas.

La liste des projets financés par les programmes FSE+ compte notamment l’inclusion sociale, l’accès à l’emploi des jeunes, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, etc.

  • Mécanismes : les entreprises portent le projet et doivent constituer un dossier conséquent afin de justifier, entre autres, l’utilité d’une formation, l’éligibilité à un thème, par exemple le bien-être au travail, les compétences relationnelles en management et RH, la transformation numérique et les compétences digitales. Ce sont les opérateurs de compétences (OPCO) qui instruisent le dossier et donnent leur aval.

Cependant, les investissements du FSE sont ératiques : les budgets alloués aux opérateurs de compétences varient dans le temps, les répartitions sont variables et les thèmes peuvent être modifiés d’une année sur l’autre. Rien n’est acquis et une vieille en temps réel est donc nécessaire.

  • Cas concret : Audavia a mobilisé le FSE+ pour le compte d’une entreprise de conserverie de produits de la mer dont les points de vente sont présents sur des lieux très touristiques. L’objectif était de former les responsables de boutique en anglais et en allemand afin que la langue ne soit pas une barrière métier face aux touristes.

Comment en bénéficier concrètement en tant qu’individu ?

En tant qu’individu, vous ne demandez pas directement le financement au FSE+. Vous bénéficiez de son action en vous inscrivant à une formation portée par une Région, un OPCO ou France Travail, dont le coût est réduit ou entièrement pris en charge si l’Europe a subventionné le programme en amont.

La constitution des dossiers pour la mobilisation du FSE+ incombe donc aux entités professionnelles, dont les entreprises, qui doivent porter le projet en leur nom.

Les travailleurs indépendants

Les travailleurs non-salariés ou TNS dépendent de fonds d’assurance formation spécifiques ou FAF. Au même titre qu’un salarié, les indépendants sont crédités de 500 euros par an sur leur compte CPF. Pour financer une formation au-delà de 1500 euros ils devront faire appel au co-financement de leur FAF.

Quelques articles pour approfondir le sujet

En résumé

Face à la réforme de 2026 du CPF, financer sa formation nécessite de mobiliser des leviers complémentaires comme le Plan de Développement des Compétences, les OPCO, Transition Pro, etc. Malgré la rigidification règlementaire, adopter une vision optimiste doit pouvoir garder intactes nos motivations et nos missions : la nécessité de co-construction financière imposée par l’érosion du CPF peut recréer une dynamique de dialogue social et professionnel entre toutes les parties prenantes autour d’ingénierie financière et au plus près, espérons-le, des intérêts des individus et de leurs compétences.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

un salarié la tête entre les mains dubitatif pour utiliser son CPF en 2026

Réforme CPF 2026 : y a-t-il péril en la demeure ?

Depuis son lancement, le Compte Personnel de Formation (CPF) soutenait la « liberté de choisir son avenir professionnel ». L’ambition était claire : développer et faciliter l’accès à la formation en le centrant sur les initiatives et les besoins des individus.
L’étude parlementaire de 2018 titre ainsi sa première partie “Vers une nouvelle société de compétences” suivie d’un chapitre criant d’optimisme “Renforcer et accompagner la liberté des individus dans le choix de leur formation”. Cependant, avec l’entrée en vigueur de nouvelles règles de plafonnement le 26 février 2026, le CPF se durcit et le monde de la formation professionnelle accuse le choc. Entre promesse d’équité et contraintes budgétaires, l’équilibre semble plus fragile que jamais.

A ce stade, faire des prédictions serait présomptueux. En revanche pour Audavia, comme pour l’ensemble de la profession de la formation professionnelle, constater, poser un regard critique et chercher des axes stratégiques d’agilité, quand tout semble s’écrouler, est une nécessité absolue…pour continuer à accompagner les millions de salariés qui perdent des possibilités sur le pilotage et le développement de leurs compétences professionnelles. D’ailleurs, ou peut bien se situer l’équité ?

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Le CPF “c’était mieux avant “ ?

Un peu d’histoire avant la chute

Plafond de verre du CPF 2026 : « Vers une société d’incompétences » ?

L’inégalité des chances face au ticket modérateur du CPF

L’impact pour les organismes de formation

Axes stratégiques pour la survie des apprenants et des OF !

Quelle liberté de choix pour 1 500 € ?

Le CPF “c’était mieux avant “ ?

Jusqu’à aujourd’hui, le CPF visait à instaurer une véritable autonomie pour les salariés dans le choix de leur trajectoire professionnelle.

Selon l’article L. 6111-1 du code du travail, chaque personne dispose d’un droit à la formation dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à la retraite, indépendamment de son statut. Cette approche a rompu avec celle de l’ancien DIF (Droit Individuel à la Formation), qui plaçait le salarié sous la dépendance de son employeur, pour faire du CPF un droit à l’initiative exclusive de l’individu.

Ainsi, oui, on peut se risquer à dire que c’était mieux avant. Mais depuis la réforme de février 2026, il devient légitime de se poser les questions suivantes :

  • nous dirigeons-nous vers une nouvelle société d’incompétences ?
  • L’égalité des chances est-elle encore envisageable ?
  • Les salariés les moins bien nantis financièrement restent-ils des individus libres de leur développement professionnel ?
  • Les entreprises reprendront-elles leur costume de souveraines tenant sous leur joug une partie des salariés ?
  • Comment les organismes de formations, les deuxièmes dindons de la farce, pourront-ils équilibrer qualité et réalités économiques ?
  • Et enfin, pour 1500 euros, quelles formations continues sont encore accessibles à tous ceux qui ne peuvent assumer un reste à charge conséquent ?

Un peu d’histoire avant la chute

  • La formation professionnelle continue en France trouve ses racines dans la loi Delors de 1971, instaurant une obligation de formation pour les entreprises.
  • Ce système a évolué vers le DIF en 2004, avant de se transformer en CPF en 2014 pour suivre chaque individu tout au long de sa carrière.
  • En 2019, le CPF est monétisé en euros pour les salariés du privé (500 € par an, 800 € pour les moins qualifiés ou en situation de handicap). L’application « Mon Compte Formation » (MCF), gérée par la Caisse des dépôts, a simplifié l’accès à des formations qualifiantes et certifiantes de manière dématérialisée.

Plafond de verre du CPF 2026 : « Vers une société d’incompétences » ?

Depuis le 26 février 2026, le CPF bascule d’un budget mobilisable librement vers une logique de plafonnement par action.

  • Le RNCP et la VAE restent épargnés,
  • Les formations du Répertoire Spécifique (RS) deviennent limitées à une prise en charge fixée à 1 500 € et les bilans de compétences à 1 600€.

Tout cela ressemble à un nivellement par le bas… La durée ou la complexité d’une compétence (comme le management de projet) ne sont plus prises en compte par le financement public.
Loin de l’idée de faire primer la qualité, ce plafonnement risque de réduire les formations RS à des formats « low-cost » pour rester sous la barre des 1 500 €.
La qualité des formations au RS sera-t-elle donc réservée à ceux qui pourront supporter le reste à charge ou aux entreprises qui abonderont pour “aider” leurs salariés ?

L’inégalité des chances face au ticket modérateur du CPF

Jusqu’ici, le CPF était un succès démocratique. La réforme 2026 introduit un double obstacle financier :

  • Le plafond de 1 500 € pour les actions de formation et 1 600€ pour les bilans de compétences.
  • Le ticket modérateur (participation financière obligatoire) de 103,20 €, susceptible de passer bientôt à 150 €.

Dans un contexte de tension actuelle sur le pouvoir d’achat, ce reste à charge peut devenir prohibitif. Le risque est de voir le CPF redevenir un outil pour les « bien nantis » capables d’autofinancer le surplus, ou de replacer le salarié sous la dépendance de l’employeur via la recherche d’abondements indispensables pour couvrir les frais.

L’impact pour les organismes de formation : des dindons de la farce.

Les organismes de formation vont devoir faire face à une concentration des budgets sur des formations « moins nombreuses et régulées ».

  • Contraction de l’offre : les formations premium au RS deviennent invendables en direct.
  • Pression administrative : Il faudra désormais jongler avec les cofinancements (entreprises, OPCO, Régions) pour compenser le plafonnement.

La réforme du CPF nous impose donc de repenser les stratégies pour équilibrer survie économique et bénéfices rendus sans concession pour la qualité. C’est un vaste chantier de reconstruction sur des sables mouvants…

Axes stratégiques pour la survie des apprenants et des OF !

Engagé pour la réussite de tous, Audavia a toujours fait le choix de la qualité notamment avec des programmes de formation sur mesure.

Aujourd’hui, nous devons trouver des remèdes internes, comme le ferait un organisme vivant face à un virus menaçant son équilibre biologique.

  • Il va falloir repenser l’ingénierie financière et pédagogique en ajustant les formats et les prix pour éviter un effet « reste à charge dissuasif » pour les clients.
  • Maîtriser l’accompagnement des stagiaires sur les cofinancements et maîtriser les circuits de cofinancement (régions, France Travail, Opco, employeurs) pour aider les stagiaires à combler les dépassements de plafonds.
  • Sécuriser la conformité et la qualité : assurer la conformité stricte du cadre légal comme, par exemple, pour le bilan de compétences où seules les heures de face-à-face pédagogique avec un prestataire certifié NDA sont désormais finançables.
  • Prouver le retour sur investissement : l’argumentaire de vente doit se concentrer sur « CPF et utilité », en démontrant un lien direct avec le retour à l’emploi ou l’évolution professionnelle.

Quelle liberté de choix pour 1 500 € ?

Avec ce nouveau plafond, seules certaines formations restent 100% finançables avec toutefois le reste à charge institué de 103,20 €.

Voici une liste accessible à la seule initiative des individus qui ne peuvent assumer un reste à charge au-delà du ticket modérateur de 103,20 € :

En dehors de ces thématiques, pour accéder à des programmes plus onéreux et/ou plus avancés en termes de compétences, il faudra compter sur le co-financement de son employeur.

Ainsi certaines entreprises avaient déjà mis en place une stratégie de formation au bénéfice de leurs salariés. Audavia accompagne un de ses clients qui a fait le choix d’une stratégie 50/50 pour le financement de formation en anglais de ses salariés : 20h financées par l’entreprise et 20h financées par le CPF des stagiaires.

Puisque le salarié est maintenant privé de sa liberté de choix, l’implication agile des entreprises et des OF est désormais incontournable pour valoriser les compétences au sein des organisations, retenir les talents et renforcer l’image de marque employeur.

En résumé

La réforme de 2026 transforme le CPF d’un droit à l’initiative du salarié en un système contraint par des plafonds financiers rigides pour le Répertoire Spécifique. Ce tournant risque de fragiliser l’égalité des chances en imposant un reste à charge prohibitif aux salariés les moins aisés.
Pour les organismes de formation, l’enjeu est désormais de conjuguer agilité financière et excellence pédagogique afin de préserver l’utilité réelle des parcours.
Les entreprises vont également devoir repenser leurs approches pour préserver leur attractivité et leurs performances.
La liberté de se former ne doit pas devenir un luxe, mais rester un moteur de progression accessible à tous.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

deux salariés qui se remotivent en claquant leurs mains

6 actions concrètes pour remotiver un salarié démobilisé en 2026

Aujourd’hui, alors que le rapport au travail a profondément muté vers une quête de sens et de flexibilité, voir un talent s’éteindre est un luxe que peu d’entreprises peuvent se permettre. Le taux d’engagement des salariés en France stagne autour de 7 %, et le coût du désengagement est estimé à environ 13 250 € par an et par salarié. À l’inverse, une équipe motivée génère jusqu’à 23 % de rentabilité supplémentaire.

Comment remotiver un collaborateur « en retrait » ? A quel moment la séparation est inéluctable ? Nous avons interrogé Olga Pakhomova, coach professionnelle certifiée sur les actions concrètes et actionnables pour agir rapidement et efficacement.

“Quand on se sent démotivé, on peut avoir l’impression qu’il ne sert plus à rien de lutter, d’agir, que rien ne changera de toute façon. C’est comme si on marchait tout droit vers un cul-de-sac en se disant que, de toute façon, c’est la seule voie disponible. Et si, en regardant autour de soi, on apercevait une porte cachant une autre voie ?”

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Le diagnostic : Identifier pour mieux remotiver

6 actions concrètes pour relancer la machine

Situations de remotivation avec Olga Phakomova

Nos formations anti-démotivation

Quelques articles pour approfondir le sujet

Le diagnostic : Identifier pour mieux remotiver

Avant d’agir, il faut comprendre. La démobilisation peut venir d’un manque de reconnaissance, d’un flou sur les missions ou d’un déséquilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Mais attention, la responsabilité est partagée car motivation et engagement sont l’affaire de tous.

  • Les dirigeants donnent la vision
  • Les managers l’incarnent
  • Les salariés doivent communiquer leurs besoins

Comment différencier une simple fatigue passagère d’un décrochage ?

Le tout premier signe à diagnostiquer est la durée dans le temps. Comportement changeant, mutisme, lassitude, Olga Phakomova nous éclaire.

“Ce qui permet de distinguer une simple fatigue d’un décrochage, c’est avant tout la durée dans le temps. Un comportement négatif qui perdure, une attitude qui change, un certain laisser-aller qui s’installe, tout cela est signe de décrochage. Les managers disent parfois, dans ces cas-là, que le collaborateur a « levé le pied ». Un collaborateur qui a décroché laisse couler, accepte sans lutter, ne partage plus ses difficultés, ne montre plus ses émotions, fait le strict minimum. Ce n’est plus seulement une baisse d’énergie, c’est un retrait. Quand il s’agit de fatigue passagère, un salarié a malgré tout la volonté de fournir un bon résultat : on sent qu’il y a un effort pour bien faire, même s’il n’y parvient pas toujours. Il peut exprimer sa lassitude, demander de l’aide ou reconnaître ses difficultés.“

Le rôle du manager : introspection et capacité à diagnostiquer

Pour remotiver un salarié, faut-il que les managers soient eux-mêmes engagés. Selon le rapport Gallup, seulement 27% des managers se disent engagés. L’introspection est alors indispensable avant même de pouvoir identifier la démotivation et aider son équipe.

Lors de mes séances de coaching, j’ai remarqué que chaque personne a sa façon de retrouver la motivation : il n’y a pas de méthode universelle. Il est donc important de commencer par s’écouter, par prendre le temps de faire une introspection. Qu’est-ce qui fait que je me sens désengagé aujourd’hui ? Qu’est-ce qui a changé par rapport à la période où je me sentais motivé ? Qu’est-ce qui a nourri ma motivation tout au long de ma carrière ? Aujourd’hui, qu’est-ce qui ne dépend pas de moi dans cette situation ? Sur quoi puis-je agir ? Quelles petites actions puis-je mettre en place pour commencer à retrouver ma motivation ?” -Olga Phakomova

Avant d’aider son équipe, le manager doit s’assurer de son propre niveau d’engagement. Il doit briser son isolement, échanger avec ses pairs et identifier ce sur quoi il a le contrôle pour retrouver son propre élan.

Pour sortir de sa léthargie, il faut commencer par chercher des portes qui ouvrent la perspective vers un nouveau mode de fonctionnement.”

6 actions concrètes pour relancer la machine

1. L’entretien de « re-onboarding »

Repartir de zéro comme si le collaborateur venait d’arriver : redéfinir sa fiche de poste, ses aspirations et ses outils. Parfois, une simple mise à jour des attentes suffit à dissiper les malentendus.

Si la perte de motivation fait suite à un échec (objectifs non atteints, promotion refusée), le manager doit s’évertuer à redonner du sens.

« La transparence et l’échange sont des éléments clés pour maintenir la motivation d’un salarié. Dans cette situation, il serait judicieux de demander au salarié de quoi il a besoin. Dans le cas d’une promotion refusée, vous pouvez lui poser la question « Pour compenser ce refus, qu’est-ce que je pourrais te proposer ? ». Dans le cas d’objectifs non atteints, « De quoi as-tu besoin pour améliorer ta performance ? ». Il pourrait demander, par exemple, une formation, davantage de responsabilités, la possibilité de participer occasionnellement à des salons professionnels pour briser la routine, ou encore d’avoir des contacts directs avec des clients afin de se sentir plus utile et impliqué.

2. Le « Job Crafting » et les micro-objectifs

Le job crafting consiste à modifier son poste de travail en fonction de ses compétences et préférences en termes de conditions de travail et d’environnement. Cela inclut de remodeler une partie de ses missions. Par exemple si un collaborateur aime l’organisation mais déteste le reporting, peut-être peut-il échanger certaines tâches avec un collègue…

Le job crafting couplé à la mise en place de micro-objectifs permet alors d’endiguer l’installation d’un stress intense au travail et le sentiment que la montagne est bien trop haute à gravir. L’enjeu est alors de réduire la charge mentale sans freiner la productivité et d’instaurer un sentiment de progression, premier moteur de la dopamine au travail !

Dans cette perspective, le manager doit faire la différence entre ce qui est réellement « urgent » et ce qui est « important » et anticiper les demandes avec des délais réalistes pour soulager la pression et transformer les objectifs annuels en victoires hebdomadaires.

Il faut élargir le champ d’action des salariés, leur laisser plus d’autonomie et davantage de souplesse dans la façon de réaliser leurs tâches. Le manager ou dirigeant doit aussi faire la différence entre ce qui est urgent et ce qui est important. Par exemple, demander des actions, même importantes, en amont et non au dernier moment, en précisant des délais réalistes. Avant de demander qu’une action soit faite de toute urgence, se demander s’il s’agit vraiment de quelque chose d’urgent ou s’il s’agit simplement d’une envie de voir cette action accomplie.

3. La reconnaissance des efforts avant les résultats

Valoriser l’initiative et pas seulement le résultat final ! La reconnaissance augmente l’engagement de 69% et elle s’incarne mieux dans un “merci” spécifique que dans une prime anonyme en fin d’année. La reconnaissance est avant tout la mise en valeur de l’individu.

“Quand on parle de reconnaissance, on pense avant tout à une récompense, à quelque chose de l’ordre du cadeau. En réalité, ce que j’observe lors de mes coachings, c’est que la reconnaissance, c’est avant tout le fait de connaître la personne, c’est-à-dire la remarquer, la voir en tant que personne avec ses besoins, ses forces et ses faiblesses, et non en tant qu’élément interchangeable d’une chaîne de production. […] L’analyse transactionnelle inclut parmi les signes de reconnaissance le fait de dire bonjour et au revoir, de demander comment ça va !”

4. Instaurer le feedback informel

C’est une manière de donner le pouvoir au collaborateur et de lui laisser une place pour s’exprimer et exposer ses besoins sans jugement. Au-delà de l’entretien annuel classique, instaurer des « conversations continues » entre le manager et le salarié est une bonne pratique anti-démotivation.

Je recommande des échanges réguliers et informels, sans cadre strict, par exemple autour d’un café ou d’un repas, de manière spontanée. Pour que la confiance s’installe, il est important de laisser le salarié s’exprimer librement, sans se sentir jugé ni contraint. S’il se sent écouté avec bienveillance et reçoit un feedback sincère, il partagera de plus en plus de choses spontanément.

5. L’accès à une formation « passion »

La formation continue est un moteur essentiel de motivation. Mettre en place une formation courte sur un sujet qui “anime” un collaborateur (même indirectement lié à son poste) montre que l’entreprise mise sur son avenir à long terme.
Rappeler au salarié qu’il doit être acteur de la solution et qu’il peut exprimer ses besoins en toute confiance.

Au lieu d’exposer simplement son problème, le salarié doit proposer une ou plusieurs solutions. Par exemple, partager le fait de s’ennuyer et expliquer comment le manager pourrait y remédier concrètement. Faire la demande d’une formation, et proposer de réfléchir ensemble aux perspectives d’évolution, expliquer en quoi il pourrait être plus utile sur un autre poste ou suggérer comment son poste actuel pourrait évoluer grâce à telle ou telle de ses compétences.

6. Le projet transverse

Confier un projet transverse avec un budget limité et une autonomie totale, en accord avec les aspirations du collaborateur est l’occasion pour lui de se revaloriser en dehors du cadre habituel de ses missions.

Se fixer des challenges personnels et s’améliorer chaque jour permet de s’automotiver quand on se sent désengagé. Non pas pour être remarqué par sa hiérarchie, mais pour le plaisir personnel de se sentir encore plus performant jour après jour.

Situations de remotivation avec Olga Phakomova

Comment un manager démotivé a-t-il pu agir sur son propre engagement avant d’essayer d’aider son équipe ?

J’ai l’exemple d’une manager qui a retrouvé sa motivation après avoir arrêté de copier la façon de manager de sa N+1. Cette manière très autoritaire et directive ne lui convenait pas et démotivait également son équipe. Lors de notre coaching, elle a réalisé que sa force résidait dans sa capacité à communiquer, à faire preuve d’empathie et à être à l’écoute. Elle a alors commencé à poser des questions à ses collaborateurs pour recueillir leurs besoins et comprendre leurs difficultés. Ses échanges, basés sur la transparence et l’écoute, ont transformé sa relation avec l’équipe et ont redonné de la motivation à la manager.

Avez-vous un cas concret d’action de reconnaissance non financière qui a eu un impact fort sur la motivation d’un salarié ?

Oui, une coachée a retrouvé son élan après avoir été écoutée par sa DRH, qui a entendu ses besoins et ses difficultés. Le fait d’avoir pu partager ce qu’elle vivait sur son poste, notamment la relation tendue avec sa N+1, lui a permis de faire redescendre la pression. Elle a changé physiquement, s’est redressée. Ses besoins ont été entendus, reconnus et respectés : on lui a accordé ce qu’elle demandait, c’est-à-dire une formation, un coaching et des réunions hebdomadaires avec sa N+1. Alors que le comportement de cette dernière nourrissait, au contraire, un grand mal-être, car ma coachée n’obtenait aucun « signe de reconnaissance » de sa part.”

D’après votre expérience personnelle, comment s’automotiver quand on s’est senti désengagé ?

Tout d’abord, comprendre pourquoi on reste si l’on n’est plus motivé. À quel besoin répond ce job, cette entreprise ? Ensuite, valoriser les petits plaisirs et les bénéfices obtenus. Par exemple : je termine à l’heure, je déjeune avec des collègues sympas, je bénéficie de formations, j’apprends des choses qui me permettront d’évoluer vers un poste plus intéressant, je me sens valorisé par les retours des clients. Enfin, accepter que la vie professionnelle ne puisse pas répondre à tous les besoins. En revanche, elle permet de financer des projets passionnants en dehors du travail : une activité associative, des voyages, des études, un projet entrepreneurial, un hobby.

Nos formations anti-démotivation

Quelques articles pour approfondir le sujet

En résumé

Remotiver un salarié aujourd’hui relève d’un véritable partenariat entre l’entreprise et l’individu. Comme le cite Olga Pakhomova, la clé réside dans la capacité à sortir du « cul-de-sac » pour explorer de nouvelles voies, qu’il s’agisse de job crafting, de feedback informel, ou simplement d’une écoute sincère où les salariés en difficulté se sentent légitimes pour exprimer leurs besoins et leurs solutions.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

mains en trains de dessiner des concepts grâce à la facilitation graphique

Communication visuelle : stratégie et cas d’usage à l’ère de l’ultra-technologie

Entre avalanche d’images et boulimie consommatrice, les entreprises doivent se montrer créatives, sortir du lot et soigner l’impact de leur image de marque. La communication visuelle est ainsi leur premier levier de crédibilité et d’efficacité marketing. Le graphisme est un langage à part entière qui, au-delà du branding et du marketing, s’invite même jusque dans les réunions internes dans l’entreprise sous le nom de facilitation graphique.

D’un côté, la communication de marque et l’identité publique de l’entreprise. De l’autre, la facilitation graphique, un outil de travail collaboratif et cognitif.

Cet article explore les codes de la création visuelle, entre expertise métier et outils technologiques, sous le regard éclairé de Floriane Couture – designer graphique et illustratrice Studio Flou.

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L’identité de marque : le socle du marketing

Les outils de création graphique : autonomie et limites

L’IA et le graphisme : le regard de Floriane Couture

La facilitation graphique, un levier cognitif puissant pour communiquer

Nos formations en création et communication visuelle

L’identité de marque : le socle du marketing

Qui dit avalanche d’images, dit haute concurrence visuelle. L’agilité en termes de communication par l’image est donc une priorité pour séduire, se différencier et rassurer ses clients par une image forte qui porte les valeurs et les promesses d’une marque. L’identité visuelle, socle du marketing, ne se résume pas à un simple logo. C’est un système cohérent qui permet à l’audience de vous identifier en une fraction de seconde, que ce soit sur un écran de smartphone ou lors d’un salon professionnel.

La force du déploiement multicanal : IA ou humain ?

Si la technologie augmentée peut convenir dans un premier temps pour créer soi-même de petits supports comme un logo ou un flyer, voire tout un site web, elle ne suffit pas pour concevoir une stratégie et une architecture visuelle déclinable sur tous les supports de communication. Du logo à l’habillage de stand, en passant par le site internet, il y a un véritable gap technique.

Les limites de l’identité graphique DIY

Si les technologies avancées permettent de se débrouiller seul, en termes de supports, de qualité d’image et de stratégie de communication visuelle, Floriane Couture rappelle qu’elles présentent rapidement des limites.

“L’IA est un super outil qui aide réellement les entreprises qui débutent à avoir une base pour leur communication. Selon moi, utiliser l’IA pour créer son logo par exemple, ne permet pas un résultat sur mesure et entièrement personnalisé. Aussi, la qualité n’est pas toujours idéale car aujourd’hui, les IA fournissent la plupart du temps des « images » et non des fichiers vectoriels. Cela limite donc leur utilisation et il sera compliqué d’utiliser le fichier sur un grand format par exemple. Et enfin, on peut aussi retrouver un manque de cohérence entre les divers supports créés par l’IA.”

UI designer et création de site web : au-delà des modèles clé en main

Les systèmes de création et de gestion de contenus comme WordPress sont des solutions performantes mais qui peuvent manquer de personnalisation pour les non aguerris. La valeur ajoutée d’un graphiste designer UI est d’adapter les modèles proposés en fonction des besoins client.

“L’avantage de travailler avec un UI designer pour la création de son site web, c’est, une fois de plus, la personnalisation. Le template peut être une base de travail mais l’intérêt de travailler avec un UI designer est que ce dernier va créer les maquettes en fonction de l’objectif du site web, il va pouvoir personnaliser les icônes, les formes, les éléments graphiques de manière générale.”

La valeur ajoutée de l’illustration sur mesure

En termes d’identité visuelle, l’illustration personnalisée est une arme de différenciation massive. Elle apporte une touche humaine, de la poésie ou une note d’humour. L’identité de marque devient alors plus émotionnelle avec un message visuel unique, renforçant l’originalité du positionnement marketing.

Les outils de création graphique : autonomie et limites

Aujourd’hui, nul besoin d’être designer graphique et de maîtriser indesign ou illustrator pour créer son logo ou son support visuel. L’autonomie est à portée de main. Freelances et TPE peuvent, au démarrage de leur activité, faire l’impasse sur une charte graphique et une stratégie de cohésion visuelle et se lancer avec des outils opensource dopés à l’IA.

Dans ce contexte, des outils comme Canva (https://www.canva.com/) ou Scribus (https://scribus.fr/) ont révolutionné leur quotidien. Ils peuvent nécessiter une courte formation pour les exploiter efficacement. Ils permettent alors une autonomie précieuse pour :

  • Créer des posts pour les réseaux sociaux.
  • Mettre en page une présentation commerciale rapide.
  • Réaliser des visuels simples pour un blog.

Quelles limites au « Do It Yourself » ?

Si l’autonomie est un atout au démarrage, elle rencontre vite des obstacles dès que l’entreprise grandit :

  • Les limites techniques : difficulté à gérer la colorimétrie pour l’impression (CMJN), absence de fichiers vectoriels pour les grands formats, ou manque de hiérarchisation de l’information.
  • Limites stratégiques : l’utilisation de modèles préconçus appauvrit l’identité de marque qui finit par ressembler à celle de la concurrence. L’intervention d’un professionnel devient alors nécessaire pour redonner de la cohérence et de la profondeur à la marque.

L’IA et le graphisme : le regard de Floriane Couture

L’intelligence artificielle générative transforme les processus créatifs. Pour mieux comprendre cette mutation, Audavia a interrogé Floriane Couture – designer graphique – pour comprendre comment, aujourd’hui, l’humain et l’IA cohabitent pour construire des identités visuelles singulières.

Comment intégrez-vous l’IA générative dans vos projets de création graphique au quotidien ? Quels en sont les avantages ?

“J’utilise les IA conversationnelles pour parfois enrichir mes idées. L’échange va me permettre d’explorer des pistes graphiques auxquelles je n’aurais peut-être pas songé, au même titre que je peux échanger avec d’autres professionnels de mon secteur. Cela m’aide à structurer mes pensées avant de passer à la création pure. J’utilise également les outils IA intégrés dans la suite Adobe pour une retouche photo par exemple, et de manière générale pour m’aider dans certaines tâches administratives. Tout cela me permet de gagner du temps et de me concentrer sur mon cœur de métier : la création.”

Selon vous, quelle compétence humaine l’IA ne pourra-t-elle jamais automatiser ?

“Pour moi, il y a deux réponses. Je pense que l’IA ne pourra jamais automatiser l’écoute attentive. En effet, j’essaye toujours de bien comprendre le besoin de mon client avant de commencer à créer. J’échange, je prends des notes, je pose des questions…et cette écoute là est indispensable pour répondre de manière précise à la demande. Aussi, même si l’IA me permet de brainstormer, et génère des idées, je suis convaincue qu’elle ne sera jamais plus créative qu’un humain.”

Quels sont les risques pour une entreprise qui utilise du 100% IA ?

“Une entreprise qui l’utiliserait à 100% pour la création de ses supports de communication risque vite de se heurter à des problèmes de qualité, dès lors qu’il s’agisse de supports imprimés en assez grand format. Elle peut aussi manquer de cohérence visuelle et donc perdre sa cible avec un style différent à chaque support. Aussi, l’IA étant entraînée par des images existantes, il peut être fréquent de se retrouver avec des visuels qui ressemblent fortement à ceux déjà existant dans le secteur d’activité de l’entreprise, voire à frôler la reproduction illicite de quelque chose d’existant.”

Pour quelles raisons, les clients délaissent l’IA et le DIY pour se tourner vers votre expertise ?

“La plupart de mes clients aiment mon approche sur mesure et à l’écoute réelle du besoin. En effet, ils ne retrouvent pas cela avec une IA. Ils apprécient aussi simplement le contact humain, le fait de pouvoir échanger avec moi avec des mots simples. Mon métier consiste à traduire visuellement les idées de mes clients et souvent, il est plus facile de communiquer des idées à un humain plutôt que de rédiger LE prompt qui va capter tout de suite ce que l’on souhaite. De plus, certaines entreprises viennent me voir car après avoir débuté avec un logo créé à l’aide de l’IA par exemple, elles se retrouvent bloquées lorsqu’il s’agit de créer des supports plus grands formats.”

Là où la technologie peut montrer des limites, comment créez-vous une communication visuelle plus sensorielle, plus émotionnelle, plus humaine ?

“Je vais me répéter, mais je pense que l’écoute est essentielle. En captant les émotions, les valeurs que souhaitent transmettre les clients dans leurs projets, je peux plus facilement le retranscrire visuellement. Je pense également qu’il y a une histoire de « patte créative ». J’ai développé, au fil des années, un certain style et les personnes qui souhaitent travailler avec moi viennent vers moi aussi pour cela. “

Quel conseil donneriez-vous à ceux qui pensent que l’IA rend le designer graphique obsolète ?

“Je dirais que l’IA est un bon outil mais que la créativité reste le fruit du travail de l’humain. N’oublions pas que l’IA s’entraîne à partir de contenus aujourd’hui beaucoup créés par l’IA elle-même et donc, petit à petit, les contenus s’appauvrissent. J’espère qu’avec toutes les manières qui existent de développer sa créativité au quotidien, l’humain surpassera toujours l’IA dans ce domaine.”

La facilitation graphique, un levier cognitif puissant pour communiquer

La communication visuelle ne se limite pas au marketing externe. En interne, lors de formations, de réunions d’équipes ou de gestion de projets complexes nécessitant le partage de savoirs, la facilitation graphique s’impose comme un outil de productivité efficace.

Ici, le dessin n’est plus un objet esthétique pour vendre, mais un levier cognitif pour simplifier des concepts complexes, former des équipes et libérer l’intelligence collective en interne.

Pourquoi ça marche ?

Le cerveau traite les images 60 000 fois plus vite que le texte. Ainsi, la facilitation graphique permet de :

  • Simplifier des concepts complexes : rendre accessible une nouvelle stratégie d’entreprise ou un processus technique par exemple.
  • Favoriser la mémorisation : un schéma dessiné en direct lors d’une réunion marque plus durablement les esprits qu’un rapport textuel de 10 pages.

Décryptage de la facilitation graphique avec Floriane Couture

Faut-il savoir dessiner pour utiliser la facilitation graphique ?

“Non pas nécessairement. La facilitation graphique est selon moi une nouvelle manière de prendre des notes et de synthétiser des choses. Il s’agit donc davantage de texte que de visuels et tout le monde est en mesure de dessiner des bonshommes bâtons !”

Comment l’intégrer dans son quotidien ? Y a-t-il des situations plus propices que d’autres ?

“Depuis que j’ai découvert et me suis formée à cette méthode, je trouve qu’elle peut être applicable à tellement de situations…écrire une recette, prendre des notes lors d’une réunion, synthétiser un sujet complexe, les utilisations sont, je pense, infinies ! “

Avez-vous un cas d’usage concret à partager ?

“En ce début d’année, j’accompagne une personne qui souhaite expliquer le principe de psychobiologie à des patients. C’est une notion qui n’est pas forcément simple à comprendre et l’idée est d’en faire un support très visuel qu’elle pourra avoir avec elle afin d’expliquer le concept de manière imagée et plus schématique. “

Nos formations en création et communication visuelle

Quelques articles pour aller plus loin

En résumé

La technologie offre des outils puissants, mais la véritable communication visuelle réside dans l’intention. Que ce soit à travers un logo stratégique, une illustration habitée ou une séance de facilitation graphique, l’humain reste le garant du sens et de la personnalisation des messages visuels.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

salariés motivés dans salle de formation continue

Pourquoi la formation est le premier moteur de motivation et de rétention ?

Le rapport Future of Job 2025 du World Economic Forum pointe du doigt l’obsolescence et la transformation de 39% des compétences actuelles d’ici 2030. Une projection qui peut s’avérer perturbante aussi bien pour les entreprises que les salariés. Comment rester motivé et engagé si l’avenir ne fait pas figure de sécurité ? La formation professionnelle est ainsi la première réponse pour sécuriser la performance. Aujourd’hui, c’est le premier levier de la reconnaissance et de la motivation pour les salariés qui voient l’apprentissage continu au travail comme un levier aussi crucial que le salaire ou le sentiment d’utilité.

“Globalement, les employeurs prévoient que 39 % des compétences fondamentales des travailleurs évolueront d’ici 2030. Si cela représente une évolution significative des compétences, ce chiffre est en baisse par rapport aux 44 % enregistrés en 2023. Ce constat pourrait s’expliquer notamment par l’importance accrue accordée à la formation continue […]” souligne le rapport Futur of Job.

Cet article met en lumière l’identité remarquable de la formation professionnelle continue tant au niveau de l’engagement des talents qu’au niveau de la vitesse d’efficacité opérationnelle des compétences acquises.

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La montée en compétences : le carburant de la motivation du salarié

Interview : retour terrain

10 compétences essentielles pour l’employabilité

Apprendre dans le flux de travail 

Nos articles pour aller plus loin

La montée en compétences : le carburant de la motivation du salarié

L’employabilité grâce à l’acquisition de compétences transférables est, de nos jours, l’enjeu premier de la formation continue. Mais au-delà, quand une entreprise offre la possibilité de monter en compétences, les salariés le perçoivent comme une preuve de reconnaissance, source de motivation et d’engagement.

  • 98 % des salariés considèrent la mise à jour de leurs compétences comme un enjeu clé (Edflex – Baromètre de la formation professionnelle 2025)
  • 94 % des salariés resteraient plus longtemps dans une entreprise qui investit dans leur développement (LinkedIn Learning)

La formation est une preuve de reconnaissance 

Investir dans la formation d’un collaborateur est un message fort de reconnaissance existentielle. C’est la preuve que l’employeur reconnaît la valeur du salarié et son potentiel, tous deux méritant l’investissement dans la montée en compétences. Ainsi, en offrant des perspectives d’évolution, l’entreprise transforme la peur de l’insécurité et de l’obsolescence (notamment face à l’IA) en une dynamique de confiance, de motivation et d’engagement.

Apprendre pour s’engager

Le lien entre apprentissage et bien-être n’est plus à prouver. Psychologiquement, l’accès à la maîtrise de nouveaux outils ou à l’acquisition de nouvelles compétences personnelles comme le leadership, la communication impactante, réduit considérablement le stress lié à l’insécurité, au sentiment d’incompétence. L’apprentissage est un véritable moteur de confiance en soi et de motivation engageante.

Interview : retour terrain

Nous avons recueilli la vision et l’opinion de Michel J., directeur Customer Sucess Europe au sein d’un grand groupe, concernant les bénéfices de la formation sur son développement de carrière. Il souligne notamment un engagement renforcé, une plus grande confiance en soi, et une meilleure capacité d’adaptation aux transformations.

Enfin si pour Michel, la formation n’est pas un critère à lui seul de fidélité à son entreprise, elle joue néanmoins un rôle essentiel dans l’engagement et la sécurisation de son développement professionnel.

De quand date votre dernière formation et quel impact a-t-elle eu sur votre quotidien professionnel ?

“Depuis 2021, je suis une formation continue en anglais, toujours en cours. Elle m’a permis d’être beaucoup plus à l’aise dans la prise de parole et les échanges, notamment dans un contexte international depuis le rachat de l’entreprise, où le top management communique en anglais. Cela a amélioré ma confiance, la qualité de mes interactions, ma performance et mon engagement, tout en facilitant la collaboration avec les équipes globales et en réduisant le stress lié aux échanges en anglais.”

Vous sentez-vous plus en confiance et plus motivé depuis ? Comment cela se manifeste concrètement ?

“Oui, clairement. Je me sens plus en confiance et plus motivé, notamment dans les interactions avec des interlocuteurs internationaux. Concrètement, je prends plus facilement la parole en réunion, je participe davantage aux discussions stratégiques et je suis plus à l’aise pour challenger ou présenter des sujets en anglais. Cela se traduit aussi par des échanges plus fluides avec le top management et les équipes globales, une meilleure collaboration et un engagement renforcé dans mon rôle.”

Quels types de formations trouvez-vous les plus utiles dans le monde professionnel actuel pour se sentir en sécurité en termes d’employabilité ?

“Les formations en langues, notamment en anglais, ainsi que les formations en management me paraissent aujourd’hui parmi les plus utiles pour renforcer son employabilité. Dans un environnement de travail de plus en plus international et en constante évolution, la capacité à communiquer efficacement, à collaborer avec des équipes multiculturelles et à piloter des équipes ou des projets est essentielle. Ces compétences permettent de s’adapter plus facilement aux transformations des organisations, de saisir de nouvelles opportunités et de rester performant dans la durée.”

La possibilité de se former est-elle pour vous un critère de fidélité à votre entreprise actuelle ?

“Pas nécessairement, dans la mesure où un salarié peut aujourd’hui se former de manière autonome, notamment via le CPF. La possibilité de se former n’est donc pas, à elle seule, un critère de fidélité à mon entreprise actuelle. En revanche, cela reste un avantage important lorsqu’une entreprise encourage activement le développement des compétences et facilite l’accès à des formations pertinentes, car cela contribue à l’engagement et au développement professionnel sur le long terme.”

Pensez-vous que le manque de formation puisse être une source de stress ou de désengagement de nos jours ?

Oui, tout à fait. Le manque de formation peut clairement être une source de stress et de désengagement, notamment lorsque l’environnement évolue rapidement. Par exemple, si je n’avais pas renforcé mon niveau d’anglais, je me serais senti en difficulté dans l’organisation actuelle, surtout dans un contexte international. Au début du rachat, j’étais d’ailleurs stressé à chaque réunion, ce qui montre à quel point l’accompagnement et le développement des compétences sont essentiels pour rester serein et engagé.”

Comment percevez-vous l’investissement de votre employeur dans votre développement des compétences ?

“Je le perçois à la fois comme une obligation et comme une marque de reconnaissance. Je suis reconnaissant de la chance que la société m’offre de pouvoir me former, d’autant plus que ces formations sont directement liées à mon rôle, dans un contexte économique qui n’est pas toujours simple. Cela montre un véritable engagement envers le développement des collaborateurs.”

Selon vous, dans un contexte d’obsolescence rapide des compétences actuelles, face aux transformations dues aux technologies IA, quelle place doit avoir la formation professionnelle continue ?

“Je pense que la formation professionnelle continue doit occuper une place centrale, en complément de l’apprentissage autonome. Dans un contexte d’évolution rapide des compétences, notamment avec l’essor de l’IA, il est essentiel de se former régulièrement pour rester pertinent, s’adapter aux nouvelles façons de travailler et continuer à créer de la valeur. La combinaison entre initiatives individuelles et accompagnement de l’entreprise permet de sécuriser l’employabilité tout en soutenant la performance et l’innovation.”

10 compétences essentielles pour l’employabilité

Parmi la liste des 10 compétences de base attendues par les employeurs, recensée par le rapport Futur of Job, la motivation et la conscience de soi figurent au top 5 des core skills : l’état d’esprit du salarié est donc devenu une compétence professionnelle à part entière.

  1. Pensée analytique : elle est considérée comme essentielle par 7 entreprises sur 10.
  2. Résilience, flexibilité et agilité : des compétences d’adaptation pour savoir naviguer au coeur du changement.
  3. Leadership et influence sociale : souligne le besoin de collaboration et de capacité à guider les autres.
  4. Pensée créative.
  5. Motivation et conscience de soi.
  6. Littératie technologique : capacité à comprendre et utiliser la technologie.
  7. Empathie et écoute active.
  8. Curiosité et apprentissage tout au long de la vie
  9. Gestion des talents
  10. Orientation service et service client.

Apprendre dans le flux de travail 

La formation professionnelle revêt donc une identité remarquable : elle est le pont entre la nécessité de performance des entreprises et l’impératif de quête de sens et de motivation des salariés. Elle doit être pensée pour devenir un flux constant agile et épouser le flux de travail, comme le souligne Michel J. dont la formation a été initiée en 2021 et continue d’être effective.

Le time to skill, ou vitesse à laquelle une compétence apprise devient opérationnelle, est le nouvel enjeu : Il s’agit alors de penser des formats de formation intégrés dans le flow de travail, pensés sur-mesure en concertation avec les entreprises pour former les bonnes personnes, au bon moment dans une perspective d’opérationnalité et de performance à court et moyen terme.

A long terme, dans un monde professionnel, économique et social où les compétences doivent sans cesse s’actualiser pour sécuriser l’emploi, une seule vérité demeure, celle énoncée par l’un des grands industriels du XXème siècle, Henry Ford : « La réelle sécurité qu’un homme puisse avoir en ce monde, c’est une réserve de connaissances, d’expériences et d’aptitudes. »

Nos articles pour aller plus loin

En résumé

Aujourd’hui, les entreprises envisagent la motivation des salariés comme une véritable compétence professionnelle de base. Elles savent également que leur performance est étroitement liée à la fidélisation et rétention des talents en investissant dans leur montée en compétences.
La formation professionnelle continue est aujourd’hui intégrée dans une culture d’apprentissage permanent. Elle doit être fluide, quotidienne, valorisée et au cœur des stratégies pour construire des entreprises humaine et performantes.

Découvrez nos formations sur mesure . Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

Hommes et femmes qui brandissent des panneaux de bulles de BD communication impactante

Communication impactante : 3 exemples d’échanges performants

Entre collaborateurs, avoir une communication impactante permet de transformer une interaction difficile en expérience positive pour l’ensemble des interlocuteurs. Loin d’être une simple technique oratoire, c’est une stratégie neuro-compatible d’un individu à un autre, à l’image du modèle SCARF du neuroscientifique David Rock.
Si tout le monde est concerné, les managers sont en première ligne ! Ils ont nécessité de pratiquer une communication adéquate pour minimiser les stress et maximiser l’engagement.

Dans cet article, nous avons exploré les mécanismes d’une communication non violente à travers 4 cas d’usage pour transformer de potentiels conflits en sécurité psychologique et en dynamique de collaboration.

Psychologie de l’impact : la résonance neurologique

Sous la surface des mots, la communication impactante est une gestion stratégique de la charge cognitive et de la réponse émotionnelle. Pour la psychologie cognitive, un message n’est « impactant » que s’il parvient à franchir le filtre de l’amygdale — le gardien de notre cerveau qui détecte les menaces.

Lorsqu’une communication est floue, autoritaire ou incohérente, elle déclenche une réponse de stress (cortisol), plaçant l’interlocuteur en mode défense ou retrait.

A l’inverse, une communication impactante utilise des leviers comme l’empathie cognitive et la clarté intentionnelle pour stimuler le lien social et la confiance.

La sécurité psychologique

C’est l’état dans lequel le cerveau n’est plus en mode survie au moment de l’interaction. Il est alors totalement disponible pour traiter l’information et collaborer.

Communiquer avec impact, c’est donc en premier lieu apaiser le cerveau émotionnel puis parler directement au cerveau rationnel.

Le modèle SCARF de David Rock (neuroscientifique)

Le modèle SCARF est un cadre neuroscientifique identifiant cinq domaines sociaux : Statut, Certitude, Autonomie, Appartenance, Équité. Ils déclenchent, selon les situations, des réactions de « menace » ou de « récompense » dans notre cerveau.

Pour qu’une communication soit impactante, elle doit activer les zones de « récompense » du cerveau et éviter de déclencher ses zones de « menace ». Concrètement :

  • Une communication non brutale (Statut)
  • Une communication qui ne menace pas en public le statut de l’interlocuteur (Statut)
  • Une communication claire et précise, non évasive (Certitude)
  • Une communication ouverte non autoritaire (Autonomie)
  • Une communication qui crée le lien, non froide (Appartenance)
  • Une communication transparente, jamais injuste (Equité)

Le modèle SCARF est une feuille de route qui permet ainsi aux managers, en adaptant leur communication, de créer un environnement de travail sécurisant, collaboratif et motivant.

Trois cas pratiques de communication à la rescousse de situations difficiles

Trouver les mots justes au bon moment permet d’ouvrir des portes de résolution d’une situation dans l’intérêt et le respect de toutes les parties prenantes. En voici 3 illustrations ci-dessous.

Cas d’usage n°1 : annoncer une décision difficile

Imaginez une équipe de collaborateurs qui travaille depuis 8 mois sur un gros projet. Le manager doit annoncer l’annulation immédiate sur ordre de la direction. Dans ce scénario, il doit gérer une rupture de l’engagement émotionnel (sécurité psychologique) avant de communiquer sur une fin de tâche technique (cerveau rationnel).

Ce qu’il ne faut pas dire« C’est comme ça, c’est une décision stratégique. On n’y peut rien, c’est le choix de la direction. On se met sur d’autres projets pour ne pas perdre de temps. »
Pourquoi ça ne marche pas– 8 mois de travail représentent une part d’identité et de valeur professionnelle individuelle

– Le message implicite : « votre temps et votre expertise n’ont aucune valeur ». Cela attaque directement l’estime de soi.

– Ignore les émotions, crée de la dette émotionnelle et du désengagement à venir

– Le manager « botte en touche » en accusant la direction, il fragilise la sécurité psychologique. L’équipe perd confiance en sa capacité à la protéger ou à donner du sens à son travail.
Communication impactante« Je sais combien vous vous êtes investis et je mesure votre déception et votre frustration aujourd’hui. Prenons un moment pour débriefer sur ce que nous avons appris de cette expérience avant de nous projeter sur la suite. »
Pourquoi ça marche– L’écoute active et la reformulation.

Validation de l’état émotionnel de l’équipe au lieu de le nier.

– Nomme l’émotion : en reconnaissant la déception, il prend soin du besoin de reconnaissance du travail fourni ce qui permet de passer plus vite à autre chose.

Sépare l’échec de la valeur des individus.

Renforce la loyauté et la résilience de l’équipe face aux crises.

Cas d’usage n°2 : recadrer un collaborateur

Un collaborateur arrive systématiquement en retard aux réunions. Cette habitude désorganise et ralentit le travail du groupe. Qu’il s’agisse d’un désengagement ou d’un problème d’organisation non-dit, le manager doit chercher à comprendre la réalité de l’autre afin d’envisager une solution.

Ce qu’il ne faut pas dire« Tu es encore en retard, c’est un manque de respect total pour tes collègues. Si ça continue, je prendrai des mesures. »
Pourquoi ça ne marche pas– Position de persécuteur
– Attaque l’individu plutôt que l’acte
– Touche l’estime de soi
– Provoque un mécanisme de défense immédiat.
Communication impactante« J’ai remarqué tes retards répétés. Cela impacte la fluidité de nos échanges et nous oblige à recommencer les points déjà abordés. Qu’est-ce qui t’empêche d’être à l’heure ? Est-ce un problème d’organisation ou une surcharge ? Comment peut-on s’organiser pour que cela change ? »
Pourquoi ça marche– Le manager reste sur les faits (l’explicite)
Aucun jugement de valeur personnelle
– Evite le rôle de victime chez le collaborateur
– Place le collaborateur en acteur de la solution

Cas d’usage n°3 : négocier des ressources pour une mission

Un chef de projet doit gérer une mission ambitieuse. Or, il n’a pas de budget ni de ressources humaines supplémentaires. La négociation pour obtenir ce dont il a besoin est un enjeu de pouvoir à deux niveaux : aura-t-il gain de cause et pourra-t-il mener sa mission ?

Ce qu’il ne faut pas dire« D’accord, je vais essayer de me débrouiller tout seul, je ne veux pas faire d’histoire. »
Pourquoi ça ne marche pas-Position de victime ou de sacrifice
– Stratégie de soumission
– Acceptation d’une mission impossible
– Acceptation par avance d’une dégradation de l’estime de soi
Communication impactante« Je suis ravi de porter ce projet ambitieux. Toutefois, au vu de l’enjeu, ma crédibilité et la réussite de la mission dépendent de l’obtention de ressources spécifiques. Quels sont les moyens à disposition pour les débloquer ? »
Pourquoi ça marche– Stratégie d’affirmation
– Valide l’importance du projet
– Renforce la crédibilité et l’image de soi
– Protège l’intégrité
– Met en lumière les risques et la nécessité technique (et non l’exigence personnelle)
– Engage à la co-responsabilité avec la hiérarchie : intérêt commun à la réussite
– Ouvre la discussion sur la recherche de solutions adaptatives

L’impact d’une communication se mesure à la qualité du lien qu’elle crée ou préserve.

Une communication interpersonnelle efficace doit permettre :

  • De pouvoir s’exprimer sans peur du jugement
  • De dire les choses difficiles et d’éradiquer les non-dits toxiques
  • De s’assurer que le “message envoyé” correspond au “message reçu”

Boîte à outil : désamorcer un conflit avec des phrases “pare-feu”

La phrase pour reconnaître l’émotion

Nommer l’émotion de son interlocuteur sans juger : « J’ai l’impression que tu trouves cette situation [injuste / frustrante], est-ce que je me trompe ? »
L’impact ? Vous créez un lien de “complicité” sur l’analyse d’une problématique commune.

La phrase de validation

Reconnaître la perception de l’autre sans forcément être d’accord : « Je vois tout à fait ton point de vue sur [fait précis], et je comprends pourquoi c’est un point critique pour toi. »
L’impact ? Vous nourrissez le besoin de reconnaissance et désamorcez l’agressivité.

La phrase pour ouvrir les perspectives

Inviter à co-construire une solution : « Que peut-on mettre en place pour que tu sentes que nous avançons dans la bonne direction ? »
L’impact ? Vous entrez dans la résolution à deux et redonner de l’autonomie à votre interlocuteur.

Quelles formations pour acquérir une communication impactante ?

Plusieurs domaines de formation peuvent mettre en jeu des modules sur la communication impactante. Voici une petite sélection.

En management de projet :

En management d’équipe :

En développement personnel :

Quelques articles pour aller plus loin

En résumé

La communication impactante est l’art d’aligner l’intention du message avec l’émotion de l’interlocuteur afin de créer un échange constructif, coopératif et donc moteur. C’est également une éthique de la relation qui consiste à traiter les enjeux symboliques comme l’image de soi, les émotions en tenant compte des biais de perception propres à chacun.
Au- delà de l’impact individuel (reconnaissance, respect), la communication doit libérer les enjeux opérationnels en faveur de la performance et des objectifs fixés. Ainsi une communication bienveillante et juste a le pouvoir d’engager l’autre, individuellement et professionnellement, dans un projet de réussite commun.

Découvrez nos formations sur mesure . Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

hommes et femmes reliés par des cordons colorés symbole agilité relationnelle des managers

L’agilité relationnelle est-elle une solution au désengagement managérial ?

Le rapport Gallup “État des lieux du monde du travail en 2025 “ dénonce le désengagement des managers (+30%) et donc de leurs équipes (70%). Parmi les causes identifiées, celle du manque de formation en termes de gestion humaine et de savoir-être. Propulsés sur la scène du leardership et de l’agilité relationnelle, de nombreux managers se retrouvent ainsi démunis (56% n’ont aucune formation à la prise de poste) et viennent renforcer les chiffres du Quiet Quitting (démission silencieuse).

Nous avons interrogé Hubert Myonformateur et coach en intelligence relationnelle et émotionnelle, et comédien– sur l’impact des techniques théâtrales pour renforcer l’agilité relationnelle et permettre une meilleure pratique managériale. Trouver une posture professionnelle plus fluide et plus valorisante pour renforcer l’engagement et améliorer la qualité de vie au travail.

Qu’est-ce que l’intelligence et l’agilité relationnelles

L’intelligence relationnelle permet de développer l’agilité relationnelle : ce sont deux notions complémentaires.

  • L’intelligence relationnelle est la capacité cognitive et émotionnelle à comprendre les dynamiques entre individus. Elle s’appuie sur une intelligence émotionnelle forte pour décoder les besoins, les motivations et les craintes d’autrui.
  • L’agilité relationnelle, quant à elle, est la mise en mouvement de cette compétence. C’est la capacité de passer d’une posture à une autre avec souplesse, d’ajuster son discours en temps réel et de transformer un conflit potentiel en une opportunité de dialogue.

Et si le désengagement était l’équivalent d’un acteur qui récite son texte sans aucune intention comme s’il était seul et déconnecté des autres ?

« Il est illusoire de croire qu’on peut réussir seul. L’agilité relationnelle est une soft skill indispensable pour bien jouer et réussir avec un objectif collectif. Un acteur ne joue jamais seul, il est toujours en lien avec les autres comédiens mais aussi et surtout avec le public. Sans public, il n’y a pas de spectacle ! »

L’art de la scène théâtrale : l’expression du leadership

Transposer les codes du théâtre au service du leadership et de la performance en entreprise est une approche pédagogique ludique et efficace pour exercer et développer son agilité relationnelle. Et si être manager relevait d’un rôle à jouer tel un comédien ?

Le management relationnel, qui ne consiste plus à imposer un script, exige de savoir improviser avec justesse dans un cadre défini, , comme sur la scène théâtrale.

Définir la bonne partition à jouer avant de manager

Un manager souhaite que ses collaborateurs adhèrent à une décision, un dirigeant veut que sa stratégie soit comprise. Ces objectifs ne doivent pas être confondus avec les besoins individuels pour les atteindre.

Si les objectifs sont souvent similaires d’un individu à un autre, les besoins réels dépendent de chaque profil.

« Je distingue la demande du besoin. Le besoin correspond au travail à effectuer pour atteindre l’objectif de la demande. Par exemple, être à l’aise avec ses émotions, avoir une communication impactante, savoir créer une relation intelligente avec l’autre sont des exemples de besoins individuels pour atteindre un objectif précis.” – Hubert Myon

Cette approche transforme la formation : on ne cherche plus seulement à « transmettre », mais à créer les conditions d’une adhésion volontaire en travaillant la communication et la posture comme le font les comédiens sur scène.

L’entreprise comme scène de théâtre : le rôle de chacun

Dans une troupe de théâtre, comme dans une équipe, la clarté est le moteur de l’action pour un rôle donné. Hubert Myon utilise la métaphore du « travail à la table » pour illustrer cette nécessité :

« Chacun a un rôle à jouer pour que tout se déroule correctement et personne ne joue le rôle de l’autre. Au théâtre, il y a une phase appelée ‘le travail à la table’ : on découvre la pièce, on cherche à comprendre son personnage… c’est la même chose en entreprise. Quand la mise en scène est claire, identifiée et partagée, il est plus facile de jouer son rôle et de l’investir avec confiance. »

Dans ce contexte, le manager devient un metteur en scène. Son rôle ? S’assurer que chaque collaborateur dispose de la partition et des ressources nécessaires pour « bien jouer » sa partie au sein du collectif.

Le paradoxe de la sincérité : « bien jouer » pour être vrai

Jouer un rôle, c’est endosser la responsabilité de comportements et d’actions qui n’est pas forcément celle pour laquelle l’individu à un penchant inné. Ainsi, les managers peuvent se trouver démunis face à leur rôle :

  • quelle posture adopter ?
  • Quel niveau d’adaptation avoir ?
  • Comment avoir l’air naturel et authentique ?
  • Comment obtenir l’adhésion sans manipuler ?

« Certains apprenants en formation ont peur de manquer de naturel en jouant un rôle. Ils me disent : ‘je n’ai pas envie de jouer un rôle, je veux être sincère’. Justement, être sincère est la première condition qui permet de bien jouer son rôle. » – Hubert Myon

Ainsi jouer son rôle avec agilité relationnelle n’est pas une manipulation, c’est l’art d’investir pleinement sa fonction avec authenticité pour créer un impact réel sur son auditoire. Dans ce contexte, le manager est un véritable metteur en scène qui doit s’assurer :

  • que son rôle est clairement défini
  • de la capacité des autres (son équipe) à bien jouer leur rôle également
  • de poser un cadre clair dans lequel personne ne joue le rôle de l’autre

L’improvisation : l’école de l’engagement

Une fois le cadre posé, les rôles de chacun identifiés et la posture adoptée, le manager doit savoir jongler avec l’imprévu. C’est dans ce contexte que l’agilité relationnelle trouve toute sa justification. Gérer le stress, les conflits… comment rester engagé et maître de la pièce à jouer ?

“L’improvisation est une école de l’engagement et de l’implication. Même dans un rôle déterminé, il y a une part d’improvisation face à une situation inhabituelle, par exemple un public qui ne réagit pas ou un acteur qui oublie sa réplique. En milieu professionnel, c’est la même chose. L’outil de l’improvisation théâtrale est une vraie philosophie du “oui”. Il faut savoir dire oui à ce qui se passe, à une proposition inattendue pour surfer dans le flow de l’autre, dans le respect de chacun et du cadre commun bien sûr. Cette agilité doit servir l’objectif de réussite du projet !” – Hubert Myon

Trois outils du comédien au service de l’agilité relationnelle

Comment acquérir concrètement cette agilité ? Hubert Myon transpose trois leviers du théâtre à la formation professionnelle liée au management et à la communication.

  • L’ancrage corporel avec un travail sur la posture
  • La respiration pour la contrôler et mieux transmettre ses émotions et ses intentions
  • La gestion des regards et des silences pour asseoir sa présence.

Concrètement, lors d’une formation, Hubert Myon pointe l’importance de la pédagogie essai/erreur. En effet, il accompagne les participants pour mieux apprendre et s’exercer sans conséquence(s) préjudiciable(s).

“ Les stagiaires jouent leur propre rôle à travers la pièce de l’entreprise et des mises en situation. Je les accompagne pour oser, essayer, se tromper… tout cela sans conséquence(s). J’incarne un personnage qui permet au stagiaire de lever les blocages, par exemple un interlocuteur exigeant ou un collaborateur en conflit. Cela permet d’ouvrir tous les champs des possibles et d’expérimenter des solutions à des situations de blocage comme oser dire non à son chef.”

Pour Audavia, la formation des managers en leadership mais aussi des collaborateurs sur des thématiques en développement personnel, pour lutter contre le désengagement et le mal être au travail, est un moment qualifié pour avancer sur des terrains “minés” et dans un cadre sécurisé.

Quelques formations pour développer son agilité relationnelle

Nos articles à lire pour aller plus loin

En résumé

Si l’agilité relationnelle est une soft skill incontournable aujourd’hui, c’est parce qu’elle rappelle une vérité essentielle : la réussite est une œuvre collective.

« L’objectif est de jouer une pièce qui embarque un public. L’acteur joue avec le public, ses rires, ses respirations. Sans public, on ne joue pas. »

Le prisme de l’acteur, de l’intention, et de l’agilité posent un regard unique sur la situation actuelle dans le monde du travail : le désengagement est-il le résultat d’un collaborateur qui ne trouve plus sa place dans la « pièce à jouer » ? L’absence d’agilité relationnelle du management condamne-t-elle l’acteur à jouer devant une salle vide ?

En redonnant aux managers les outils du metteur en scène et aux collaborateurs le plaisir du jeu sincère, l’entreprise ne se contente pas de former : elle réengage le dialogue et redonne vie à la scène collective.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.

table avec cartes de jeu pour formation gamifiée

Pourquoi et comment la gamification est un moteur de performance en formation professionnelle ?

Aujourd’hui, le principal défi des entreprises n’est pas l’accès à l’information, mais l’engagement de l’apprenant et la performance d’apprentissage. La gamification au service de la pédagogie, ou ludopédagogie, est un levier puissant d’enseignement à condition qu’elle soit réellement conçue pour répondre aux objectifs de l’entreprise et aux profils des apprenants. Elle transforme un parcours linéaire d’apprentissage en expérience narrative dynamique. Alors, le jeu en vaut-il la chandelle ?

Cet article explore les mécanismes du jeu dans les apprentissages et les bénéfices de la gamification à travers le témoignage d’Hélène Morice – ingénieure en formation et psychologue du travail, intervenante pour Audavia.

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Une très brève histoire du jeu

En 1938, Johan Huizinga, grand historien néerlandais du XXe siècle, théorisait dans son ouvrage « Homo Ludens » que le jeu est le fondement même de la culture humaine au-delà d’une approche biologique et psychologique. Il dira alors que le jeu est une tâche sérieuse.

« Le jeu est une action ou une activité volontaire, accomplie dans certaines limites fixées de temps et de lieu, suivant une règle librement acceptée mais absolument impérative, pourvue d’une fin en soi, accompagnée d’un sentiment de tension et de joie, et d’une conscience d’être « autrement » que dans la vie courante. » – Johan Huizinga.

Historiquement, le monde professionnel s’en est emparé par étapes

  • 1985 : Le premier business game est imaginé par Jean Lochard, enseignant en gestion et finance à l’IFG (Institut Français de Gestion), avec la programmation d’un jeu d’entreprise interactif sur Minitel qui pourrait simuler la vie d’une entreprise. Il voit le jour en 1992 sous le nom SEAGEM, simulation de l’activité d’une compagnie maritime, avec ses porte-conteneurs et ses cargos, sur des lignes Amérique du Sud -Europe.
  • 2002 : L’arrivée des serious games avec America’s Army, le premier jeu conçu par les forces armées des États-Unis afin d’améliorer l’image de l’US Army et d’inciter les gens à s’engager.

Interview : le point de vue d’Hélène Morice

Hélène Morice conçoit des parcours d’apprentissages ludiques clés en main destinés aux entreprises et à leurs besoins spécifiques. Ces formats personnalisés sont ensuite déployés en interne, auprès des collaborateurs, par des facilitateurs internes ou externes à l’entreprise. Hélène Morice intervient ainsi également dans la formation de ces facilitateurs qu’elle nomme les maîtres du jeu.

« Chaque projet de création ludopédagogique intervient après une analyse fine des besoins, des publics, des compétences et de l’environnement. En effet, ce sont des jeux créés sur mesure. »

En dehors de ces kits clé en mains spécifiques, intégrez-vous systématiquement la gamification dans les formations classiques ?

« Je l’ai toujours fait naturellement. Pour des sessions de formation en Process Com par exemple, je peux m’appuyer sur des séances de jeu si j’estime que cela est adapté. »

Quels types de supports de jeu créez-vous ?

« Je crée des outils qui rassemblent les individus pour expérimenter le jeu ensemble dans un lieu physique, c’est très important pour la cohésion. Je ne développe rien en ligne qui soit du domaine virtuel. Ces outils peuvent être des jeux de plateau ou de cartes, des jeux de piste, des puzzles ou des énigmes type escape game par exemple.»

Pouvez-vous donner un exemple de thème de parcours gamifié ?

« Un client voulait déployer les valeurs du groupe à l’ensemble des collaborateurs à travers ses diverses entreprises. Ici, le jeu est bien plus efficace qu’une circulaire ou des affichages dans les points stratégiques des locaux ! Le bénéfice du jeu c’est l’implication immédiate de tous. En interne, l’équipe RH a ensuite déployé le jeu. »

Peut-on intégrer la ludopédagogie dans toutes les thématiques de formations ?

« La ludopédagogie s’applique à tous les sujets de formation et s’adapte à tous les besoins pour créer un environnement émotionnel positif et joyeux où il est plus facile d’initier des transformations. Se former ç’est changer, or changer suppose d’en avoir envie, ce n’est pas le cas pour tout le monde, ce qui peut freiner l’apprentissage. Le jeu doit créer une bulle d’oxygène où apprendre lève subtilement tous les freins personnels. C’est un cercle vertueux sur lequel s’appuyer. »

Quelle est la place du jeu dans le développement des compétences ?

« Le développement des compétences des apprenants repose sur la base d’un parcours pédagogique d’apprentissage qui permet le développement des compétences. Ce parcours s’établit suite à l’analyse des besoins du client et son environnement soit 80% du travail. La ludopédagogie arrive ensuite, en tant que méthode, pour optimiser ce parcours. »

En quoi le jeu est-il un facilitateur d’apprentissage ?

« Le premier objectif, quelle que soit la méthode, est l’apprentissage. Or, on apprend plus facilement lorsque l’on prend du plaisir. Le jeu implique le plaisir. En effet le cerveau fonctionne mieux quand la joie est au rendez-vous. L’émotion est donc un facteur très important dans l’ancrage des apprentissages. »

Quelle est la place du droit à l’erreur dans le jeu ?

« L’erreur est plus qu’un droit, c’est un devoir. On doit se tromper quand on apprend. C’est ce qu’offre le jeu, un espace où l’on peut tout tenter et se « planter avec brio ! ». Cela n’a aucune conséquence si ce n’est de gommer la peur de l’échec, et de contribuer à renforcer les apprentissages grâce à un climat positif. »

Comment l’expérience de jeu renforce la mémorisation ?

« La mémorisation est toujours au cœur du processus. Ce qui est intéressant à travers l’expérience du jeu est que chacun mobilise sa propre technique de mémorisation pour apprendre. En effet, certains sont plus dans l’intellect, d’autres dans la manipulation ou le visuel. Le jeu peut offrir toutes ces possibilités de mémorisation, et les techniques sont toujours choisies en fonction du public cible et de son histoire avec l’apprentissage. »

A vos yeux, quelle est la part d’innovation aujourd’hui en ludopédagogie ?

« Pour moi l’innovation en ludopédagogie vient tout simplement dans le fait d’oser mettre du fun au cœur des entreprises en termes de formation. En effet, très peu de donneurs d’ordre demandent explicitement des formations orientées ludopédagogie. Cela représente un tiers seulement des demandes. Les plus enclins à l’innovation sont les ressources humaines tandis que les freins viennent plutôt des sphères managériales et de direction. Pourtant, le jeu apporte plus de performance d’apprentissage. »

Quels sont les freins justement pour les entreprises ?

« Les freins sont en lien avec les croyances limitantes selon lesquelles jouer n’est pas sérieux. Ainsi le jeu n’aurait pas vraiment sa place dans le monde professionnel. »

Quels sont les retours d’expérience de vos clients ?

« J’ai toujours des retours positifs et enthousiastes des facilitateurs car c’est avec eux que je suis en contact direct. En termes de retours sur investissement le constat est unanime : les choses sont bien plus et mieux intégrées. »

Y’a-t-il un profil type pour être le facilitateur d’un jeu en entreprise ?

« Oui, être volontaire. L’envie est le seul prérequis pour devenir maître du jeu. Souvent ce sont des formateurs internes ou des RH. Mais tout le monde peut y prétendre. »

Pourquoi le cerveau a besoin de jeu : l’éclairage des neurosciences

Pourquoi apprenons-nous mieux en jouant ? Comme le souligne Stanislas Dehaene, neuroscientifique spécialisé en psychologie cognitive, l’engagement actif est l’un des quatre piliers de l’apprentissage où le jeu n’est pas une distraction, mais un moteur de feedback indispensable à la plasticité cérébrale.

« L’engagement actif est un prérequis à l’apprentissage : un organisme passif n’apprend pas. […] Le jeu augmente la motivation et l’attention, tout en fournissant un retour sur erreur immédiat, ce qui est le signal d’apprentissage par excellence pour nos circuits neuronaux. »

Que se passe-t-il alors dans le cerveau en situation de jeu :

  • Le shoot de dopamine : le jeu active le circuit hormonal de la récompense, ancrant l’information dans la mémoire à long terme.
  • Le droit à l’erreur : le jeu abaisse le niveau de cortisol (stress). L’apprenant ose tester, échouer, et donc progresser sans crainte du jugement.
  • L’état de flow : le flow est le point d’équilibre entre défi et compétence où la concentration est totale. En 1975, le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi théorise le concept de flow comme l’état entièrement centré sur la motivation interne, selon lequel un individu est modifié intrinsèquement s’il effectue une activité simplement pour le plaisir qu’elle lui procure.

La ludopédagogie au secours des formations complexes et techniques

La gamification de thématiques comme la finance brise la résistance cognitive face à des sujets qui peuvent être perçus comme complexes et arides.
Des sujets où des concepts plus abstraits sont abordés, comme les valeurs d’une marque employeur, les stratégies RSE ou le management, peuvent trouver dans la ludopédagogie un réel soutien d’ancrage facilitant le passage de la théorie à la pratique.

En résumé

Le jeu est un levier puissant pour maximiser l’engagement et l’ancrage des connaissances acquises dans la mémoire. Loin d’être l’apanage de l’enfance, le jeu transforme les apprentissages linéaires en expériences immersives. Il met en action les mécanismes neurocognitifs propices au développement et à l’intégration de nouvelles compétences dans un espace où émotions et plaisir sont le terreau le plus fertile.

« Le plaisir apparaît à la frontière entre l’ennui et l’anxiété, quand les défis sont juste au bon niveau pour les capacités de la personne. » – Extrait du livre Vivre : La psychologie du bonheur (éd. française 2004), Mihaly Csikszentmihalyi

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écran ordinateur avec le mot options

Strong : l’inventaire puissant pour réorienter sa carrière

La reconversion professionnelle est vue par 84% des actifs comme une étape normale dans la vie professionnelle. Une étude IFOP consacrée « au regard des salariés » révèle que 44% souhaitent changer de métier radicalement. Or 71% d’entre eux n’osent pas franchir le cap car ils trouvent cela trop difficile. Pour plus de la moitié d’entre eux, ils souhaitent être accompagnés par un professionnel (57%) ou les RH de leur entreprise (55%).

Audavia détaille les forces de l’inventaire d’intérêts professionnels Strong®, aux côtés d’Amandine Carrierconsultante en évolution de carrière et certifiée Strong – et liste les accompagnements disponibles pour ceux qui souhaitent se réorienter professionnellement.

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Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong
Interview : explication détaillée par Amandine Carrier
Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion
Suggestions de formations selon les profils RIASEC
Nos articles pour aller plus loin

Franchir le cap : bilan de compétences et test Strong

83% des actifs estiment que la reconversion professionnelle est possible à tout âge. Mais un des nombreux freins est le manque de confiance et la peur du saut dans l’inconnu. Ainsi se faire accompagner est essentiel : première étape avec le bilan de compétences au cours duquel le test Stong est souvent utilisé pour résoudre les problématiques d’orientation et de repositionnement professionnel.

Qu’est-ce que l’inventaire Strong ?

Le Strong est plus qu’un simple questionnaire de personnalité ; c’est un puissant outil d’évaluation des intérêts professionnels qui permet de mettre en parallèle ces derniers avec les traits de personnalité.
S’appuyant sur près de 90 ans de recherches, cette méthode garantit des résultats fiables et réalistes grâce à des mises à jour régulières basées sur les métiers actuels et des méthodes psychométriques strictes.

A quels profils d’individus est destiné le Strong ?

La force de l’outil Strong réside dans sa polyvalence : il s’adresse à tous les profils souhaitant identifier des secteurs d’activité inspirants tels qu’un étudiant indécis, un salarié souhaitant évoluer en interne, ou encore une personne envisageant une réorientation radicale.

Interview : explication détaillée par Amandine Carrier

En quoi l’inventaire Strong se distingue-t-il des bilans de compétences ou des tests de personnalité pour se concentrer spécifiquement sur les intérêts ?

Le strong est un outil souvent utilisé en bilan de compétences car il apporte un éclairage sur notre personnalité et nos centres d’intérêts professionnels. Il peut être passé seul, en dehors d’un bilan, afin de permettre à une personne, qui serait en recherche d’emploi sans chercher à changer de métier, d’identifier de nouveaux secteurs professionnels ou des missions à développer. Son but est de répondre à la question de « Qu’est-ce qui m’intéresse dans le travail ? ». Cet inventaire permet de résoudre les problématiques de (re)positionnement et d’orientation professionnels

Il est reconnu comme un outil puissant par rapport à d’autres tests plus généraux ? Sur quoi cela repose-t-il ?

L’inventaire Strong repose sur un modèle reconnu scientifiquement dans le milieu de l’orientation scolaire et professionnelle : le RIASEC qui est un modèle de John HOLLAND. Aussi pour réaliser le questionnaire il faut se rapprocher d’un professionnel certifié. L’outil est mis à jour régulièrement et permet de prendre en compte différentes combinaisons d’intérêt qui ne restreignent pas les bénéficiaires.

Concrètement, à quoi doit-on s’attendre en termes d’investissement temps et de processus, du questionnaire en ligne jusqu’à la restitution ?

Le temps de passation est compris entre 30 à 45 min. Le consultant reçoit les résultats et prépare la restitution. Celle-ci dure environ entre 45min puis il faut compter 1h pour débriefer tout le rapport.

Qu’est-ce que le modèle RIASEC au cœur du Strong ? Comment permettent-ils de mettre des mots sur son mode de fonctionnement quotidien ?

Le modèle RIASEC est au cœur du Strong parce qu’il fournit un langage clair pour décrire le fonctionnement quotidien. Il permet de comprendre comment on agit, réfléchit et interagit, et met en lumière ce qui nourrit ou freine l’engagement. Il sert de pont entre la personne et les environnements professionnels. Dans ce modèle nous avons des spécificités pour chaque typologie d’individu : Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant et Conventionnel.

Est-il vrai que le Strong peut révéler des pistes professionnelles auxquelles on n’aurait jamais pensé ? Avez-vous vécu des situations où le Strong a été une révélation pour la personne ? Et où le changement a été radical ?

Oui le Strong permet de révéler des pistes sans pour autant obliger la personne à suivre cette piste mais plutôt à la questionner sur ses intérêts professionnels en lien avec le métier. J’ai eu le cas d’une personne dont le métier d’agricultrice ressortait, évidemment elle a fait les « gros yeux » quand elle a vu ça. L’objectif n’est pas de dire qu’il faut être agricultrice mais d’identifier les intérêts communs entre la personne et ce métier : travailler en extérieur, manipuler des machines par exemple.

Le test nécessite un praticien certifié. Pourquoi ? Quelle est la valeur ajoutée de cet accompagnement humain par rapport à un simple résultat algorithmique ?

Par le questionnement lors de cet accompagnement. En effet, le consultant habilité permet d’ouvrir la réflexion et ne se contente pas juste de lire le rapport en mettant les gens dans des « cases ».

Si vous deviez résumer en une phrase ce qu’un candidat gagne en passant le Strong, au-delà d’une liste de métiers, que diriez-vous ?

Le Strong permet à un candidat de mettre des mots clairs et structurés sur ce qui le fait naturellement fonctionner, l’engage et le motive au travail, afin de faire des choix professionnels plus conscients et durables.

Les dispositifs pour réussir votre (re)orientation ou reconversion

Si l’inventaire Strong donne une direction, plusieurs leviers sont à disposition pour concrétiser son projet.

L’accompagnement à l’orientation et à la réflexion

  • Le bilan de compétences : un accompagnement personnalisé pour analyser les compétences professionnelles et personnelles, souvent couplé au test Strong pour définir un projet d’évolution ou de formation.
  • La certification Strong : destinée aux professionnels RH ou coachs, pour devenir praticien certifié et pouvoir administrer le test lors d’entretiens professionnels annuels ou de coaching personnalisé.

Les dispositifs de financement et de transition

  • Le CPF ou Compte Personnel de Formation : un compte crédité en euros chaque année, vous permettant de financer tout ou partie de votre bilan de compétences (en présentiel ou à distance) ou d’une formation qualifiante.
  • Les aides de l’État (France Travail, Transitions Pro) : des dispositifs comme le « Projet de Transition Professionnelle » (PTP) permettent de financer des formations longues tout en maintenant la rémunération sous certaines conditions.
  • Le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) : un service gratuit et personnalisé pour faire le point sur votre situation et être orienté vers les bons dispositifs de financement.

Suggestions de formations selon les profils RIASEC

Selon les pistes révélées par le test Strong, voici quelques formations pour franchir le cap de la reconversion ou (re)orientation.

Profil artistique ou investigateur : aime créer ou résoudre des problèmes

Formations digital et informatique : UX/UI Design, développement web (WordPress, Python), stratégie digitale, référencement seo…

Profil entreprenant : leader et influenceur

Profil social : épanoui au contact de l’autre

Ressources Humaines et Management : gestion des RH et management de projet ou d’équipe.

Profil conventionnel : à l’aise avec les tâches administratives et procédures

Comptabilité et Gestion : comptabilité générale, analytique et logiciels de gestion (Sage, EBP).

Nos articles pour aller plus loin

En résumé

Changer radicalement de métier ou affiner ses possibilités d’évolution dans un même domaine est l’occasion de faire le point sur les intérêts réels en lien avec la personnalité. L’inventaire Strong met des mots sur ce qui motive naturellement les individus pour s’épanouir professionnellement. Il révèle des pistes de métiers, parfois insoupçonnées, et le mode de fonctionnement de chacun. Afin de choisir l’orientation et la formation la plus pertinente pour un projet durable, le Strong est très souvent utilisé lors de bilans de compétences.

Découvrez nos formations sur mesure. Pour tous renseignements complémentaires, contactez-nous au 0805 690 063 (appel gratuit) ou par e-mail (info@audavia.fr). Audavia est certifié QUALIOPI.